Togo First

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Keras Resources va enfin démarrer son programme d'essais métallurgiques d'échantillonnage en vrac de 10 000 tonnes sur le projet de manganèse de Nayega, préfecture Kpendjal, dans le nord du Togo.

La compagnie britannique cotée sur la bourse alternative de Londres (AIM) et active sur ce projet via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’il détient à 85%, a déclaré mercredi dernier, dans un communiqué, avoir franchi une étape importante.

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Selon les informations, Graham Stacey a été nommé chef de projet. Celui qui était jusqu’à récemment responsable de projets chez Keaton Energy Holdings, a l’expérience pour avoir occupé des postes de directeur chez Chromex Mining et Venmyn Rand, et passé huit années chez Anglo American. Graham Stacey et CMTP, (Carriere Mines Travaux Public), une société togolaise embauchée sur le projet et spécialisée dans la gestion de carrières, du minage, de l´extraction et de la logistique, travailleraient en étroite collaboration sur la planification du programme, selon le communiqué.

La compagnie minière britannique, ex-Ferrex informe également qu’un contrat a été passé avec le Sud-Africain Appropriate Process Technologies (APT) pour une usine d’échantillonnage en vrac et l'équipement nécessaire devrait être disponible afin de démarrer les opérations le 27 août, apprend-on.

Selon les estimations, l'ensemble du programme d'échantillonnage en vrac, évalué à 1,5 million $, devrait s’achever à la mi-janvier 2019.

Le projet Nayega, projet à ciel ouvert et low-capex (peu de dépenses en capitaux), couvre une superficie de 92 390 ha et porte sur un gisement long de 2,2 km et large de 500 m avec une épaisseur moyenne de 3,3m.

Fiacre E. Kakpo

Le prochain Nobel de l’Economie 2018 sera-t-il un Togolais ? Ce n’est pas improbable. L’économiste togolais Samuel Mathey, promoteur du concept « Entreprendre à Zéro Franc » (EZF) est en lice pour décrocher ce prix. En effet, selon des sources proches de cet entrepreneur établi en Côte-d’Ivoire, celui-ci a introduit son dossier de candidature au Comité Nobel, plus exactement à Madame Tuula Elf. S'il décroche ce prix, il fera flotter le drapeau togolais sur le toit de l'intelligentsia mondiale dans les domaines de la science et de l'innovation économiques.

Les informations indiquent que celui-ci a développé le concept EZF dans une quinzaine de pays sur le continent africain et a déjà formé  plus de cent mille (100 000) jeunes et femmes à ce modèle dans quatre langues à savoir le français, l’anglais, le portugais et l’arabe. Entre autres pays touchés, il y a le Ghana, la RDC, le Mali, Madagascar, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Niger, le Cap-Vert, le Benin, le Sénégal, le Liberia, le Nigeria, l’Angola et le Togo. L’objectif affiché par celui-ci est de mettre les jeunes Africains à l’abri de la tentation de rallier l’Occident et de viser un « Eldorado » imaginaire au péril de leurs vies.

I comme Innovations

Selon Dr Samuel Mathey, « 35.3 » et « EZF » constituent la panacée à la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique. « L’initiative 35.3 est née d’un constat très simple. Aujourd’hui, les États africains n’ont pas véritablement de solutions pour l’emploi des jeunes. La solution d’excellence qui apparait pour les États, c’est l’entrepreneuriat ou l’auto-emploi. Par exemple, la Côte d’Ivoire produit près de 10 000 étudiants en fin de cycle chaque année dans les universités, sans compter les grandes écoles et les gens qui sont en chômage technique, etc. Véritablement, l’emploi apparaît comme l’un des problèmes clés des États Africains. On nous dit également que d’ici à 2050, on aura plus d’un milliard de jeunes à travers l’Afrique. Au niveau de notre Fondation, nous avons fait des études qui corroborent d’autres études qui démontrent que les trois problèmes majeurs qui empêchent les jeunes d’entreprendre, c’est premièrement, l’accès aux fonds et à l’investissement ; deuxièmement, la fiscalité et les impôts ; et troisièmement, l’accès aux contrats et aux marchés », détaille-t-il sur le site d’informations, www.afrikatech.com/fr.

S comme Synergie d’actions

Pour vulgariser la technique EZF (Entreprendre à partir de Zéro franc), l’aspirant prix Nobel de l’Economie a organisé en faveur de sa cible, une série de formations sur comment démarrer son entreprise, même sans financement. « Pour résoudre le problème de l’accès aux marchés, nous avons mis en place le « matching ». C’est-à-dire qu’aujourd’hui, nous avons une base de données, où on met en contact le jeune Ivoirien avec le jeune Sénégalais ou le jeune Sud-Africain qui crée une entreprise pour qu’ils forment un genre de holding et puissent compétir avec des entreprises plus consistantes. Parce que le grand handicap pour les jeunes dans l’accès aux marchés, c’est le fait qu’on leur reproche de ne pas avoir d’expériences », soutient-il.

P comme un parcours académique et professionnel des plus brillants

 Dr Samuel Mathey a des atouts à faire valoir, à l’appui de ses prétentions. Tant sur le plan académique qu’au cours de son parcours professionnel. Après son Master décroché en France, l’économiste togolais a été le premier étudiant à obtenir un titre de Docteur en Amérique suite à une évaluation via Skype. Docteur en économie,  il a donné des cours aux Etats Unis, et collaboré avec de grands cabinets de conseil, d’audit et d’expertise comptable (notamment KPMG et PwC). Il a également été consultant pour Sinoconnect, l’un des instruments stratégiques de l’action économique de la Chine aux Etats-Unis et au travers duquel la Chine sélectionne les start-up américaines de secteurs-clés où elle n’hésite pas à prendre des actions. 

 Il a, par la suite, quitté l’Université de Nancy où il était professeur pour rentrer en Afrique et créer les concepts EZF et FADEDE (Fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique). Il collabore avec la Banque africaine de développement et avec des gouvernements africains. Il fut membre de plusieurs associations, notamment le Black MBA Association, puissante organisation regroupant l’intelligentsia du business noir américain. Il est le président fondateur de la Fondation pour l’Entrepreneuriat en Afrique, une initiative qui fait la promotion du concept de son dernier ouvrage sur l’Entrepreneuriat à Zéro Franc (EZF).

Séna Akoda

Le Président de la République Togolaise, Faure Gnassingbé, séjournera ce début septembre, en République Populaire de Chine.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), auquel participe le Togo, avec pour principale ambition de renforcer la coopération avec le géant asiatique.

A la faveur de cet évènement qui est un rendez-vous important de discussions économiques, le Chef de l’Etat mènera une série d’activités, avec pour objectif d’attirer les investisseurs chinois.

Le groupe britannique Eagle Scientific Ltd convoite le Togo dans le cadre de ses activités. Spécialisée dans la fabrication d’équipements scientifiques et fournisseur mondial de formation scientifique, médicale et professionnelle, cette société ambitionne de s’installer dans les prochains mois au Togo pour accompagner le développement du secteur industriel et la création d’emplois.

A la faveur d’une visite de prospection d’opportunités d’affaires effectuée au cours de  la semaine, les responsables de ce groupe, appuyés par des parlementaires britanniques ont eu des échanges avec plusieurs membres du gouvernement.

Plusieurs ministres notamment Victoire Tomégah-Dogbé, ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, son homologue des Infrastructures et des Transports, Ninsao Gnofam, Sandra Ablamaba Johnson, Conseillère du Président de la République togolaise et Coordonnatrice de la Cellule Climat des Affaires, entre autres, ont pris part à ce panel de haut niveau.

Selon les représentants du groupe, le Togo est un réservoir d’opportunités pour tout investisseur, de par ses atouts infrastructurels, sa situation géographique et le leadership de son Président.

Les investissements envisagés devraient avoir un impact significatif sur le développement économique du pays, a indiqué Emmanuel Finndoro-Obasi, chargé de la promotion du commerce entre le Royaume-Uni et l’Afrique.

Evelyne Hohoueto, Secrétaire Exécutif de la Commission nationale Ohada, est portée au poste de magistrat de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA) de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA).  Pius Agbetomey,  ministre en charge de la Justice l’a présentée le jeudi 16 août 2018 à la presse.

Elue par le Conseil des ministres de l’Ohada tenu les 23 et 24 novembre 2017 à Conakry en Guinée, elle a prêté serment le 28 juin 2018 à Abidjan en Côte d’Ivoire et devient le premier Togolais à siéger à la plus haute instance judiciaire de cette institution régionale.  « C’est une première dans la mesure où jusqu’ici, aucun Togolais n’a eu à siéger au sein de cette Cour Commune de Justice et d’Arbitrage qui est la plus haute instance judiciaire de l’institution. Et si aujourd’hui, le Togo a pu avoir cette place, je pense que c’est pour nous, un sujet  de joie et  un honneur pour notre pays », a indiqué Pius Agbétomey.

Le Togo s’est en effet engagé depuis la création de l’Ohada, à jouer un rôle de premier choix dans le rayonnement de cette institution régionale. Evelyne Hohoueto le reconnaît en ces termes : « C’est le Togo, en sa qualité de Secrétaire Permanent qui a monté tout cet échafaudage de l’Ohada ». Et d’exprimer son sentiment et ses défis : « Je suis fière de représenter le Togo, parce que j’ai derrière moi le pays et également la rigueur des Togolais, en ce qui concerne le travail bien fait ».

Rappelons que l’organisation compte 17 Etats membres et a son siège en Côte d’Ivoire.

Icare qui veut voler tout près du soleil. C’est l’image qui vient à l’esprit lorsqu’on échange  avec Baga Kossivi, promoteur et directeur général de Veso, le Village d’énergie solaire. Rares sont en effet les jeunes entrepreneurs togolais qui s’attaquent aux questions des énergies renouvelables au point de se proposer comme solution alternative, puis comme complément aux services proposés par l’Etat. C’est pourtant ce défi, en apparence fou, que s’est lancé le jeune promoteur, titulaire d’un BTS en électronique, option énergie, qui s’est par la suite renforcé dans les énergies renouvelables. Préoccupé par la question de l’électricité au Togo, il s’inscrit au programme d’appui du Faiej et participe à des concours qu’il remporte pour la plupart, au point de représenter le Togo à l’extérieur. Dans son plan d’ascension, il finit par monter sa structure. Togo First l’a rencontré lors de la tournée ministérielle organisée il y a quelques semaines par les ministres en charge de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes ainsi que celui de la Communication. Fiat Lux ! (Que la lumière soit !)

Togo First : D’où vous est venue l’idée de monter le village solaire ?

Baga Kossivi: Après mes études, j’ai commencé dans une toute petite boîte en tant que stagiaire. J’ai été embauché et j’ai connu une belle progression. Stagiaire, technicien puis chef technicien, directeur technique après et enfin directeur technico-commercial. Il n’y avait plus de poste à prendre au-dessus à part celui du directeur général… Or je voulais passer à cette étape-là. Donc il fallait créer ma propre structure. Après six ans donc, j’ai eu une discussion avec mon supérieur, au cours de laquelle je lui ai fait part de mon projet de lancer ma propre boîte. Il a été compréhensif et je suis donc parti. Pendant mes deux dernières années de travail là-bas, j’ai commencé à mettre Veso en place à la maison, parce que je voulais faire un truc qui innove et qui aide en même temps…

Et une fois parti, j’ai ouvert la structure. Je le précise, j’ai mis la structure en place, avant de chercher le financement. On ne cherche pas le financement d’abord avec l’idée de créer la structure après. Mes jeunes frères commettent ces erreurs aujourd’hui et connaissent des difficultés dans la mise en place de leur structure. Même si leurs idées et projets sont bons. J’ai monté Veso et j’ai pu avoir une idée de mes besoins, des conséquences que telle action engendrerait et ainsi de suite.

La recherche des clients est allée vite parce que dans le domaine, la demande est forte.

Il n’y a presque pas d’électricité après Mission Tové et dans certaines zones alentours, or ce sont ces nouveaux quartiers qui abritent de nombreux salariés et de nombreuses personnes qui ne peuvent pas vivre en ville, vu qu’il n’y a plus de place ou que le loyer y est cher.

Si nous analysons la couverture énergétique sur l’étendue du territoire, vous remarquez que c’est dans les villes que l’électricité se trouve. Et encore. Même les nouveaux quartiers périphériques de Lomé n’ont pas accès à l’électricité. Et c’est difficile pour les populations de vivre au quotidien. Quand on sait que l’énergie joue un grand rôle, si ce n’est le premier moteur du développement d’un pays, cela interpelle. Quand on regarde également les statistiques nationales, près de 60% de la population n’a pas accès à l’électricité.

C’est eu égard à tout cela que je me suis dit que si on a une alternative qui est le soleil, qui nous est offerte gratuitement, pourquoi ne pas la proposer aux couches de populations vulnérables qui vivent dans les zones les plus reculées ? Surtout lorsqu’on sait que ces populations n’ont aucun accès à l’électricité. C’est alors que je me suis lancé dans la mise sur pied de cette structure qui visait principalement à servir les plus défavorisés en leur proposant de l’énergie solaire.

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T.F : Comment les populations ont-elles réagi à votre alternative qu’est l’énergie solaire?

B.K : Positivement. La question de l’énergie concerne tout le monde. Même ceux qui utilisent l’électricité sont concernés par les autres alternatives, pourvu qu’elles soient plus économiques et pas néfastes pour la santé. Donc je n’ai pas eu de difficulté à expliquer ou convaincre les gens avec le sujet. J’ai mis beaucoup de temps à parcourir le terrain et réaliser des sondages, d’autant plus que j’ai eu à travailler dans ce domaine dans une entreprise de la place qui évoluait sur le terrain. J’ai évalué les avantages et l’impact que cela pouvait avoir sur les populations. Donc je peux dire que j’ai eu mes clients avant de démarrer mon entreprise.

T.F : La visite du binôme ministériel chez vous signifie que vous avez bénéficié d’un soutien de la part des institutions de l’Etat. Comment cela s’est-il fait ?

B.K : J’ai été très ébahi lors de leur visite de la dernière fois. Tout ce qui me venait à l’esprit est que Veso a fait se déplacer deux ministres. J’ai été extrêmement ravi de les voir venir s’enquérir de la progression de nos activités.

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Maintenant, pour revenir à la question des financements reçus, je voudrais d’abord remercier avant tout, l’Etat Togolais qui, par le canal du ministère du développement à la base, soutient les entrepreneurs togolais et les aide à monter leurs projets. Veso est parti de rien du tout. Je n’avais pour allié que le soleil.  

J’ai démarré en janvier 2014 et, dans mes recherches de financement, je suis tombé sur le ministère du développement à la base par le biais du Faiej. Cette année, il était organisé des ateliers de formation, qui visaient à permettre aux jeunes entrepreneurs de rédiger un plan d’affaires. Pour la petite histoire, c’est lors de cette formation en Mars 2014 que j’ai entendu pour la première fois les mots « Plan d’affaires ».

On nous avait informés qu’on sélectionnerait les meilleurs projets qu’on enverrait sur un autre programme à portée internationale. A la fin de la formation, on nous a accordé un temps pour rédiger nos projets, ce que j’ai fait et déposé au niveau du Faiej. C’est après que j’ai appris que mon projet avait été retenu parmi les meilleurs et avait été envoyé sur le plan international. A ce niveau, on ne parle plus de crédits à accorder, mais de subventions.

Nous étions 10 sélectionnés et c’est là que Veso a été choisi comme meilleur projet de l’année 2014, ce qui nous a permis de bénéficier de la subvention PPEJ, l’ancien Fonds d’Insertion des Jeunes, à hauteur de 1 800 000 Fcfa en Décembre 2014.
                                         

T.F : Vous avez été lauréat de plusieurs concours et avez pris part à de nombreux évènements qui ont renforcé votre crédibilité au Togo comme à l’extérieur. Pouvez-vous nous en dire plus ?

B.K : Le premier motif de satisfaction est venu avec le Prix PPEJ en 2014. Nous étions plus de 3000 jeunes en formation à l’ENI de Notsè, tous porteurs d’un projet. Le simple fait que Veso ait été déclaré 1er, m’a tellement apporté de joie et de volonté que j’ai décidé de pousser un peu plus loin.

Après cela, nous avons participé au concours du meilleur projet vert, toujours organisé par le ministère du développement à la base par le biais du Faiej et du Pradeb, où nous avons occupé la deuxième place. Nous avons été également 1er prix national et 3ème prix international du « Meilleur Entrepreneur PPEJ » 2016.

Sur le plan international, la cellule ECREEE, qui s’occupe des besoins énergétiques de la zone Cedeao nous a invité pour un renforcement de nos capacités dans le domaine, au Burkina, au Ghana et au Cap-Vert. Après cette série de formations, la cellule a organisé un concours à l’endroit des jeunes qu’elle avait formés, dans le courant 2016, concours où nous avons également remporté le premier prix. Ce sont ces succès rencontrés qui nous ont rendu plus forts et ont conforté notre vision d’avancer et d’aider les autres.

Parlant d’aide, il y a un adage qui dit que « lorsqu’on t’aide à te lever et que tu es debout, tu dois aussi aider un autre à faire pareil. » Nous avons formé à Veso, 145 étudiants. Certains se sont lancés dans leur propre structure et d’autres peinent encore à y arriver. Ce qui est tout à fait normal, parce que le chemin de l’entrepreneuriat est très long et pas facile. Mais à force de persévérance, on finit par y arriver. Nous avons installé sur le territoire près de 13 000 lampadaires solaires qui visent à réduire la consommation électrique et à éclairer les coins les plus reculés.  

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T.F : Que fait Veso concrètement aujourd’hui ?

B.K : A ses débuts, Veso était dans l’étude, la vente et l’installation des équipements solaires. De nos jours, on a grandi. Veso est devenue une Sarl (société à responsabilité limitée). Nous avons quitté l’étape Etablissement pour être une société en bonne et due forme.

Nous avions lancé un appel pour avoir des souscriptions de parts et on en a reçu énormément, mais nous nous sommes juste arrêtés sur 3. Nous avons donc des associés aujourd’hui et c’est devenu plus sérieux.

Pour donc répondre à la question, nous faisons dans le solaire en général. Tout ce qui se rapporte au solaire. Que ça soit l’installation, l’éclairage, public ou pas, le froid associé au solaire ou encore le pompage d’eau également associé pour les mini-adductions d’eau photovoltaïques. Nous installons des kits, des mini-kits et des mini-centrales. Tout dépend du nombre de ménages ou de clients.

Nous faisons de la formation dans le domaine et nous allons sur des projets photovoltaïques. A part cela, Veso s’est spécialisée aussi dans l’électricité-bâtiment. Câblages électriques pour les grands immeubles entre autres. Nous sommes aussi dans la perforation de nappes phréatiques.

D’ici à deux ans, Veso sera équipée de ses propres machines de perforation et nous pourrons alors nous porter sur le marché plus sereinement.

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Nous travaillons avec des partenaires comme Yandalux en Allemagne (spécialisé dans l’électrification rurale, le solaire thermique, l’éclairage solaire, etc…) et le groupe chinois Sunny International Power Corp (fabricant de panneaux photovoltaïques). 

T.F : Le Togo a récemment initié une table ronde des bailleurs de fonds, pour le lancement de sa stratégie d’électrification, rencontre à laquelle a participé l’envoyée spéciale de l’Alliance Solaire Internationale, Ségolène Royal. Que faites-vous à votre niveau pour participer à cette stratégie ?  

B.K : Nous avons aussi participé à cet évènement que vous avez évoqué tout à l’heure, étant donné que nous intervenons sur le plan national sur la question énergétique. Nous avons fait quelques propositions et avons rencontré des bailleurs afin de travailler de concert pour parvenir à cet objectif cher au Chef de l’Etat et au gouvernement. Nous agissons sur le contrôle qualité. Nous aidons les clients à installer le solaire chez eux car ils ont divers moyens de se le procurer. Nous agissons en fonction des besoins du client et nous faisons tout ce que nous pouvons pour le satisfaire et faire en sorte que la lumière soit chez lui.

Nous agissons en compléments de la Ceet (la Compagnie nationale énergétique). Quoi que l’on dise aujourd’hui, il sera difficile pour la Ceet de couvrir l’intégralité du territoire national du jour au lendemain. C’est là que nous intervenons. Nous sommes là pour pallier les limites de la Ceet pour le moment, et c’est réciproque. Le solaire, en tant qu’alternative, n’est pas non plus une fin en soi. Il a aussi ses limites.

T.F : Quelles sont vos ambitions ou vos perspectives sur les 5 ou 10 prochaines années ?

B.K : Asseoir Veso avec une unité de production des panneaux solaires. C’est notre première vision. C’est ce qui nous a poussés à avoir une relation avec un partenaire. Nous sommes en train d’étudier les moyens de fabrication de panneaux au Togo. Cela fera baisser les coûts et engendrera une forte consommation du produit.

Après cela, nous prévoyons d’installer d’autres unités de productions de batteries, de régulateurs, etc… Bref tout ce qui est nécessaire pour notre travail. L’idée est de faire en sorte que Veso soit une référence dans la sous-région en élargissant son champ d’action.

Tout le monde a besoin de l’électricité. Après l’eau, c’est l’électricité, et elle est le moteur de tout développement. Nous sommes en bons termes avec les autorités chargées de la question énergétique au Togo et je pense qu’ensemble, nous pourrons gagner ce pari.

Propos recueillis par Octave A. Bruce (Stagiaire)

L’espace culturel Level organise du 27 au 30 août 2018 dans la capitale togolaise, une formation en recyclage de pneus. L’idée, est de faire de l’art, en y intégrant les préoccupations environnementales, notamment la protection de l’environnement.

La formation permettra aux participants d’acquérir des connaissances en techniques de recyclage de vieux pneus et de transformation en tables et chaises. Il y aura également l’art pneumatique.

L’espace culturel Level, anciennement appelé « Fil Bleu Aréma », est un cadre dédié à des spectacles, des rencontres culturelles et à des ateliers de formation dans les métiers de la culture.  

En marge des activités marquant la célébration de la Journée Internationale de la Jeunesse ce jeudi 16 août 2018  à Lomé, le Coordonnateur Résident du Pnud, Damien Mama (photo) et la ministre en charge de la jeunesse, Victoire Tomégah-Dogbé, ont procédé au lancement de la première édition du concours « J’NOV pour les ODD ».

Ce concours, destiné à tout Togolais de 16-35 ans, est une initiative du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud). Il se déroulera en collaboration avec le ministère chargé de la jeunesse et le Conseil National de la Jeunesse. Un fonds de 50 millions de Fcfa, financé conjointement par le Pnud et le ministère chargé de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes, sera investi dans les 10 meilleurs projets. Il encourage les initiatives émanant des jeunes filles et vise principalement à « susciter l’audace, la créativité, la vitalité et l’imagination des jeunes pour générer des solutions afin de répondre aux défis de développement durable au Togo », a indiqué face aux médias, le représentant onusien.

Et d’ajouter, au moment de justifier le choix du Togo pour abriter cette première édition du concours sur les Objectifs de Développement Durable : « le Togo est un exemple en la matière. C’est le seul pays qui a présenté de façon consécutive sur trois ans, son rapport sur les Odd ; les Nations Unies ont pris le Togo comme pays pilote à cause de l’engagement des hautes autorités de ce pays ».   

Les ODD, au nombre de 17, sont des objectifs mondiaux que des Etats se sont engagés à atteindre d’ici à 2030. Ils couvrent tous les domaines d’action de développement, destinés à venir en aide aux plus vulnérables.

Suite à l’élection de Madame Evelyne Hohoeto à l’un des cinq (05) postes très convoités de magistrat de la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), Pius Agbétomey, Garde des Sceaux, Ministre togolais de la justice, Chargé des relations avec les Institutions de la République,  s’est entretenu, le  jeudi 16 août 2018,  avec les médias.

T.F : Monsieur le ministre, une Togolaise à la cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA, que ressentez-vous ?

P.A : C’est un honneur pour notre pays, c’est une fierté, je crois, qui doit être partagée par tous les Togolais de voir une de leurs compatriotes élue à la CCJA de l’Ohada qui a son siège à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Pour nous,  c’est une première dans la mesure où, jusqu’ici, aucun Togolais n’a eu à siéger au sein de cette cour commune de justice qui est la plus haute instance judiciaire de l’institution. Si aujourd’hui le Togo a pu avoir cette place, je pense que c’est pour nous, un sujet de joie et  un honneur pour notre pays. Je voudrais indiquer que le Togo a contribué à asseoir l’Ohada dans la mesure où dès sa création, le premier secrétaire permanent de cette institution fut un Togolais, le deuxième aussi. Ce n’est qu’à partir d’un certain moment et compte tenu du changement des règles que le pays a  perdu sa place sur cet échiquier. Mais aujourd’hui, le Togo rebondit et c’est la raison pour laquelle nous allons continuer à jouer le rôle que dès le départ, nous avons commencé à assumer dans le rayonnement de cette institution régionale.

T.F : Que formulez-vous comme souhait pour sa mission ?

P. A: Je connais le juge qui est élu à cette cour, c’est une haute magistrate de notre institution judiciaire togolaise. Elle fut à la Cour Suprême de notre pays pendant quelques temps avant d’être élue à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’Ohada. Elle a occupé le poste de Secrétaire Exécutif de la commission nationale de l’Ohada de 2012 à ce jour.  C’est donc une femme rompue à la matière qui  a toujours été l’expert du Togo quand les réunions des conseils des ministres devaient avoir lieu et qui maitrise parfaitement sa matière. Nous avons confiance en elle et nous savons qu’elle fera un bon travail au sein du collège des autres juges des pays qui sont représentés au sein de cette cour.

Propos recueillis par Caleb Akponou (Stagiaire)

Nommée en novembre 2017 parmi les 5 juges devant siéger à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), Evelyne Hohoueto, haut magistrat, Secrétaire exécutif de la Commission nationale-Ohada a accordé, le jeudi 16 août 2018, une entrevue aux gens de médias, au ministère de la Justice. Togo First a recueilli ses propos.

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TF : Vous êtes récemment élue magistrat à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage de l’OHADA (CCJA). Comment s’est déroulé le processus de désignation sur la « short list » des nouveaux magistrats de cette juridiction?

E.H : D’abord, je remercie le Chef de l’Etat d’avoir permis au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de présenter ma candidature  lorsque le poste de juge a été ouvert à la CCJA.  Nous étions  treize (13) candidats et cinq (05) ont été retenus parmi lesquels ma personne. Nous avons donc été élus par le Conseil des ministres  de l’Ohada, tenu les 23 et 24 novembre 2017 à Conakry en Guinée et, à la suite, nous avons prêté serment le 28 juin 2018 à Abidjan, suivi de notre prise de fonction.

TF : Quelles sont, à ce titre, vos principales attributions ?

E.H : Je précise que c’est une sélection des candidats et il ne peut pas y avoir plus d’un candidat d’une même nationalité. La cour  représente l’instance judiciaire suprême de l’Ohada qui sert de cour de cassation ou de cour suprême commune à tous les 17 Etats membres. Donc le rôle des juges qui composent la cour est de former la jurisprudence de l’Ohada et c’est notre mission principale.  Cette jurisprudence a  pour but d’harmoniser les textes et les pratiques au sein de l’Ohada qui participe grandement à l’amélioration du climat des affaires dans les Etats et les rend attractifs aux investisseurs. La CCJA intervient donc, lorsque deux parties  sont en litige dans une matière du droit des affaires, par exemple en droit des sociétés.  Dans ce processus judiciaire, lorsqu’une partie n’est pas satisfaite en première instance et qu’elle va en appel, elle ne peut plus former un pouvoir au niveau de la cour suprême ou de la cour de cassation nationale, elle porte donc l’affaire à la CCJA qui est un organe très important dans l’élaboration du droit Ohada.

T.F : Vous êtes la première dame élue venant du Togo, donc c’est un honneur pour vous et également pour le Togo…

E.H : Evidemment, c’est un honneur pour mon pays et pour moi-même d’avoir été choisie, sélectionnée et élue. Je vais représenter le Togo avec beaucoup de fierté et beaucoup  de dynamisme pour toujours faire honneur au pays.

T.F : Quel sera la durée de votre mandat au sein de cette institution judiciaire communautaire ?

EH : Le juge est élu pour 7 ans non renouvelables, donc je suis à la cour pour 7 ans.

TF : Avez-vous déjà déposé vos valises à Abidjan ?

EH : Je réside à Abidjan depuis le 28 juin 2018 où j’ai prêté serment.

TF : Votre mot pour conclure cet entretien ?

E.H : Mon pays a toujours contribué au rayonnement de l’Ohada. C’est le Togo en sa qualité de secrétaire permanent qui a monté tout cet échafaudage de l’Ohada, ses premiers moments et qui représente également un fidèle contributeur de son rayonnement. Je suis fière de représenter le Togo, parce que j’ai derrière moi le pays et également la rigueur des Togolais en ce qui concerne le travail bien fait.

Propos recueillis par Caleb Akponou (Stagiaire)

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