C’est sur ces mots que Bernadette Légzim-Balouki, ministre en charge du Commerce, a donné le coup d’envoi officiel de la campagne de commercialisation du café-cacao pour la période 2018-2019, cinq jours après ses voisins de l’Ouest, les deux premiers producteurs mondiaux, la Côte d'Ivoire et le Ghana : « Il est important de rappeler à tous les acteurs que les exportations frauduleuses ne seront plus tolérées à partir de cette campagne. Des instructions fermes seront données à cet effet au CCFCC [Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao, ndlr] pour sanctionner les auteurs du non-respect des engagements pris sur l’honneur dans le dossier d’enregistrement au titre de la campagne 2018-2019 ».
Dans un contexte particulièrement contrasté, avec une semaine en couleur pour le cacao, le café, marqué par une faiblesse des stocks ouest-africains disponibles, semble se redresser.
Pénalisées les campagnes précédentes, notamment sur le plan fiscal par la non-déclaration des exportations de certains acteurs de la filière jumelée, les autorités togolaises s’engagent résolument à arrêter la saignée. En collaboration avec le CCFCC, un dispositif de suivi des exportations et de maîtrise des statistiques a été mis en place pour permettre une bonne traçabilité des flux des exportations. Pour le gouvernement, seuls les exportateurs régulièrement enregistrés pour la commercialisation de café et de cacao au Togo, ont l’autorité d’opérer durant la nouvelle campagne.
Mme Légzim-Balouki invite acteurs du secteur public et privé au respect des mesures prises pour assurer une bonne campagne de commercialisation.
Le café et le cacao occupent dans la production agricole togolaise, respectivement le 2ème et le 3ème rang après le coton et contribuent à la formation de la richesse nationale à hauteur de 1,4%. Les deux filières pèsent 5,5% du PIB agricole. Les deux matières premières sont cultivées par 31 203 producteurs pour une superficie de 38 058 hectares de café et 20 183 hectares de cacao selon le recensement de DSID de l’année 2017.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo et le Koweït ont signé ce mardi 02 octobre 2018, un accord bilatéral en matière de transport aérien. Cet accord, paraphé pour le Togo par Dokissime Gnama Latta (photo), directeur général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile, et pour le Koweït, par Yousef Al-Fozan, devrait permettre aux compagnies nationales désignées des deux pays de bénéficier de droits de trafic illimités pour l’établissement des vols commerciaux et cargo.
Notons que depuis l’inauguration de la nouvelle aérogare à l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma, le Togo est devenu un hub aérien. De nouvelles compagnies animent cette plateforme aéroportuaire, aux côtés des anciennes, notamment Ethipoian Airlines, Asky Airlines, Air France et Brussels Airlines.
Par ailleurs, en lien avec son implication dans les efforts d’émergence d’un secteur du transport aérien sur le continent africain, le Chef de l’Etat togolais a été désigné par ses pairs « champion » du marché unique du transport aérien en Afrique.
Le N°1 de l’ANAC, pour sa part, a été honoré de la plus haute distinction de l’ASECNA dans le domaine, notamment « la Médaille d’aérodrome » lors de la 138è session du Conseil d’Administration de cette institution.
Côté koweïtien, la signature de cet accord marque une étape importante dans la dynamique des autorités visant à élargir leur coopération avec le continent africain. Jusqu’à cet accord, la compagnie nationale koweïtienne Kuwait ne desservait que l’Egypte.
Séna Akoda
Le groupe bangladeshi Cosmos, spécialisé dans les industries extractives et les énergies renouvelables, envisage d’installer des unités solaires à importante capacité au Togo.
Une rencontre à New Delhi ce jeudi 04 octobre, en marge de l’AG de l’Alliance Solaire Internationale (ASI), entre le ministre togolais des mines et de l’énergie, Marc Ably-Bidamon et les responsables du Groupe, a précisé ces intentions. « Le Togo est intéressé par le projet et a amorcé l’étude technique de terrain », a indiqué le ministre. Et de préciser : « cette étude va d’abord recenser les besoins nécessaires et les localités dans lesquelles il est urgent d’avoir ces unités avant d’engager la faisabilité et la mise en œuvre du projet. », détaille Marc Ably-Bidamon.
Aussi, ajoute-t-il, une fois ces études approuvées, le gouvernement pourrait lancer un appel d’offre selon les normes de la passation des marchés.
Le conglomérat basé au Bangladesh, et actif dans les secteurs du pétrole, du gaz et du développement énergétique, avait déjà émis le vœu, lors d’une visite au Togo, d’y installer une filiale et d’apporter son expertise. « En nous offrant l’occasion de vous rencontrer, c’est déjà un grand pas franchi par la société », s’est réjoui l’un des responsables de la société, s’adressant au ministre togolais.
Octave A. Bruce
Les autorités compétentes de l’ATAF (Forum Africain des Administrations Fiscales) ont pris depuis mercredi 04 octobre 2018, pour point de ralliement, la capitale togolaise où ils participent à leur seconde réunion consultative.
Placée sous le thème : « Le rôle des autorités compétentes et de l’échange de renseignements en général », cette réunion devrait permettre d’éclairer les gouvernants et les acteurs fiscaux des pays africains sur la nécessité d’utiliser l’échange de renseignements comme une fonction à part entière de mobilisation des recettes.
De fait, indique Kossi Toffio, représentant le ministre togolais de l’Economie et des Finances, « l’échange de renseignements permet de concilier deux intérêts souvent jugés, à tort, de contradictoires : assurer à l’Etat des ressources suffisantes pour ses besoins de fonctionnement face à la volonté du contribuable de maximiser ses profits ».
La pertinence de ce thème se justifie en ce qu’ « aucun système fiscal ne peut être performant, s’il ne fait pas de l’échange de renseignements à des fins fiscales, un outil précieux pour améliorer la transparence et la coopération à l’échelle mondiale », fait-il observer.
Face à une tendance des pays africains à échanger plus avec le reste du monde qu’entre eux-mêmes, Kodzo Adedze, commissaire général de l’Office Togolais des Recettes (OTR) affiche sa conviction dans la capacité des participants de prendre en compte « le souci des administrations africaines de mettre en place des autorités compétentes en leur sein, chargées de gérer ce secteur sensible qu’est l’échange de renseignements ».
Séna Akoda
Le groupe marocain Banque Centrale Populaire (BCP), présent au Togo via sa filiale Banque Atlantique a annoncé avoir réalisé un bénéfice net de 1,6 milliard de dirhams (96,3 milliards FCFA) au premier semestre 2018. Un résultat en hausse de 1,8% par rapport à la même période en 2017.
Au cours des six premiers mois de cette année, le produit net bancaire (PNB) du groupe a atteint 8,2 milliards de dirhams (493,5 milliards FCFA), ce qui représente une hausse de 2% comparativement à la même période de l’année écoulée.
Le résultat opérationnel net a quant à lui, reculé de 2,7% pour se situer à 4,05 milliards de dirhams (243,8 milliards FCFA), tandis que le total des actifs du groupe a enregistré une légère hausse de 0,16% à 381,2 milliards de dirhams (23 trillions FCFA).
Outre le Maroc, où il compte 5,9 millions de clients, le groupe BCP est présent dans une quinzaine de pays africains, dont le Togo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Bénin, via sa filiale Banque Atlantique, 3ème groupe bancaire de la zone UEMOA en termes de parts de marché.
Il dispose aussi de bureaux de représentation dans 14 autres pays à travers le monde, dont l’Allemagne, l’Arabie Saoudite et le Canada.
Le 25 septembre, le groupe marocain a annoncé être entré en négociations exclusives avec le Français BPCE, pour l'acquisition de ses participations majoritaires dans quatre banques en Afrique, dont la Banque Internationale pour l'Epargne et le Crédit (BICEC) au Cameroun, la Banque Commerciale Internationale (BCI) en République du Congo, la Banque malgache de l’Océan Indien (BMOI) à Madagascar et la Banque Tuniso-Koweïtienne (BTK) en Tunisie.
BPCE a en effet retenu l'offre ferme du groupe BCP et l'a officialisé dans un accord signé le mardi 24 septembre à son siège de Paris.
La filiale togolaise d’Ecobank vient de créer « Emerald Business Club ». La mise en place de cette entité devrait permettre à cette banque de référence d’offrir des services et produits innovants aux PME/PMI. Objectif : les accompagner dans leur élan de développement et booster leur croissance.
Selon les informations, le club offrira des séances de renforcement de capacités ou de formation à la gestion efficace d'affaires, des services bancaires appropriés, des conseils d’experts financiers et non financiers. A la clé, les membres du club découvriront également un éventail d’opportunités de réseautage à travers les 33 pays où le groupe Ecobank est implanté.
Entre autres, l’accès à de nouveaux marchés grâce à des initiatives commerciales parrainées par la banque panafricaine, aux recherches sectorielles et au partage des savoirs.
Mamady Diakité, directeur général d’Ecobank-Togo souligne que le club assistera ses membres dans leur plan de croissance et les accompagnera à travers un suivi particulier au sein de la banque.
Emerald Business Club, apprend-on, est le modèle avancé du concept de « Club des PME/PMI » lancé il y a trois ans par Ecobank-Togo pour prendre en compte les besoins de sa clientèle. Il résulte de l’adaptation de ce club à la nouvelle dimension de ces entreprises qui ont intégré le segment des groupes d’entreprises locales.
Séna Akoda
Le Togo est le plus important fournisseur africain du Gabon au premier semestre 2018. Avec 7,7 milliards FCFA de ventes de gazole au pays d’Afrique centrale, le Togo est, à l’échelle mondiale, dans le top 5 des fournisseurs du Gabon au cours de la période sous-revue.
Il se positionne à la 4e place, derrière la France, la Belgique et la Chine. Dans le détail, 7,6% des importations du Gabon proviennent du Togo, 26,3% de la France 9,5% de la Belgique, 9% de la Chine (9%).
Pour rappel, en 2017, le Togo était le 14e fournisseur du pays d’Ali Bongo.
La représentation au Togo de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA-Togo) travaille au renforcement de sa sécurité. Plus exactement, elle veut sécuriser ses installations de Lomé, Pagala et Niamtougou contre la foudre.
Cette préoccupation est mue par le souci des dirigeants de l’institution de prémunir les installations précitées contre les effets indésirables de la foudre en ces périodes où la météo annonce ici et ailleurs de fortes pluies.
Elle vient de lancer un avis d’appel d’offre national dans cette optique. Les structures intéressées par cette offre devraient s’adresser au secrétariat de l’institution aux fins de formalités et de paiement du dossier d’appel d’offres.
Séna Akoda
Un effectif de 505 jeunes vient de s’ajouter à la liste des volontaires nationaux de compétence (VNC). Le mercredi, 03 octobre 2018, ils ont prêté serment au cours d’une cérémonie présidée par la ministre en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbé (photo), en présence de Damien Mama, Coordonnateur du Système des Nations Unies au Togo.
Cette prestation de serment porte à 8700 le nombre de VNC mobilisés et à 20 359 le nombre de Volontaires Nationaux à ce jour. Dans son allocution, la ministre leur a rappelé les valeurs fondatrices du volontariat notamment l’engagement, le dévouement, l’humilité et le professionnalisme.
Elle a insisté également sur l’importance de la prestation de serment : « Avant chaque déploiement de volontaires pour une mission, une importance particulière est accordée à cette cérémonie, devenue une sorte de rituel initiatique qui marque le passage du jeune de la vie passive à une vie active et engagée. A l’instar des magistrats, des médecins et de plusieurs corps de métier donné, les volontaires nationaux font acte de don de soi à la Nation. Ils s’engagent à respecter les obligations du choix qu’ils ont fait, notamment celles d’œuvrer à ce que chaque communauté, chaque Togolais, ou qu’il soit et quel qu’il soit, ne se sente pas exclu des efforts de développement du pays ».
Pour Omar Agbangba, Directeur général de l’ANVT, « la prestation de serment de ce mercredi est l’occasion pour ces nouveaux volontaires nationaux de mesurer l’importance de leur mission au regard des défis de développement des communautés à la base ».
Dans la même veine, le n°1 du système onusien au Togo a partagé son expérience exaltante de Volontaire des Nations Unies avec l’assistance. « Le volontariat, c’est un engagement citoyen et la volonté de bâtir des communautés heureuses et une nation prospère », leur a-t-il rappelé. Il a encouragé les jeunes à s’engager pleinement dans le programme et à croire en leur potentiel de réussite: « Sur le chemin du volontariat, vous pouvez trouver un trésor », a-t-il déclaré.
Kossi Mawupémo Attisso, porte-parole des volontaires a réaffirmé l’adhésion totale de ses pairs au programme et leur détermination à faire preuve de dévouement pour que les communautés où ils seront déployés puissent bénéficier du fruit de leur engagement.
Séna Akoda
En conseil des Ministres ce mercredi 03 octobre, le gouvernement a adopté un projet de loi portant sur l’ouverture du capital du Groupe TogoCom, la compagnie publique née de la fusion des leaders de la téléphonie fixe et mobile, TogoCel et Togo Telecom.
En optant pour l’ouverture du capital de l’entreprise publique, le gouvernement togolais confirme son objectif de poursuivre les innovations en matière de télécommunications. Ce secteur est en effet devenu très concurrentiel dans la sous-région ces dernières années avec notamment, l’expansion de certains acteurs clés à l’instar de Maroc Telecom, actif au Togo via Moov, MTN, Orange ou encore Vodacom. Des opérateurs qui ont réussi à se faire une place de choix dans la sphère des télécommunications d’Afrique de l’Ouest.
Une ambition forte affichée pour le Groupe TogoCom
L’objectif affiché de TogoCom est de développer fortement l’accès à l’internet très haut-débit d’ici 2020 grâce au développement de la 4G et de la fibre optique. Cette orientation stratégique permettra au groupe de consolider sa capacité d’investissement et de bénéficier des dernières innovations en matière de TIC pour développer de nouveaux segments de croissance.
Le groupe affiche maintenant une nouvelle identité, TogoCom, qui s’appuie sur une réorganisation des réseaux fixes et mobiles de Togo Telecom et Togo Cellulaire.
Selon le holding togolais, les premiers résultats sont en effet déjà visibles. À Lomé, plus de la moitié des sites mobiles de Togo Cellulaire (TogoCel) ont déjà été raccordés par de la fibre optique de Togo Telecom. Ce qui a permis de doubler la vitesse moyenne d’accès à l’Internet mobile et de diminuer drastiquement les coupures de connexion 3G.
Dans le reste du pays aussi, la transformation porte ses fruits : dans les zones rurales, la couverture a été améliorée et des accès publics gratuits ont été déployés à Aného, Atakpamé, Dapaong, Kara, Kpalimé, Sokodé et Tsévié. Depuis fin juin, le déploiement de la 4G a commencé, gage une fois de plus, de l’accélération du déploiement d’un meilleur réseau sur l’ensemble du pays.
D’après un proche conseiller du Directeur Général de TogoCom, Affoh Atcha-Dédji, le groupe souhaite devenir dans les prochaines années, l’un des acteurs de référence de la sous-région. En franchissant cette nouvelle étape, « le holding TogoCom sera en mesure de fournir des services de qualité à un moindre coût et cela pour le plus grand bénéfice du consommateur », indique une source proche de la ministre des Postes et de l’Économie Numérique, Cina Lawson qui a soutenu l’orientation d’ouverture de capital.