Togo First

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La tournée de proximité de trois (03) jours entamée le mercredi 25 juillet 2018 par la ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomegah-Dogbé, s’est poursuivie ce jeudi 26 juin 2018.

A cette étape, la ministre, en compagnie de son homologue en charge de la culture, Guy Madjé Lorenzo, a mis à l’honneur des entrepreneurs évoluant dans le domaine de l’art et de l’innovation aussi bien manuelle que technologique.

L’art et la création artistique sous toutes ses formes à l’honneur

Le binôme ministériel est allé au village d’art « Tayé Tayé » de Steven Agbétoglo.

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Pur produit du Village artisanal de Lomé, le jeune sculpteur a rassemblé autour de lui des jeunes issus du même centre que lui et excellant dans divers domaines : sculpture, art et peinture, couture, fabrication de perles, etc. …

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La visite des deux membres du gouvernement a été l’occasion pour ce passionné de bois et de tout ce qui peut en découler, de leur exposer ses difficultés et de solliciter leur appui afin de faire de ce village d’art qui regorge de magnifiques œuvres, un lieu incontournable de l’art et de la création togolaise.

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La seconde étape a été au Village Artisanal de Lomé, un cadre tout aussi riche en découvertes artistiques pour les deux ministres. Là, sous la conduite de la directrice du site et du conservateur du village, les deux personnalités ont pu apprécier les diverses créations exposées dans les stands de dessin, peinture, tissage, sculpture et autres arts… Elles ont également saisi l’occasion pour échanger avec les divers artistes et artisans présents sur place.

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Jimmy Hope, l’étape surprise 

Après ce passage au village artisanal, la délégation a mis le cap sur Baguida, quelque peu à la périphérie de la capitale pour une visite à l’artiste de la chanson et peintre togolais Senaya Koffi, plus connu sous le nom de Jimmy Hope.

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Le célèbre rockeur togolais qui a plusieurs cordes à son arc, a offert aux ministres et aux journalistes, une visite guidée de son domicile qui s’est révélé un véritable musée dédié à l’art et surtout à la peinture.

Plus de deux cents (200) œuvres achevées et d’autres en cours de finition ont émerveillé les visiteurs. Le musicien au chapeau et à la guitare, que le ministre de la culture Guy Madjé Lorenzo a qualifié de « patrimoine national », a esquissé quelques toiles avant d’emballer la délégation conquise avec quelques-uns de ses morceaux préférés.

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Se prêtant au jeu, la ministre du développement à la base a d’ailleurs demandé à l’icône du rock togolais une composition a capela tirée d’une inspiration subite. Visiblement conquis, les représentants du gouvernement ont ensemble formulé le vœu de voir une école d’art se créer avec comme figure principale l’auteur du morceau culte « It’s too late ».

Jean Koumy, le « tonton amour » de l’art togolais

L’immersion dans le monde de l’art s’est poursuivie avec un tour chez l’artiste peintre plasticien togolo-belge Jean Koumy.

En compagnie de Limda Awesso, son agent Afrique, également artiste, celui en qui « on retrouve à la fois du Picasso, du Chagall, ou encore du Alechensky », tous des artistes peintres de renom, a dévoilé ses œuvres à la délégation.

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Comme chez Jimmy Hope, les ministres ont pu constater l’omniprésence de l’art dans le vécu et toute la résidence de Jean Koumy. Ils ont également réitéré le vœu de voir une école d’art s’ériger à Lomé, afin que « les grands artistes du Togo fassent profiter les plus jeunes de leurs expériences ».

La visite s’est achevée par la remise solennelle d’un tableau de l’artiste, grand fan de Paul Ahyi, à la ministre Victoire Tomegah-Dogbé.

Kossi Elom Lovenou : saint crépin qui rêve des chaussures « Made in Togo »

La suite de ce deuxième acte de la tournée s’est effectuée à « Elégance Plus », une entreprise de fabrication de chaussures et ceintures en cuir. Son promoteur, Elom Kossi Lovenou, a été lauréat du concours « Meilleurs Entrepreneurs 2017 », organisé par le ministère du développement à la base.

Celui qui ambitionne de « créer une marque de chaussures typiquement togolaise », a reçu du FAIEJ, un financement de 1 200 000 FCFA en Février 2015, qui lui a permis de créer son entreprise de cordonnerie et de le doter d’un centre de formation.

Formé lui-même en fabrication de chaussures en cuir, il emploie aujourd’hui quatre (04) personnes et a un chiffre d’affaires mensuel moyen de 835 000 FCFA pour un taux de rentabilité évalué à 51%.

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Les ministres l’ont félicité pour sa créativité et l’ont encouragé à continuer dans la même lignée.

« L’Abidjanaise », l’hymne à la tresse

Ce salon de coiffure ouvert par Aziandjipe Afiwa, vice-championne du plus grand concours de coiffure africaine, diffusée sur la Chaine A+ et qui emploie près de 26 personnes dont 2 hommes, a été ouvert à Agoè-Assiyéyé dans la banlieue nord de Lomé, il y a encore moins d’un an.

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Devant les médias, elle n’a pas caché son émotion pour l’honneur de recevoir les deux ministres. Je suis très « émue aux larmes et fière de recevoir la visite des deux ministres », a-t-elle déclaré. Elle a également annoncé avoir des projets afin d’« aider ses jeunes frères et sœurs qui veulent lui emboîter le pas » et compte sur « le soutien et l’accompagnement des deux ministres ».

L’énergie solaire pour se requinquer

La délégation quelque peu éreintée par cette journée-marathon, aura pour point de chute le Village d’Energie Solaire de Baga Kossivi, 3ème prix international du « Meilleur Entrepreneur PPEJ » édition 2016.

Titulaire d’un BTS en électrotechnique, option énergie, le jeune entrepreneur s’est investi dans l’étude, la vente, l’installation et la réparation des équipements solaires à travers son entreprise VESO (Village d’Energie Solaire).

Il a bénéficié d’un accompagnement de 1 800 000 FCFA en 2016. Il emploie dix (10) personnes dont huit (08) permanents pour une charge mensuelle de 900 000 FCFA et a un chiffre d’affaires mensuel de 1 000 000 FCFA. Le jeune patron, qui a été primé Meilleur Etudiant de sa promotion, a, à ce jour, des partenaires comme Yandalux Allemagne et Sunny International Power Corp de la Chine.

Guy Madjé Lorenzo : « Chercher l’excellence, le prix à payer pour être le numéro 1 »

Dans son mot à l’endroit des médias, le ministre Guy Madjé Lorenzo a dressé le bilan de la journée et exhorté la jeunesse à s’inspirer de ces modèles. « On n’a rien sans rien. Quand on a un don, il faut le cultiver et croire dans l’avenir » a-t-il déclaré en substance. Il a également, pour finir, prôné « la recherche de l’excellence afin de devenir le numéro 1 » et aussi la culture de la paix que tous ces artistes magnifient à travers leurs œuvres.

La tournée de proximité initiée par la ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes s’achèvera ce 27 juillet 2018 avec la visite dans la région des plateaux de plusieurs entrepreneurs tous aussi inventifs.

Reportage de Octave A. Bruce

Dans sa dynamique de vulgarisation de la loi n°02018-005 portant code foncier et domanial, le ministère de l’urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie a mobilisé divers acteurs et partenaires notamment des banques commerciales, des notaires, des architectes, autour d’une table ronde le vendredi 27 juillet 2018.

Placée sous le thème « L’application de la loi portant code foncier et domanial, vecteur de la sécurisation des transactions foncières et de la sécurité des investissements », cette rencontre a mobilisé le groupe cible, et obtenu son adhésion à cette réforme. Ceci, à travers des communications et échanges qui ont permis, entre autres, de présenter l’importance et l’intérêt de la loi  n°02018-005 portant code foncier et domanial.

Selon le ministre de l’urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie, Me Fiatuwo Kwadjo Sessenou, « La réforme foncière restaure la confiance entre les clients et les banques». De fait, la nouvelle loi prévoit un cadre juridique et un cadre institutionnel modernes, qui sécurisent le foncier. 

La réforme foncière en miniature

Il est important de relever que, de l’avis du ministre, cette réforme subordonne toute transaction foncière à la détention, par le vendeur, d’un titre foncier et que, toujours, dans ce souci de sécuriser les transactions foncières, elle a allégé et simplifié les procédures d’obtention du titre foncier, « à ce jour comme un véritable mythe » pour les concitoyens. En outre, elle confie les transactions foncières aux notaires, acteurs clés en matière de sécurisation foncière.  

La mise en place de tout ce dispositif légal couplé d’un dispositif institutionnel novateur, constitué d’un guichet unique du foncier et d’une agence nationale de la gestion foncière, se justifie par un constat : « l’incertitude foncière est nuisible au développement économique ». Car, l’investisseur se montre toujours frileux à l’idée de faire un investissement lorsqu’il n’est pas sûr de son droit de propriété sur le bien foncier dont l’achat lui est proposé.

Au surplus, les banques sont plus incitées pour investir à long terme, notamment par des opérations de crédit au logement décent et autres formes d’hypothèques lorsqu’elles ont la garantie accordée sur un bien immatriculé, c’est-à-dire disposant d’un titre de propriété.

Sous un autre registre, cette réforme, rappelons-le, s’inscrit dans le cadre des réformes en cours coordonnées par la Cellule Climat des Affaires en vue de rendre plus attrayant l’environnement togolais des affaires. Elle ouvre la voie à la mise en œuvre du programme Threshold du MCC validé par le Togo depuis quelques mois.

Séna Akoda

Le Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Etablissements financiers et des Assurances (Synbank), en collaboration avec  le Ministère de la fonction publique, a ouvert ce vendredi 27 juillet à Lomé, sa 9ème Assemblée générale ordinaire.

Placée sous le thème : « Les femmes dans les syndicats, une nouvelle donne », l’Assemblée  qui se tient dans un contexte de mutation profonde, vise à offrir une place de choix aux femmes, souvent  peu représentées dans les  luttes syndicales.

Pour Patassé Joséphine (photo), Secrétaire Générale Synbank, «l’idée est de revoir les textes de l’association,  renouveler l’instance dirigeante et aller de l’avant ». Et d’ajouter, « nous avons également  constaté  que nos  sœurs s’impliquent peu dans le syndicalisme. Il est temps que les femmes se battent ».

Le Centre autonome d’étude et de renforcement des capacités pour le développement du Togo (CADERT), a ouvert ce jeudi 26 juillet à Lomé, une rencontre de 2 jours sur le Partenariat public privé (PPP).

La rencontre se tient en prélude à un forum de haut  niveau sur ce mode de partenariat et vise à créer un cadre d’échange entre les secteurs privé et public impliqués dans le montage des PPP. Les participants devraient, au cours de ces travaux qui s’achèvent ce vendredi 27 juillet 2018, relever les défis et enjeux liés à ce mode de partenariat et formuler des recommandations en vue de promouvoir le développement du  pays.

Il s’agit également de sensibiliser les acteurs issus du secteur privé, de la société civile, des institutions financières, réunis à l’occasion, sur les recherches menées par l’institution dans le sens du développement du Togo.  En particulier, la mobilisation du partenariat public privé au développement du secteur agricole.

Selon les organisateurs, « l’idée, c’est de créer un cadre d’échange et de partage d’expérience avec des entrepreneurs locaux, les secteurs privés, l’Etat et les invités venus d’autres pays, pour voir comment on peut avoir un cadre de partenariat public privé permettant de conduire le développement ».

Le résultat, à terme, est d’arriver à une meilleure insertion du secteur privé dans l’agriculture, et de booster les opportunités d’investissement.

L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna), a honoré ce mercredi l’Aviation civile togolaise, pour la qualité des prestations rendues dans la sous-région et en Afrique. Elle a décerné  la « Médaille de l’aérodrome », sa plus haute distinction, au Directeur général de l’Agence nationale pour l’aviation civile, le Colonel Gnama Latta.

Celui-ci s’est réjoui de cette reconnaissance des performances réalisées par le Togo dans le domaine de l’aviation civile et a dédié cette médaille à son pays. Selon Mohamed Moussa, Directeur général de l’ASECNA, « l’aéroport du Togo, est le seul en Afrique à avoir atteint 80% des normes au niveau de l’aviation civile internationale ».

La Médaille de l’aérodrome couronne  en effet le professionnalisme et l’engagement des acteurs de l’aviation civile nationale, notamment en matière de sûreté et de sécurité aéroportuaires. Comme le confirment ces déclarations de  Medezi Tagba Damsou, Représentant pays de l’agence : « Au Togo, nous nous félicitons de n’avoir pas eu d’incidents graves. Il s’agit de quelques incidents mineurs qui ont été notifiés et pris en compte dans les actions correctives ».

La ministre des Postes et de l’Economie Numérique a procédé ce 26 juillet 2018 à la réception de l’étude du Consortium SFERE-SOFRECOM-AUF relative à la conception de modules de formations spécialisées en technologies de l’information et de la communication (TIC), à l’issue d’un atelier de restitution.

Une étude qui a consisté d’une part, à faire un état des lieux des programmes de formation en TIC au Togo et d’autre part, à dresser un inventaire des besoins en compétences TIC, afin de recueillir les observations de l’ensemble des parties prenantes et des potentiels acteurs de l’écosystème. La démarche « très pragmatique » a consisté à « questionner les entreprises pour savoir quels étaient leurs besoins de recrutements pour les étudiants », précise la ministre.

Relevant le bien-fondé de cette étude, Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Economie Numérique, souligne que « l’investissement dans le secteur des TIC doit s’accompagner d’un modèle pédagogique innovant favorisant à la fois des savoirs procéduraux, déclaratifs, critiques et réflexifs des apprenants ».

La ministre replace ainsi la nécessité d’une adéquation Formation-Emploi au cœur de l’Economie Numérique. De fait, développe-t-elle, de nombreuses responsabilités jusqu’alors « inédites » au sein des entreprises pourront nécessiter la disponibilité de profils émergents, aussi bien en quantité qu’en qualité. Et la satisfaction de ce besoin devrait faire appel au « recrutement d’une masse critique de ressources humaines disposant de compétences durables et adaptables au caractère versatile des TIC ».

Après l’analyse de ces besoins dans la 1ère phase dont la restitution vient d’avoir lieu, la seconde étape devrait consister à créer des modules de formation et à trouver, au besoin, à l’extérieur, des solutions pour les enseigner sur place. En effet, une fois formés, les formateurs togolais devraient à leur tour dispenser ces  cours aux apprenants, en phase avec les exigences du marché de l'emploi.

Séna Akoda

La ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomegah-Dogbé, accompagnée du Coordonnateur national du PRADEB et de la Directrice du Faiej, a entrepris ce mercredi 25 juillet 2018, une visite de terrain aux jeunes entrepreneurs bénéficiaires de l’accompagnement technique de ces deux institutions.

Cette initiative, qui est en réalité une tournée de proximité de trois jours, vise à constater de visu les résultats des efforts fournis par le gouvernement à travers les mécanismes de promotion de l’entreprenariat, échanger avec les jeunes entrepreneurs et artisans en réussite et évaluer les difficultés auxquels ils font face ou encore motiver et encourager les cadets qui hésiteraient encore à emboîter le pas de leurs aînés.

Pour la première journée de cette tournée qui sillonnera du 25 au 27 juillet Lomé-Commune, Agoènyivé, Agou, Govié, Dunyo et Lavié, ce sont six jeunes entrepreneurs qui ont été mis à l’honneur.

Ajavon Ayité, «  Valoriser les produits locaux du territoire togolais et aussi garantir une meilleure santé à nos consommateurs »  

Le premier à avoir accueilli la forte délégation conduite par la ministre est un informaticien de formation, qui a fait parler son esprit entrepreneurial en se lançant dans la production de bouillon de cuisine naturel connu sous la marque Africube.

la ministre en compagnie du promoteur dAfricube p2

Ajavon Ayité Gaël démarre son entreprise, « Ahoenou Sarl », sur fonds propres en Mai 2018. En vue de satisfaire une demande sans cesse croissante, le jeune reconverti bénéficiera d’un accompagnement du Faiej avec 5 000 000 FCFA à la clé.

Suite au diagnostic technique et financier établi par un expert indépendant, sa société recevra également un financement de l’Anpgf à hauteur de 23 518 000 FCFA. Un appui rendu possible grâce au référencement du Faiej à l’Anpgf dans le cadre du partenariat entre les deux institutions.

Peu connu, le bouillon culinaire 100% naturel fait à base de soja d’Ayité semble prendre. Son chiffre d’affaires moyen mensuel se situerait autour de 1 663 129 FCFA. Et sur le plan social, Ahoenou Sarl a réussi à sortir une trentaine de personnes du chômage. 32 exactement dont 18 emplois directs, majoritairement des femmes qui occupent plusieurs fonctions.

Toutefois, la jeune pousse d’à peine 3 mois n’est pas encore rentable. Une rentabilité modeste attribuable à l’insuffisance de communication. D’ailleurs à ce titre, très confiant, Ajavon Ayité ne désespère pas, et mise désormais sur la communication de masse, corde qui manque pour l’instant à son arc.

La restauration au menu de cette première journée

De l’industrie à la cuisine, la transition a été toute trouvée par Victoire Tomegah-Dogbé qui a poursuivi son périple. Destinations : deux entrepreneurs évoluant dans le domaine de la restauration.   

Abota Ama Akpénè et Vidjro Komlan, évoluant tous deux dans la restauration et propriétaires respectifs des restaurants 3A Les délices et New Galaxy, ont été les prochaines cibles de la délégation ministérielle.

La première, promotrice du restaurant 3A Les Délices, logé à la Place FAO, a suivi une formation en cuisine et restauration. Elle a sollicité en Janvier 2015, un appui technique et financier du Pradeb d’un montant global de 4 000 000 FCFA qui lui a permis de mettre en place le Restaurant « Mon Plaisir ».

 Africathé p

Celle qui a été Lauréate du concours « Meilleur entrepreneur » 2017 dans la catégorie des petites entreprises emploie à ce jour directement 5 personnes.    

Le second pour sa part, titulaire d’un BAC et d’une formation en cuisine est le promoteur du bar-restaurant « New-Galaxy » situé à Djidjolé. Comme la précédente, il a bénéficié de l’appui technique et financier du Pradeb qui l’a financé à hauteur de 900 000FCFA.

La ministre s’est montrée très admirative de la progression qu’a connu le jeune restaurateur qui ne compte pas s’arrêter là. En effet, Vidjro Komlan qui emploie 5 personnes pour un chiffre d’affaires mensuel de 1 050 000 FCFA, prévoit de développer une chaîne de restaurants.

Bemah Gado, le passionné par la protection de la nature qui change le quotidien de sa communauté

Après cette immersion dans le monde des fourneaux et des saveurs, le cortège constitué d’une forte délégation d’hommes de médias et de jeunes entrepreneurs ayant également bénéficié des initiatives du ministère du développement à la base, s’est porté vers un jeune entrepreneur de 28 ans dont le projet est loué et reconnu pour son utilité publique.

Lauréat du concours « Projet vert » organisé par le Faiej lors des Journées de l’Entreprenariat et du Développement en 2015, avec l’appui du Pnud, Bemah Gado est le promoteur de Green Industry Plast Togo.

Son entreprise intervient dans le recyclage de déchets plastiques à travers leur collecte et leur transformation en broyats destinés à la fabrication au Ghana de matériaux plastiques. Il a bénéficié d’une subvention de 3 413 000 FCFA et est soutenu notamment par la Mairie de Lomé, l’Anasap, le Pnud, le SCAC et même la Banque Mondiale. A son chiffre d’affaires mensuel moyen qui tutoie les 2 600 000 FCFA, et aux 22 personnes qu’il emploie directement, il faut ajouter 800 autres emplois indirects.

Dernière destination de cette première journée, Vakpossito, préfecture d’Agoè dans la périphérie de Lomé. Victoire Tomegah Dogbé est allée savourer du thé fait à base d’ail et de gingembre.

L’étape de Togo Vie qui concluait une journée aussi chargée qu’épatante a permis de mettre la lumière sur Achad Atchabao. Titulaire d’une licence en Informatique Réseaux et télécommunication, le jeune homme toujours passionné de TIC, s’est lancé dans les infusions thérapeutiques plus connues sous la marque « Africathé ».

Le jeune a, dans un premier temps, démarré sur fonds propres, bénéficiera d’un appui technique et financier du Faiej. Il investira les 2 497 500 FCFA dans l’équipement et dans l’expansion de l’entreprise. Africathé qui dispose également d’une unité de production au Burkina Faso, emploie environ 18 personnes dont 14 permanents. En une année, Africathé a réussi à poser ses jalons dans la sous-région notamment en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Sénégal et au Ghana où il est distribué. L’entreprise Togo Vie qui en assure la production, brasserait mensuellement plus de 1 600 000 FCFA avec un taux de rentabilité qui frôle de peu la barre des 50%.

Au terme ce premier round de sa tournée, Victoire Tomegah-Dogbé s’est réjouie de l’engouement, la volonté et la détermination manifestés par « ces jeunes qui ont du potentiel » et qui créent des emplois.

« J’ai pu voir que malgré les difficultés du début et un environnement pas toujours favorable, ces jeunes réussissent à accomplir le travail qu’ils font et sont aujourd’hui des champions ou des modèles pour d’autres jeunes » a-t-elle affirmé aux médias à la fin. Avant de poursuivre qu’ « il est de notre devoir de les accompagner et de leur montrer qu’ils peuvent faire plus ce que ça, parce que ce sont eux, les entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain ».

La tournée se poursuit ce jeudi 26 juillet 2018 avec d’autres visites de jeunes d’entrepreneurs évoluant dans d’autres domaines.

Reportage de Fiacre E. Kakpo et Octave A. Bruce

Le ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a lancé un appel à projets, dans le cadre de la célébration, le 12 août 2018, de la Journée Internationale de la Jeunesse. Il s’agit de sélectionner et primer douze (12) meilleurs micro-projets portés par des associations de jeunes.

Selon un communiqué de ce ministère, l’objectif de cette initiative est double. Le projet s'inscrit dans la logique de dynamiser les associations de jeunesse dans les différentes régions de notre pays. Il se veut également un moyen d'encourager et de valoriser l’engagement civique des jeunes regroupés au sein des associations.

Les projets éligibles devraient porter sur les domaines d’intervention notamment : la participation des jeunes au développement communautaire ; l’éducation à la citoyenneté et la formation civique ; le développement du leadership des jeunes, la protection de l’environnement.

L’appel à candidatures est valable jusqu’au 31 juillet 2018. Ses termes de références sont consultables sur le portail web du ministère de tutelle : www.devbase.gouv.tg

 Séna Akoda

Le Togo peut désormais exploiter le plein potentiel des énergies renouvelables. A la faveur d’un vote parlementaire intervenu mardi 24 juillet, les députés togolais réunis en session extraordinaire ont adopté la loi sur la promotion de la production d’électricité à base des sources d’énergies renouvelables. Il s’agit d’une avancée notable dans un contexte où le pays prévoit de faire la part belle aux énergies de sources propres dans sa nouvelle stratégie d’électrification qui couvre la période 2018-2030. Un plan ambitieux porté par un mix énergétique qui vise un taux d’intégration de 50% des énergies renouvelables, en ligne avec les ODD.

La nouvelle loi offre un cadre juridique et règlementaire attractifs aux investissements dans ce sous-secteur. Cette mouture va permettre de répondre de façon efficiente aux défis liés aux activités de production, de commercialisation et d’utilisation de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables.

« La présente loi fixe le cadre juridique général de réalisation de projets de production d’électricité à base de sources d’énergies renouvelables, soit pour l’auto consommation, soit pour la commercialisation. Pour le Gouvernement, ce vote est un réel motif de satisfaction et cette loi va servir d’outil pour passer de la théorie au pragmatisme, car elle nous permet de disposer d’un instrument juridique fiable qui encadre la gestion du sous-secteur des énergies renouvelables au Togo et qui permettra de mettre en œuvre, les différents axes de la stratégie d’électrification du pays », a souligné André Johnson, ministre de l’environnement et des ressources forestières.

Le dispositif qui prépare le Togo aux investissements et au développement des technologies disruptives en matière d’énergies propres, contribuera à la réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en augmentant ses capacités nationales d’approvisionnement en énergie. Ceci, afin de concrétiser la feuille de route Horizon 2030, qui ambitionne d’assurer un meilleur accès de tous aux services énergétiques modernes. Le secteur est le fer de lance de cet agenda dont la mise en œuvre nécessitera l’installation de plus de 300 mini-centrales solaires via le PPP (partenariat public-privé), l’équipement de 555 000 ménages par des kits solaires individuels à l’horizon 2030, ainsi que le développement de centrales hydroélectriques.

« Le vote de ce jour ouvre donc des perspectives de soutien et d’accompagnement à la mise en œuvre de notre politique énergétique basée entre autres sur le développement des énergies renouvelables, notamment solaire et hydroélectrique, ainsi que la préservation de l’environnement, conformément au point 7 des Objectifs de développement durable (ODD). Cet objectif préconise l’accès de tous à une énergie propre, de qualité, à un coût abordable et qui préserve l’environnement », a ajouté le ministre.

Fiacre E. Kakpo

La capitale togolaise abrite du 25 au 27 juillet, la réunion du Conseil africain des régulateurs (CAR). Cinquième du genre, cette réunion organisée par l’Autorité de Régulation des secteurs de postes et de télécommunications du Togo (ART&P) en collaboration avec le Ministère des postes et de l’économie numérique, s’inscrit dans les démarches visant à mettre en place un marché numérique unique africain.

Il s’agit en outre, d’harmoniser les réflexions en vue d’améliorer l’accessibilité des TIC, d’accroitre leur utilisation et d’en faire un moyen de lutte contre la pauvreté.

Cependant, pour Cina Lawson, Ministre des Postes et de l’Economie numérique, pour parvenir à un marché numérique unique africain, il faut « franchir l’étape suivante dans le processus en assurant l’interconnexion entre les pays membres du Free roaming en Afrique de l’Ouest, les pays membres du corridor nord, ceux de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique centrale afin de permettre à nos opérateurs de disposer d’un vaste marché ».

Selon Lin Mombo (photo), Président du Conseil africain des régulateurs, l’idéal est également de parvenir à mettre en place une interconnexion continentale, au niveau de la téléphonie mobile et fixe, pour que les appels émis sur le continent ne transitent plus par l’extérieur.

En rappel, le Conseil africain des régulateurs regroupe 24 pays,  tous membres de l’Alliance Smart Africa, cette organisation qui porte le projet d’un marché unique africain à travers la promotion des technologies numériques.

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