Il a été procédé le 05 décembre 2017 au lancement des travaux de construction du 1er institut de formation pour l’agro-développement dédié à l’aquaculture. Très bientôt, ce centre de formation devra être équipé en matériel informatique. On apprend en effet que le ministère du développement à la base, grâce à l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB), l’un de ses bras opérationnels, a lancé un avis d’appel d’offres restreint pour la fourniture et l’installation d’équipements informatiques dans ce centre.
Selon les informations, les fournitures sont regroupées en un seul lot. Le financement de ce projet provient d’un fonds mis à disposition du ministère de tutelle afin d’implanter des infrastructures devant abriter des instituts de formation du rang de l’IFAD-Aquaculture Elavagnon (préfecture de l’Est-Mono).
Une fois concrétisé, le projet d’acquisition et d’installation des équipements informatiques devrait permettre à ce centre de diffusion du savoir, de se mettre à la pointe des TIC. Dans sa conception, l’IFAD devrait en effet comporter un campus numérisé.
Le projet ambitionne de former les jeunes aux métiers de l’élevage de bovins laitiers, de petits ruminants, de volailles ainsi que de porcins. A terme, l’idée est d’avoir une filière laitière au Togo, de tendre vers le développement de fermes agro-pastorales et de créer des unités de transformation et de commercialisation de produits laitiers.
Séna Akoda
Six pays africains (Bénin, Burkina Faso, Gabon, Mali, Niger et Togo), ont officialisé le lancement le 10 septembre, d’une initiative mondiale pour la mobilisation des investissements pour le compte de l’Alliance Solaire Internationale (ASI), apprend-on.
Cette initiative, directement portée par les chefs d’Etat de ces pays, vise à rallier tous les pays membres de l’alliance qui le souhaitent. Elle s’inscrit dans le cadre du Programme « Affordable Finance at Scale » dont l’objectif est de faciliter les investissements dans le solaire.
Selon le communiqué officiel, ce projet qui se veut une réponse directe aux priorités fixées lors du sommet de New Delhi en 2018, a été finalisé lors d’une réunion dans la capitale togolaise les 23 et 24 août entre les conseillers des Chefs d’Etat.
Selon le Président Togolais, Faure Gnassingbé, « à travers cette initiative, les pays africains souhaitent être les acteurs engagés de la révolution solaire en Afrique et dans le monde ».
Le chef de l’Etat malien Ibrahim Boubacar Keita relève pour sa part l’utilité d’une telle initiative. En effet, elle permettra, indique-t-il, « la levée des barrières légales, réglementaires et institutionnelles, empêchant le déploiement massif des investissements et des solutions innovantes de financement ».
De son côté, le n°1 béninois, Patrice Talon affirme : « Cette initiative nous permettra de déployer plus de projets, plus rapidement, à moindre coût et d’une manière plus conforme à nos besoins et à nos intérêts ».
Les pays impliqués se retrouveront pour une deuxième session de travail en fin septembre.
Rappelons que depuis 2013, les pays membres de la Cedeao disposent d’une politique d’énergies renouvelables.
L’Alliance Solaire Internationale a été lancée à l’occasion de la COP 21 par l’Inde et la France. Elle a pour objectif de rassembler les 121 pays de la zone intertropicale, forts de leur potentiel solaire, afin d’impacter massivement le déploiement de l’énergie solaire.
Octave A. Bruce
Une délégation togolaise est attendue du 9 au 11 octobre prochain au 2eme Forum et Exposition de la CEDEAO sur les Mines et le Pétrole, ECOMOF, qui se tiendra à Abidjan.
L’événement organisé par la Commission de la CEDEAO, la République de Côte d’Ivoire et AME Trade Ltd, une entreprise britannique opérant dans l’événementiel, est placé sous le thème « Stratégies pour promouvoir le développement des ressources minière et pétrolière en Afrique de l’Ouest ».
Il regroupera les plus hautes délégations gouvernementales des quinze États membres de la CEDEAO, les cadres supérieurs des principaux groupes pétroliers, les prestataires de services et les investisseurs. On annonce la présence confirmée des responsables de géants du secteur minier et pétrolier notamment, Endeavour Mining, IDC, SAMA Resources, Concrete Canvas, X&M et MANAS Resources.
A travers cet rendez-vous, la Commission de la CEDEAO entend « développer une coopération économique entre ses États membres pour attirer de nouveaux investissements, en passant par l’uniformisation de leurs infrastructures, stratégies et réglementations. »
L’ECOMOF où plus de 1000 participants venant d’une vingtaine de pays sont attendus, mettra « l'accent sur l'infrastructure ouest-africaine, les politiques de contenu local, les codes pétroliers, ainsi que les potentiels en hydrocarbures de la région actuels et futurs ». Une occasion pour le Togo de tisser de nouveaux partenariats avec les principales parties prenantes du secteur pétrolier et gazier en Afrique de l'Ouest.
La Banque Mondiale va continuer d’accompagner le Togo dans ses efforts. C’est ce qu’a annoncé ce mardi 11 septembre 2018 le vice-président du Groupe en charge des Ressources Humaines, Ousmane Diagana.
En tournée auprès des Bureaux régionaux de l’institution, l’ancien directeur des opérations du Togo, s’est entretenu avec le premier togolais Komi Selom Klassou.
Les échanges ont porté sur le nouveau Plan National de Développement (PND 2018-2022) adopté début août, un programme jugé « cohérent et pertinent » par l’institution de Bretton Woods. Ainsi, l’institution de Bretton Woods envisage d’aligner sa stratégie de coopération sur les trois principaux axes du plan quinquennal. En effet, la validation de ces lignes directrices n’est intervenue que début août dernier, plus d’un an après l’adoption à Washington du cadre de partenariat du Groupe de la Banque Mondiale pour le Togo.
« Nous avons dit au Premier ministre que la Banque Mondiale va bientôt réviser sa stratégie de coopération avec le gouvernement togolais pour l’aligner sur le nouveau Plan, de façon pour nous d’avoir plus d’impacts au niveau du pays, c’est-à-dire, faire en sorte que le Togo puisse être cent pour cent bénéficiaire des acquis, des actions et des initiatives que la Banque Mondiale » a déclaré Ousmane Diagana, au terme des échanges.
Le représentant de l’institution financière a également visité pendant son séjour, le Centre d’Excellence Régional des Sciences Aviaires (CERSA) sur le campus universitaire, fruit de la coopération avec le Groupe de la Banque Mondiale. « Nous avons été encouragés, lorsque nous avons visité le Centre d’Excellence que nous finançons depuis quelques années. » Il a salué les efforts fournis par les autorités togolaises en matière de sécurité alimentaire.
De nationalité mauritanienne, Ousmane Diagana a rejoint le Groupe de la Banque mondiale en 1992. Précédemment Vice-président Central chargé de l’éthique et de la conduite professionnelle au sein de l’institution, il a été promu dans ses nouvelles fonctions en février 2018.
Octave A. Bruce
Du 12 au 14 septembre prochain, Lomé, la capitale togolaise, abritera la concertation technique régionale sur les perspectives agricoles et alimentaires au Sahel et en Afrique de l’ouest, a annoncé lundi Oura-Koura Agadazi, le ministre en charge de l’agriculture. L’événement s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 33e journée du comité permanent inter-Etat de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS).
Les travaux permettront de dégager « l’importance des produits forestiers non ligneux dans le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des moyens d'existence des ménages vulnérables au Sahel en Afrique de l'ouest ».
Sont attendus à Lomé, les représentants des services statistiques agricoles et des systèmes d'alerte précoce des pays membres du CILSS, de la CEDEAO et de UEMOA, les experts des systèmes régionaux et internationaux d'information sur la sécurité alimentaire et d'alerte précoce. Les représentants des institutions sous-régionales et internationales, des organisations humanitaires, des partenaires techniques et financiers, et des ONG internationales devraient également participer à ce rendez-vous.
Ces trois jours de concertation permettront de faire une évaluation à mi-parcours de la campagne agropastorale afin de dresser le bilan sur les perspectives des récoltes 2018 et alimentaires 2018-2019, dans la sous-région, indique-t-on.
En rappel, le CILSS regroupe treize Etats membres : Bénin, Côte d'ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Togo, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad et Cap Vert.
Dans un communiqué publié sur son site officiel, le bureau Lomé du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) annonce que la date limite pour les candidatures au concours « J’NOV pour les ODD » est prorogée d’une semaine.
Initialement prévue pour le lundi 10 septembre 2018, la date limite est désormais repoussée jusqu’au 17 septembre à 17h00, indique le programme onusien.
Le prix « J’NOV pour les ODD » a été lancé le 16 août dernier à Lomé, conjointement par le Pnud et le ministère en charge de la jeunesse. Le concours est destiné à tout Togolais de 16 à 35 ans et vise à créer l’émulation au sein de la jeunesse Togolaise pour susciter des solutions innovantes devant contribuer au développement durable des communautés.
A l’issue de cette première édition, les 10 meilleurs projets, dont la moitié, portés par les jeunes filles, seront financés jusqu’à 5 millions Fcfa par projet.
Les dossiers de candidatures seront reçus par voie électronique à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par courrier à déposer au bureau du Pnud.
Les conditions de participation sont à consulter sur www.tg.undp.org et www.devbase.gouv.tg.
Le Togo veut diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz et réduire sa dépendance vis-à-vis des gazoducs terrestres. Dans cette optique, il explore, avec la Guinée Equatoriale, la possibilité d’abriter des infrastructures de stockage et de regazéification du gaz naturel liquéfié (GNL). En ce sens, il examine également la possibilité de conclure un Accord d’Utilisation du terminal Méthanier de GNL, du rang d’un « Sale and Purchase Agreement » (Accord de vente et d’achat).
Selon Marc Dedèriwè Ably-Bidamon (photo), ministre des Mines et de l’Energie, ce projet s’inscrit dans une logique gouvernementale de disposer du gaz en abondance pour servir la population. En visite en fin août 2018 sur les installations équato-guinéennes en la matière, il a estimé que « la réalisation de ce projet serait un atout non négligeable ».
En ligne avec ce projet, un protocole d’accord a été signé en avril 2018 à Lomé entre le ministre togolais et son homologue Gabriel Mbaga Obiang Lima pour la fourniture du gaz naturel liquéfié.
A l’époque, le ministre équato-guinéen en charge du secteur déclarait : « Il est impératif que les pays africains monétisent leur gaz, et que les utilisateurs d’énergie bénéficient de cette ressource moins chère, plus propre et produite localement. La Guinée équatoriale s’est engagée à travailler avec ses voisins de la région pour trouver des solutions qui profitent à tous. Nous espérons un partenariat solide avec le Togo ».
Séna Akoda
A Hangzhou jeudi dernier, le Fonds de développement Chine-Afrique (China-Africa Development Fund -CAD Fund) a annoncé son intention de promouvoir et de se positionner sur plusieurs projets phares du Plan national de développement (PND 2018-2022).
Le bras armé des investissements du secteur privé chinois en Afrique, déjà actif, à travers une joint-venture, sur le projet LCT avec China Merchant, s’est dit prêt à accompagner les nouveaux projets qui ont été présentés au premier business forum Chine-Togo.
Présentant les atouts et opportunités d’investissements ciblées au Togo, le CADFund qui conditionne son soutien à la faisabilité et le bon contrôle du risque lié à ces projets, estime qu’il travaillera à mobiliser des investisseurs chinois sectoriels pour le PND. « A partir du projet LCT financé conjointement avec la China Merchant, le CADFund continuera de suivre les projets dans l’infrastructure, les parcs industriels, l’énergie hydroélectrique, l’exploitation des ressources et l’aéronautique. », a indiqué Shi Jiyang CEO du CADFund.
Concrètement, le fonds de capital-investissement chinois pour l’Afrique, financé par la China Development Bank, cible les projets d’extension du Port de Lomé et du parc industriel. « Le CADFund a financé LCT conjointement avec China Merchant. Ils sont en train de d’étudier les projets d’extension de LCT et du parc industriel. Après l’achèvement des études de faisabilité, nous allons continuer à avancer le projet », a déclaré le responsable chinois.
Outre ces deux projets, le CADFund a annoncé son intérêt pour Asky Airlines. Le fonds entrevoit d’entrer, en tant que partenaire stratégique, au capital de la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé qui dessert une vingtaine de destination en Afrique de l’ouest et du centre.
Dans le secteur des mines et de l’énergie, Shi Jiyang évoque le projet de construction du barrage d’Adjarala que son institution pourrait accompagner.
Les investissements chinois à travers ce fonds pourraient également venir doper la production du phosphate togolais qui, selon Shi, est de « meilleure qualité » mais, pour le moment, en quantité produite insuffisante.
Rappelons qu’un Mémorandum d’Entente a été signé entre le Togo et le China African Development Fund, à l’occasion de ce forum. Aucune information n’a encore filtré sur le contenu de ce document.
Fiacre E. Kakpo, envoyé spécial à Hangzhou
Le jeune Togolais Bemah Gado, responsable de Green Industry Plast Togo, figure dans le classement 2018 des 35 jeunes qui font bouger l’espace francophone, publié par l’association Francophonie 3535.
Promoteur parmi les plus en vue du recyclage des déchets plastiques, il est le seul sélectionné dans la catégorie « Environnement ».
Comme les 34 autres jeunes de la tranche d’âge 18-35 ans issus de diverses nationalités, il recevra son prix à Abidjan lors d’une cérémonie prévue du 09 au 11 novembre 2018.
Les Prix Jeunesse Francophone 3535 permettent de rendre possibles des rencontres entre des jeunes innovateurs sélectionnés parmi les plus inspirants et les plus impactants et de participer à toutes les activités de l’association Francophonie 3535.
Pour révéler ces jeunes qui impactent l’espace francophone par leurs réalisations, les promoteurs de l’initiative ont défini plusieurs catégories : agriculture et agri-business ; arts, culture et mode ; blog, influence digitale et innovation media ; dirigeant d’entreprise ; éducation ; entrepreneuriat ; environnement ; interprétation cinéma ; musique ; personnalité internet, radio et media ; plaidoyer société civile.
Cette année, hormis les 35 prix, il sera décerné des prix spéciaux dénommés «Elan Pour la Jeunesse ». Cette reconnaissance est octroyée à des Francophones de tous âges dont les actions bénéficient aux jeunes francophones.
Séna Akoda
A Hangzhou, Togo Invest Corporation, le bras armé des investissements au Togo, et le conglomérat d’État chinois, China Merchant Port, ont jeté les jalons pour la création d’ici fin 2018 d’une co-entreprise.
L’accord a été signé entre le Directeur Général du holding togolais au capital de départ de 20 milliards FCFA et les autorités de la compagnie chinoise, le 07 septembre dernière, en marge de la première édition du Business Forum organisé par le Togo.
La joint-venture « Togo Merchant Investment and Development », servira de plateforme d’étude et d’orientation des projets d’investissements chinois au Togo. Le processus de création devrait s’accélérer dans les prochaines semaines.
L’actionnariat, quant à lui, devrait être détenu à 51% par le holding China Merchant Port, côté sur la bourse de Hong Kong et qui intervient dans les opérations portuaires, le transport de marchandises générales et en vrac, les conteneurs et le transport aérien, les parcs logistiques. Togo Invest Corp s’offre le reste du portefeuille.
Fiacre E. Kakpo, envoyé spécial à Hangzhou