La Banque africaine de développement (BAD) prévoit d’injecter plus 50 millions UC, soit environ 70 millions $ (39,5 milliards FCFA) dans des projets d’énergie à travers le secteur privé togolais.
L’information a été donnée mardi dernier lors de la revue à mi-parcours du document de stratégie-Pays 2016-2020 de l’institution au Togo, combinée à la revue de la performance du portefeuille pays.
Dans sa programmation indicative des opérations pour le reste de la période 2018-2020, la Banque basée à Abidjan pourrait approuver entre 2019 et 2020, un appui de 10 millions UC, soit 14 millions $ (7,9 milliards FCFA) en faveur de BBOXX, la compagnie britannique présente sur le projet CIZO. BBOXX prévoit de déployer 300 000 systèmes solaires domestiques en 5 ans.
En outre, la Bad envisagerait également de financer l’ensemble du secteur privé à hauteur de 56 millions $ (31,6 milliards Fcfa), pour des projets dans le domaine de l’énergie. Cette facilité devrait être approuvée en 2020, projette l’institution panafricaine.
Fiacre E. Kakpo
Sous l’impulsion des réformes portées par la Cellule climat des affaires et des dispositifs mis en place par l’Office togolais des recettes, environ 2032 titres fonciers ont été signés de janvier à août dernier contre 1304 à la même période en 2017.
Il s’agit d’une hausse de 55,8%, induite par la décision du top management du commissariat des impôts de signer désormais jusqu’à 100 titres et 150 plans parcellaires par semaine. Dans cette optique, du 1er au 13 septembre 2018, 126 titres fonciers ont été créés contre seulement 75 durant la même période un an plus tôt.
Par ailleurs, d’importants efforts ont été observés dans la délivrance des actes post immatriculations dont les hypothèques et transfert de propriété...
Depuis juin, le commissaire des impôts, en sa qualité de conservateur de la propriété foncière et des Hypothèques a délégué sa signature à Bali Komi, chef Division de la Conservation Foncière, en matière de délivrance des documents relatifs à toutes les opérations post-immatriculation. Une orientation visant à accélérer les procédures, optimiser les recettes et faciliter ainsi l’accès aux crédits bancaires pour le secteur privé.
Pour le commissariat des impôts, avec la mise en œuvre du nouveau code foncier voté le 05 juin dernier, combiné au renforcement des équipes du cadastre et de la conservation foncière, des progrès substantiels seront encore réalisés dans les jours à venir.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la fédération nationale des coopératives productrices d’anacarde (FNCPA) a en ligne de mire une production nettement en hausse, estimée à 130 000 tonnes d’ici à 2024 contre 20 000 tonnes actuellement.
Un objectif qui figure dans un document consulté par Togo First et qui traduit le niveau élevé des ambitions des acteurs de cette filière émergente parmi les cultures de rente du Togo.
Dans cette optique, la FNCPA, avec l’appui du ministère en charge de l’agriculture, a initié dans la région centrale, une formation aux techniques du greffage d’anacardiers.
Objectifs : former les acteurs de la filière aux techniques de greffage, mettre à disposition des plants de qualité, et doter les acteurs du moyen de raccourcir le cycle de productivité des plants.
En ligne avec ce plan stratégique de la FNCPA pour 2024, il s’agira également de mettre en place des vergers à base de plants greffés dont la première floraison commence à partir de 5 mois.
Le financement à hauteur de 5,6 millions $ sur 3 ans du Projet de durabilité et de renforcement des capacités commerciales de l’anacarde et du karité au Togo, semble un bon indicateur de la volonté des autorités publiques d’accompagner la filière anacarde dans son plan de croissance.
Séna Akoda
Le Togo a accueilli 566 764 touristes en 2017, contre 425 669 touristes en 2016, soit un taux de progression de 33%.
L’embellie se confirme également au niveau des recettes hôtelières. Sur la période sous-revue, elles s’élèvent à 44,7 milliards FCFA contre 37,9 milliards l’année précédente, en hausse de 17,9%.
Selon le ministre en Charge du Tourisme, Ihou Attigbè Yaovi, cette performance est le fruit de l’organisation de grandes rencontres internationales, qui ont boosté le tourisme d’affaires et de congrès au Togo.
Dans son adresse à la veille de la Journée Mondiale du Tourisme (JMT) qui se tient ce 27 Septembre 2018, Ihou Attigbè Yaovi a invité les acteurs à « mettre les outils numériques au service du développement de leurs entreprises ». Cette année, le thème retenu pour la célébration de la JMT est en effet « le tourisme et la transformation numérique ».
Par ailleurs, dans le souci d’« améliorer substantiellement l’image touristique et booster davantage le flux touristique en direction du Togo », un nouveau site web de promotion de la destination Togo est en chantier, apprend-on.
Selon les dernières statistiques de l’Organisation mondiale du Tourisme, le Togo est la deuxième destination en termes de progression (+46%) des arrivées de touristes internationaux en 2017, derrière l’Egypte.
Rappelons que les données de l’OMT ne prennent en compte que les touristes arrivés dans les « hôtels et établissements assimilés ».
Octave A. Bruce
L’ambassade des USA au Togo, via le programme Self Help, a alloué mercredi 26 septembre 2018, 40 000 $ à dix organisations de la société civile togolaise pour réaliser des projets de développement communautaire.
Centrés sur l’agriculture, l’élevage et autres secteurs, les projets présentés et sélectionnés ont pour point de convergence une vision d’autopromotion des communautés par les communautés elles-mêmes.
En effet, cette enveloppe, l’équivalent de 22 500 000 FCFA, devrait servir à l’acquisition d’équipements pour la culture de champignons, l’achat de moulins et de jeunes semis de cajou pour une plantation d’anacardiers.
Certaines OSC affecteront les fonds reçus à la construction d’un poulailler ainsi qu’à l’achat de 500 poussins, des œufs de pintades, de produits vétérinaires et aliments pour une meilleure reproduction de volailles locales, etc.
L’ambassadeur des USA au Togo, David Gilmour, rappelle à ce propos que : « le but du fonds spécial pour l’ambassadeur destiné à l’autopromotion, est d’encourager les communautés dans l’amélioration de leurs conditions de vie sur le plan économique, de la santé et du bien-être social, à travers les projets qu’elles mettent en œuvre elles-mêmes ». Il a mis un accent particulier sur l’agriculture, l’élevage, les activités génératrices de revenus, etc, comme étant les principaux pôles d’attraction de cet appui financier cette année.
Le Fonds de l’ambassadeur « self help », une dotation mise à disposition des ambassadeurs américains pour le financement de projets de développement communautaire, est opérationnel au Togo depuis 1964.
Séna Akoda
Confortée par les bonnes relations entre le Togo et les USA, the « Voice Of America », (la Voix de l’Amérique) va diffuser par voie hertzienne très prochainement de Lomé, en modulation de fréquence sur la 102.3 FM. Elle le fera via les sites et les équipements de Radio Lomé.
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et l’Ambassade des Etats Unis ont signé à cet effet mardi, 25 septembre 2018 à Lomé, une convention d’autorisation de diffusion pour une période de 5 ans renouvelable, des programmes de ce média.
La signature de cette convention qui devrait permettre à la VOA d’émettre dans la région maritime, traduit l’existence d’un environnement favorable à la liberté d’expression et à la pluralité des opinions.
Toutefois, prévient la HAAC, les informations qui seront diffusées sur le Togo devront tenir compte des dispositions de l’article 3 de la Loi organique et du code de la presse et de la communication, annexées à la convention.
Selon David Gilmour, l’ambassadeur des Etats Unis au Togo, depuis 75 ans, le média américain international a acquis une réputation mondiale en tant que source fiable de nouvelles et d’informations, en ligne avec les attentes de ses publics notamment « l’exactitude, l’équilibre, l’exhaustivité et l’objectivité » dans le traitement de l’information.
La VOA devrait offrir un programme très diversifié et promouvoir l'anglais comme langue internationale du commerce et des affaires.
Séna Akoda
Le secteur de l’assurance a connu une belle année 2017 au Togo. C’est ce qu’a révélé le week-end dernier Claude Daté Gbikpi, président du Comité des Assureurs du Togo (CAT), lors de la célébration de la 2ème édition de la journée dudit Comité.
Selon le responsable, les chiffres d’affaires des compagnies qui opèrent sur le segment IARDT (Incendie, Accidents, Risques, Divers, Transports) ou compagnies Non-Vie, a atteint 34 milliards Fcfa, contre 29,7 milliards Fcfa en 2016. Soit une progression de 15%.
Sur la même dynamique, les indicateurs étaient au vert pour les compagnies qui opèrent sur le segment Vie. Leurs volume d’activités a connu une progression de 6% pour s’établir à 24 milliards Fcfa, fin 2017.
En contrepartie, 27 milliards Fcfa ont été payés par les assurances dans le courant de l’année 2017 pour les sinistres, a indiqué Claude Gbikpi.
Octave A. Bruce
Les exigences de visa pour les diplomates du Togo et du Gabon ne seront plus nécessaires. Ce mardi 25 Septembre 2018 à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, et son homologue Gabonais, Régis Immongault, ont signé un accord visant à supprimer les visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service des deux pays.
L’accord a été paraphé en marge de la 73ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’est ouverte le 18 Septembre dernier.
Côté togolais, cette nouvelle facilité vient s’ajouter aux accords diplomatiques du genre, signés un peu plus tôt avec le Qatar, le Maroc et la Centrafrique.
Depuis début 2018, la diplomatie togolaise est plus présente sur l’échiquier international, avec l’accueil, dans la capitale togolaise, de plusieurs missions diplomatiques et des invitations adressées aux autorités par des pays stratégiques.
Lomé et Libreville ont également annoncé la signature d’un accord pour la lutte contre la traite des enfants.
Mardi à Lomé, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé qu’elle maintiendra les deux piliers de sa stratégie pays 2016-2020. Cette décision est due à l’amorçage de réformes structurelles de gouvernance par l’exécutif togolais et au faible rythme d’opérationnalisation de ces mesures, principalement en raison de la crise politique.
A mi-parcours de son plan d’intervention quinquennal au Togo, l’institution financière estime la performance du portefeuille globalement satisfaisante mais incite les autorités locales, à multiplier les efforts en vue d’améliorer le taux de décaissement qu’elle établit à 55,3%.
Pour le reste de la période de couverture de cette stratégie, c’est-à-dire, 2018-2020, la Banque de développement définit de nouvelles orientations stratégiques, en ligne avec le Plan national de développement.
Ainsi, d’ici 2020, à mesure que le portefeuille de projets existant au Togo performe, la Bad injectera 100 millions UC, soit près de 80 milliards FCFA, sur des opérations en lien avec les deux piliers du Document de Stratégie Pays.
Sur le pilier « Développement des pôles de croissance inclusive et de compétitivité agroindustrielle », 60 milliards FCFA pourraient être approuvés à partir de 2019.
Le pilier lié à l’Appui à la gouvernance financière, sectorielle et locale pourrait recevoir, environ 20 milliards FCFA.
Au-delà de cet aspect, le soutien de la banque concernera également des études économiques et sectorielles (dette, fiscalité locale, secteur privé, investissement public) et des appuis conseils.
Fiacre E. Kakpo
L’organisation panafricaine Energy Generation dont le siège se trouve au Togo, vient de lancer la 3è édition de son concours intitulé « Africa Energy Generation Prize » (AEGP), a appris la rédaction de Togo First.
Dédiée à la promotion de l’accès à l’énergie en Afrique, cette compétition révèle les solutions techniques et entrepreneuriales innovantes imaginées et inventées par des jeunes vivant en Afrique. Elle se propose de révéler les ressources et l’ingéniosité de la jeunesse africaine tout en œuvrant concrètement pour un accès à l’énergie dans chaque ménage africain. Selon les statistiques, 57% d’Africains, soit une population de plus de 600 millions n’ont pas accès à l’électricité.
Les personnes intéressées peuvent avoir des informations pratiques sur les différentes étapes du concours et faire acte de candidature en allant à la page : http://www.energy-generation.org/aegp. La période ouverte pour les inscriptions part du 15 Septembre 2018 au 15 Décembre 2018 à minuit.
A l’issue du processus de sélection des meilleurs projets, les lauréats de l’AEGP, édition 2018 seront connus le 22 décembre 2018. Ils bénéficieront d’une bourse d’étude leur donnant droit à une formation diplômante de deux ans au sein de l’Energy Generation Academy.
A la fin du programme de formation, ils pourront présenter leur projet pour remporter les 3 prix financiers mis en jeu (capital d’amorçage). Le lauréat de l’AEGP 2018 empochera la somme de : $100.000 ; le 2ème touchera quant à lui $50.000 ; et le 3ème : $25.000.
L’initiative reçoit le soutien de plusieurs structures notamment Schneider Electric, Engie, l'Union européenne, EDF, Akon Lighting Africa ou SABER.
Séna Akoda