Lancés en 2016, les travaux de réhabilitation de la route Notsé-Tohoun-Frontière Bénin sont achevés. Longue de 57 km, cette route réhabilitée a coûté 35 milliards FCFA.
Fruit d’un financement conjoint de l’Etat togolais et de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), cet ouvrage a une grande portée économique pour la préfecture du Moyen-Mono, située dans la Région des Plateaux. En effet, il permet de désenclaver cette localité ; et mieux encore, le bassin hydrographique du Moyen-Mono, reconnu comme une zone à fort potentiel agricole.
Compte tenu de ses atouts dans le domaine de l’agriculture, le secteur est identifié et retenu par le gouvernement comme l’un des trois sites hydrographiques où il ambitionne de développer des technopoles agroalimentaires. En dehors de ce site, les agropoles devront, selon les prévisions gouvernementales, se développer autour des bassins de la Kara et de l’Oti. A terme, l’objectif est de créer 25 000 emplois grâce à la transformation sur place des produits agricoles.
En attendant l’installation de l’agropole, la population du Moyen-Mono, agricole dans une très forte proportion, devrait bénéficier de la facilitation que lui offre cette voie pour développer son « business », selon des méthodes rudimentaires.
Séna Akoda
La Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) va accueillir le 07 septembre 2018, une journée Portes Ouvertes « Open day », dédiée au Portugal. L’initiative émane du cabinet Nalmok Consulting, une structure de promotion des langues au service des affaires et qui bénéficie du partenariat de la CCIT, apprend-on.
Selon les organisateurs de l’événement, il devrait s’agir de promouvoir le Portugal comme porte d’entrée de l’Europe, de présenter ses multiples opportunités d’affaires et ses produits, notamment dans les secteurs agroalimentaire, textile, immobilier, les matériaux de construction et les études supérieures.
Le projet a dans son viseur un public diversifié composé d’opérateurs économiques, d’étudiants et de toutes autres personnes développant un intérêt pour le Portugal.
Le programme concocté pour permettre au public de tirer parti de cette rencontre, tourne autour d’un séminaire sur les opportunités de ce pays et des rencontres B2B entre les hommes d’affaires togolais et leurs pairs du Portugal. Une dégustation des produits portugais, suivie de la visite des stands qui seront installés, donneront le clap de fin à l’événement.
Séna Akoda
Depuis lundi à minuit, le Togo a annoncé une hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. Face à la vague de contestations et au tollé suscités, Bernadette Legzim-Balouki, ministre du commerce et de la promotion du secteur privé, s’est expliquée le mardi 28 août 2018 sur la chaîne publique nationale, la Télévision Togolaise.
Elle a évoqué un contexte international de cherté des produits pétroliers. « Au Bénin, le super est à 575 francs, le Gasoil à 580 francs, le pétrole lampant à 590 francs. Le Ghana qui produit un peu de pétrole a des prix beaucoup plus chers encore. Le super est à 587 francs, le gasoil à 592 francs et le pétrole lampant à 533 francs, mais nous venons d’apprendre que là-bas, les prix ont encore augmenté », a-t-elle révélé.
Elle relativise l’ampleur de cette hausse, comparée aux prix pratiqués dans les pays susmentionnés: « Le Togo qui ne produit pas du pétrole et achète les produits pétroliers à l’international est moins cher [que d’autres pays ] dans la sous-région ».
Mais elle rassure quant à la perspective d’une répercussion de cette flambée de prix sur les produits de première nécessité. De son point de vue, l’augmentation des prix a été faite de sorte à éviter que les frais de transports urbains et péri-urbains n’augmentent. Des instructions ont été données pour que « quelque soit l’essoufflement du budget de l’Etat, les transporteurs ne soient pas obligés d’augmenter les prix des transports ». « Les services de contrôle des ministères du commerce et de l’agriculture pour les céréales vont se mettre au travail pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’impact », a-t-elle, en outre, martelé. Il reste à s’assurer que ces mesures soient effectives pour que la population ne paie pas au prix fort cette augmentation des prix pétroliers.
Séna Akoda
Début juillet, le ministère togolais de la planification du développement, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement, a publié le rapport sur l’Aide Publique au Développement (ADP) en 2017. Un document qui fournit de façon détaillée les statistiques de la situation et de l'évolution de l'aide publique au développement et des transferts de migrants sur l'année 2017. Décryptage en 6 points des transferts de fonds de la diaspora togolaise.
La diaspora a envoyé 483 millions $ à la maison en 2017
Au Togo, le montant total des ressources mobilisées au titre de l'APD et de transferts de fonds des migrants se chiffre à plus de 856 millions $, en 2017. Dans ce total, les transferts rapides d’argent de la diaspora togolaise s’offrent la part du lion en ressortant à environ 483 millions $, soit 56,45%.
Les transferts de fonds, plus importants que l’APD et les IDE
Les transferts de fonds dégagent un solde net positif de 110 millions $ sur les APD, soit près de deux fois la contribution des partenaires bilatéraux à l’aide publique au développement. Pour référence, une base de données récentes de la Cnuced, montre que les IDE nets en direction du Togo ont connu un rebond en 2017, pour se situer à 145 millions $.
Les autres pays africains, première provenance des transferts de fonds
En 2017, l’Afrique est la première provenance des envois de fonds de la diaspora togolaise. Les Togolais vivant dans les autres pays d’Afrique ont envoyé au total 176 millions $, soit 36 % du montant total des transferts sur l’année, selon les chiffres officiels. Les transferts provenant d’Europe arrivent en deuxième position. Ils totaliseraient 159,17 millions $ (33%), selon le circuit officiel. S’en suivent en Amérique 127,95 millions (26%), en Asie 21,19 millions 4% et l’Océanie qui ne détient que 1% du total.
Des fonds majoritairement affectés au social
En 2017, les envois de fonds ont été particulièrement orientés vers les secteurs sociaux (alimentation, santé et éducation). Les migrants togolais ont envoyé 1,19 milliards FCFA, soit 53,67% des transferts globaux pour assister leurs familles restées au pays. On notera que le secteur de l’éducation, notamment les aides scolaires, est la deuxième destination des transferts. La diaspora togolaise aura misé environ 240 millions FCFA sur les aides scolaires. Les constructions immobilières ont absorbé 130 millions.
L’importance des transferts concentrés sur les secteurs « alimentaires », de la santé et de l'éducation est révélatrice de sa contribution au développement humain du pays.
Les transferts de fonds sont « en réalité » sous-estimés
Le niveau des envois qui, selon la Banque mondiale, représenterait environ 8,4% du PIB, l’un des ratios les plus importants en Afrique, est sans doute plus élevé que ce que montrent les données officielles. En effet, le rapport souligne que ces envois seraient plus importants si les transferts informels étaient maîtrisés. « Au demeurant, les flux des transferts informels restent une problématique à laquelle il faut bien trouver une approche de solution », préconise le document dont la réalisation a été appuyée par le PNUD.
Un mécanisme pour orienter les envois de fonds vers des secteurs porteurs
Face à la prépondérance des envois rapides de fonds sur l’APD et les IDE, le gouvernement à travers le ministère des affaires étrangères, de la coopération et de l'intégration africaine a créé une direction des Togolais de l'étranger. Cette direction travaille à la mise en place d’un mécanisme de coordination de ces transferts. L’objectif sera de trouver des stratégies appropriées pour canaliser et orienter ces fonds dans les secteurs porteurs de croissance.
Fiacre E. Kakpo
Depuis quelques jours, des informations diffusées principalement sur les réseaux sociaux annoncent des recrutements massifs pour la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) via un cabinet implanté au Bénin. Il y aurait des postes vacants de contrôleurs de gestion, de caissiers, d’analystes et autres au sein de l’institution financière.
Par un communiqué publié sur son portail web, l’institution apporte un démenti formel à ce qu’il convient d’appeler « fake news » et met en garde contre une utilisation frauduleuse de son nom dans une tentative d’arnaque à l’embauche. Dans ce communiqué, la banque de l’UEMOA précise qu’elle « n’a mandaté aucun cabinet de recrutement pour agir pour son compte ».
Elle souligne qu’elle publie tous ses postes vacants sur son site internet : boad.org, dans les journaux nationaux des pays de l’Union et dans les magazines internationaux. Elle recommande aux personnes victimes de ces manœuvres de dénoncer immédiatement à la Police de la République du Bénin, cette « tentative évidente d’escroquerie ».
Par ailleurs, elle menace de saisir les autorités compétentes de la République du Bénin, et de procéder aux diligences nécessaires en vue de mettre un terme à cette tentative d’arnaque à l’embauche qui porte atteinte à son image de marque et à sa réputation.
Séna Akoda
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), a réuni lundi 27 août 2018 à Lomé, 200 chefs d’entreprises togolaises autour d’un atelier de sensibilisation sur la création des « comités de sécurité et travail » au sein de leurs entreprises.
Placée sous le thème « Démarches, prévention et productivité pour un développement durable », la rencontre a pour objectif de sensibiliser les patrons d’entreprise sur la nécessité de la création de ce comité qui constitue « l’organe indiqué au sein duquel on discute des questions de la sécurité du travailleur », comme l’a précisé Richard Kodjo Ahadji, le Directeur des Prestations à la CNSS.
L’autre objectif poursuivi par l’institution en charge de la protection sociale au Togo, est, selon les mots de Tchilabalo Pilante, représentant de la Directrice Générale, « d’amener les partenaires sociaux à prendre conscience de leurs obligations en matière de sécurité et de santé au travail ».
Au Togo, la mise en place d’un comité de sécurité et santé au travail est une obligation légale prescrite par le Code du Travail dans son article 174. Selon cet article, toute entreprise disposant d’au moins 25 salariés, a le devoir de disposer dudit comité et surtout qu’il soit fonctionnel afin d’assurer une évaluation conséquente des risques dans l’entreprise.
Les comités qui seront mis en place dans chaque entreprise, espère la CNSS, veilleront au quotidien à l’amélioration des conditions de travail des employés pour une productivité saine et un développement durable.
La Caisse Nationale de Sécurité Sociale est depuis 1973 l’établissement en charge de la protection des travailleurs au Togo. Elle est dirigée actuellement par Ingrid Awadé.
Au Togo, 20 897 artisans ont été formés en techniques de création de Petite et moyenne entreprise (Pme), et en perfectionnement professionnel entre 2011 à 2018, selon les données du ministère du développement à la Base, de l’Artisanat et de l’Emploi des Jeunes.
Dans une perspective d'accroître la compétitivité et la contribution du secteur à la dynamique économique, le ministère à travers ses mécanismes d’appui a augmenté considérablement ses interventions dans le secteur, constate-on.
Ainsi, sur la période sous-revue, plus de 11 252 projets d’artisans ont bénéficié de financement.
9936 kits d’outillages ont été fournis aux jeunes artisans et 2913 artisans ont participé aux différentes foires nationales et internationales, note-t-on.
Selon les chiffres disponibles, le secteur emploierait près d’un million de personne. Sa contribution au PIB est estimée à 18%. D’après le ministère, l’artisanat participe à hauteur de 20% à la réduction du déficit de la balance de paiement, constate le ministère en charge.
Pour accroitre sa compétitivité, le ministère du développement à la Base ambitionne de renforcer la professionnalisation du secteur afin de doter le Togo d’entreprises artisanales compétitives, reconnues sur le plan national et international. L’objectif à terme est d’accroitre la contribution du secteur au développement économique ainsi qu’à la création d’emploi.
Keras Resources a lancé cette semaine, un programme d’essais métallurgiques qui verra l’échantillonnage en vrac et le traitement de 10 000 tonnes de minerais provenant de son projet de manganèse Nayega, dans le Nord du Togo. L’objectif est d’évaluer l’aptitude du minerai dans les fonderies, d’avoir des données en temps réel sur les coûts d’exploitation et la logistique de l’exportation du produit à des utilisateurs finaux.
Selon un communiqué publié mardi par la compagnie, Carriere Mines Travaux Public (CMTP), l’entrepreneur minier engagé pour les travaux, a aménagé le site et commencé la phase d’extraction de l’échantillon en vrac dans les temps définis. L’unité mobile de criblage est arrivée, apprend-on, au Port de Lomé et sera à Nayega dès la première semaine de septembre pour la phase 2 du programme. La phase finale, qui devrait commencer à la mi-novembre, portera sur le lavage et le nettoyage.
«Le démarrage comme prévu de l’échantillonnage en vrac représente une autre étape importante dans l’avancement du projet de manganèse Nayega vers l’obtention d’une approbation réglementaire pour la production commerciale.», commente le DG, Russel Lamming.
Cotée sur AIM, le marché alternatif de la Bourse de Londres, Keras Resources est active sur le projet Nayega via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’il détient à 85%.
Louis-Nino Kansoun
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Dans les colonnes du magazine français Jeune Afrique n° 3007, publiée le lundi 27 août, le chef de l’Etat s’est prononcé sur l’ambitieux Plan National de Développement togolais qui traduit sa vision du Togo sur la période 2018-2022.
Selon Faure Gnassingbé, ce nouveau référentiel de la politique économique et sociale du pays, qui s’inscrit par ailleurs dans l’agenda 2030 des Nations Unies et 2063 de l’Union Africaine, « permettra d’établir un juste équilibre entre les piliers économiques, sociaux et environnementaux, condition nécessaire au changement du paradigme de développement togolais ».
Dans un monde en pleine mutation et une Afrique qui semble avoir mis le turbo en termes de croissance et de développement, le Togo ne devrait avoir « aucune raison de craindre pour son avenir ».
Il s’agit de stimuler la confiance des investisseurs et de motiver les Togolais... « Nous sommes prêts à y faire face, dès maintenant », lancera le président togolais qui devrait démarrer une tournée en Chine dès le 02 septembre, en marge du FOCAC. La grande première pour le PND.
Fiacre E. Kakpo
Dans le cadre de la célébration le 14 novembre prochain, de son 45e anniversaire, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) organise un concours des meilleures photographies illustrant les projets qu’elle finance dans l’espace UEMOA, du 27 août au 5 octobre 2018.
Selon un document consulté par Togo First, ce concours récompensera les auteurs des 45 meilleures photographies présélectionnées d’une enveloppe de 100 000 FCFA chacun. Ces photographies feront l’objet d’une exposition qu’organisera la Banque, en marge du forum prévu les 14 et 15 novembre 2018 dans les locaux de l’hôtel 2 Février à Lomé.
En dehors de cette récompense, 9 autres prix devront être décernés. Dans le détail, 8 prix seront issus de votes du public, à raison d’un par pays. Et un grand prix dénommé « Empreinte BOAD 2018 » sera choisi par un jury.
Chaque Prix Pays est constitué d’une enveloppe d’un million FCFA qui sera décernée à chaque lauréat par le Chef de la Mission Résidente de la BOAD du pays de l’Union, à l’exception de celui du Togo qui sera remis par la Direction de la Communication, du Marketing, des Relations publiques et du Savoir, précise l’avis de concours.
Le grand prix « Empreinte BOAD 2018 », composé d’une enveloppe de 5 millions FCFA, sera décerné au cours du Forum auquel le super lauréat sera invité.
Est éligible aux différents prix, tout ressortissant de l’UEMOA, passionné, amateur et /ou professionnel de la photographie qui se sera inscrit. En revanche, seules 20 candidatures seront retenues par pays. Les inscriptions ainsi que les informations détaillées relatives au concours sont accessibles sur le site dédié www.empreinteboad.com .