Togo First

Togo First

4 barrages hydroélectriques, une centrale thermique à charbon, deux centrales solaires, des connexions régionales et internationales de 6 lignes de transmission. Le Plan national de développement (PND 2018-2022) va donner un coup d’accélération au programme énergétique du Togo, qui allie sources classiques et énergies vertes, avec dans le viseur, une couverture de 50% de la population, dès 2020.

Dans sa mise en œuvre, cet important référentiel quinquennal prévoit des projets de construction d’infrastructures énergétiques qui, selon les autorités togolaises, devraient   permettre l’accès à des services énergétiques, fiables, modernes et à un coût abordable.

Le « programme énergétique ambitieux concourra à exploiter le potentiel hydroélectrique avec la réalisation de barrages (Tététou (50 MW), Danyi-Konda (10 MW), Baghan (6 MW), Landa-Pozanda (4 MW)), le potentiel thermique avec le projet de construction d’une centrale thermique à charbon, le programme de connexions internationales et régionales avec 2 lignes de transmission de 330 kV et 4 lignes de transmission de 161 kV et le potentiel solaire avec la construction d’une centrale solaire de 10 MW à Mango et une autre de 5 MW à Kara », projette Lomé.

S'ils se concrétisent, ces projets seraient des indicateurs qui montrent que le Togo met tous les moyens de son côté pour se poser en puissance énergétique dans la sous-région.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, la 1ère édition de la « journée nationale de l’ingénieur » se déroulera les 23 et 24 novembre 2018 à Lomé.

Placée sous le thème : « L’ingénieur dans le développement du Togo », elle devrait mobiliser des ingénieurs, innovateurs, des étudiants en ingénierie et des opérateurs économiques et tous ceux qui s’intéressent tant aux innovations technologiques qu’aux impacts socioéconomiques de ce métier sur le développement national.

Selon les organisateurs de l’événement, l’Association des Professionnels diplômés de l’Ecole Normale Supérieure des Ingénieurs (APD-ENSI) et le comité de suivi  des décisions de l’Assemblée générale des ingénieurs du Togo, la journée permettra aux participants de plancher sur les défis technologiques d’actualité.

L’apport de ce professionnel au développement de son pays devrait être mis en relief à travers des conférences-débats, des expositions d’œuvres, de réalisations et de savoir-faire, etc.

Au-delà des échanges que devrait faciliter la rencontre autour de la contribution de l’ingénieur au développement du pays, l’idée est aussi de stimuler chez l’ingénieur le sens de la création et de l’innovation.

Séna Akoda

Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) révèle que le Togo projette d’installer dans la capitale togolaise, un laboratoire pour la certification de la qualité des productions agricoles. Selon lui, cette ambition est sous-tendue par le désir de rendre compétitif le "Made in Togo" sur le marché régional, continental, voire international.

En effet, le Togo mise sur un essor fulgurant du secteur agricole pour booster sa croissance. Déjà, le secteur contribue à la formation de son PIB à hauteur de 40%.

Si, pour ce faire, le pays multiplie des initiatives innovantes, notamment en mettant en place le projet des agropoles et le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole, c’est en définitive, la capacité pour les productions agricoles « made in Togo » d’être en compétition avec celles  d’ailleurs, qui devrait leur assurer l’accès au marché international. A cet effet, rappelle-t-il, les produits devront répondre à des normes de qualité admises sur le plan international.

Le laboratoire, que les autorités togolaises veulent de référence dans toute la région ouest africaine, devrait assurer cette certification de la qualité. Les démarches sont en cours pour son installation, apprend-on.

De fait, la ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé Bernadette Legzim-Balouki et le président de la CCIT se sont rendus récemment en Turquie, pour solliciter l’expertise de ce pays dans le domaine.

Séna Akoda

Jamais le nombre des créations d'entreprises sur un mois au Togo n’avait été aussi haut depuis 2017. En octobre 2018, 1281 nouvelles entreprises ont vu le jour. Un record absolu, confirmant le nouveau dynamisme entrepreneurial qui émerge dans le pays, lui-même, insufflé par des réformes incitatives et la reprise plus tôt que prévue d’une économie frappée par la crise politique depuis la mi-2017.

En octobre, la création d’entreprises a été en hausse de 65,7% par rapport au mois de septembre où elle avait atteint son plus bas niveau depuis janvier. Sur les dix derniers mois, la formalisation a eu le vent en poupe : le nombre d’entreprises créées dépassant déjà celui de toute l’année 2017 où seulement 8199 entreprises sont entrées dans le circuit formel.

En effet, 9241 nouvelles entreprises se sont formalisées entre janvier et octobre 2018, contre 7243 la même période un an plus. En glissement annuel, il s’agit d’une hausse de 27,5%.

L’entrepreneuriat séduit de plus en plus les Togolais

La création d'entreprise continue d'aller bon train et d'attirer les Togolais. Sur les neufs premiers mois de cette année, 80,39% des entreprises créées, soit en tout 7429 enseignes, appartiennent à des Togolais, en hausse de 55%, comparativement à la même période l’an dernier où les nationaux n’avaient lancé que 4769 nouvelles entités.

Le nombre de nouvelles entreprises détenues par les étrangers, quant à lui, est en recul. De 1912 en 2017 en neuf mois, soit (28,62% des créations), ce chiffre est tombé à 1812, représentant désormais 19,61% des formalisations.

Fruits des reformes incitatives coordonnées par la cellule Climat des affaires

Ces très bons chiffres s'expliquent en partie par le contexte macroéconomique porteur de la deuxième moitié de 2018, mais aussi par les signaux envoyés par les pouvoirs publics depuis le début de cette année. La performance dans la création d’entreprises est surtout portée par les reformes incitatives entreprises par les autorités togolaises pour améliorer l’environnement des affaires, avec pour métronome la Cellule Climat des affaires. L’appétit pour la formalisation a surtout été satisfait par la suppression des droits d’enregistrement et timbre, la libéralisation du capital minimum, la réduction sensible des procédures de paiement en ligne, le coût des annonces légales en ligne ramené à 1000 FCFA. Le tout couronné par une communication renforcée. Outre ces réformes visant à faire du secteur privé, un acteur incontournable de la dynamique économique, la garantie de 20% de la commande publique aux jeunes et femmes, motive également le regain de formalisation observé depuis le début de l’année.

Les lauriers du Doing Business 2019

Ces efforts dans le sens de l’amélioration de l’environnement des affaires ont permis au Togo de se donner une belle image dans le Doing Business 2019, en tant que premier réformateur dans l’Uemoa, 2e d’Afrique.  Avec à la clé, un bond net de 19 places dans le classement général. Le pays est même parmi 15 pays d’Afrique subsaharienne où il est plus aisé de créer une entreprise et les 75 premiers pays au monde, selon le rapport de référence de la Banque mondiale qui évalue la facilité de faire des affaires dans 190 pays au monde.

Il entre dans le très convoité top 10 des pays dans le monde ayant le plus simplifié le cadre réglementaire pour faire les affaires.

Fiacre E. Kakpo

Au cours d’un décryptage de la situation économique du Togo, la mission du FMI qui a séjourné au Togo du 18 au 31 octobre 2018, estime  que le niveau d’endettement du Togo devrait passer sous la barre de 70%, en ligne avec les critères de convergence macroéconomique de l’UEMOA.

Dans la même lignée, le déficit budgétaire devrait être inférieur à 3% du PIB. « Nous pensons que pour 2019, le budget du Togo doit pouvoir arriver à se conformer aux critères de convergence macroéconomique de l’UEMOA, c'est-à-dire avoir déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB et également avoir un niveau de dette qui sera inférieur à 70% du PIB », a déclaré le chef de mission.

Mais cet objectif, à l’analyse, fort ambitieux compte tenu du ratio Dette publique / PIB qui reste encore élevé malgré la réduction de son niveau ces dernières années, ne pourra être atteint que si le pays maintient le cap des réformes en cours et de celles qui devraient être convenues pour être mises en œuvre sur les six prochains mois, précise la mission.

A titre de rappel, selon la mission, « les réformes structurelles avancent comme prévu. Ainsi par exemple, les réformes de l’OTR qui consistent à améliorer la mobilisation des recettes et également les réformes pour le renforcement du compte unique du trésor (ramener au niveau du trésor tous les comptes qui sont au niveau des banques commerciales). Ces réformes devraient permettre d’avoir une meilleure gestion de la trésorerie et diminuer le taux des emprunts. Et à  ce niveau également, tout va dans la bonne direction ».

S’agissant de la gestion des investissements publics, la mission conclut que « des réformes sont en train d’être mises en œuvre pour faire en sorte que dans le budget 2019, les projets soient sélectionnés sur la base des critères qui, par exemple, nécessitent que ce soient uniquement les projets en cours ou les nouveaux projets qui y soient insérés, et que seulement les budgets des projets qui ont fait l’objet d’études de faisabilité soient également insérés dans le budget 2019 ».

A l’échéance 2021, porté par les réformes, le pays ambitionne de contenir l’évolution de son taux d’endettement projeté à 52,8%.

Il est plus facile de créer son entreprise au Togo qu’au Ghana, Burkina, Afrique du Sud, Kenya, Ethiopie, Gabon, Angola, ou même aux Seychelles.

Selon le Doing Business 2019, le Togo arrive 11e dans le classement des pays africains où il est le plus aisé de créer une entreprise. Le pays a réalisé des progrès remarquables, devançant même la majorité des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), ayant un revenu nettement plus élevé. En effet, sur le nombre de procédures et le délai nécessaire à la formalisation, le Togo est bien au-dessus de la moyenne subsaharienne et des 36 pays de l’OCDE.

Alors que le Doing Business retient 4 procédures en 5,5 jours pour le pays ouest-africain, les auteurs du rapport estiment que, pour rendre une entreprise formelle, il faut en moyenne 7,3 procédures et plus de 23 jours en Afrique subsaharienne, et 4,9 procédures pour 9,3 jours dans l’OCDE.

Dans l’espace Uemoa, le Togo globalement premier réformateur pour cette édition, complète le trio de tête, composé de la Côte d’Ivoire et du Bénin.

Fiacre E. Kakpo

La Commission de la Cedeao (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) vient de lancer un concours régional de proposition de nom et de logo pour la future monnaie unique de la communauté.

Destiné « à tous les citoyens des Etats membres de l’organisation, indépendamment de leur lieu de résidence et à toute personne morale légalement établie dans un Etat membre », le concours est ouvert jusqu’au mardi 20 novembre 2018.

Les trois meilleures propositions de nom et de logo seront primées séparément avec des chèques allant de 5 000 à 10 000 $. Selon l’organisation, un intérêt particulier devra être accordé par les concurrents aux principales valeurs de la communauté et particulièrement à sa Vision 2020.   

Cet appel à proposition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Coopération Monétaire de la Cedeao (PCMC) qui prévoit la création en 2020, d’une monnaie commune à l’espace aux 350 millions d’habitants.

Il fait également suite aux instructions émanant de la 53ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui s’est tenue à Lomé en juillet dernier.

Les informations relatives au concours, notamment les conditions de participation ou les critères de sélection sont disponibles sur le lien suivant : https://t.co/FEcUSgwVpo.  

Octave A. Bruce

Chargée de coordonner la Cellule Climat des Affaires (CCA), Sandra Ablamba Johnson, Conseillère du Président de la République togolaise, ravie, a commenté le score réalisé par le Togo dans le nouveau rapport Doing business en s’exclamant : « Le Togo a fait près de six fois mieux que l’Ile Maurice ».

En effet, en totalisant un score de 55,20 points, le Togo a enregistré une progression de 6,32 points, en variation annuelle, contre 1,29 points pour l’Île Maurice, major africain du Doing Business 2019.

Après avoir souligné les performances du Togo en matière de facilitation des affaires au plan africain, où il est classé 2è meilleur réformateur, et dans l’UEMOA où il décroche la place de 1er réformateur, la Coordonnatrice de la CCA a rappelé les grands indicateurs sur lesquels le pays a maximisé les réformes. A ce propos, précise-t-elle, « quand nous prenons la création d’entreprises, vous avez la suppression des droits d’enregistrement et de timbres. Il faut rappeler que ces droits d’enregistrement, c’est 2% si c’est un apport en numéraire et 4% si c’est un apport en  nature. Aujourd’hui, si vous voulez créer une entreprise dont le capital est de 1 milliard FCFA, …vous n’avez rien à payer ». En outre, « vous avez la libération du capital minimum qui était fixé à 1 million FCFA il y a deux à trois ans, qui était passé à 100 000 FCFA, et maintenant rendu libre », rappelle-t-elle.

Abordant l’indicateur « transfert du droit de propriété », elle fait observer : « vous avez par exemple la mise en place du guichet unique du transfert de propriété ; Il y a aussi l’automatisation en ce qui concerne le permis de construire. J’ai l’habitude de dire qu’avant, il fallait venir au niveau de la mairie pour faire le dépôt. Mais aujourd’hui, l’architecte, depuis là où il est, que ce soit en France ou au Burkina, peut facilement faire sa demande et avoir son permis, une fois de retour à Lomé ».

Evoquant les pots-de-vin qui devaient être payés à des intermédiaires dans le circuit de délivrance des documents fonciers et que déplorait le président sortant de l’Ordre National des Architectes du Togo (ONAT), la conseillère de Faure Gnassingbé se réjouit  de la réforme notée : « aujourd’hui, on ne paie plus ces pots-de-vin : mais non seulement ils ne paient plus ces pots-de-vin, ils ne prennent plus en charge  non plus les frais d’impression de documents qui coûtaient pratiquement 400 000 à 500 000 FCFA. Désormais, ils font directement la demande en ligne ; ce qui pour eux constitue effectivement un gain énorme ».

En dernier ressort, indique-t-elle, « vous avez la télé-déclaration. Avant, il fallait faire la queue au niveau des impôts pour payer ses impôts. Aujourd’hui, depuis votre bureau, vous pouvez faire la déclaration en ligne ».

Séna Akoda

Le Togo, emmené par son n°1, Faure Gnassingbé, a participé du 29 octobre au 1er novembre 2018 au sommet du G20 sur l’investissement dans la capitale allemande.

Ce sommet qui réunit des Chefs d’Etat et de gouvernement des pays partenaires du label Compact With Africa, a été l’occasion pour la délégation togolaise de « vendre » son nouveau référentiel de développement national.

En effet, le Président togolais et sa délégation, composée de membres du gouvernement et d’acteurs du secteur privé, ont multiplié les audiences et les rencontres avec des chefs d’entreprise allemands et également des personnalités politiques et économiques. Objectif : exposer la vision de développement du pays sur la période 2018-2022 et attirer le plus possible d’investisseurs, en confirmant, par la même occasion, les bonnes performances mises en avant par le Doing Business 2019.

Faure Gnassingbé a d’abord rencontré Gerd Müller, le ministre fédéral de la coopération allemande puis Christine Lagarde, DG du FMI. Avec les deux personnalités, il aura été question des axes stratégiques du PND et de renforcement des relations.

Le Président togolais a ensuite pris part à la conférence proprement dite où la chancelière allemande, Angela Merkel a annoncé la création d’un fonds de 1 milliard d’euros. Ce fonds, selon la dirigeante allemande, est destiné à favoriser les investissements des PME allemandes et européennes en Afrique.

Prenant la parole, le n°1 togolais a invité les investisseurs à « oser venir » et « oser investir en Afrique », après avoir partagé l’expérience du Togo en matière d’énergie.

Faure Gnassingbé a également pris part à un petit-déjeuner, auquel ont également participé des opérateurs économiques allemands et togolais du secteur privé. 

Des audiences accordées au Groupe Heidelberg Cement, déjà présent au Togo, au PDG Afrique de Volkswagen, au président de la fédération allemande des PME/PMI, puis une table ronde des investisseurs réunissant 30 CEO allemands ont meublé l’agenda présidentiel de l’avant-dernier jour de séjour berlinois.

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Le marathon présidentiel s’est achevé à l’usine de turbines à gaz du Groupe Siemens, impliqué dans la construction de la centrale thermique Kekeli Efficient Power à Lomé. La veille, le Chef de l’Etat togolais avait reçu le PDG de l’Industriel, André Bouffioux.

La tournée s’achèvera ce 02 novembre, avec de nouveaux points de gagnés dans la tournée de séduction de l’ambitieux projet de développement du pays ouest-africain.

Octave A. Bruce

Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) a séjourné du 18 au 31 octobre 2018 dans la capitale togolaise aux fins de la 3è revue, au titre du programme du Togo soutenu par la Facilité Elargie de Crédit.

Au cours de cette mission, les autorités togolaises ont convenu avec l’équipe du FMI, d’un certain nombre de mesures devant être mises en œuvre à l’effet d’optimiser la mobilisation des recettes fiscales et d’améliorer la gestion de la trésorerie. Ce, dans la lignée de la poursuite des réformes budgétaires structurelles.

Si, suivant les conclusions de la mission du FMI, les réformes budgétaires structurelles progressent, le contrôle de la valeur en douanes des importations devrait, à l’avenir, être intensifié. L’office togolais des recettes devrait, dans cet ordre d'idées, renforcer les vérifications croisées entre les services des impôts et des douanes. Objectif : lutter contre l’évasion fiscale.

Il est annoncé, dans la même veine, la mise en œuvre de certaines mesures de politique fiscale pour assurer la stabilité à long terme des recettes. Un coup d’accélérateur sera donné à la réforme du système de remboursement de la TVA, dans le but, souligne la mission, d’améliorer l’environnement des affaires.

S’agissant des arriérés, ils seront remboursés progressivement, et des mesures seront prises pour éviter l’accumulation de nouveaux arriérés.

Séna Akoda

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