La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) vient d’émettre un avis d’appel d’offres à l’adresse des jeunes et femmes entrepreneurs pour l’exécution d’une commande de fourniture de pneumatiques pour matériel roulant.
Stipulée dans le cadre de son programme de maintenance du parc automobile, cette offre s’adresse à une liste restreinte de quinze structures de jeunes, intervenant dans ce secteur d’activités. De manière exhaustive, il s’agit de Car Wash House, Christ Winner, Coudi Business, Doc Engine, Ets Allassane Amidou, Ets Yamba, Fredy et Sons Technologie, Garage Auto Nouvelle Technologie, Gnim & Frères, Happy Days and Fine Investment, IB & RAO Business, IBTC Sarlu, Keno Services, Megatram Sarl et Telemobil International.
Le marché se subdivise en trois lots, à savoir d’abord la fourniture d’un lot de pneus et de consommables pour pneus, ensuite, la fourniture d’un lot de pneus avec chambre à air et enfin, la fourniture d’un lot de pneus tubeless.
Notons que cette annonce de la NSCT s’inscrit dans la lignée de la promesse du Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé de réserver 20% des marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
Séna Akoda
Le 7ème salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé (Sialo) a officiellement ouvert ses portes ce 23 octobre 2018 sur le site du Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (Cetef-Togo 2000).
L’édition 2018, couplée comme depuis quelques années, à l’Exposition de l’Emballage et du Packaging qui se tient au même moment, accueille des exposants venus d’une dizaine de pays africains, de France et d’Allemagne.
Pendant une semaine, le salon, principale vitrine pour la promotion de projets agricoles, et espace de rencontres et d’échanges du monde agropastoral et de la pêche, va animer 21 communications regroupées en 6 panels, inspirées du thème : « l’agro-entrepreneuriat des jeunes et l’agro-industrie, leviers d’une agriculture forte ».
D’autres activités, à l’instar de rencontres B2B, des journées thématiques de promotion de filières agricoles, notamment la noix de cajou, le soja et le manioc, ou encore l’organisation de concours d’innovations sont également au menu de ce salon qui fermera ses stores le 29 octobre.
Octave A. Bruce
Annoncé depuis 10 jours, le groupe industriel panafricain Eranove a officiellement obtenu le permis de construction et d’exploitation de la centrale thermique de Kékéli Efficient Power dans la zone portuaire de Lomé.
L’acte est intervenu au cours d’une signature de convention de concession ce 23 octobre 2018, entre le patron du groupe, Marc Alberola et Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon (photo), ministre togolais des mines et de l’énergie.
Les travaux vont durer 18 mois pour un coût global de 64 milliards FCFA. La construction sera assurée par le groupe espagnol Grupo TSK (EPC) et le financement, mobilisé en francs CFA, auprès de la BOAD (Banque Ouest-Africaine de Développement) et Oragroup. Le projet enregistre par ailleurs la participation du groupe allemand Siemens qui fournira les turbines, la technologie et les services de maintenance.
Une fois implantée, l’infrastructure atteindra une puissance de 65 MW et utilisera la technologie de cycle combiné, une technologie qui permet de produire plus d’électricité sans consommation additionnelle de gaz, le tout en limitant les rejets de CO2 dans l’atmosphère.
Eranove assurera le développement, l’exploitation et la maintenance de cette centrale qui sera à terme exploitée et managée par des Togolais.
Pour les autorités locales, la construction de cette centrale, qui va porter à 193 MW, la capacité énergétique nationale, va également permettre au pays « d’atteindre son indépendance énergétique vis-à-vis de l’extérieur d’ici l’horizon 2030 ».
L’accord marque également une étape importante dans le développement de Eranove, qui exploite déjà 1247 MW de capacité de production et développe actuellement des projets ambitionnant d’apporter 1000 MW de plus au service du continent.
Octave A. Bruce
Au sommet FOCAC, la Chine a promis un financement de 60 milliards $ pour accompagner sur trois ans, les Etats africains dans leur élan de développement. Au Togo, quelques projets viennent d’être identifiés pour attirer cet investissement.
Ceux-ci devront avoir pour point de convergence, le fait de contribuer à faire du Togo un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la région.
Ainsi, des projets comme le dédoublement de la Route Nationale n°1 (RN1) et la création d’un port sec dans la partie septentrionale du Togo. « Le dédoublement de la RN1 permettra de fludifier le trafic sur le corridor, de livrer les marchandises dans le délai et d’être plus compétitif », a expliqué Cynthia Gnassingbé-Essonam, secrétaire générale de Togo-Invest lors de l’atelier d’appropriation du PND.
A ce projet logistique, devrait s’ajouter, comme précédemment rappelé, la mise en place d’un port sec au Nord du pays, afin de rapprocher les marchandises des clients qui sont dans les pays de l’Hinterland. Il devra être arrimé à un autre projet, celui d’une plateforme multiservices au Port Autonome de Lomé (PAL), destiné à offrir des services et un espace de stationnement aux gros porteurs.
Au titre de la composante « hub logistique et centre d’affaires », on note plusieurs projets ; entre autres la création d’un centre d’affaires pour faire du Togo un lieu de tourisme d’affaires, la mise en place d’une école de commerce, la construction de plusieurs hôtels de haut standing.
Séna Akoda
Le cabinet Deloitte veut se positionner pour accompagner le Togo dans la réalisation du Plan National de Développement (2018-2022). Le responsable Afrique de ce cabinet de classe mondiale, Brice Chasles, a, aujourd’hui 23 octobre 2018, fait part au Premier ministre Komi Sélom Klassou de son projet au cours d’une audience.
Selon lui, diverses pistes afférentes à des filières économiques ont été évoquées. Il s’est agi d’envisager des solutions pour conforter la position de hub logistique et de centre d’affaires que constitue le Togo dans la région.
Le groupe veut également nouer un partenariat avec le Togo en vue de trouver différents axes d’accélération de la croissance du pays. En ce sens, l’idée est aussi de faire évoluer le climat des affaires pour le rendre plus favorable et plus attractif aux investisseurs étrangers.
A terme, le cabinet propose d’accompagner le développement social et économique du Togo, notamment par le développement des axes stratégiques contenus dans le PND.
Le cabinet opère essentiellement dans l’audit, l'expertise comptable, le consulting, le conseil financier, juridique et fiscal. Ses secteurs d’intervention sont entre autres, la consommation, l’énergie, les ressources & produits industriels, le secteur public, les services financiers.
Séna Akoda
Lancé le 25 juin dernier par Faure Gnassingbé, le Mifa est l’une des initiatives phares du Plan national de développement. Noël Bataka, le coordonnateur chargé des chaînes de valeurs du MIFA en explique les tenants et les aboutissants.
Togo First : C’est quoi le MIFA, pour les nuls ?
Noël Bataka (NoB) : Le Mifa, Mécanisme Incitatif de Financement Agricole, fondé sur le partage des risques, est un instrument mis en place par le gouvernement pour apporter des solutions concrètes aux acteurs et chaînes de valeur agricole. Le financement consiste à structurer le marché, organiser les différents acteurs le long des chaines de valeur dans les différents maillons, pour leur permettre de bénéficier des financements nécessaires, afin de fournir des produits en quantité et en qualité à des marchés structurés. Le Mifa apporte des réponses structurelles aux risques et différentes contraintes que les acteurs ont dans leurs activités agricoles et financières.
Togo First : Comment bénéficier du MIFA en tant qu’agriculteur et acteur de la chaîne agricole?
NoB : Il y a 4 catégories d’acteurs. Les premiers, les agrégateurs sont constitués des structures d’achat, de transformation, de consommation et de commercialisation de produits agricoles, aussi bien, au niveau national qu’international. En tant qu’acteur de cette catégorie, si vous avez un besoin en matières premières ciblées actuellement, qui sont le riz, le maïs ou le manioc, vous formulez la quantité recherchée et ses spécifications techniques, et le mécanisme vous met en relation avec des agriculteurs.
D’un autre côté, si vous n’avez pas de financement pour l’achat ou la transformation et que vous avez des garanties de marché, de commercialisation et d’écoulement avec des contrats fermes, le Mifa peut également vous accompagner auprès des Banques.
De la même façon, si vous êtes transformateur ou logisticien, le mécanisme peut vous appuyer tant que vous avez un contrat ferme. Et pour cela, vous devez présenter les preuves de ce marché, les garanties d’écoulement et de transport.
En ce qui concerne les agriculteurs qui sont la troisième catégorie d’acteurs, le Mifa les aide à s’organiser en groupement solidaires et ensuite en coopératives avec une évaluation plus précise de leurs besoins en intrants, en main d’œuvre, en mécanisation et en équipement agricole. L’objectif est de leur permettre de produire en quantité et en qualité, les produits que le marché ou un agrégateur aurait commandés. C’est ce contrat de marché qui est l’élément déclencheur de l’organisation des producteurs en vue de répondre à cette demande.
A partir de ce moment, les agriculteurs vont identifier des prestataires de services pour leurs fournisseurs qui constituent la 4ème catégorie d’acteurs. L’approvisionnement en intrants ou les prestations de services de ces derniers seront payées directement à partir d’un crédit initié par les banques.
Autour de ces 4 catégories d’acteurs, on a d’autres intervenants que constituent les assurances. Le rôle principal de l’assurance est d’apporter un produit spécifique pour couvrir le risque de sécheresse que connaît actuellement le secteur. Mais, elle couvre également, les maladies et les risques individuels des agriculteurs.
Outre les assurances, il y a les Banques. Et cela va de soi. Les banques ont pour principale mission, aussi bien le financement des agriculteurs que des autres maillons le long des chaînes de valeur agricole.
Togo First : ... Concrètement, quel est le contenu de cet accompagnement?
NoB : Le Mifa comme nous l’avons dit tantôt, identifie un acheteur, un acteur de marché, le met en relation avec les agriculteurs et accompagne toute la chaîne en ce qui concerne l’accès au crédit.
Par ailleurs, assiste-t-il techniquement les agriculteurs pour les amener à suivre les itinéraires techniques les plus adaptés, dans le but d’améliorer leur rendement.
Enfin, le Mifa accompagne les banques dans l’identification et la caractérisation des besoins du secteur agricole afin de mettre en place des produits financiers les plus innovants et les plus adaptés.
Togo First : En parlant des produits financiers, quels sont les instruments financiers que vous envisagez de mettre en place pour atteindre cet objectif qui est de relever le niveau de financement du secteur agricole.
NoB : L’ambition du gouvernement est d’amener le secteur bancaire à consacrer au moins 5% de son portefeuille de crédits au secteur agricole. En 2017 par exemple, les banques et le système de financement décentralisé n’allouaient au secteur que 0,2% de leur portefeuille de crédit. Pour renverser cette tendance, le mécanisme entend accompagner ces intermédiaires pour qu’ils mettent en place, des crédits de la manière la plus efficace possible.
Ce crédit est issu d’une évaluation que le mécanisme accompagne. Donc c’est du financement, mais à partir d’une caractérisation de besoins beaucoup plus affinés et beaucoup plus précis pour le banquier. Ce sont aussi des plans d’affaires que les banquiers financent et non juste des déclarations.
Enfin, le mécanisme de financement se fait en boucle, ce qui évite au maximum la manipulation de la liquidité. Ce qui fait que l’agriculteur, le transformateur ou même le logisticien, ne fait que faire payer le banquier pour les différentes prestations et acquisitions qu’il aura à faire, sans pouvoir affecter la liquidité reçue à d’autres projets personnels.
Togo First : On parle de 100 millions d'euros d’investissement à terme. Comment comptez-vous mobiliser ces fonds?
NoB : Ces 100 millions d'euros constituent en fait, un fonds d’amorçage. Qu’est-ce que cela signifie en réalité ? L’Etat, avec ses partenaires, va constituer un panier commun dans lequel, aussi bien les ressources publiques que les ressources privées vont être déposées. Ces ressources vont servir à amener les banques, par effet de levier, à financer par elles-mêmes le secteur agricole à travers des effets multiplicateurs allant de 5 à 10%. L’Etat, avec ses partenaires, en faisant le dépôt de ces 100 millions d’euros (65 milliards FCFA) que le Chef d’Etat a annoncé dans son discours du 27 avril, va amener les banques à financer le secteur agricole, sur leurs propres ressources jusqu’à 1 milliard d’euros, soit 650 milliards de FCFA d’ici 10 ans.
Togo First : Quel rôle le Mifa jouera-t-il dans le Plan national de Développement (PND) ?
NoB : L’axe 2 du Plan national de développement du Togo, focalise les investissements sur la transformation manufacturière et agricole.
Et parmi les instruments phares de cet axe 2, nous avons la mise en œuvre des agropoles et du Mifa. Il s’agit de faire en sorte que le mécanisme facilite l’accès au crédit et au financement pour les acteurs le long des chaînes de valeur, pour qu’ils développent les entreprises manufacturières, de production et de transformation à travers les agropoles.
Ainsi, le Mifa est une facilité que l’Etat met en place pour les opérateurs économiques privés afin de les aider à développer les chaînes de valeur agricoles, tel que prévu dans l’Axe 2 du Pnd.
Togo First : Après la phase pilote qui cible les filières riz, maïs et manioc, quelles seront les prochaines cultures ?
NoB : Pour bien maîtriser l’approche et stabiliser les outils (parce que le mécanisme fonctionne essentiellement sur la base de contrats et d’un certain nombre d’autres instruments), il est évident qu’il faut partir d’une phase assez simple. C’est pour cela que la phase pilote porte sur 3 filières : maïs, riz et manioc.
Après la stabilisation et les leçons qui seront tirées de cette phase pilote, le mécanisme va être étendu à 7 catégories de produits. Nous tablons sur des productions végétales, animales et halieutiques, à travers les cultures telles que les céréales, les tubercules, les racines, les oléagineux, les légumineux mais aussi l’élevage, notamment l’élevage de poulets, et aussi et surtout, les cultures de rente qui vont servir à apporter des devises mais aussi à améliorer notre balance commerciale.
Ce sont des cultures telles que l’ananas, le café, le cacao, le coton, le soja et l’anacarde, seront couvertes par le déploiement du mécanisme à partir de 2019.
Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo
Le n°1 des services média en Afrique francophone, Harmonies Media Group (HMG), vient d’annoncer la signature d’un partenariat avec le géant américain des collectes de données GeoPoll, pour la fourniture de données d’audiences quotidiennes pour la télévision et la radio.
L’association, réalisée en Côte d’Ivoire et bientôt portée au reste de l’Afrique francophone, notamment le Sénégal, le Bénin, le Congo et le Togo, à partir du premier trimestre 2019, vise à fournir un planning média de standing mondial.
Concrètement, HMG utilisera les données fournies par GeoPoll pour optimiser le ciblage d'audiences spécifiques et évaluer rapidement l'efficacité des campagnes media. Ceci, afin de permettre aux clients de faire d’importantes économies sur les achats d’espaces publicitaires tout en s’assurant que les messages atteignent la portée souhaitée.
La méthode de collecte employée par la firme américaine aux plus de 30 millions de sondages réalisés par téléphonie mobile depuis 2012, permet de gagner en temps et de se démarquer des méthodes traditionnelles.
« Nous avons toujours recherché un outil adapté à notre région mais qui nous permet d’apporter de la valeur aux clients, de tirer les leçons des campagnes media que nous déployons et de nous donner accès à toutes les opportunités de la pratique mondiale dans notre métier », a indiqué Sidikou Karimou (photo), CEO du groupe qui couvre 15 pays sur le continent.
Et de poursuivre, « c’est maintenant possible grâce à notre investissement chez HMG et le partenariat unique que nous a offert GeoPoll ».
Grâce à cette opération, HMG, affilié à Omnicom Media Group, un holding basé à New York, prend un pari sur l’avenir et offre aux annonceurs une justification de leurs investissements publicitaires et une performance de leurs actions marketing.
Octave A. Bruce
Dans une interview accordée au site d'informations agridigitale.net, Dr Bonfoh Bèdibètè, numéro un de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA), a annoncé la perspective d'ouverture au Togo d'une usine de fabrication de sucre à l'horizon 2020. « Il y a de cela deux ans que le chef de l'État, Faure Gnassingbé nous a instruit de faire en sorte que d'ici 2020, on monte une usine de fabrication de sucre dans la plaine de l'Oti », a-t-il déclaré.
Cependant, à un peu plus d'un an de l'échéance, des contraintes demeurent: "la canne à sucre aujourd'hui disponible au Togo ne peut pas produire du sucre". Le défi est donc, a-t-il développé, d'identifier « les variétés de canne à sucre les plus productives en bon sucre ».
A ce niveau, il est heureux de constater, a-t-il fait observer, que des financements reçus ont permis d'acheter « 43 variétés de canne à sucre de la Thaïlande, des Etats-Unis, etc ». Et, de poursuivre: « parmi les 43 variétés, nous avons, au cours des expérimentations, trouvé 10 qui sont très efficaces et qui peuvent produire beaucoup de cannes à sucre et donner assez de sucre. Cela fait un an que nous faisons cette expérimentation ».
« Avec les dix variétés qui sont déjà retenues, nous allons pousser les expériences afin de dénicher les deux ou trois meilleures pour une très bonne production ici dans la vallée de l'Oti », a, en outre indiqué le n°1 de l'ITRA.
Les essais, a-t-il confié, se poursuivent sur le site d’expérimentation à Sadori (nord-Togo) et les résultats attendus devraient permettre de planter sur 20 000ha la canne à sucre destinée à la production du sucre de qualité.
Si tout se passe suivant le chronogramme établi, à l'échéance 2020, le Togo devra ouvrir une sucrerie dans la région des Savanes.
Séna Akoda
Requinqué par le succès de sa récente émission du 12 octobre, le Togo sollicite à nouveau le marché financier régional pour collecter 50 milliards FCFA par émission simultanée d'obligations assimilables du trésor (OAT).
Stipulée d'une part, pour une maturité de trois ans et d'autre part, pour une maturité de cinq ans, avec pour valeur unitaire 10 000 FCFA, cette émission devrait permettre à l'Etat du Togo de mobiliser l'épargne des personnes physiques et morales en vue d'assurer les besoins de financement du budget national.
L'avis d'appel d'offres émis par l'agence UMOA-TITRES précise que le taux d'intérêt de l'OAT de maturité triennale (échéance: 20 septembre 2020) est 6 % tandis que les titres émis pour une maturité quinquennale (échéance: 20 septembre 2022), sont assortis d'un taux d'intérêt de 6,25%.
Si les offres devront être dépouillées le 26 octobre 2018, la date de valeur des titres, elle, est fixée au 29 octobre 2018. Le remboursement du capital, précise l'annonce, devrait intervenir le premier jour ouvré suivant la date d’échéance (remboursement In Fine) pour tous les titres. Le paiement des intérêts devrait se faire annuellement sur la base du taux d’intérêt fixé pour chaque maturité et à chaque anniversaire de 20 septembre.
« Les intérêts perçus sur les titres du trésor sont exonérés d’impôts pour les investisseurs résidant au Togo. Les non-résidents sont soumis à la fiscalité applicable sur le territoire du pays de résidence », souligne-t-on.
Séna Akoda
Le 10 octobre dernier, le Tribunal du commerce de Paris a condamné l’opérateur togolais de télévision payante TVSAT, à verser plus d’un million d’euros à l’éditeur de télévision Mediawan. Selon l’Agence Ecofin, l’entreprise française reprochait à son homologue togolais de ne pas lui avoir versé les redevances liées à un accord de distribution datant d’août 2011.
En effet, le 2 août 2011, AB SAT, devenu AB THEMATIQUES, qui appartient à Mediawan, a signé avec l’opérateur béninois de télévision payante TV COM. En application de cet accord, TV COM a lancé une offre payante de télévision par satellite, bénéficiant de l’exclusivité des chaînes de la filiale de Mediawan en Afrique francophone. Le 2 novembre 2012, TV COM a signé une convention avec le Togolais TVSAT pour lui transférer son accord avec AB SAT, qui hérite des obligations de l’entreprise béninoise avec la filiale de Mediawan.
En septembre 2015, AB SAT négocie avec TVSAT pour lui retirer l’exclusivité de ses chaînes en Afrique francophone. Les deux parties finissent par s’entendre sur un accord obligeant AB SAT à verser à TV SAT, une redevance mensuelle par abonnés, sur la commercialisation de l’offre de la filiale de Mediawan par des distributeurs autres que l’entreprise togolaise qui en avait l’exclusivité. Dans le même temps, TVSAT doit continuer de payer AB SAT pour commercialiser ses chaînes.
Pourtant, quelques mois après cet accord, TVSAT arrête de payer les redevances dues à AB SAT tout en continuant de commercialiser l’offre. Après plusieurs mises en demeure infructueuses pour obtenir paiement, les deux parties tentent de négocier pour parvenir à un accord. Les pourparlers ne donneront aucun résultat et AB THEMATIQUES va résilier le contrat existant entre les deux parties le 7 décembre 2017, avant d’attaquer TVSAT et son garant TV COM en justice. La filiale de Mediawan demande alors à récupérer les sommes que lui doivent les opérateurs associés, plus intérêts.
TVSAT et TV COM vont à leur tour, intenter une action contre Mediawan en soulevant des griefs liés au contrat d’août 2011. Finalement les deux opérateurs seront déboutés par la justice française, qui les condamne à payer plus d’un million d’euros à Mediawan, et ce, assorti de l’exécution provisoire. Cela signifie que le recouvrement de la somme peut être effectué nonobstant un éventuel appel.
Servan Ahougnon