Togo First

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Les présidents togolais et ghanéen, Faure Gnassingbé  et Nana Akufo-Addo, vont inaugurer ce vendredi 26 octobre le poste de contrôle juxtaposé de Noèpé-Akanu, situé à une trentaine de km de la capitale togolaise.

Construite sur une superficie de 17 ha, grâce à un financement de l’Union Européenne et sur une initiative de la Cedeao (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), l’infrastructure va permettre de fluidifier le passage des personnes et des marchandises.

Elle illustre la coordination entre les administrations douanières des deux pays, réunies sur un même site, ce qui facilite les échanges transfrontaliers, grâce à une réduction du nombre de contrôles sur les routes.

Le PCJ de Noèpé avait été construit et inauguré une première fois en 2014, mais  n’avait pas pu être fonctionnel, pour cause d’obstacles d’ordre logistiques. Les deux chefs d’Etat, s’y sont déjà rendus en mai 2017 à l’occasion d’une visite de Nana Akufo-Addo, afin d’accélérer son opérationnalisation. 

Octave A. Bruce

C’était une priorité de la Cellule Climat des Affaires, bras armé du gouvernement en matière de réformes, en ligne avec l’amélioration de l’environnement des affaires. Hier, 25 octobre 2018, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi portant création des tribunaux commerciaux. Il a institué également la procédure à suivre devant les juridictions commerciales.

Si dans le cadre de son programme visant à améliorer le climat des affaires, le gouvernement a créé des chambres commerciales pour assurer une bonne exécution des contrats, celles-ci ne fonctionnent qu’à travers un protocole d’accord. Or, tout en garantissant les bonnes pratiques, elles ne comblent pas le vide quant à la base légale de la procédure judiciaire, nuance le conseil des ministres.

Au surplus, l’article 84 de la Constitution togolaise prévoit que les règles fixant la procédure devant les tribunaux judiciaires et administratifs sont fixées par la loi.

Aussi, le présent projet de loi, inspiré des principes universels d’une justice de qualité et des règles édictées par l’OHADA, vient régulariser cette situation. La prochaine étape, devrait être l’adoption de ce projet de loi par la représentation nationale.

Séna Akoda

La Banque Mondiale et l’Union Européenne financent à hauteur de 20 millions $, le Projet d’appui à la gouvernance économique (PAGE), lancé officiellement ce jeudi, 25 octobre 2018 par Aharh-Kpessou, Secrétaire Permanent pour le Suivi des Politiques de Réformes et des Programmes Financiers, représentant le Ministre de l’économie et des finances.

Avec pour objectif d’améliorer la gestion des investissements publics, la mobilisation des recettes intérieures, et de renforcer les mécanismes de redevabilité et de suivi de la fourniture des services dans les secteurs prioritaires, ce projet devrait aider le gouvernement à relever des défis importants sur le plan de la gouvernance économique et de la gestion des finances publiques.

Selon le représentant du Ministre de l’Economie et des Finances, « ce programme met essentiellement l’accent sur la bonne gouvernance et l’engagement citoyen comme base d’une croissance économique durable qui ne laisse personne de côté ». Dans le même esprit, Hawa Cissé Wagué, Représentante Résidente de la Banque mondiale au Togo déclare : « En renforçant la participation de la société civile en amont dans le processus de préparation budgétaire et en aval dans le suivi de la fourniture des services publics, le projet va faciliter et promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques ».

En effet, le PAGE devrait mettre un accent particulier sur l’engagement citoyen dans les processus budgétaires, entre autres. Il introduira des plateformes et des mécanismes à travers lesquels la société civile et les groupements citoyens pourront s’engager dans un dialogue avec l’Etat sur les priorités budgétaires et apporter leur ressenti par rapport à la qualité et l’accessibilité des services publics dans les secteurs ciblés. Il sera mis en œuvre sur une période de cinq (5) ans.

 Séna Akoda

La Société financière internationale (IFC), institution de la Banque mondiale, a signé le 24 octobre dernier, un accord de partenariat pour accompagner Atlantic Microfinance For Africa (AMIFA), dans le développement de son offre de produits et services afin de promouvoir la microfinance en Afrique subsaharienne.

La signature, intervenue à Rabbat, doit permettre à AMIFA, filiale du Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) depuis 2014, de renforcer les capacités de développement de son programme de microfinance en Afrique subsaharienne, à destination des très petites entreprises (TPE) et des petits porteurs de projets.

Malgré une progression de l’inclusion financière dans la région ces dernières années (23% de la population en 2011 à 43% en 2017, selon les données), une majorité des adultes n’ont toujours pas accès à des services financiers réglementés et durables.

Selon les responsables de la BCP, cet accord « permettra de disposer de l’expertise et de l’accompagnement reconnus d’IFC », ce qui facilitera la réalisation de leur programme de microfinance. Le Groupe, propriétaire d’une première institution de microfinance en Côte d’Ivoire, ambitionne de développer un réseau d’établissements similaires dans l’espace Uemoa.

En 2018, l’IFC a consacré près de 23 milliards de dollars dans des financements à long terme visant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée.

Octave A. Bruce

Un forum de haut niveau sur les possibilités de cofinancement des agropoles par des acteurs privés togolais et des investisseurs internationaux se tiendra à Lomé les 22 et 23 novembre prochain, apprend-on.

L’annonce a été faite ce mercredi 24 octobre par Odilia Gnassingbé (photo), la Directrice exécutive du Centre Autonome d’étude et de Renforcement des capacités pour le développement au Togo (CADERDT).

La responsable, invitée sur un panel de discussion au Salon International de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé  (Sialo), a indiqué que l’évènement sera l’occasion d’échanger sur l’implication du secteur privé dans la transformation structurelle de l’Afrique via l’agriculture.

Selon elle, l’une des alternatives crédibles au financement de l’agriculture, c’est le Partenariat Public-Privé (PPP). « Il s’agira pour le CADERDT, de présenter les potentialités et surtout les opportunités d’affaires dans le secteur agro-industriel au Togo, aux différents acteurs du secteur privé national et international », a développé Odilia Gnassingbé. Et de poursuivre, qu’il sera également question pendant ces 48h, « de faire découvrir les conditions et les cadres nécessaires pour une mise en œuvre efficace des PPP au Togo ».

Rappelons que dans le cadre de la mise en œuvre du PND, notamment dans son axe 2, le Togo prévoit de mettre sur pied 10 agropoles. L’agropole-pilote de Kara dans le nord du pays débutera sous peu ses activités.

Octave A. Bruce

Le Togolais Edorh Akpé Kevin Auguste vient de s’adjuger deux distinctions au Prix Anzisha, qui récompense de jeunes entrepreneurs africains, à Cap Town en Afrique du Sud.

Co-fondateur de la start-up Dashmake et son application phare SOS Système, avec Helton Yawovi, le Togolais a reçu le trophée du « choix du public » grâce à 4154 votes obtenus et un second trophée de finaliste doté d’un chèque de 2500 $.

« Ce prix servira à lancer l'application sur toute l'étendue du territoire Togolais dans le but de sauver plus de vie », a déclaré le jeune entrepreneur qui avait été sélectionné dans le Top 20 admis à la finale du prestigieux prix, parmi plus de 600 candidatures.  

SOS Système, lancé en 2016, est un système d'applications d'information de santé, de géolocalisation, de gestion et de déclaration des sinistres à destination des secours et aux assureurs. Il permet de communiquer en temps réel, aux secouristes, des informations sur le lieu d’un sinistre ainsi que l’identité de la victime.

Une version destinée au monde agro-pastoral serait en cours de développement pour aider à mieux gérer la localisation et la transhumance des cheptels.

Rappelons que le Prix Anzisha récompense de jeunes entrepreneurs ayant développé et mis en œuvre des solutions novatrices pour relever des défis sociaux ou qui ont lancé des entreprises couronnées de succès dans leur communauté.  

Octave A. Bruce

Dans la perspective d’une bonne réussite de la 15ème édition de la foire internationale de Lomé prévue du 23 novembre au 22 décembre 2018, les exposants devraient impérativement construire et aménager leurs stands au plus tard le 22 novembre 2018, à minuit, indique une note de la direction générale du Centre Togolais des Expositions et Foires.

 « Après cette date, le CETEF-LOME se verra dans l’obligation de fermer le stand jusqu’au 28 novembre 2018 et d’imposer une pénalité équivalant à 25% du coût du stand », prévient la note.

Cette nouvelle mesure semble en phase avec la volonté de Kueku-Banka Johnson, directeur général du CETEF, de voir tous les stands prêts et ouverts le 23 novembre 2018. L’édition de la foire de cette année est placée sous le thème « Chaine de valeur, vecteur de progrès économique ».

Le concept « Chaine de valeur », notons-le, est en train d’émerger dans l’écosystème économique, plus précisément agricole, du Togo, à la faveur de programmes comme le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA), basé sur l’approche chaîne de valeur, ou le Projet d'appui à l'employabilité et l'insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP).

L'ambition affichée, à travers ces programmes, est de révolutionner et professionnaliser l’agriculture togolaise qui, du haut de ses 40%, se positionne comme l’un des plus gros contributeurs à la formation du PIB au Togo.

Séna Akoda

Le 19 octobre 2018, Oragroup annonçait officiellement à Abidjan, le lancement de son processus d’introduction à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières.

Ce jeudi, 25 octobre 2018, le groupe bancaire panafricain dont le siège se trouve dans la capitale togolaise devrait franchir une nouvelle étape, dans cette perspective. Il procèdera, en effet, à Lomé, à la présentation de son offre publique de vente (OPV) de 13 883 006 actions.

Selon Binta Touré Ndoye, directrice générale du groupe, cette OPV devrait comporter un volet émission de 6 097 561 nouvelles actions, par augmentation de capital, et un autre volet dédié à la vente de 7 785 445 actions déjà existantes. Le prix fixé à l’avance pour chaque action est de  de 4 100 FCFA.

La n°1 de l’institution financière espère, en outre que cette opération d’augmentation de capital va permettre de consolider la croissance du Groupe et d’accompagner son développement.

Au total, les 13 883 006 titres devront générer 56,92 milliards FCFA, soit 86 millions d’euros, correspondant à 20% du capital. Les 80% d’actions restantes  demeurereront aux mains des actionnaires actuels.

A terme, cette opération devra permettre à Oragroup de faire la plus importante entrée à la Bourse d’Abidjan depuis sa création en 1998.

Séna Akoda

Le Premier Ministre, Komi Selom Klassou a accordé le 23 octobre à la Primature, une audience au Directeur régional Afrique de l’ouest du Programme Alimentaire Mondial (PAM), Abdou Dieng (photo).

Le responsable onusien est venu faire part des conclusions d’une étude sur l’éradication de la faim (ODD2), qui sera publié dans les prochains jours. L’organisme d'aide alimentaire explore des pistes pour élargir son appui dans le cadre des cantines scolaires, afin de toucher efficacement plus d’enfants togolais, a-t-il déclaré.

Dans cette dynamique, le PAM, apportera un soutien aux petits producteurs togolais pour leur permettre d’améliorer leur rendement afin de faciliter l’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux.

La mise en œuvre des cantines scolaires est financée par le gouvernement togolais, dans le cadre du projet de Développement communautaire et des filets sociaux (PDC+) avec l’appui du PAM et de la Banque mondiale. Pour la période scolaire 2017-2018, ce programme a permis d’offrir à 91 319 élèves dont 43 697 filles, 7 089 359 repas.

Pour rappel, chaque année, le PAM distribue des repas scolaires à environ 22 millions d’écoliers dans 60 pays.

Un an après son lancement au Togo, l’application « Ecobank Mobile » a enregistré un nombre d’utilisateurs en constante progression. Elle compte en effet un peu plus de 500 000 utilisateurs à ce jour.

Avec cette application lancée dans les 33 pays où le groupe est implanté, Ecobank fait une incursion dans la révolution numérique et balise la voie à l’inclusion financière, sur un continent où le taux de bancarisation et l’accès aux services financiers sont très faibles. « Avec cette application, l’ouverture du compte est gratuite et sécurisante. Vous n’avez pas de frais de tenue de compte à payer, vous pouvez consulter votre solde et accéder aux relevés de compte comme avec n’importe quel autre compte Ecobank, vous pouvez utiliser l’application Ecobank Mobile pour effectuer des paiements auprès des commerçants et recevoir une information de paiement immédiatement », soulignait Mamady Diakite, Directeur Général d’Ecobank-Togo à la faveur du lancement du service de paiement gratuit de factures d’électricité via cette application.

Dans la même veine, Patrick Akinwuntan, directeur exécutif groupe du Consumer Banking à Ecobank, à l’occasion d’une cérémonie à Busan en Corée du Sud, affirmait: « Ecobank représente davantage de possibilités pour chaque Africain. Notre appli Ecobank Mobile, le Compte Xpress, Ecobank Pay, les points Xpress et Rapidtransfer s’imposent de plus en plus comme les marques bancaires préférées des consommateurs, synonymes de souplesse, coûts faibles et service immédiat pour les clients d’Afrique et de la diaspora ».

La banque mobile, notons-le, s’intègre parfaitement à la politique d’expansion du groupe bancaire panafricain et participe à sa volonté de booster considérablement son portefeuille clients à l’horizon 2020.

Séna Akoda

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