Togo First

Togo First

Beam, une plateforme d’investissement mise sur pied par la firme de private equity Bamboo, s’est associée au géant français de l’électricité EDF pour injecter du capital dans la compagnie britannique spécialisée dans les systèmes solaires, Bboxx au Togo. 

Le montant engagé dans le cadre de cet investissement n’a pas été communiqué. 

Cette injection de capitaux qui permet à EDF de s'offrir 50% de Bboxx Togo, transaction actée fin octobre dernier, servira à financer et à accélérer la croissance de BBOXX au Togo. Concrètement, Bboxx utilisera ces financements pour alimenter plus de 300 000 foyers, soit environ 2 millions de Togolais en énergies solaires, d’ici 2022, au titre du projet CIZO. 

La firme française appuiera le Britannique avec une expertise technique afin d'améliorer le déploiement des systèmes solaires qui seront mis en place. Selon Jean-Philippe de Schrevel, fondateur et associé gérant de Bamboo, « Il s'agit d'une étape importante pour BEAM » 

« BEAM a été créé avec une vision claire pour catalyser des investissements substantiels dans des initiatives d'accès à l'énergie hors réseau dans les pays en développement dont fait partie le Togo », poursuit le patron de la firme de capital-investissement. 

Pour Mansoor Hamayun (photo), CEO de Bboxx, « l'investissement de BEAM dans BBOXX Togo sera crucial pour générer l'impact nécessaire espéré. » 

Bboxx est présent au Togo depuis 2017 et, en tant que partenaire clé du programme CIZO, il a déjà fourni de l'électricité à 26 000 clients togolais. Le Britannique a ouvert une vingtaine de magasins, employant une centaine de personnes au Togo. Ses systèmes solaires domestiques comprennent des panneaux solaires fournis avec des batteries pour stocker l’énergie. Ils sont payables par mobile money. 

Fiacre E. Kakpo

Le groupe bancaire burkinabè Coris Bank International (CBI), également actif au Togo, a réalisé au terme des trois premiers trimestres de cette année, un bénéfice net en hausse par rapport à la même période en 2017, de 13% à 19 milliards FCFA. Son résultat avant impôts est en progression de près de 15%, à 21 milliards de francs CFA.

Selon la banque ouest-africaine, cette évolution favorable s’explique par « l'accroissement des activités d'intermédiation et de trésorerie ainsi que des commissions engrangées sur les produits et services ». Un cru d’activités qui s’est soldé par un produit net banque bancaire tonifié à 41,3 milliards de FCFA, en hausse de 21%.

Sur les neufs premiers mois de cette année, CBI conforte son rôle de source de financement des économies où elle opère, et ceci, ponctué d’un retour de confiance du marché. 

Les crédits à la clientèle progressent de 27 %, s'établissant à 598 milliards de francs CFA au troisième trimestre 2018 contre 469 milliards francs CFA au 30 septembre 2017. Dans le même souffle, les trois premiers trimestres de cette année ont été portés par une bonne dynamique dans la collecte des dépôts clientèle qui passent de 497 milliards de francs CFA un an plus tôt à près de 619 milliards de francs CFA. 

La bonne santé du groupe burkinabè, aujourd’hui présent en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Mali, au Togo, au Sénégal, et très bientôt au Niger, lui permet de continuer à doper ses actifs. 

Le total bilan de Coris Bank International s’était accru de 14% à 1139 milliards FCFA, fin septembre, alors qu’il n’atteignait que 885 milliards de FCFA en 2016. En 2017, Coris Bank International revendiquait 282 477 clients. 

Fiacre E. Kakpo

Le ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya a ouvert ce 06 novembre 2018 à Lomé, un atelier dédié à la « revue de la performance des réformes à fin juin 2018 ». Faisant suite à celui du mercredi 31 octobre 2018 à Lomé, cette rencontre a pour objectifs d’évaluer la performance des réformes des finances publiques à fin juin 2018, d’identifier les forces et faiblesses, et de prendre des dispositions pour améliorer la mise en œuvre de ces réformes avant la fin de l’année.

Et, selon le ministre, « c’est par les réformes que nous pouvons améliorer notre gouvernance quotidienne, tant des affaires publiques que privées, en acceptant de nous remettre chaque fois en cause pour nous orienter vers la gestion axée sur les résultats, prescrite par le budget programme ».   

De fait, sous un certain angle de vue, il est loisible de rappeler que, sur le plan de l’environnement des affaires, les réformes impulsées et matérialisées ont permis au Togo de figurer parmi les nations les plus attractives pour les investissements. Et s’agissant plus exactement des réformes économiques et structurelles en cours d’exécution, « elles ont permis d’améliorer la performance économique du pays au cours de ces dernières années », souligne le ministre argentier du gouvernement Klassou.

Pour mémoire, poussé par ce désir de performance, le Gouvernement a commandité plusieurs évaluations de la conduite des réformes dans la gestion des finances publiques du pays. Et les résultats de ces différentes évaluations de 2016-2017 ont permis d’élaborer un nouveau plan d’actions de la réforme de la gestion des finances publiques sur la période 2017-2021, indique-t-il, en outre.

Notons qu’initialement prévue pour juin 2018, l’organisation de cette revue qui se tient deux fois par an (juin et décembre), a connu un retard à cause des travaux d’actualisation des budgets programmes des ministères et institutions pour la période 2019-2021.

Séna Akoda

La mission du FMI apporte son appui à la relance de la privatisation de l’Union Togolaise de Banque (UTB) et de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), décidée par le gouvernement en conseil des ministres, et approuve la suspension du processus de fusion des deux banques publiques.

Avec cette caution, l’institution de Bretton Wood amorce un changement de cap. Pour mémoire, dans le cadre de l’accord triennal que le FMI avait signé le 05 mai 2017 avec l’Etat togolais, le Fonds avait, en effet, recommandé la fusion en ces termes : « Les deux banques publiques sous-capitalisées seront consolidées en une seule institution saine ».  

Mais, lors de sa récente mission de revue au Togo, l’institution monétaire a fait volte face : « Au lieu d’une fusion et d’une restructuration, le contexte actuel paraît propice à un retour à la stratégie antérieure visant la privatisation des deux banques encore détenues par l’Etat ». Et de motiver : « Cette stratégie contribuera à assurer la viabilité à long terme de ces banques et évitera de peser sur les finances publiques ».

De fait, assure le FMI, cette opération est finalement le meilleure option car l’Etat togolais n’aura plus à recapitaliser ces deux banques ; ce qui, selon toute vraisemblance, devrait lui permettre d’opter pour des investissements publics plus porteurs.

Séna Akoda

Tiré par la dynamique des réformes, l’entrepreneuriat togolais affiche de belles performances : taux record de créations d’entreprises au cours d’un seul mois, notamment en octobre 2018 où 1281 nouvelles entreprises ont vu le jour ; 9241 nouvelles entreprises enregistrées entre janvier et octobre 2018, un chiffre en hausse, comparé à 2017 où seulement 7243 se sont formalisées.

La question se pose toutefois et de façon récurrente de savoir combien de structures créées parviennent à se maintenir dans le circuit économique, après 5 ans d’activités. En France, par exemple, un peu moins de 60% des nouvelles entreprises sont encore actives après 5 années d’activité.

A ce jour, il n’existe pas, au Togo, de statistiques officielles permettant de trancher la question, apprend-on. Cependant, rassure-t-on, une enquête est en cours pour lever le mystère.

Cette enquête devrait, de toute vraisemblance, être édifiante. Si les entreprises se créent, grâce à la facilitation qu’offrent le cadre réglementaire et le cadre législatif du climat des affaires, les mesures incitatives notamment les suppressions d’impôts, les allègements fiscaux, etc, leur permettent-elles de survivre aux 5 premières années, généralement considérées comme très décisives ?

Le rapport de cette enquête est très attendu, pour faire le point sur la question.

Séna Akoda

Du 12 au 18 novembre 2018, se tiendra la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Au Togo, la branche pays du Réseau mondial de l’entrepreneuriat annonce la 9è édition de cet événement sur sa page Facebook avec, à la clé, des promesses de distinctions des meilleurs projets entrepreneuriaux au cours de la 3è nuit des entrepreneurs.

Coordonnée par l’ONG IJD dont le responsable est Pascal Edoh Agbove (photo) et soutenue par le gouvernement, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, le Conseil National du Patronat, le FAIEJ, entre autres,  cette célébration devrait réunir les principaux acteurs intervenant  dans le domaine de l'entrepreneuriat. Les structures étatiques, les universités, les experts, les investisseurs, les entrepreneurs, les étudiants, les start-up....

Il est prévu des conférences sur diverses thématiques en rapport avec l’économie. A titre illustratif, « Agrobusiness : chaîne de valeur pour booster le secteur agricole ? », « Entrepreneuriat et ODD : contexte et défis » ; « TIC & Innovation : enjeux et défis ».

Il y aura également des journées dédiées, notamment à la finance inclusive, aux universités et aux start up. Un concours de créativité d’affaires interuniversitaire a été lancé dans cette perspective. L’idée, selon les promoteurs de l’événement, est d’amener les étudiants à faire des propositions de projets répondant aux besoins de leurs communautés  et ayant un intérêt économique.

Lomé, Tsevie, Atakpame, Kpalime, Sokode, Kara et Dapaong sont des principales villes retenues pour accueillir les activités prévues.

Séna Akoda

En quatre mois de mise en œuvre, le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa) a accompagné techniquement environ 4500 producteurs. L’information a été donnée par Noel Bataka, coordonnateur chargé des chaînes de valeurs du mécanisme, dans un entretien accordé au site d’actualité togolaise, Actu Togo.

Selon l’ancien coordonnateur stratégique du PNIASA, depuis son lancement, le 25 juin 2018, le Mécanisme a déjà permis de débloquer environ 500 millions FCFA au profit des producteurs, alors que des projets évalués à 2 milliards FCFA sont dans le circuit pour bénéficier d’un décaissement imminent.

« Environ 2 milliards de francs CFA de projets montés au profit de ces producteurs et les partenaires financiers sont actuellement sur le processus de décaissement. Sur ces 2 milliards, environ 1/2 milliard sont déjà à disposition des producteurs. », a-t-il confié au média togolais.

Revenant sur les craintes d’insolvabilité des producteurs, le responsable a certifié que le mécanisme qui, dans sa conception, table sur le partage des risques, devrait résorber une fois de pour bon ce problème. « L’insolvabilité des producteurs est due à plusieurs causes. Et le MIFA adresse des réponses précises à ces causes. La première cause, c’est le non-écoulement des produits. », diagnostique Bataka. Et de rassurer : « Avec le MIFA des contrats fermes sont signés entre les agrégateurs et les producteurs et ce n’est qu’à partir de ces contrats que la production est organisée. » 

« La faible productivité, à laquelle le mécanisme a trouvé des solutions par la présence de nos conseillers d’exploitation auprès des producteurs, le coût cher du crédit qui est parfois jusqu’à 20%, (avec le MIFA, c’est 7,5 à  10%), l’analyse des projets à financer par les analystes financiers du MIFA pour générer des plans d’affaires bancables, sont autant de solutions mises en place par le MIFA pour assurer le remboursement des crédits octroyés aux producteurs. », se satisfait le responsable togolais.

Sur les 3 prochaines années à venir, rappelle l’agronome, « ce sont 1 million de producteurs et les acteurs le long de chaînes de valeur agricoles qui seront accompagnés par le mécanisme. »

D’ici 10 ans, le MIFA va amener les banques à injecter, sur fonds propres, jusqu’à 1 milliard d’euros, soit 650 milliards de FCFA, dans les chaînes de valeur agricoles. A partir de l’année prochaine, l’accompagnement du mécanisme devrait s’étendre aux filières café, cacao, coton, soja, anacarde.

Fiacre E. Kakpo

D’ici 2022, le Togo ambitionne de se positionner comme la destination touristique « bleue » par excellence en Afrique de l’Ouest.

Tourisme balnéaire, culturel, sportif, d’affaires, écotourisme, agrotourisme, le défi du Gouvernement togolais est d’insuffler au secteur un nouveau souffle, avec la mise en œuvre de projets structurants, et une identité touristique.

Tout comme le Rwanda avec le « Visit Rwanda » qui bâtit le branding touristique du pays des mille collines, les autorités togolaises pensent au slogan « Go to Togo » pour positionner le pays comme une plaque tournante sous-régionale de l’industrie touristique.

Diversification, accroissement, valorisation de l’offre touristique (culturelle, artisanale, écologique, économique et social) et hôtelière à travers la labélisation systématique et le rating ; facilitation du financement des investissements dans le secteur touristique et hôtelier; et amélioration du cadre juridique et organisationnel du secteur.

Le Togo peaufine sa stratégie pour débloquer le potentiel du secteur touristique, une des locomotives de la croissance.

L’ambition est, on ne peut plus claire : « accroître la part du tourisme dans la création de richesse de 4% du PIB en 2015 à 6,2% en 2022 ». Et dans le viseur, « le nombre de visiteurs pour 100 habitants devrait passer de 3,2 en 2015 à 5 en 2022 et les recettes par visiteur de 520$ en 2015 à près de 700$ en 2022 ».

Cet allant devrait contribuer à créer au moins 10 000 emplois décents à l’horizon 2022.

 

 Fiacre E. Kakpo

La capitale togolaise abrite jusqu'au 09 novembre 2018, un séminaire régional de lutte contre la fraude douanière. Organisée par le Centre régional d’assistance technique du Fonds monétaire international pour l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC), autour du thème : « Lutter avec efficacité contre la fraude à la valeur en douane », cette rencontre devrait permettre aux participants de maîtriser la fonction d’évaluation en douane afin d’affiner la lutte contre la fraude à la valeur en douane.

Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, Kodzo Adedze, commissaire général de l’Office Togolais des Recettes a mis un accent sur le travail en synergie. Selon lui, « la synergie entre les administrations fiscales est un levier important pour lutter efficacement contre la fraude de la valeur en douane ».

En effet, dans le cadre de cette lutte, « les échanges de renseignements » (ndlr : entre administrations fiscales), soutient-il, « peuvent être utilisés en cas de doute ou de soupçons sur des cas de fraude ». Grâce à l’échange des renseignements, le contrôle des déclarations des valeurs des produits en douane devrait être renforcé d’un point A à un point B, et la lutte contre la fraude à la valeur en douane, devenir plus efficiente.

Dans le même souffle, il précise: « nos administrations douanières doivent notamment disposer d’un mécanisme de contrôle reposant sur le renseignement et l’analyse de risque ».

Séna Akoda

A la suite de la publication du Doing Business 2019 qui consacre une progression du Togo de 19 points en variation annuelle, le coordonnateur de la Cellule Climat des Affaires, Sandra Ablamba Johnson et des partenaires clés ont animé ce lundi, 05 novembre 2018 un atelier de presse.

Objectif : partager les grandes lignes du rapport pays Doing Business 2019 de la Banque Mondiale où  le pays passe du 156è rang au 137è.

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Méthodiquement, la cheville ouvrière du gouvernement togolais en matière de facilitation des affaires a rappelé qu’avec ce classement, le Togo est le 2ème top performer en Afrique avec les réformes qu’il a validées, derrière le Rwanda. Il est également la 4ème économie la plus attractive de l’espace Cedeao et la 2ème de l’espace UEMOA devant le Benin (153è), le Burkina Faso (151ème) et le Sénégal (141ème).

Ces résultats, a souligné Sandra Johnson, « sont le fruit d’un travail collectif et traduisent les efforts du gouvernement, résolument engagé dans un processus profond de transformation de notre économie, (ndlr : l’économie togolaise) ». Le mérite, a-t-elle souligné, « revient à tous les acteurs, en premier lieu au Chef de l’Etat pour son leadership à la tête de la cellule dont j’assure la coordination ». Et de relever les avancées du pays, par indicateur clé.

Sur l’indicateur « création d’entreprises », elle a indiqué que quatre réformes ont été validées, à savoir la réduction du capital minimum, la recherche du nom de l’entreprise, la suppression des droits d’enregistrement, le paiement direct des frais au guichet unique), avec une progression de 47 places, passant de la 121ème place en 2018 à la 74ème en 2019.

En matière d’obtention du permis de construire, constate-t-elle, trois réformes ont reçu le visa de la Banque mondiale. Ce sont la mise en place d’une assurance décennale et d’une assurance en renforcement du contrôle de la qualité avant et après la construction, la réduction du coût d’obtention d’un permis de construire, qui ont favorisé une progression de 40 places, et permis au pays de passer de la 173ème place en 2018 à la 133ème place en 2019.

Sur le raccordement à l’électricité, le Togo a enregistré deux réformes : l’amélioration de la surveillance et la réglementation des pannes, la réduction des frais de raccordement pour le dépôt de garantie pour une nouvelle connexion. Ces réformes ont permis une progression de 37 places. Le pays passe ainsi  de la 142ème place en 2018 à la 105ème place en 2019.

Sur l’indicateur « Transfert de propriété », a précisé le coordonnateur de la CCA,  quatre réformes ont été validées. Dans le détail, il y a la réduction du délai de transfert de propriété, le scannage de la majorité des titres fonciers, la création d’un bureau des transferts de propriété, l’accès à tous les citoyens aux informations sur les plans cadastraux et la propriété des titres fonciers. Avec ces réformes, le pays a enregistré une progression de 55 places, passant de la 182ème place en 2018 à la 127ème place en 2019.

Sur l’indicateur relatif au paiement des taxes et impôts,  le Coordonnateur a mis un accent sur la télé-déclaration des impôts sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée, ainsi sur la réduction du taux d’impôt sur les sociétés. Ces réformes ont permis une progression d’une place, faisant ainsi passer le pays de la 173ème place en 2018 à la 172ème place en 2019.

Enfin, grâce à l’indicateur « Exécution de contrat », le pays a engrangé une progression de 6 places et passe  de la 143ème place à la 137ème place en 2019.

Globalement, la mise en œuvre de ces réformes a permis  au Togo de se hisser dans le Top 10 des économies qui ont, le plus, amélioré leur cadre réglementaire dans le monde.

En termes de perspectives, le pays compte maintenir le cap des réformes déjà validées et poursuivre l’amélioration de l’environnement des affaires, dans la lignée du Plan National de Développement et pour la création d’emplois.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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