De grands travaux portant sur l'entretrien du réseau routier sont en vue au Togo. Prévus au titre des campagnes 2019-2021 du ministère des Infrastructures et des Transports, ces travaux d'entretien pluriannuel devraient porter sur 267,5 km de routes nationales revêtues, réparties dans trois régions économiques.
Dans le détail, l'entretien ciblera dans la Maritime, 27 km de routes. Dans les Plateaux, il y aura 128 km de routes à entretenir, tandis que la région des Savanes s'adjugera 112,5 km à réhabiliter.
Les ouvrages envisagés consisteront essentiellement dans « des travaux de grosses réparations, de réparations localisées et de point à temps », indique-t-on.
A cet effet, le ministère en charge des infrastructures a décliné son offre en 5 lots: le premier concerne la Route Nationale (RN 1) Tandjouaré-Cinkassé; le deuxième, la RN2/3 Aflao-Rond-point Port-Avepozo et Aneho-Sanvee Condji; le troisième, la RN 5: Kpalimé-Adagali-Kpélé Govié; le quatrième lot, la RN 15 : Témédja-Badou-Frontière Ghana et le dernier lot, la RN 28 : Dapaong-Ponio-Frontière Burkina Faso.
Le coût des travaux sera imputé à des fonds de la Société Autonome de Financement de l'Entretien Routier (SAFER). Toutefois, précise-t-on, les entreprises attributaires de marchés publics dont le taux d'exécution n'a pas atteint 70% et qui sont en retard par rapport au planning d'exécution ne sont pas habilitées à participer à l'appel à concurence.
Séna Akoda
Selon la Banque mondiale, le pourcentage de personnes dans l’extrême pauvreté est tombé à 10% en 2015. Mais le rythme de cette baisse a ralenti. C’est ce qu’indique l’institution de Bretton Woods dans son rapport bisannuel intitulé « Pauvreté et Prospérité partagée 2018 : Compléter le puzzle de la pauvreté », publié ce 17 octobre 2018, à l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la pauvreté.
Au Togo, le taux de pauvreté a reculé de 1,6% entre 2015 et 2017, pour ressortir à environ 53,5%, d’après l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED).
Si les progrès économiques mondiaux ont permis de réduire le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté, près de la moitié des habitants de la planète restent encore confrontés à de grandes difficultés pour satisfaire leurs besoins élémentaires, souligne l’institution multilatérale. Les statistiques sont effrayantes.
Plus de 1,9 milliard d’individus, 26,2% de la population mondiale, dont une forte cohorte en Afrique subsaharienne, vivait avec moins de 3,2 dollars par jour en 2015. Près de la moitié de la population mondiale, exactement 46%, disposait de moins 5,5 dollars par jour pour vivre.
Le Groupe, dont les objectifs « sont et restent de mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030 et de stimuler la prospérité pour tous », selon son n°1 Jim Yong Kim (photo), observe notamment qu’en Afrique subsaharienne, région abritant le plus grand nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté, un tiers des pays ont connu une croissance négative des revenus des 40% des populations les plus pauvres. Outre les aspects monétaires, la Banque mondiale souligne que les pauvres ont surtout « souffert d’un manque d’accès à des services d’éducation et à des services d’infrastructures de base ».
Au Togo, 1500 jugements supplétifs et 2500 certificats de nationalité vont être délivrées du 15 octobre au 03 novembre 2018 dans les régions Centrale et Maritime.
L’initiative, s’inscrit dans le cadre des journées « administration rapide de proximité » lancées par les autorités, dans la lignée de la journée africaine de la fonction publique.
Durant 20 jours, l’opération va permettre de doter les citoyens dépourvus de toute pièce d’identité, et qui rechignent à le faire, soit à cause de la lenteur de la procédure d’obtention, soit par manque de moyens, ou carrément par désintérêt.
Elle se tiendra essentiellement dans les tribunaux et préfectures des régions concernées.
La campagne de délivrance de ces pièces d’identité sera également l’occasion pour l’administration publique, de se rapprocher un peu plus des usagers.
Octave A. Bruce
Créée par décret pris en conseil des ministres, l'Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo va être opérationnelle bientôt. Un document consulté par la rédaction de Togo First révèle que les démarches en ce sens sont en cours. En effet, ce document indique que le Conseil d'Administration de l'agence vient de lancer une vague de recrutements à des postes stratégiques au profit de cette structure.
Un chargé des investissements, un ingénieur en infrastructure rurale, un chargé des acquisitions ou de passation des marchés, un spécialiste en agro-industrie, un responsable administratif et financier, c'est un aperçu de la kyrielle de postes que le Conseil d'administration veut pourvoir. Comme le précise le document, "en vue de rendre fonctionnelle l'agence".
De fait, l'agence en charge de la mise en oeuvre de l'APRODAT devrait veiller à la promotion des investissements dans les domaines agricoles et agro-industriels. Elle devrait, en outre, œuvrer à la transformation des produits avant exportation et coordonner la création, l’aménagement et la gestion des agropoles sur tout le territoire national.
Compte tenu de la place qui est réservée à cette structure dans la mise en route du projet de développement des agropoles, dès que l'APRODAT est assise administrativement, son opérationnalisation ne devrait, de toute vraisemblance, plus tarder.
Et une fois ce palier franchi, le projet de mise en place des agropoles, qui ambitionne de révolutionner le secteur agricole togolais, devrait prendre un coup d'accélérateur.
Séna Akoda
Les délégués et les experts du transport aérien de l'UEMOA sont en réunion dans la capitale togolaise où ils réfléchissent à l'amélioration de la gouvernance et à la relance du secteur aérien communautaire.
Ouverte à Lomé hier, 16 octobre 2018, cette réunion qui devrait s'achever jeudi 19 octobre 2018, permettra au Comité de Coordination du Programme Régional de Développement du Transport Aérien des Etats membres de l'UEMOA de trouver des solutions à la modeste performance du transport aérien de l'espace communautaire.
Pour ce faire, cet organe devrait encourager les acteurs du secteur à l'amélioration de l'efficacité de leurs offres de services et à l'amélioration de la gouvernance du secteur du transport aérien, résume l'un des responsables du secteur au sein de l'UEMOA. "L'ambition de l'UEMOA est de créer un marché commun au sein des huit Etats".
Il assure que le transport aérien est un outil majeur pour asseoir ce marché commun, notamment par des échanges pratiques, fiables à travers l'union.
Partant du constat selon lequel le transport aérien est le soutien indispensable du tourisme, premier pourvoyeur d'emplois de l'espace, il souhaite que les Etats travaillent en synergie et mutualisent leurs moyens pour développer la sécurité et la sûreté sur terre et dans les airs.
Pour sa part, Raymond Krikpeu Assoukou, représentant de la Commission de l'UEMOA au Togo, espère l'ouverture d'une ère nouvelle de l'aéroport dans l'espace.
Séna Akoda
Au Togo, un financement de 19 392 000 $, soit 9 696 000 000 FCFA sera nécessaire pour réaliser un projet d'hybridation de moteur diesel des plateformes multifonctionnelles avec système solaire.
Ce projet, connexe au Programme d'Appui au Développement à la Dase (PRADEB), logé au ministère en charge du développement à la base, devrait être implémenté par le même ministère sur une période de 36 mois, précise un communiqué.
Son objectif global est d'accroitre l'accès à l'électricité et aux services énergétiques modernes grâce au développement et à l'utilisation de technologies de l'énergie solaire dans 50 localités rurales disséminées sur tout le territoire.
Ces localités, retenues parmi celles qui bénéficient des Plateformes Multifonctionnelles installées par le PRADEB, ont été les mieux notées sur la base des critères comme la bonne organisation du groupement gestionnaire, la rentabilité socioéconomique et la bonne gestion financière et technique de la Plateforme Multifonctionnelle.
Dans la perspective de la mise en route du projet, la BOAD vient de signer avec la République togolaise, un accord de gestion de don d'une valeur de 2,6 millions $, soit 1,3 milliard FCFA (don du Fonds pour l'Environnement Mondial).
Hormis cette enveloppe, le projet devrait nécessiter un prêt de la BOAD à hauteur de 6 milliards FCFA, une contribution en numéraire de l'Etat togolais chiffrée à 472 millions FCFA, et une contribution en nature de l'Etat et des bénéficiaires, évaluée à 1,912 milliard FCFA.
Séna Akoda
Au Togo, le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) travaille davantage à ce que les préoccupations capitalistes des exploitants miniers s’accordent avec les attentes environnementales et sociales des zones d’extraction et d’exploitation minières, a constaté la rédaction de Togo First.
En effet, ce projet financé par la Banque mondiale, se propose d’exécuter une série d’activités en phase avec cette ambition.
Entre autres tâches prévues, le PDGM envisage de planifier et de mettre en œuvre les activités de sauvegardes environnementales et sociales, respectueuses des normes environnementales et sociales du Togo et de la Banque Mondiale.
Il prévoit également d’identifier l’ensemble des risques et impacts potentiels négatifs susceptibles d’être créés par ses interventions. Et, ensuite, de proposer des mesures pour les modérer. Une autre action concerne l’appui du projet à la révision de l’audit de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) y compris le suivi et l’exécution des mesures correctives qui pourraient en découler.
Toutes ces activités dont l’objectif commun est, d’ancrer les questions environnementales et sociales au cœur des préoccupations de la gouvernance minière au Togo, devront être accomplies par un spécialiste en sauvegardes environnementales et sociales.
Séna Akoda
L’Autorité de Réglementation des secteurs des Postes et Télécommunications (ART&P) du Togo ambitionne de passer à un contrôle automatisé des tarifs de services de communications électroniques.
Cette réforme, une fois matérialisée, devrait permettre à cet organe de contrôler, grâce à un outil moderne de gestion, les tarifs des services de communications électroniques que pratique le duopole TogoCom-Moov, ainsi que les autres opérateurs des secteurs de la téléphonie mobile et des télécommunications.
Selon un document consulté par la rédaction de Togo First, l’institution régulatrice a lancé à cet effet un appel d’offres pour l’acquisition d’un outil automatisé. Toutefois, à la date fixée pour la clôture des dossiers (9 octobre 2018), les candidatures enregistrées se sont révélées en deçà du quota nécessaire.
En conséquence, le régulateur des acteurs des postes et télécommunications au Togo proroge la date de clôture du dépôt des offres au 31 octobre 2018.
En effet, précisent les dispositions de l’article 54 du Code des Marchés Publics, « lorsqu'un minimum de trois plis n’a pas été remis aux dates et heures limites de réception des offres, l’autorité contractante ouvre un nouveau délai qui ne peut être inférieur à 15 jours calendaires et qu’elle porte à la connaissance du public ».
Séna Akoda
8 ans après avoir adhéré au processus de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), le Togo a atteint des résultats significatifs grâce aux efforts engagés : « Sur les 27 exigences de la norme ITIE, le Togo en a validé 20 ». L’annonce a été faite hier lundi 15 octobre 2018 par le premier ministre Togolais, Komi Selom Klassou, au cours de la 7ème réunion ordinaire du conseil national de supervision de l’ITIE à Lomé.
Les résultats satisfaisants s’expliquent par la modernisation du code minier togolais que le pays envisage d’harmoniser avec le cadre communautaire de l’Uemoa, l’instauration de la loi relative à la contribution des entreprises minières au développement local et régional, ou encore les réformes engagées, relatives à l’opérationnalisation des organes de mise en œuvre de l’initiative.
S’ajoutent à cela la création de l’Office Togolais des Recettes (OTR), la mise en place de la Haute autorité de prévention de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia) et la loi de finances gestion 2019, visant la gestion axée sur les résultats.
Malgré ces bonnes performances, le Togo qui a été déclaré en 2013 à Sydney, « pays conforme à l’ITIE », ne compte pas s’arrêter là : « Une deuxième validation est attendue en novembre 2019 afin d’évaluer les performances réalisées dans les 7 autres restantes », a ajouté Komi Selom Klassou.
En 2017, les industries extractives ont contribué à hauteur de 18,5% du total des exportations du pays, pour près de 3,5% au PIB et pour 2,5% aux recettes. Pour l’année en cours, cette participation s’élève déjà, à la fin du mois de septembre, à 3,5% des recettes.
Octave A. Bruce
La capitale togolaise accueillera, du 20 au 21 octobre, l’édition 2018 du NASA Space Apps Challenge.
L’évènement, une sorte de hackaton international imaginé en 2012 par l’agence nationale spatiale américaine, se déroule simultanément dans plusieurs villes du monde.
Pendant 48h, la compétition organisée pour la 5ème fois au Togo, en partenariat avec l’Africaine d’Architecture, WoeLab et Nativ Stimulation Numérique, va réunir des ingénieurs, programmeurs, bidouilleurs, designers, entrepreneurs, étudiants…
Il s’agira essentiellement pour eux de réfléchir et de produire des solutions ouvertes et innovantes, applicables dans le cadre de la vie sur terre ou dans l’espace.
Les participants, constitués en équipes pluridisciplinaires vont relever un des challenges proposés cette année par la NASA, parmi les thèmes suivants : « construire ; aidez à comprendre la Terre ; volcans, icebergs et astéroïdes ; Ressources de la planète, problèmes et solutions ; la cryosphère ; Science et exploration spatiale ».
Le projet le plus innovant sera présenté à la NASA.
Octave A. Bruce