Les trafiquants qui se livrent au commerce illicite des biens culturels risquent de ne plus trouver de terrain au Togo pour opérer. La Représentation nationale a en effet adopté en fin de semaine dernière deux projets de loi.
Le premier, pour autoriser la ratification de la convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels, adoptée le 17 novembre 1970 à Paris.
S’agissant du second, il donne le feu vert pour l’adhésion du Togo à la convention d’Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée le 24 juin 1995 à Rome.
La première convention, entrée en vigueur en 1972 vise à combattre le commerce illicite des biens culturels grâce à une coopération internationale qui devrait permettre d’affiner la lutte contre le pillage des biens culturels, en assurant la protection des patrimoines nationaux et la moralisation du commerce des biens culturels en général, et des œuvres d’art, en particulier.
Avec la ratification de cette convention, le Togo devrait se doter d’un véritable rempart contre les vols dans les musées et les édifies religieux, le pillage des sites archéologiques ou l’éparpillement de collections importantes. La convention d’Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée le 24 juin 1995 à Rome, vise, quant à elle, à faciliter le retour des biens culturels dans leur pays d’origine.
La Journée Internationale de la Jeunesse se célèbre dans le monde chaque 12 août. Cette année, le thème retenu par la communauté internationale est : « Des espaces sécurisés pour les jeunes ».
En prélude à cette célébration au Togo, la ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé (V.T-D), a accordé le vendredi 10 août 2018, une interview à un panel de médias dont Togo First.
T.F : Pourquoi les Nations Unies ont-elles instauré une journée internationale de la jeunesse ?
V.T-D : Depuis l’année 1999, la date du 12 août a été retenue par les Nations Unies, pour, non seulement reconnaître le plein potentiel de la jeunesse dans le monde, mais aussi, célébrer le rôle majeur que la jeunesse joue dans le développement de nos sociétés, surtout dans la construction des sociétés pacifiques.
L’objectif poursuivi par cette célébration est de promouvoir la participation effective des jeunes dans le processus de prise de décision de nos sociétés.
T.F : comment le gouvernement fait-il face à la question que soulève le thème de cette année ?
V.T-D : le thème retenu cette année est « Des espaces sécurisés pour les jeunes ».
La question qu’il faut se poser alors est : Pourquoi justement des espaces sécurisés pour les jeunes ?
Les jeunes ont leurs préoccupations. Ils ont des besoins spécifiques, propres à eux. Ils ont besoin de se retrouver entre eux pour échanger. Ils ont du potentiel et des talents et ont besoin d’espaces qui leur permettent de démontrer ce potentiel. Il apparaît donc tout à fait normal que l’on puisse identifier ce thème et approcher les dirigeants pour qu’ils accordent un peu plus d’importance à la mise en place des espaces dédiés aux jeunes.
Pour notre pays, c’est un thème évocateur qui nous invite à renforcer les stratégies de mise en place de ces espaces.
Depuis 2012, le gouvernement togolais a pris conscience de la nécessité de créer ces espaces pour les jeunes. Il existe un vaste programme de maisons et centres de jeunes qui ont abouti à la création d’une quinzaine d’espaces. Ce sont des espaces qui favorisent la pratique des activités socio-éducatives et citoyennes et qui leur permettent de s’épanouir ainsi que de s’insérer efficacement dans la vie socio-professionnelle.
Je voudrais saisir l’occasion pour féliciter et remercier très sincèrement les hautes autorités du pays qui ont compris très tôt la nécessité de mise en place de ces cadres et qui œuvrent sans cesse pour que des investissements soient faits pour ces jeunes.
Les maisons des jeunes viennent compléter l’arsenal mis en place par le gouvernement pour assurer l’avenir des jeunes et les amener à être des citoyens capables, actifs et impliqués dans la construction de notre pays.
T.F : voudriez-vous nous préciser le rôle de ces maisons et centres de jeunes dans la politique globale de promotion de la jeunesse du Togo ?
V.T-D : les maisons ou centres des jeunes sont des structures multifonctionnelles qui ont vocation à œuvrer pour le plein épanouissement et l’insertion socio-économique des jeunes.
Lorsque vous prenez une maison de jeunes, vous y trouvez des activités socio-éducatives, des activités sportives et culturelles qui se complètent.
L’objectif poursuivi est de faire du jeune un citoyen complet qui libère tout son potentiel.
Nous avons par exemple la Maison des Jeunes d’Amadahomé qui a été réalisée sur fonds propres de l’Etat tout comme celle de Kara.
On peut citer également celles de Mango, Dapaong, Sokodé en construction, Tandjouaré, Gando…, plein de localités. C’est tout un programme qui se met en place progressivement. Nous intensifions les activités qui se déroulent souvent dans ces centres, à l’instar des Vacances Utiles qui vont démarrer très bientôt. L’ambition du gouvernement togolais est de rendre plus constantes ces activités tout le long de l’année.
Propos recueillis par Octave Aholnko Bruce (Stagiaire)
Le parcours de Yao Samson Agbevoudo est pour le moins curieux. Nanti d’un BTS en commerce international, le jeune Sami s’est découvert une passion pour la bijouterie et l’orfèvrerie. Parer le corps de gens de chefs-d’œuvre et en tirer une intense satisfaction… jusqu’au jour où le bois lui fit détourner le regard.
Malgré des débuts difficiles, le jeune créateur de Sami’s Innovation s’accroche et finit par émerveiller son monde. Il s’inscrit au programme d’appui et suivi du Faiej qui lui permet de mieux s’outiller et bénéficie d’un soutien financier de l’institution.
Togo First l’a rencontré à l’occasion d’une tournée de proximité organisée par le ministère du développement à la base, à l’endroit des jeunes entrepreneurs ayant bénéficié de l’assistance technique et financière du Faiej et/ ou du Pradeb. Entretien.
Togo First : Qu’est-ce qui vous a amené à la sculpture ?
Agbevoudo Y. Samson : J’étais dans le domaine de la bijouterie au départ. Vous vous demanderez ce qui a bien pu m’amener à la sculpture, vu que les deux choses sont différentes. J’avais un grand frère sculpteur, qui, un jour, a vu mes créations en bijouterie. Il m’a dit que ce que je faisais était de l’art et que je réussirais encore plus en sculpture. Il m’a proposé un test. Nous sommes allés à l’atelier de sculpture et il m’a montré des choses. C’est partant de là que j’ai réalisé qu’il y a une méthodologie en sculpture qui s’apparentait à ce que je faisais avec les bijoux. C’est donc de là qu’est venue l’envie de sculpter. Aujourd’hui je m’y sens très bien. J’ai commencé à 22 ans. D’aucuns penseront peut-être que c’est tard mais, à partir de ce que j’ai découvert lors de cette reconversion, j’ai réalisé que vous avez beau être vieux, une fois que vous vous prenez d’intérêt pour quelque chose, vous pouvez la maîtriser rapidement.

TF : Comment vivez-vous l’art et qu’est-ce qui vous inspire le plus souvent ? Comment l’inspiration vous vient-elle ?
AS : Je fais tout par passion. Tout m’inspire. Il me suffit de voir quelque chose pour que mon esprit se mette en branle et que des idées me viennent. Je me suis découvert un faible pour les logos des sociétés et des institutions. Lorsque je vois un logo, j’ai envie de le reproduire avec du bois, et quand je lis le slogan d’une entreprise ou d’une institution, j’ai envie de sculpter quelque chose qui puisse le refléter et le matérialiser. J’ai produit des logos de quelques grandes entreprises que j’ai approchées et j’ai eu le plaisir de remarquer qu’elles ne s’y attendaient pas elles-mêmes. Mais les moments où je ressens le plus d’inspiration sont ces moments où je suis triste. Ces moments où je ressens de la douleur ou de la mélancolie. Beaucoup de choses me passent par la tête en ce moment et j’ai envie de les exprimer avec du bois.

TF : Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté ?
AS : Nous vivons dans une société où ce sont beaucoup plus des personnes aisées qui s’intéressent à la sculpture ou désirent acquérir des objets d’art. Parce que ces objets sont chers. Donc la principale difficulté réside dans le fait de trouver des clients à qui produire. Lorsque c’est fait, l’autre difficulté est d’aller à l’intérieur du pays, chercher et trouver le bois qu’il vous faut pour réaliser la commande et pouvoir l’acheminer. En sculpture, il vous faut investir dans votre production. Lorsque vous n’avez pas de client, c’est à vous de sculpter quelque chose et d’aller à la recherche de la cible qui pourra être intéressée par votre production. Lorsque vous avez les moyens de production, l’inspiration est encore plus facile à trouver.
TF : Comment se déroule le processus de la naissance de l’inspiration à la finition de l’œuvre ?
AS : Lorsque l’inspiration naît, je fais une esquisse sur un papier. C’est à base de ce dessin que je réalise l’œuvre avec du bois. Cela suppose qu’il faut être bon en dessin pour ne pas se louper une fois que vous aurez commencé la production. Il faut aussi surtout avoir une idée précise de ce que vous voulez. Ne pas faire l’à peu près pour avoir à tâtonner une fois que vous aurez commencé le travail sur le bois. J’utilise toute sorte de bois. De l’ébène, de l’acajou, du lingué, du teck.
La partie la plus importante du métier est l’inspiration. Sans elle, vous n’arriverez pas à produire. C’est pour cela que je dirige quasiment toute mon inspiration vers une cible précise. Je ne m’éparpille pas, au risque d’avoir trop d’idées en tête et de ne pas pouvoir faire le bon choix.
Les œuvres que je produis débouchent toujours forcément sur une cible précise. Soit une personnalité, une institution ou quelqu’un à qui j’ai pensé avant de commencer. Ma base de clientèle est assez restreinte pour le moment. Je produis le plus souvent pour livrer immédiatement. Je ne le fais pas pour exposer à moins de bénéficier de ressources ou d’en avoir à disposition.
TF : Parlant de ressources, est ce que vous avez bénéficié d’un accompagnement institutionnel ?
AS : Oui, j’ai reçu un soutien financier de la part du FAIEJ à hauteur d’un million de francs Cfa qui m’a permis de m’installer et d’ouvrir ma boîte. Il est vrai que j’ai démarré sur fonds propres mais, c’est lorsque j’ai pu bénéficier de cet accompagnement que j’ai fait le gros du travail. J’attends la deuxième tranche qui doit constituer le fonds de roulement de ma petite entreprise.
Maintenant, en plus de cet accompagnement, j’ai bénéficié d’un appui technique. J’ai suivi une formation en création d’entreprise et elle a changé beaucoup de choses dans ma perception des choses et m’a ouvert à un monde que je ne connaissais pas.
La première chose de bien que j’ai retenue, c’est la nécessité et l’avantage pour le jeune entrepreneur de se formaliser. Lorsque vous avez votre structure à vous et que vous évoluez dans un secteur d’activité où vous vendez et où vous achetez également, il est impératif de se formaliser afin d’être visible sur le marché et de pouvoir postuler à des offres. Ce sont ces choses qui font vivre l’entreprise.
Dans mon domaine, il arrive que des offres soient lancées sur le marché et relayées par exemple par la presse. Et ces offres exigent un minimum de garanties et de reconnaissance officielle. N’eût été cette formation du FAIEJ qui m’a appris beaucoup de choses, je serais resté dans le noir à me contenter du peu que j’arrivais à décrocher comme marché.
Je pensais avec le temps à monter une petite entreprise de sculpture, mais faute de moyens et de personnes ressources pour me guider et m’accompagner, je ne pensais pas que cela était réalisable. C’est avec le FAIEJ que j’ai pu concrétiser mes rêves.
J’ai à la base un BTS en commerce international. Et aujourd’hui, je fais de la sculpture. Beaucoup n’y verraient aucun rapport. Mais toutes les actions que je mène aujourd’hui sont un mix de ce que j’ai appris sur les bancs et de la formation que j’ai suivie grâce au FAIEJ.

TF : Quelles sont vos perspectives à long terme ?
AS : M’établir plus solidement et diversifier mes productions et donc ma base de clientèle. Je suis déjà arrivé là alors que je n’y pensais pas réellement ; alors j’ai envie d’aller plus loin. J’ai envie d’exposer, que ce soit dans des galeries ou sur de grandes scènes à l’international, mais il faudra d’abord que je réalise beaucoup de choses. Il faut de l’argent pour travailler et je fais tout pour essayer d’en avoir. Dès que c’est le cas, je pourrai laisser libre cours à tous mes rêves et à toutes mes ambitions.
TF : Lors de la tournée consacrée aux jeunes entrepreneurs les 24, 25 et 26 juillet derniers, la ministre du développement à la base, Victoire Tomégah-Dogbé a été subjuguée devant une de vos œuvres et s’est entretenue avec vous. Que vous a-t-elle dit ?
AS : (Rires). J’ai toujours rêvé qu’une personnalité remarque ce que je fais et s’y intéresse. Donc j’ai été très ravi de voir que cela lui a plu. Elle m’a dit qu’on travaillera ensemble et que je lui réaliserai des commandes en des occasions officielles. Cela m’a touché. Pour moi, cela représente comme une consécration. Cela veut dire que je suis sur la bonne voie et cela m’encourage à aller de l’avant et à produire encore mieux.
J’en profite pour lancer un appel à tous ceux qui aiment l’art et veulent bien y investir de miser une pièce sur moi. J’aurais aimé que quelqu’un me tende la main lorsque j’ai commencé, mais je n’en ai pas eu. Il a fallu que je me batte, que je fasse parfois du tort à certaines personnes parce que je ne voyais que mon objectif. Mais maintenant que c’est en bonne voie, je ne refuserai pas d’aide. Que ce soit d’un aîné dans le domaine ou d’une tierce personne. L’art a besoin d’être encouragé.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo et Octave Ahlonko Bruce (Stagiaire)
Selon le rapport-bilan de l’Aide Publique au Développement (RAPD) présenté le jeudi, 09 août 2018, le Togo a mobilisé sur la période 2006-2015 la somme de 3283,54 millions $, avec une variation inter annuelle de 147,53 millions $.
Sur la même période, le document indique une hausse des ressources mobilisées au titre des APD, passant de 3,9% en 2006 à 5,5% en 2015. Le taux d’endettement a, quant à lui, enregistré une forte baisse de 67,49% à 25,6%.
A la lumière de ces chiffres, Christophe Akpoto, Directeur de la coopération bilatérale au ministère de la Planification, affirme que les APD ont une incidence significative sur le développement du pays. Mieux, il salue l’initiative de dresser le bilan des APD : « Ce dont nous nous félicitons, c’est que nous disposons d’une étude qui nous permet de voir dans quel sens orienter nos efforts pour une mobilisation accrue des ressources pour le financement du Plan national de développement (Pnd)».
Notons que ce rapport-bilan, qui a été validé le même jour à la suite de sa présentation, relève les forces et faiblesses des APD dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies de développement (DSRP-C et SCAPE). Il formule également des recommandations.
Au Togo, les APD permettent de poursuivre les investissements dans les domaines stratégiques des infrastructures, de la santé, du développement agricole, de la sécurité alimentaire et de la lutte contre les inégalités sociales. En 2017, elles s’élevaient à près de 373 millions $, soit 217 milliards FCFA.
Le programme d’accompagnement des jeunes dans la réussite de leur parcours entrepreneurial, « Jeudi J’ose », initié par le Faiej (Fonds d’aide aux initiatives économiques de jeunes), a tenu le jeudi 9 août 2018, à la Blue Zone de Cacavéli, à Lomé, sa 34ème édition.
Pour cette session du mois d’août, les participants ont conféré autour du thème « les techniques de communication institutionnelle et média des start-ups », animé par Benny-Koffi Johnson, journaliste à la Tvt et manager de SB Services.
Les jeunes entrepreneurs ont été entretenus sur la nécessité d’avoir « une stratégie de communication qui puisse s’adapter à leur vision et à leur budget », indique l’un des intervenants face aux médias à la fin des échanges.
Dantse Emefa Tania, une jeune entrepreneure évoluant dans la restauration, témoigne que cette session de formation lui a permis d’apprendre à « mieux utiliser les techniques de communication et particulièrement les réseaux sociaux afin de mieux vendre ses produits ».
La session s’est poursuivie avec l’information sur la vitrine FAO et l’importance du marché des produits locaux. Selon les explications, la vitrine FAO est un espace dédié à la promotion et à la visibilité des produits locaux. Les discussions sur le sujet ont été coordonnées par Layi Salami, président du Comité de Coordination de la Vitrine FAO.
« Jeudi, J’ose » est une rencontre d’échanges et de partages d’expériences entre les jeunes entrepreneurs et leurs ainés ou des professionnels, lancée en novembre 2015 par le Faiej. Elle se tient chaque deuxième jeudi du mois.
Au Togo, les volontaires nationaux de compétences vont désormais bénéficier d’une assurance-maladie, ainsi que leurs ayants-droit (famille, conjoint et enfants d’âge mineur). Le projet a été lancé hier 09 août 2018 dans la capitale togolaise par l’Agence Nationale de Volontariat du Togo (ANVT).
Ce lancement a été couplé de la signature d’une convention portant sur le programme de couverture sociale, entre Omar Agbangba, directeur général de l’ANVT (Agence nationale du volontariat au Togo), et Myriam Dossou, directrice de l’Institut National d’Assurance-Maladie (INAM), au cours d’une cérémonie présidée par Victoire Tomégah-Dogbé, ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes.
Au total, le projet prendra en charge 3800 personnes dont 2208 volontaires nationaux de compétence inscrits et immatriculés dans la base des assurés de l’INAM. Il coûtera chaque année 150 millions FCFA à l’Etat.
Selon le N°1 de l’ANVT, ce projet, par sa vocation à réduire la précarité et à prendre en charge les maladies, devrait raffermir l’engagement des jeunes volontaires de compétences dans le cadre de leurs missions. Victoire Tomégah-Dogbé pour sa part, estime que cet engagement de l’Etat aux côtés des volontaires témoigne des efforts du gouvernement en matière d’épanouissement de la jeunesse togolaise et de l’inclusion financière. Il traduit en outre, son ferme engagement à relever le niveau de vie de la jeunesse togolaise, à repousser les frontières de la précarité et surtout, à assurer une protection sociale à toutes les couches de la population.
La ministre exhorte les bénéficiaires à faire preuve de responsabilité dans l’usage de cette couverture maladie qui leur est offerte et à éviter les abus : « C’est de votre responsabilité de protéger cette assurance afin d’éviter les différents abus qui peuvent être liés à son usage. C’est comme cela que vous contribuerez à pérenniser cette action, dont l’efficacité et la durabilité relèvent de nos responsabilités individuelles et collectives ».
Par un communiqué de presse, on apprend que Youth Competency Development Center (Youth CDC), lance le Certificate in Development of Innovation Companies (CDIC) au Togo.
Cette certification de haut niveau, qui se veut « un outil de référence pour la reconnaissance des personnes ayant le potentiel de créer, diriger ou travailler dans une start-up », devrait permettre de répondre à de nombreux défis entrepreneuriaux, indique le document.
En effet, face à la problématique du chômage et de l’emploi des jeunes en Afrique, l’entrepreneuriat se présente comme l’une des alternatives crédibles pour les Etats. Mais il se heurte à bien des obstacles, comme le financement des premiers pas, la méconnaissance du marché et/ou des canaux de distribution.
La certification CDIC, qui est en voie d’être reconnue sur le plan national, permettra de remédier à cette situation. Son obtention est subordonnée à l’inscription à un programme d’accélération Youth CDC, subventionné par les initiateurs et d’autres partenaires tels que l’Anpe (Agence Nationale pour l’Emploi), Kusuntu Partners ou encore le réseau Afric’innov.
Toujours selon le communiqué, « le programme offre aux étudiants, entrepreneurs ou dirigeants de Pme, une formation de haut niveaux sur 3 mois », qui traiteront des thématiques telles que « la levée de fonds, le marketing digital, la stratégie d’entreprise ou encore le droit des affaires ».
Youth CDC a pour ambition de lutter contre le chômage des jeunes en Afrique à travers la promotion de l’entrepreneuriat. L’inscription au programme d’accélération se fait sur https://buff.ly/2MThOcP
Photo : Tech228
Après deux ans de mise en œuvre, le projet Agri-Pme était le mardi, 07 août 2018, à l’heure du bilan à mi-parcours. En deux campagnes agricoles notamment 2017-2018 et 2018-2019 (en cours), le nombre de bénéficiaires d’engrais subventionnés est passé de 14 000 à 50 000. Une performance que Ouro-Koura Agadazi, ministre en charge de l’agriculture, attribue à l’application mobile Agri-Pme.
Ce bond enregistré illustre en effet des avancées significatives en termes de distribution de stock d’engrais dans les zones rurales, depuis qu’Agri-Pme est opérationnelle.
Lancée en 2016, cette application facilite l’achat des engrais, le paiement des factures et l’octroi des subventions aux agriculteurs. Selon le ministre, il s’agit d’un saut qualitatif enregistré dans l’utilisation de cet outil.
Avec la tournée nationale d’information et de sensibilisation à l’utilisation de cette application mobile, menée récemment par une délégation du ministère de tutelle, les chiffres devraient à l’avenir, s’améliorer sensiblement. Il est à noter que, sur la même période, le volume d’engrais subventionné est passé de 30 000 tonnes à environ 40 000 tonnes.
Le groupe bancaire panafricain Ecobank vient d’annoncer ce mercredi les finalistes de l’édition 2018 du concours Ecobank Fintech Challenge, un concours pour les start-ups technologiques dont les activités sont axées sur l'Afrique.
Au total, 11 fintech dont Mojipay, une jeune pousse togolaise spécialisée dans le transfert d’argent, en Afrique et un peu partout dans le monde, poursuivront cette aventure dont le verdict est attendu fin août.
Une cérémonie d'innovation et de remise des prix honorera les start-up le 30 août 2018 au siège d'Ecobank à Lomé, au Togo.
Lors de cette messe, les start-up exposeront et présenteront leurs produits à un jury pour le prix Ecobank Africa Fintech. Les trois premières devraient repartir chacune, respectivement, avec une enveloppe de 10 000 dollars, 7 000 et 5 000 dollars. La cérémonie marque également l’adhésion officielle des 11 start-ups à l’initiative Ecobank Fintech Fellowship.
Ecobank Fintech Fellowship qui se déroulera sur six mois permettra aux onze start-up finalistes d’explorer des possibilités de partenariat avec le groupe Ecobank.
Les onze start-up finalistes sont: Lypa (Kenya), Wallet.ng (Nigéria) (https://Wallet.ng/), Nala (Tanzanie), Litee (Bénin), SESO Global (Afrique du Sud), InvestED (Sierra Leone), Eversend (France), Secapay (Nigeria), Virtual Identity (Afrique du Sud), MojiPay (Togo), Awamo (Allemagne).
Ecobank Fintech Challenge a été conçu en partenariat avec le cabinet de conseil Konfidants et est soutenu par divers autres partenaires en Afrique et dans le monde.
Fiacre E. Kakpo
Le coordonnateur chargé des chaînes de valeur du Mifa (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole), Noel Bataka, a entrepris ce mardi 7 août 2018, une visite de 3 des 8 sites sélectionnés pour la phase pilote du projet.
L’initiative vise principalement à constater de visu les progrès enregistrés sur le terrain depuis la mise en place du mécanisme et de s’entretenir avec les acteurs de la première chaîne de valeur que sont les agriculteurs, ainsi que les conseillers en exploitation.
Ainsi, les sites de Kovié, d’Agou et celui de Notsè ont été respectivement été visités par le coordonnateur.

« Le Mifa, pour nous est une grande innovation »
Le premier site-pilote à avoir reçu la visite du Coordonnateur a été celui de Kovié/Mission Tové, (40 km de Lomé), basé dans la Vallée du Zio. Le périmètre spécialisé dans la production du riz a bénéficié du concours technique du Mifa et recevra bientôt son premier chèque. Pour Kossi Djifa Adokanou, président du Comité de Gestion du Périmètre Rizicole de la Vallée du Zio, une entité qui s’occupe de la coordination des coopératives régionales opérant dans le secteur rizicole, l’avènement du Mifa permettra de booster et de mieux réguler la production de ce riz hautement apprécié sur le territoire national. « Jusqu’à ce jour, nous étions confrontés à beaucoup de difficultés, notamment dans l’écoulement de la production et la mévente. Avec le Mifa, c’est une grande solution qui s’offre puisque désormais, selon ce que nous retenons du mécanisme, nous aurons des débouchés », affirme-t-il. Et de poursuivre, « Nous allons passer à la production contractualisée. Avant même que l’agriculteur ne produise, il connaît déjà l’acheteur et le prix. ». Pour finir, le responsable des quelques 600 producteurs de riz de la vallée a confié qu’ils attendaient sous quinzaine, une subvention de près de 500 millions de Fcfa, destinée à améliorer la production et optimiser le rendement.
356 hectares destinés à la culture du riz et du maïs à Agou
La seconde étape de la visite du responsable du Mifa a été la région d’Agou, où se retrouvent 4 Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (Zaap), que sont Gadjagan (106 ha cultivables), Nitoé et Akplolo (100 ha chacun, destinés au riz et au maïs) et Avétonou, la plus petite (50 ha).
Sur la première Zaap qui regroupe 212 agriculteurs, à raison d’un demi-hectare par producteur, les acteurs se sont réjouis de la mise sur pied du mécanisme et se sont déclarés impatients d’en tirer le bénéfice. Pour leur président, Sédo Koffi Séményo, « le mécanisme va changer beaucoup de choses, ce qui va nous permettre d’augmenter notre production et de bien prendre soin de nos familles, surtout que l’aspect assurance aussi y est présent ».
De son côté, Folly Notchron, l’un des agriculteurs de la Zaap Agou, active depuis 1914, confie : « les difficultés que nous rencontrions avant pour faire des prêts et donner des cautions de garantie ne sont plus d’actualité avec le Mifa. Nous sommes très en joie, nous, agriculteurs. Tout est assuré, même les aléas climatiques qui sapent notre travail ». Même son de cloche de la part des responsables des sites de production d’Avétonou qui ont félicité le Coordonnateur du Mifa et ont manifesté leur satisfaction de voir désormais leurs soucis d’écoulement de leurs produits et de leur financement se résoudre. Le responsable du mécanisme a également discuté avec les conseillers en exploitation agricole qui accompagnent au quotidien les agriculteurs qu’ils ont enregistrés et formé.
Les femmes de Notsè et leur manioc pour clôturer l’expédition champêtre
Pour finir, la délégation emmenée par le Coordonnateur a clôturé sa journée de visite à Agotové, un village situé à 10 km de Notsè. Là, un groupement de femmes spécialisées dans la culture de manioc et la production de gari ont été entretenues quelques semaines auparavant sur le Mifa et ses avantages. Les agricultrices ont remercié le Chef de l’Etat pour cette initiative et exprimé leur reconnaissance au Coordonnateur pour être venu jusqu’à elles.
Dagnowou Ami (photo), secrétaire de la Coopérative Miwoè né gnon en a profité pour soulever un point crucial qui entrave souvent leur activité : les conflits avec les éleveurs de la région, « dont les bêtes saccagent les plantations et réduisent à néant » leurs productions. Elle a donc sollicité le concours des autorités à ce sujet.
« Le mécanisme apporte des rêves aux producteurs que le bureau d’implémentation se doit d’amener à la réalité pour le bien de l’agriculture togolaise »
Dans sa synthèse face aux médias, le Coordonnateur du projet a exprimé sa satisfaction après les efforts constatés sur le terrain. Revenant sur les trois sites parcourus, Noel Bataka a dit avoir entendu « le président du CGP de Kovié, porter le rêve d’améliorer leur culture de riz, les producteurs d’Agou très enthousiastes, dont le mécanisme a suscité la confiance de voir des débouchés s’ouvrir à eux, désireux d’élargir leurs périmètres de production de maïs ».
Enfin, « les femmes de Notsè se sont montrées rassurées de constater tous les avantages que leur apporte le Mifa, afin de mieux écouler leu manioc. Elles se sont également ragaillardies du fait que l’assurance qui constitue l’un des piliers du mécanisme, sera bel et bien effective désormais dans leur exploitation »
Noel Bataka a également rappelé que « l’ambition du gouvernement est d’assurer le marché pour les petits producteurs, afin que ces derniers puissent améliorer leur rendement et par ricochet, leur niveau de vie ».
Lancé officiellement le 25 juin dernier par le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, afin de répondre aux problèmes de financements des acteurs du monde agricole togolais, le Mifa est une initiative du gouvernement qui vise à faciliter le partage des risques et à permettre aux agriculteurs de professionnaliser leur secteur.
Reportage de Octave A. Bruce