Réunis à Lomé cette semaine, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Sénégal et le Togo accélèrent le processus d’interconnexion de leurs services douaniers.
Une session de cinq jours de formation des formateurs, qui rassemble des informaticiens venant des services des douanes des cinq pays, se tient dans la capitale togolaise depuis lundi.
L'interconnexion des administrations douanières est un vaste projet au niveau de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO). Elle vise à simplifier les procédures de dédouanement, réduire le temps de traitement des marchandises aux postes douaniers, limiter les fraudes et la contrebande.
Spécifiquement, avec l'interconnexion entre ces cinq pays de l’Uemoa, les déclarations à partir du Port de Lomé, un des points de transit des marchandises vers les pays enclavés, seront valables aux postes frontières avec le Burkina Faso au nord, constituant ainsi une étape de moins dans le contrôle douanier, apprend-on.
Le nouveau classement des passeports les plus puissants au monde établi par Henley & Partners, classe le passeport togolais à la 87ème place sur 106 pays. Selon le cabinet, il permet l’accès à 54 pays sans visa.
Voici les 54 pays accessibles sans visa pour les Togolais en 2018.
Les importateurs et les transporteurs nigériens, encore sous le choc des pertes subies suite à l’effondrement du pont de Malanville au Bénin, premier fournisseur portuaire (70% du trafic), envisagent de diversifier leurs partenaires portuaires. Le Togo veut prendre la balle au rebond pour offrir au Niger une alternative.
Une délégation togolaise, composée de cadres du ministère des Transports, de la Douane et des autorités du Port de Lomé, en séjour au Niger, a présenté aux acteurs du secteur des Transports ainsi qu’au ministre nigérien de tutelle, toutes les facilités offertes par le corridor Lomé-Ouaga-Niamey.
« Les autorités portuaires sont arrivées à ramener la distance de ce corridor, longue de 1200 Km, à l’équivalent de celle du corridor Cotonou-Niamey, en passant par Ponio, à la frontière du Togo et du Burkina », soutient un cadre du cabinet du ministère nigérien des Transports, cité par le site d’information Niamey et les 2 jours.
Selon les autorités nigériennes, grâce à la « fructueuse collaboration » entre le Niger, le Togo et le Burkina Faso, les pratiques anormales tout le long du corridor n’auront plus cours et la sécurisation de la route, est désormais renforcée.»
« Un seul carnet trié est nécessaire pour tout le parcours de Lomé à Niamey. Le poste de Ponio est déjà opérationnel. Les autorités du Burkina Faso ont donné leur accord de principe pour ce projet régional de facilitation du trafic sur ce corridor. Une mission conjointe se rendra incessamment à Ouagadougou pour signer un mémorandum d’interconnexion douanière entre nos trois Etats », rapporte le média nigérien, citant le ministère des transports.
Et de se satisfaire : « C’est donc la fin des tracasseries routières sur ce tronçon qui est désormais sûr pour les transporteurs en direction de notre pays ».
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le Projet d’Appui au Secteur de l’Agriculture (PASA) reçoit un financement additionnel d’un milliard FCFA, apprend-on.
Après une première phase qui a permis de mobiliser 1, 2 milliard FCFA au bénéfice de 59 éleveurs de petits ruminants et de volailles, ce projet qui est une composante du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), est dans sa seconde phase et couvre la période 2017-2020.
Le financement reçu en forme de don du gouvernement togolais, devrait permettre à 304 éleveurs sélectionnés sur le territoire national, de booster leur activité, dans la lignée du Plan National de Développement 2018-2022.
Parmi les 304 éleveurs retenus, 48 viennent d’obtenir, chacun, 3 500 000 FCFA. A cette occasion, Ouro-Koura Agadazi (photo), ministre en charge de l’Agriculture, a déclaré : « Les populations rurales ont montré à la face du monde leur capacité à transformer leurs milieux en engageant un certain nombre d’activités autour desquelles le gouvernement n’a de cesse d’apporter des appuis multiformes. Donc c’est rassurant, surtout pour les jeunes qui sortent des centres de formation, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, qui constituent en réalité de véritables entrepreneurs ».
Séna Akoda
La plateforme mensuelle d’échanges et de partages d’expériences « Jeudi J’ose », a célébré ce jeudi 11 octobre 2018 à Lomé, son 3ème anniversaire, lors d’un numéro spécial.
La célébration, organisée à la Bluezone de Cacaveli en présence de nombreuses personnalités, était couplée à une cérémonie de récompense de 21 jeunes, dont des lauréats de concours et des participants réguliers des sessions.

Ainsi, 8 lauréats du Programme de Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes (PPEJ 2018) et 1 lauréat du Forum International Jeunesse et Emplois Verts (FIJEV), prix initiés par la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES), ont reçu des subventions d’un montant global de 17 974 004 FCFA pour le démarrage de leurs activités.
9 autres entrepreneurs, lauréats du PPEJ 2017 ont bénéficié chacun d’un prix incitatif d’une valeur globale de 3 678 000 FCFA, pour la consolidation de leurs activités.
Enfin, 3 fidèles participants des séances de Jeudi J’ose ont reçu un trophée de fidélité et un chèque de 500 000 francs chacun.
La directrice du Faiej, (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), Sahouda Gbadamassi-Mivedor s’est félicitée face aux médias, de la réussite de l’initiative Jeudi J’ose, qui a « mobilisé en 3 ans, plus de 4000 jeunes sur toute l’étendue du Togo, qui ont su mettre en pratique les conseils et les acquis véhiculés lors des partages ».
En référence aux nombreuses récompenses décrochées par les jeunes entrepreneurs togolais récemment, la ministre chargée de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé a de son côté, souligné que « cette initiative, et plus globalement toute la politique d’accompagnement des jeunes, entreprise par le gouvernement, a commencé par produire des fruits ».
En prélude aux remises de prix, les entrepreneurs ont été instruits sur la thématique retenue pour ce n°36, « 5 réflexes d’un entrepreneur gagnant », par le formateur Malick Ayeva.
Octave A. Bruce
Entamée à Tsévié, ville située à 35 km au nord de Lomé, la tournée de vulgarisation du Plan National de Développement (PND 2018-2022) est depuis hier à l’étape de la région des Savanes.
Selon les informations, une cinquantaine d’acteurs issus des secteurs décentralisés de l'État, des Organisations locales et communautaires y prend part.
Organisée par le gouvernement avec le concours du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Ambassade de l’Union Européenne au Togo, cette tournée vise à sensibiliser les acteurs concernés aux opportunités que présente le PND pour le développement du Togo en général, et pour le développement socioéconomique de cette région, en particulier.
Ce document « reste désormais le seul cadre de référence pour le développement du Togo. Il ambitionne transformer structurellement l’économie locale pour une croissance forte, durable, inclusive et créatrice d’emplois », selon les autorités. Il devrait booster le développement de cette région considérée comme la plus pauvre du Togo.
Si en 2011, l’indice de pauvreté atteignait le taux record de 87,3%, il a régressé pour s’établir à 65%. Avec la mise en œuvre du PND sur la période 2018-2022, la pauvreté devrait vraisemblablement reculer davantage.
La tournée sera à l’étape de Kara, demain, 12 octobre 2018.
Séna Akoda
La Compagnie Brussels Airlines change sa fréquence de vols à destination de la capitale togolaise. De trois vols par semaine, au départ de Bruxelles, elle dessert à présent le Togo par cinq vols, les lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi. Et annonce vouloir officialiser cette décision à la fin du mois d’octobre 2018.
Dans cette perspective, Pierre-Yves Buysscahert, directeur de cette compagnie pour le Togo, a eu droit aujourd’hui, 11 octobre 2018 à une audience auprès du locataire de la Primature, Komi Sélom Klassou.
Au cours de cette rencontre, il a informé le Chef du gouvernement togolais de ce changement et précisé que sa démarche auprès de ce dernier visait à soutenir les autorités togolaises dans leur volonté « de faire du Togo un hub de transit dans la sous-région ». Il a ajouté que « Brussels Airlines voudrait contribuer, d’une manière ou d’une autre, à ce développement et proposer parallèlement ses services afin de promouvoir le Togo et le tourisme dans ses avions ».
Séna Akoda
D’ici mi-2019, 70 000 agents de l’administration publique vont être dotés de comptes de messagerie professionnelle harmonisés au sein du domaine gouv.tg, apprend-on.
La création de ces comptes, découle d’un projet de messagerie gouvernementale, destiné à sécuriser et à rationaliser les échanges électroniques.
Le projet, piloté par le ministère des postes et de l’économie numérique, veut renforcer la crédibilité des échanges et améliorer la productivité de l’administration, en facilitant la communication et le travail collaboratif.
Le nouvel outil qui se veut plus pratique, fiable et sécurisé propose différentes fonctionnalités comme la gestion des mails, contacts, calendriers, fichiers et autres outils collaboratifs comme la messagerie instantanée ou la vidéoconférence en ligne.
La phase pilote, lancée en 2015, a déjà permis l’ouverture de 150 comptes, pour le personnel de la Présidence de la République, les présidents des institutions, les membres du gouvernement et leurs secrétaires ainsi que les ambassadeurs.
Rappelons que, toujours dans le cadre de la modernisation de l’administration togolaise et pour renforcer la visibilité du pays sur internet, les autorités du pays ont créé un portail web regroupant les sites de toutes les institutions gouvernementales et un autre, rassemblant toutes les procédures et formalités administratives.
Octave A. Bruce
Comme annoncé au lancement d’Africa Pulse, début octobre, la Banque mondiale vient de dévoiler à Bali (Indonésie) dans le cadre des Assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods, son tout nouvel indice du capital humain.
Le nouvel indice permet de mesurer les pertes de productivité économique subies par les pays qui sous-investissent dans leur population. « L'indice du capital humain reflète la productivité future d’un enfant né aujourd'hui, comparée à celle qu'il aurait pu atteindre s'il avait bénéficié de conditions de santé optimales et d'une scolarisation complète et de qualité. », explique la banque mondiale.
Et de poursuivre :
« Cette mesure intègre trois facteurs :
Les tout premiers résultats de ce nouvel indice sont déjà accablants. 56 % des enfants nés aujourd'hui dans le monde seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte parce que les États ne font pas les investissements nécessaires pour produire une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.
Selon l’institution multilatérale, « si les pays agissent maintenant, les enfants nés aujourd'hui pourraient être en meilleure santé, plus riches et plus productifs à l’âge adulte ».
« Le capital humain est souvent le seul capital des personnes les plus pauvres. C'est un des facteurs essentiels d'une croissance économique durable et inclusive », soutient Jim Yong Kim (photo), président du Groupe de la Banque mondiale.
Et de s’indigner : « Pourtant, les investissements dans la santé et l'éducation n'ont pas reçu l'attention qu'ils méritent. Cet indice établit un lien direct entre l’amélioration de la santé et l'éducation des populations, la productivité et la croissance économique. J’espère qu’il encouragera les pays à prendre des mesures urgentes et à investir plus et mieux dans leur population. »
Fiacre E. Kakpo
Genève (Suisse) accueille du 22 au 26 octobre la sixième édition du Forum mondial de l'investissement organisé par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Plus de 5000 participants venus de 160 pays dont le Togo sont attendus à ce rendez-vous mondial qui reste un lieu privilégié pour forger des partenariats entre les acteurs de l'investissement et du développement afin de combler les écarts d'investissement actuels, estimés à environ 2500 milliards de dollars.
Rassemblement unique d'acteurs de haut niveau de la communauté mondiale, le forum offrira l'occasion « d’un dialogue ouvert, de réfléchir à des initiatives axées sur des solutions durables et de favoriser des alliances mondiales pour promouvoir la prospérité partagée ». Une soixantaine d'événements meubleront cette édition, dont trois sommets, cinq tables rondes ministérielles, des séances dirigées par le secteur privé et plusieurs cérémonies de remise de prix.
En plus de donner aux participants l'occasion de mettre en lumière les priorités pour attirer et canaliser les investissements qui favoriseront le développement durable, les sessions du forum se concentreront également sur les actions transformatrices et les modes de financement innovants pour le développement, tels que la Blockchain, les obligations durables et le financement mixte.
Une centaine de grandes entreprises et d’organisations de renommée mondiale seront présentes. On annonce également des chefs d’Etat et une cinquantaine de ministres.
La conférence de haut niveau intervient dans un contexte d'inquiétude croissante face à la baisse des flux d'investissements et leur impact sur les efforts déployés pour la réalisation de l'Agenda 2030 pour le développement durable, adopté par la communauté internationale il y a trois ans.
Selon les Nations-Unis, en 2017, les flux mondiaux d'investissements étrangers directs ont chuté de 23 %, tandis que la croissance était presque nulle dans de nombreuses économies en développement.
Fiacre E. Kakpo