Togo First

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Kako Nubukpo, figure emblématique de la lutte contre le franc CFA, vient d’accrocher un nouveau grade à son parcours académique postuniversitaire. Selon les informations, il accède au titre de Professeur titulaire des universités.

A la fin de la 40è session du Conseil consultatif interafricain du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) qui s’est tenue du 09 au 20 juillet 2018 à Niamey, l’ancien ministre togolais de la Prospective et de l’évaluation des politiques publiques figurait sur la liste des soixante-dix-sept (77) enseignants de l’Université de Lomé (U.L) inscrits sur la liste d’aptitude de l’organisation.

Avec ce nouveau titre, il fait partie des douze (12) nouveaux professeurs titulaires des universités du Togo. Celui qui forçait admiration et respect pour la défense de ses convictions, vient de gravir une nouvelle strate dans sa marche vers le sommet.

Toutefois, cet engagement contre ce qu’il qualifiait de « servitude volontaire » ne lui aura pas attiré que des bienfaits. Son éviction de son poste de directeur de la Francophonie économique et numérique est liée à ses prises de position répétées contre cette monnaie. Selon Michaelle Jean, Secrétaire générale de l’institution, Kako Nubukpo aurait manqué à son strict devoir de réserve.

Séna Akoda

L’histoire de Prudencio Eli Avumadji est intimement liée à la terre et aux animaux. Issu d’une famille d’éleveurs et d’agriculteurs, il a dès son tout jeune âge été en contact avec les poules, canards, moutons et autres animaux élevés dans les fermes. Mais au lieu de poursuivre l’exploitation familiale avec l’élevage et la production de ces animaux qu’il avait appris à connaître par cœur, c’est vers les lapins que son cœur s’est tourné. Il y avait de quoi. Le ravissant mammifère à la vue panoramique, connu pour sa chair blanche et riche en vitamines B, est devenu sa passion. Bien lui en a pris. Le jeune électrotechnicien de formation est devenu le visage de la cuniculture togolaise, reconnu par les plus hautes personnalités de l’Etat et récompensé pour ses capacités à rendre la viande de « l’animal aux longues oreilles » appréciée et accessible à tous. Zoom.

Togo First: Le 26 Avril 2018, le Président de la République vous a fait Officier National de l’Ordre du Mérite. En récompense à votre engagement dans la cuniculture. Dites-nous, comment vous est venue l’idée d’élever des lapins ?

Prudencio AVUMADJI : Il faut dire que j’ai commencé très tôt. Lorsque j’étais au collège, j’avais entamé une production familiale. Elle se résumait à un mâle et deux femelles au début. Par la suite, cela a été amené à 5 femelles. J’ai eu cette bonne fortune d’être né dans une famille purement agricole. Mon grand-père tenait la ferme CREATO qui existe toujours et qui est sans doute la ferme qui produit le plus de poules pondeuses au Togo actuellement. Donc, j’ai acquis très tôt cette passion pour les animaux. Mais cette passion n’était pas dirigée vers les poulets, je l’ai ramenée vers les lapins. Tout petit, j’en avais à la maison. Je les nourrissais juste pour une consommation familiale. Lorsque des amis en demandaient, on leur en offrait.

C’est par la suite, après les études et la formation, académique comme professionnelle, et pour ne pas chômer que je me suis dit : « Pourquoi ne pas transformer ça en activité principale ? ». Je suis allé à Cotonou où c’est une activité à part entière et génératrice de revenus, et je me suis inspiré d’eux en disant que je pouvais monter un truc pareil. Surtout qu’au pays, il n’y avait aucune structure spécialisée dans l’élevage exclusif des lapins. C’est ce qui m’a poussé vers l’industrialisation de la cuniculture au Togo.

Pour tout dire, ce n’est qu’en Juin 2015 que j’ai commencé la production industrielle proprement dite. Nous avons donc été obligés de quitter la capitale pour aller nous installer à la ferme qui se situe à Wogba, (village situé à 5km de Vogan, 53km au nord-est de Lomé).

La production industrielle intervient quand vous dépassez généralement la trentaine de reproductrices. Aujourd’hui, nous en sommes à 70. Nous avons un peu régressé parce qu’à un moment, nous en étions à 120. Nous avons un effectif total actuel de près de 300 lapins, chiffre aussi en baisse parce qu’il y a eu des ventes récemment.

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TF: Avez-vous bénéficié d’un soutien institutionnel que ce soit au niveau du financement ou de l’installation officielle de la ferme cunicole ?

P.A: J’ai commencé avec mes propres fonds. C’est lors d’un passage à Atakpamé que j’ai découvert le PRADEB grâce à ses prospectus. Donc j’ai pris le formulaire qui accompagnait les prospectus et je l’ai lu une fois rentré à Lomé. J’ai constitué un dossier que je suis allé déposer. J’ai donc d’abord bénéficié de l’appui technique du PRADEB puisqu’on a eu à suivre des formations avant d’avoir un soutien financier.

Mon plan d’affaires était de 2 400 000 mais au final j’ai pris 1 000 000 parce que j’avais déjà beaucoup avancé au niveau de l’installation de la ferme. Puis j’ai connu des hauts et des bas qui ont nécessité d’autres soutiens financiers.

TF: Parlons justement de ces hauts et bas que vous avez rencontrées ...

P.A: En 2006, il y a eu une épidémie qui avait balayé tout le sud-ouest africain. Elle a commencé au Nigéria et a ravagé la côte. En ce moment, on était à près de 500 lapins et nous nous sommes retrouvés avec 3 têtes qui ont survécus, et ce en l’espace de 3 semaines. Nous avons perdu plus de 400 têtes.

Mais nous n’avons pas perdu espoir. Et c’est ici que j’en profite pour tirer un chapeau à Madame la Ministre du développement à la base, Madame Victoire Tomegah-Dogbé qui n’a pas cessé de suivre particulièrement les éléments reconnus par le PRADEB et le FAIEJ, et qui malgré les difficultés qu’ils rencontrent, veulent vraiment voir leur projet aboutir. Elle m’a soutenu et pas qu’un peu. Je tiens également à remercier le coordonnateur national du PRADEB, Monsieur Aristide Agbossoumonde, qui lui aussi, n’a pas baissé les bras quand on avait des difficultés.

J’ai eu à bénéficier d’un mentorat qui, jusqu’au jour d’aujourd’hui, continue de me soutenir et je salue au passage Mr Georges Dogbévi de Consult Synergie qui est mon mentor qui nous a toujours soutenus, malgré les difficultés. Et des trois lapins qui nous restaient, nous sommes revenus aujourd’hui à 300.

Sans les efforts de ces personnes-là, on aurait peut-être raccroché ou on serait à 10 aujourd’hui.

Parlant des hauts, en 2016, nous avons été salués comme Entreprise à encourager et nous avons été primés à la Présidence. L’année suivante, nous avons été deuxièmes dans la catégorie micro-entreprise au Togo. Ajouté à cela, une reconnaissance de la part de quelques personnalités qui se sont intéressés à nous.

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TF: Comment se présente le marché ?

P.A: Je ne saurais le dire parce qu’au Togo actuellement, il y a cette méconnaissance de la viande de lapins. La population ne semble pas vraiment s’y intéresser. D’où cet effort que nous faisons afin de permettre à la population de connaitre cette viande et ses vertus. Aujourd’hui, nous sommes toujours dans la phase de promotion de notre produit. C’est pour cette raison que nous avons lancé en mars dernier un concept, « le Lapin Express ». C’est un service qui se charge de vous livrer de la viande de lapin, où que vous soyez à Lomé. Nous avons des numéros verts qu’il suffit juste de contacter et vous êtes livrés en moins de 24h. Je précise : partout à Lomé.

Cela fait donc que nous n’avons pas de chiffre d’affaires mensuels défini. La hausse de nos ventes se remarque plus en vacances où les expatriés passent des commandes. Tout le contraire, le long de l’année.

TF: Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’élevage des lapins, outre les épidémies par exemple ?

P.A: Je dirais que je n’en ai pas particulièrement. Pourquoi ? C’est simple. Parce que nous ne faisons pas de l’à peu près. En cuniculture, il y a des règles bien définies qui nous permettent de suivre aisément la production.

Vous avez par exemple la fiche de suivi pour chaque reproductrice. Du coup, vous savez chaque année combien de lapereaux telle femelle a mis bas, combien telle autre a fait ou combien de fois elle a été saillie, combien de lapereaux elle a perdus au cours de l’année, quel est le rendement de ces lapereaux à telle période de leur croissance. Tout est bien régi.

Reproducteurs et reproductrices sont tous marqués. Et plus loin, étant donné que nous alimentons d’autres cheptels et d’autres fermes en devenir, nous faisons une sélection qui nous permet de regrouper quelque part les femelles qui sont bien portantes et fécondes. Donc lorsqu’on nous demande de fournir tel nombre de lapines fertiles, tout est fait à l’instant.

En région tropicale, les bouquins nous disent que la moyenne est de 6 par portée. Et si on considère que la femelle peut mettre bas jusqu’à 6 fois dans l’année, tu as comme 36 lapereaux par an. C’est la moyenne. Moi j’ai connu des lapines qui faisaient jusqu’à 12 par portée. Donc vous imaginez aisément. Mais ce sont des cas rares. Et tout est consigné.

TF: Quelles sont vos perspectives pour les 5 ou 10 prochaines années?

P.A: Nous sommes toujours dans la phase de promotion du produit donc nous comptons beaucoup nous y atteler. C’est pourquoi nous saluons votre site qui à travers cette interview, nous fait encore plus connaître.

Le jeune entrepreneur a surtout besoin de se faire connaître. Ceux qui entreprennent oublient souvent de dégager des fonds pour la publicité. Or sans la pub, nous sommes invisibles. Nous allons donc travailler sur cet aspect. Nous prévoyons de nouer des partenariats avec nos amis qui ont été financés eux aussi par les institutions et qui sont dans la restauration. L’idée est de s’associer à eux pour écouler nos produits et leur permettre de booster leurs activités en leur proposant la viande de lapin. C’est sur ces aspects que nous voulons travailler à moyen terme.

Plus tard, nous pensons mettre sur pied un abattoir de lapins. Il n’y en a pas au pays. Nous avons entrepris déjà quelques démarches auprès du ministère de l’agriculture pour avoir des informations qui y sont relatives. Nous attendons voir ce que la suite va donner.

TF: Un conseil à un jeune qui hésite à se lancer dans l’entreprenariat ?

P.A: Y a toujours quelque chose à faire autour de soi. Les métiers supposés les plus vils ou encore sans intérêt sont souvent ceux qui rapportent le plus. Je trouve qu’il nous manque un côté patriotique qui ne nous permet pas de penser à faire des activités qui aideront le pays. J’ai eu à effectuer un voyage en Chine dans le cadre d’un programme initié par le ministère du Développement à la base et au cours de ce voyage, tous les Chinois que j’ai eu à croiser et avec qui j’ai échangé ont cette fibre patriotique qui les pousse à toujours créer et innover d’abord pour leur pays.    

Donc innovons et pensons à créer quelque chose pour aider d’abord le pays et cela nous aidera en retour.

Propos recueillis par Octave A. Bruce

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Le Ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé en partenariat avec la Bceao, a procédé ce jeudi 2 aout à Lomé, au lancement national d’un dispositif de soutien au financement des Pme-Pmi dans l’Uemoa.

Initiative de la Bceao qui devrait être implémentée dans chaque Etat membre de l’espace d’intégration, « Dispositif Pme » a pour objectif de créer un écosystème favorable au financement bancaire des Pme, en vue d’accroitre leur contribution au PIB et la création d’emploi.

Il vient également apporter une réponse appropriée à la problématique de financement des petites et moyennes entreprises, à travers des incitations offertes par la Bceao aux établissements de crédit. « Lorsque les financements sont accordés  aux entreprises éligibles, la Bceao peut, en retour, refinancer ces crédits aux banques à des conditions beaucoup plus attractives », a signifié Kossi Ténou, directeur général de la Bceao-Togo.

La démarche vise d’une part, à promouvoir les petites et moyennes entreprises par l’amélioration de leur encadrement, et, d’autre part, à refinancer les créances bancaires sur les entreprises éligibles et à diversifier les instruments financiers adaptés à leur besoin.

Est éligible à ce mécanisme, toute entreprise non financière, productrice de biens ou de services marchands, disposant d’un chiffre d’affaires n’excédant pas 1 milliard FCFA et respectant l'obligation légale de produire des états financiers selon les dispositions en vigueur dans l’Union.

Pour permettre l’opérationnalisation de ce dispositif, la ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, Bernadette Legzim-Balouki, rassure : « le gouvernement togolais en ce qui le concerne prendra toute les mesures requises à cet effet ». En rappel la mise en place du « dispositif Pme » entre dans le cadre du mandat donné à la Banque centrale en 2012 par les Chefs d’Etat de l’Uemoa, au titre du plan d’action de financement des économies.

Séna Akoda

Le géant américain de la distribution de produits alimentaires bio, racheté en juin 2017 par Amazon pour 13,7 milliards de dollars, jette son dévolu sur le marché togolais. Son vice-président Don Clark (photo ci-desous) l’a fait savoir jeudi à l’issue d’une audience avec le Premier ministre, Komi Selom Klassou, où il était accompagné par David Gilmour, l’ambassadeur des Etats-Unis, et le dirigeant de l’ONG Alafia, le Togolais Olow-n’djo Tchala.

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L’entreprise compose déjà avec l’ONG Alafia, présente dans la fabrication notamment des savons, des shampoings et des produits à base de beurre de karité et de l’huile de noix de coco, destinés aux supermarchés au Canada, aux Etats Unis et au Royaume Uni. Elle est venue explorer des opportunités d’affaires au Togo.

Et dans la foulée, Don Clark aurait profité de son séjour pour rencontrer d’autres entrepreneurs avec qui l’enseigne américaine fondée en 1980 et basée à Austin dans le Texas, pourra collaborer pour exporter des produits bio vers les Etats-Unis, apprend-on.

« Nous avons également discuté des opportunités que nous pouvons saisir ici au Togo afin d’avoir d’autres partenariats en dehors de Alafia », a déclaré le n°2 de la compagnie qui dispose de près de 500 magasins dans le monde.

Fiacre E.  Kakpo

Au Togo, le Gouvernement a procédé le mercredi 1er Août 2018 au lancement du projet Galilée qui prévoit de doter chaque étudiant des Universités publiques d’un ordinateur portable à moindre coût et d’un kit de connexion internet.

La cérémonie de lancement a vu la présence de Cina Lawson, ministre des Postes et de l’économie numérique et de son homologue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Octave Nicoué Broohm.

Concrètement, l’étudiant régulièrement inscrit dans une des universités publiques du Togo, durant la première phase de l’initiative, aura à dégoter en tout 110 000 FCFA pour s’offrir le package intuitu personae composé d’un ordinateur portable performant, un antivirus et une connexion internet sur mesure.

Selon les informations, l’adhésion au projet est soumise à un dépôt initial de cinquante mille (50 000) FCFA. Cette somme peut être versée une ou plusieurs fois, soit par versement sur le compte du projet, soit par transfert via T-Money, apprend-on. Le remboursement du reste (60 000 FCFA) s’étalera sur un échéancier de 12 mois.

Selon Dr Venance Palanga, Coordonnateur du Projet, « les étudiants accèdent à l’ordinateur avec un service après-vente et une garantie sur matériel d’un an ».

La première phase de ce projet soutenu notamment par l’Etat togolais, le groupe TogoCom, cible 10 000 étudiants. On apprend que l’ordinateur et la connexion à internet qui sont personnels ne peuvent être cédés à un tiers avant la fin de la première phase du projet, soit avant le 30 juin 2020. Et en fonction des résultats et des soutiens des partenaires qui sont très attendus, l’opération « Un étudiant, un ordinateur », pourrait s’élargir aux universités privées. La seconde et la troisième phase vont permettre d’équiper quinze mille (15.000) étudiants.

Dans le cadre du lancement du projet Galilée, les dix (10) premiers étudiants inscrits sur la plateforme du programme ont  reçu ce 1er Aout leurs ordinateurs.

Fiacre E. Kakpo

Le sommet conjoint des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao et de la Ceeac n’a seulement pas traité que des questions liées au terrorisme ou à l’extrémisme violent.

Outre ces problématiques sécuritaires, les dirigeants des pays issus des deux communautés, se sont également penchés sur les conflits violents entre éleveurs et agriculteurs qui menacent la stabilité transfrontalière.

Ainsi, « fortement préoccupés par la multiplication et l’étendue des conflits violents entre éleveurs et agriculteurs, les Chefs d’Etat et de gouvernement instruisent les ministres en charge de l’agriculture, de l’élevage et de la sécurité des deux régions, à engager des consultations régulières, avec la participation des organisations d’agriculteurs et d’éleveurs ».

Cette recommandation permettra, selon les Chefs d’Etat, « d’identifier les mesures pour prévenir et gérer pacifiquement ces conflits » qui sont en partie liés « aux effets négatifs des changements climatiques », souligne le communiqué final.

Il a donc pour cela été demandé aux ministres concernés d’ «examiner les questions liées aux flux migratoires et aux changements climatiques dans l’espace commun et d’en faire rapport lors de leur prochain sommet ».

Le prochain sommet conjoint des Chefs d’Etat de la Cedeao et de la Ceeac est prévu pour 2020 et se tiendra à N’djaména au Tchad. 

La Banque Mondiale va financer la création d’un centre de recherche agricole en Afrique de l’Ouest. C’est ce qu’a annoncé Pierre Laporte, le directeur des opérations pour le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée et la Côte d’Ivoire, la semaine dernière lors d’une conférence de presse à Abidjan.

La mise en place de cette infrastructure, qui coûtera 70 millions $ (39,39 milliards de Fcfa), devrait permettre aux pays de la sous-région de développer leur politique agricole.

A terme, le projet prévoit d’accélérer la modernisation du secteur et « la connectivité du paysan », à travers l’e-agriculture, qui vise à faciliter la visibilité physique comme virtuelle des fermiers. Ainsi, ces derniers pourront plus facilement vendre leurs récoltes en ligne.

Le projet taillera la part belle à la recherche afin d’aider « les pays de la sous-région à adresser des questions agricoles », a indiqué le responsable de la banque devant les médias.

La Banque Mondiale, dans sa politique d’appui au développement, intervient activement dans les secteurs clés de l’agriculture et aussi de l’éducation en Afrique, à travers le financement de plusieurs projets.  Au Togo, l’institution de Bretton Woods, active sur plusieurs projets, prévoit à travers son nouveau cadre de partenariat 2017-2020, de renforcer son soutien à l’économie togolaise, notamment les secteurs porteurs comme l’Agriculture.

Au Togo, la culture du riz enregistre une embellie depuis une dizaine d’années. De 2008 à 2017, la production de cette céréale est passée de 85 637 tonnes à 140 519 tonnes. Soit une hausse de plus de 64%. Ce sont les chiffres rendus publics à la faveur  d’une rencontre des acteurs du secteur, ouverte à Lomé le mercredi 31 juillet 2018.

Au cours de cette rencontre-bilan, ceux-ci ont également fixé  haut la barre de leurs objectifs pour cette année 2018.  En effet, ils visent une production de 232 750 tonnes de riz, soit 139 650 tonnes de riz usiné.

Dans l’optique d’optimiser leur rendement et d'atteindre cet objectif, les surfaces à emblaver devraient être augmentées, estime-t-on. Les producteurs plaident également pour des exonérations fiscales sur l’importation d’intrants et d’équipements agricoles et un meilleur accès aux crédits bancaires.  

Dans le même souffle, la rencontre recommande l’utilisation de variétés de riz qui s’adaptent à la riziculture pluviale et une meilleure organisation du secteur rizicole.

Séna Akoda

La société Icon Trans Logistique Sarl, prestataire de services de dépotage de conteneurs au Port de Lomé, a annoncé une hausse des frais de dépotage de 40% à 50%, provoquant le mécontentement des transitaires et autres opérateurs économiques.

A partir du 06 août 2018, les tarifs passeront de 16 500 FCFA à 25 000 FCFA pour les conteneurs de 20 pieds et de 25 000 FCFA à 35 000 FCFA pour ceux de 40 pieds ordinaires, rapporte le Syndicat libre des transitaires et des opérateurs économiques du Togo (Synlitope).

Dans un courrier adressé au directeur général de cette société, cette organisation professionnelle fait part de sa désapprobation : « Nous venons vous faire part de notre désapprobation des nouveaux tarifs que vous avez fixés sur les conteneurs de 20 pieds et de 40 pieds ordinaires, et dont la date d’entrée en vigueur est le 06 août 2018… ». Elle demande l’annulation pure et simple de cette mesure.

 De fait, justifie-t-elle, « dans le protocole d’accord que nous avons ensemble signé en présence des autorités portuaires le 02 juillet 2015, il n’est nulle part stipulé que la société occupant le parc TP3 puisse augmenter les prix des conteneurs sans l’avis du Synlitope ».

Mieux, rapporte le Synlitope, dans ce protocole d’accord « les deux parties auront chacun pour sa part un droit de regard régulier et permanent sur le déroulement des activités de dépotage sur le Terre-Plein. Les deux parties s’accordent à respecter le tarif de prestations de services convenu entre elles et annexé au présent protocole d’accord ».

Le Contre-Amiral Fogan Adegnon, directeur général du Port de Lomé, qui a reçu copie du courrier de protestation du Synlitope, devrait s’impliquer dans la résolution de ce différend qui risque de paralyser les activités sur la plateforme portuaire, notamment au TP3.

Séna Akoda

A travers un appel lancé le 30 juillet 2018, la ministre de l’Action sociale, Tchabinandi Yentcharé invite les femmes togolaises à s’engager davantage dans une démarche patriotique et républicaine pour la sauvegarde et la consolidation de la paix, et pour un développement durable. 

L’initiative s’inscrit dans le cadre du 56ème anniversaire de la Journée de la femme africaine, célébrée ce mardi 31 juillet sous le thème national : « Femme, élection et paix pour un développement durable ».

 Selon la ministre, « si l’on considère les échéances qui se profilent à l’horizon dans notre pays, ce thème vient à point car il répond à l’une des préoccupations qui est la recherche permanente du gouvernement  de favoriser une meilleure participation des femmes au développement du pays et spécifiquement à la gouvernance publique ».

En ligne avec cette préoccupation, elle convie les femmes à prendre conscience de leur potentialité et à s’engager davantage dans le développement du pays :  « L’égalité des sexes est une question d’efficacité du développement, pas seulement une question de rectitude politique ou de bonté à l’égard des femmes ». Et de poursuivre : « De nombreux exemples prouvent que lorsque les hommes et les femmes jouissent d’une égalité relative, l’économie tend à croître plus vite, les pauvres s’extirpent de la pauvreté plus rapidement et le bien-être des hommes, femmes et enfants est amélioré.»

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