Togo First

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Un projet dénommé Projet régional Banque Mondiale/UEMOA pour la Promotion du Financement de l’Habitat Abordable dans l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a été lancé conjointement, vendredi 20 septembre 2018, dans la capitale ivoirienne par la Caisse Régionale de Refinancement Hypothécaire de l’UEMOA (CRRH-UEMOA), la Commission de l’UEMOA, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la Banque Mondiale.  

Le ministre togolais de l’Economie et des Finances Sani Yaya a pris part à la cérémonie, présidée par Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances du Bénin et Président en exercice du Conseil des Ministres de l’UEMOA.

Financé à hauteur de $ 155 millions,  ce projet, précise un communiqué publié par la CRRH-UEMOA, est destiné à améliorer le financement de l’habitat dans l’UEMOA, en particulier pour les populations à revenus modestes et/ou irréguliers.

Il devrait, en outre, permettre d’amortir le choc de l’important déficit de logements estimé à 800 000 unités par an, dans un contexte où les banques n'octroient qu'environ 15 000 nouveaux prêts hypothécaires par an, soit une infime fraction des besoins. Une situation qui risque de s’aggraver au regard des statistiques prévoyant un doublement de la population de l’UEMOA dans les vingt prochaines années, passant de 110 millions d’habitants à 220 millions d’habitants, dont une forte proportion de citadins compte tenu d’une urbanisation rapide.

Christian Agossa (photo), Directeur Général de la CRRH-UEMOA, a indiqué que ce projet permet à l’institution de mobiliser des ressources concessionnelles pour renforcer son action en faveur des populations à revenus modestes. « Ce Projet devrait faciliter la production d’environ 50 000 nouveaux prêts hypothécaires, et permettra de mobiliser davantage de ressources pour le financement de l’habitat et de l’habitat social grâce à nos émissions obligataires sur le marché financier régional et à l’allongement de leurs maturités ».

Au Togo, le problème est réel. Pour y faire face, des initiatives, tant institutionnelles qu’émanant des promoteurs immobiliers privés, foisonnent. Objectif : offrir un cadre de vie décent et à prix abordable à chaque individu. Si les banques togolaises parviennent à décrocher une part conséquente de ce nouveau financement disponible auprès de la CRRH-UEMOA, le secteur immobilier devrait connaître un boom dans ce pays.

Séna Akoda

Co-lauréat du concours Pitch Agrihack Talent 2018, avec à la clé, 15 000 euros, Dona Etchri, promoteur d’E-agribusiness est en pole position pour décrocher un nouveau prix du même montant.

Selon le site d’informations lfrii, ce dernier vient d’être retenu parmi les 10 finalistes du prix RFI Challenge App Afrique 2018. Organisée par France Médias Monde, cette compétition qui vise à favoriser l’intégration des nouvelles technologies dans le domaine du développement durable a, en effet, retenu la solution développée par le jeune entrepreneur togolais sur 250 projets soumis à cette 3è édition.

Pour décrocher le « Saint Graal », le Togolais devra d’abord revisiter et améliorer la présentation de son projet. Face à lui, des startups d’autres nationalités notamment Agropad Solaire, Ayanna Tech, Mobile Agribiz, Télé Irrigation, Crops Info. Et s’il passe cette étape avec succès, il s’adjugera une place parmi les trois meilleurs entrepreneurs qui pourront prétendre au prix. Dans cette optique, il devrait se rendre en novembre prochain à Cotonou où un jury désignera le grand lauréat : 15 000 euros.

En attendant ce nouveau sacre qui pourrait le porter sur le toit des startups africaines, il ne fait l’ombre d’aucun doute que sa solution digitale, conçue pour permettre aux agriculteurs, même ne disposant pas de smartphones ni d’internet, d’accéder au marché et d’écouler leurs produits, a le vent en poupe.

Séna Akoda

Le Togo veut assurer le service universel de l’électricité à toute sa population à l’horizon 2030 suivant un planning d’exécution en trois phases : une 1ère phase de 2018 à 2020 qui acte le démarrage de l’électrification à grande échelle, permettra de passer de 38 % à 50 % de couverture d’électrification ; une 2è phase part de 2020 à 2025 où le taux de couverture devrait passer de 50 % à 75 % (phase dite d’accélération du processus). La troisième phase (2025 à 2030) sera, selon les prévisions, celle de la consolidation avec un taux de couverture passant de 75% à 100%.

A présent, on en sait davantage sur les différentes sources d’énergie sur lesquelles le pays s’appuiera pour atteindre cet objectif. En effet, le Conseil des Ministres tenu hier, 20 septembre 2018 lève le coin du voile sur cette question.

Dans sa stratégie d’électrification qui, pour rappel, réserve une part belle aux renouvelables (50%), le pays prévoit une combinaison de la connexion au réseau conventionnel, de la solution des mini-grids et des kits solaires individuels.

Le choix des solutions technologiques a été rendu possible grâce à une modélisation géo-spatiale élaborée à partir de la cartographie numérique du territoire, précise-t-on. Il est aligné sur la demande existante et projetée dans chaque localité. Le financement de cette stratégie sera assuré par les partenariats public-privé.

Séna Akoda

La 10ème réunion du Groupe Focal Afrique de l’Ouest (GFAO) de l’Association des Fonds d’Entretien Routier Africain (AFERA) se tiendra dans la capitale togolaise, du 25 au 27 septembre 2018.

Organisée par la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER), cette rencontre des gestionnaires des fonds des infrastructures routières a pour fil conducteur : « La problématique de financement de l’entretien routier dans les pays du GFAO : les défis de la diversification et de la sécurisation des ressources, la nécessité de garantir la contrepartie du financement des travaux d’entretien routier ».

Conformément au thème, les participants à cette rencontre sous régionale devront avoir en ligne de mire le renforcement des échanges entre les pays membres du GFAO, l’identification de la problématique du financement de l’entretien routier et la mise en place d’un mécanisme pouvant garantir la qualité des travaux.

La signature du Règlement Intérieur du Groupe focal et l’adoption définitive du cahier de charges du Secrétariat Permanent du GFAO figurent aussi parmi les principales attentes de cette réunion.

 Séna Akoda

Le gouvernement, en Conseil des Ministres le jeudi 20 septembre 2018, a autorisé Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Economie Numérique à « conduire toutes les diligences nécessaires à la création de TogoPAY, une plateforme interopérable de paiement électronique …». La mise en place de cette plateforme devrait se faire dans le cadre d’un partenariat public/privé afin d’en assurer l’efficacité et l’efficience, précise le compte rendu de la réunion.

L’interopérabilité des services financiers électroniques, souligne le Conseil des ministres, « est la capacité donnée aux usagers d’échanger de l’argent via des solutions offertes par différents fournisseurs, acteurs de paiement mobile et électronique, bancaire ou non ». Elle permet et facilite les transferts de fonds des comptes bancaires vers des portefeuilles d’argent mobile et vice-versa.

Elle offre également la possibilité aux utilisateurs d’un réseau de mobile money d’interagir avec les utilisateurs d’un autre réseau de mobile money.

Au Togo, la migration vers cette technologie financière devrait donc permettre d’interconnecter d’une part, deux plateformes de paiement mobile, et d’autre part, une plateforme de paiement mobile et une banque ou une institution de microfinance.

Concrètement, dans le 1er cas, la plateforme TogoPAY offrira par exemple à un client TMoney de Togo Cellulaire l’avantage de transférer de l’argent sur le compte d’un client Flooz de Moov et vice-versa. Dans le second cas, elle permettra au client d’une banque de la place de faire un dépôt à partir de son téléphone, de son compte bancaire à son porte-monnaie électronique TMoney ou Flooz ou tout autre compte.

Au regard des avantages précités, la mise en place de cette plateforme devrait être une véritable révolution des transactions électroniques au Togo.

 Séna Akoda

Le 05 septembre 2018, sous la pression des fortes pluies qui se sont abattues sur le Nord Bénin, un pont à l’entrée de la dernière ville béninoise au nord a cédé, coupant le Bénin du Niger.

Selon les statistiques au 17 septembre, plus de 870 camions transportant diverses marchandises en direction du Niger (dont certaines périssables) se sont trouvés bloqués à Malanville.

Et ce, en dépit des solutions alternatives trouvées par les autorités béninoises, notamment des voies de contournement, par le Burkina Faso et le Nigeria.

« Ce contournement va engendrer des coûts supplémentaires à l’importateur et l’exportateur, ce qui aura nécessairement un impact sur le produit final dans les marchés. », se plaint le Syndicat des commerçants importateurs, exportateurs, et grossistes du Niger (SCIEGN), Chaïbou Tchombiano. 

Et d’ajouter : « Si la marchandise n’arrive pas, il y aura une pénurie. Ce qui devra entrainer la surenchère et donc, l’inflation des produits dans les marchés. Il y a également un énorme préjudice pour nous et pour les caisses de l’Etat. » D’après le responsable nigérien, « 70% du trafic du Niger passe par le Bénin. Je pense que nous avons mis tous nos œufs dans un même panier. Je propose une diversification des partenaires portuaires du Niger pour minimiser l'impact de ce type de situation sur le pays à l’avenir. » 

Dans l’urgence, Chaïbou Tchombiano propose que « le reste des marchandises actuellement au Port de Cotonou, ou encore les bateaux qui veulent affréter, puissent être dirigés vers le port de Lomé au Togo ». Le syndicaliste prie les autorités togolaises d’accueillir à bras ouvert les opérateurs nigériens, « en abandonnant certaines taxes ».

Selon lui, le ministre nigérien du Commerce devrait se rendre, successivement, dans les prochains jours, au Togo, au Burkina et au Bénin pour trouver des solutions à cette situation.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo fait partie du top 10 africain en terme de mobilisation de ressources via l'émission d'obligations internationales islamiques (sukuk), selon l’agence de notation américaine Moody’s.

D’après le classement de Moody’s consulté par Togo First, en Afrique Subsaharienne, le Togo arrive en 5e position derrière la Côte d’Ivoire (501 millions $), l’Afrique du Sud (500 millions $), le Nigeria (351 millions), le Mali (285 millions).

Lancé en 2016 sur la place financière ouest-africaine, le sukuk de l’État togolais a permis de lever 150 milliards de FCFA (254 millions $). 

Dans le top 10, on retrouve également le Sénégal, un autre pays de l'Union Monétaire Ouest Africaine. Soit au total, 4 pays de l’Uemoa.

Plus globalement, les pays de la CEDEAO ont fortement sollicité ce segment de marché des capitaux, avec des pays comme la Gambie ou encore des entités telle que l’African Finance Corporation (institution multilatérale basée au Nigéria) dans le classement des meilleurs émetteurs.

Depuis 2014, 2,3 milliards de dollars de sukuk, ont été émis sur le continent, note l’agence de notation qui estime que le potentiel de croissance des émissions d'obligations internationales conformes à la charia en Afrique, est très important.

En dépit de ses perspectives optimistes pour le continent, les pays africains ont encore beaucoup à faire pour suivre les tendances mondiales, souligne Moody’s. Les actifs bancaires islamiques représentent moins de 5% du total des actifs bancaires africains, constate l’agence basée à New York. 

Les sukuk africains ne représentent toutefois que 0,5% des émissions mondiales de sukuk.

Fiacre E. Kakpo

En Conseil des ministres jeudi, 20 septembre 2018, le gouvernement a adopté un projet de loi autorisant la ratification de l’Accord portant création de la Société Islamique pour le Développement du secteur privé (SID).

Créé avec un capital de $ 4 milliards à Djeddah en Arabie Saoudite, le 03 novembre 1999, et filiale de la Banque islamique de développement (BID), cet instrument se veut une « institution financière multilatérale de développement ». Au nombre de ses actionnaires, figurent la BID (45%), 53 pays membres (46%) et cinq institutions financières publiques (9%).

La SID a pour but de promouvoir le développement économique de ses pays membres en encourageant la création, l’expansion et la modernisation des entreprises privées productrices de biens et de services, en complément aux actions de la BID.

Ses objectifs, apprend-on, se concentrent principalement sur l’identification des opportunités dans le secteur privé qui pourraient être des moteurs de croissance de ses pays membres, l’assistance dans la fourniture d’une large gamme de produits et services financiers et le développement de la finance islamique ainsi que des marchés financiers.

La ratification de l’Accord portant création cette institution « permettra au secteur privé togolais de bénéficier des potentialités et atouts offerts par la nouvelle institution, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la pêche, des infrastructures, de la technologie, de la production énergétique, de l’éducation, de la santé, de l’immobilier, du commerce et de la finance », indique le conseil des ministres.

Séna Akoda

Initialement prévue pour le 16 septembre dernier, la clôture des inscriptions dans le cadre du concours Vlisco Fashion Fund est reportée au 30 septembre, renseigne le site officiel dédié à l’événement https://www.vlisco.com/fr/fashionfund.

Les créateurs de mode africains ou en devenir vivant ici ou ailleurs peuvent donc continuer de soumettre leur projet et caresser l’espoir de décrocher le prix mis en jeu, soit une cagnotte de 5000 euros (3 000 000 FCFA environ).

En sus de cette enveloppe, les lauréats, sept selon ce qu’indique l’annonce, bénéficieront d’un stage de formation professionnelle de deux semaines aux Pays-Bas. Ils devront réinvestir ces fonds dans leur entreprise pour contribuer à leur croissance, dans un studio professionnel, dans l’équipement, etc.

Pour participer au concours, les jeunes créateurs doivent avoir une expérience professionnelle préalable de moins de 3 ans dans le domaine de la création de mode, employer 2 personnes au plus et pouvoir démontrer que le financement de 5000 € est nécessaire au développement de leur activité.

Séna Akoda

70 acteurs issus des ministères de l’agriculture et d’instituts de statistiques d’une vingtaine de pays africains, dont le Togo, se forment depuis lundi aux statistiques agricoles à Addis-Abeba en Ethiopie.

La formation initiée par Centre africain pour les statistiques de la CEA (Commission économique pour l'Afrique), s’inscrit dans le cadre du programme de formation de la Stratégie mondiale pour l'amélioration des statistiques agricoles et rurales de l'Onu. Elle a également en ligne de mire, la réalisation des Objectifs de Développement Durable et l’intégration continentale à travers l’Agenda 2063.

Selon les organisateurs, cette rencontre permet aux participants d’affuter leur expertise dans un contexte où l’agriculture contribue à plus de 40% au PIB de l’Afrique et emploie plus de 70% de sa population.

« La statistique est appelée à jouer, plus que par le passé, un rôle crucial comme outil de contrôle et de mesure des progrès accomplis », a notamment déclaré Lilia Hachem Naas, directrice du bureau CEA-Afrique du Nord.

Pendant toute la semaine, les cadres statistiques des 19 pays participants, étudient et partagent leurs expériences en matière de recensement des performances agricoles, de pêche et de pertes post-récoltes.

Le Togo y participe aux côtés de 7 autres pays issus de la sous-région.

La Commission Economique pour l’Afrique est une des 5 commissions régionales du Conseil Economique et Social de l’Onu. Elle a été créée en 1958 pour encourager la coopération économique entre les Etats membres africains.

Octave A. Bruce

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