Togo First

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Promesse bientôt tenue. L’appui budgétaire de $ 40 millions promis par la Banque Mondiale au Togo devrait être effectif « dans quelques mois », a indiqué Hawa Cissé Wagué, remplaçante de Joëlle Dehasse depuis le 30 juin 2018. C’était hier 24 juillet 2018, à l’issue d’une entrevue avec Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais.

Cette déclaration confirme la perspective de ce décaissement en faveur du Togo et reprécise la promesse de son prédécesseur au Chef de l’Etat togolais depuis bientôt deux mois. Le N°1 togolais avait alors salué une coopération dynamique et de qualité entre son pays et l’institution de Bretton Woods : « La perspective d’un appui budgétaire pour notre pays de 40 millions de dollars annoncée par M. Laporte s’inscrit dans la continuité de la qualité de ladite coopération que je salue », avait-il déclaré.

Au surplus, l’institution financière vient d’approuver, il y a quelques jours, le décaissement d’une enveloppe de 30 millions de dollars (plus de 16 milliards de francs CFA) en vue de l'amélioration des infrastructures et la gestion urbaines.

De 2015 à 2018, l’institution a  plus que doublé son portefeuille au Togo en le portant de $ 150 millions à $ 350 millions.

 Séna Akoda

Selon le site d’informations republicoftogo.com, Ihou Attigbé, ministre de l’Industrie et du Tourisme est en Chine jusqu’au 28 juillet 2018. Accompagné d’une délégation composée de responsables de la Cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets, Togo Invest Corporation, de la Cellule Climat des Affaires et du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA), entre autres, le ministre togolais veut s’imprégner du modèle de transformation industrielle chinois et explorer des pistes de nouveaux partenariats industriels.

Le pays, dans le cadre de son Plan National de Développement sur la période 2018-2022, a élaboré un ambitieux plan de développement industriel, avec à la clé, la mise en place d’un pôle manufacturier et de deux parcs industriels constitués chacun de 15 usines, tournées vers l’exportation du textile, des chaussures, etc. Le projet devrait attirer plus de 1000 milliards FCFA d’investissements sur la période concernée.

Dans la perspective de mobiliser des investisseurs autour de ce projet qui devrait propulser un secteur dont tout le potentiel semble insuffisamment valorisé, la délégation devrait avoir des entrevues avec des investisseurs privés.

En ligne avec le Projet de Développement des Agropoles (PRODAT), le pays met également les bouchées doubles pour prioriser la transformation dans le secteur agricole.

Au programme du séjour de la délégation togolaise, on note également des visites d’usines dans certaines provinces, notamment à Zhiejhjan et Guangdong.

Séna Akoda

Au Togo, une mission d’évaluation à mi-parcours de la politique nationale du développement à la base va être menée dans les mois à venir. Il s’agira de relever les forces et les faiblesses de cette politique et de définir ses nouvelles orientations dans le cadre de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2018-2022.

Elaborée et adoptée en 2012 dans le but de réduire la pauvreté « à travers l’amélioration de l’accès des communautés à la base au minimum vital commun, à l’horizon 2032, avec un accent particulier sur l’accroissement des revenus des populations à la base et la réduction des déséquilibres régionaux », elle répond surtout, à la nécessité « d’inscrire les actions entreprises dans un cadre de référence structuré et de leur donner des orientations claires ».

Sa mise en œuvre a permis d’atteindre des résultats en termes de recul de la pauvreté et de l’extrême pauvreté. Cependant, au bout de cinq années, une revue de la mise en œuvre de cette politique s’avère nécessaire, dans l’optique non seulement d’apprécier les résultats obtenus, mais aussi de cerner les difficultés et défis qu’il reste à relever.

Pour ce faire, le ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes avec le concours du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) lance un avis de recrutement d’un consultant national.

Séna Akoda

Au Togo, le renouvellement anticipé des licences 2G et 3G actuelles et leur extension à la 4G jusqu’au 31 décembre 2036 va coûter à Atlantique Télécom, plus connu sous le vocable de Moov, 28 milliards de FCFA, apprend-on du rapport financier consolidé du premier semestre clos le 30 juin 2018 du groupe Maroc Télécom.

Le paiement de montant se fera sur la base de trois annuités, à partir de juillet 2018 indique le rapport. Le document précise également que le deuxième opérateur sur le marché de la téléphonie au Togo qui dessert plus 3 151 000 abonnés au 30 juin, a déjà décaissé 28 millions de dirhams marocains (environ 1,6 milliards FCFA) au titre de la deuxième et dernière tranche de la licence 3G au Togo, obtenue en 2016.

Le 11 juin dernier, à la faveur d’une cérémonie tirée à quatre épingles (photo), la filiale détenue à 95% par Maroc Telecom a obtenu une licence Mobile d’exploitation 2G/3G/4G valable jusqu’au 31 décembre 2036.

Fiacre E. Kakpo

L’opérateur de téléphonie mobile Atlantique Telecom Togo (Moov) a été l’une des 9 filiales africaines artisans de la croissance du chiffre d’affaires du groupe Maroc Telecom, la maison mère.

Au terme du premier semestre 2018, le groupe Maroc Telecom a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 17,94 milliards de dirhams marocains (1065 milliards FCFA), en hausse de 5% par rapport aux six premiers mois de 2017. Le groupe attribue cette performance à la croissance soutenue du chiffre d’affaires des activités au Maroc, conjuguée à celle des filiales à l’international, notamment en Afrique subsaharienne.

En effet, au 30 juin 2018, les filiales africaines ont pesé au total pour 8,146 milliards de dirhams ((483,68 milliards FCFA) dans le chiffre d’affaires, en progression de 7,4% par rapport à la même période en 2017. Ce niveau d’activités représenterait près de 48% du chiffre d’affaires global du groupe télécom, généré par un parc de 38 239 000 d’abonnés.

Cette performance est surtout portée par la croissance des revenus des nouvelles filiales, en particulier en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo, et de l’accroissement de l’usage Data et Mobile Money. Outre les belles performances financières de ses dernières, toutes entrées dans son portefeuille le 26 janvier 2015, les autres filiales du groupe marocain étaient également au rendez-vous durant la première partie de l’année.

Sur le semestre, le parc d’abonnés de Moov Togo a connu une hausse de 19,6%, passant de 2 634 000 abonnés un an plus tôt, à 3 151 000. En mars, l’opérateur détenu à 95% par Maroc Télécom fêtait ses 3 millions d’abonnés.

Les 9 filiales détenues par le géant marocain sont présentes au Niger, au Togo, au Mali, au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, au Burkina Faso, en Mauritanie et au Gabon.

Fiacre E. Kakpo

La Représentation Togolaise de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) a guidé en toute sécurité 6300 vols, de janvier à juillet 2018. 

Pêle-mêle, il s’agit de vols commerciaux, militaires, de cargos et autres, vers les deux aéroports (Lomé et Niamtougou) et de tous les avions qui passent dans l’espace aérien togolais. Cette performance confirme le niveau élevé de sûreté et de sécurité qu'offre l’espace aérien togolais.

Les audits réalisés respectivement par l’UEMOA du 15 au 25 août 2017 et USAP-CMA (Universal Security Audit Programme - Continuous Monitoring Approach) de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) du 04 au 12 septembre 2017 affichent des résultats satisfaisants en matière de sécurité et de sûreté du ciel togolais.

Avec le passage au guidage Radar depuis le 1er mars 2018, un important palier a été franchi en matière de contrôle et de surveillance des avions et, partant, dans le domaine de la sécurité aérienne.

Séna Akoda

Le Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA) respecte-t-il, en 2018, les dispositions légales et réglementaires applicables aux marchés publics ? Qu’en sera-t-il en 2019 et quelles pourraient être les pistes d’amélioration de la procédure de passation de marchés publics dans ce centre ?

 Les audits de la passation des marchés publics de cette école en  2018 et l'année prochaine, devraient fournir les réponses exactes à toutes ces interrogations. A cet effet, le gouvernement togolais, via l’Université de Lomé, recherche un consultant, indique un document consulté ce jour par Togo First.

Dans le détail, renseigne le document, il devrait s’agir pour ce consultant de vérifier l’application des dispositions relatives à la passation et à l’exécution des marchés publics. En outre, la personne en charge de cette mission aura à vérifier la conformité de la procédure de passation des marchés sur la base d’un échantillon qui sera retenu.

Au regard du diagnostic qui sera établi, elle formulera des recommandations dans l'optique d'une meilleure application du Code des Marchés Publics, des délégations de service public et des directives de la Banque mondiale. 

La mission du consultant devrait démarrer en février 2019 et s'achever une année plus tard.

Séna Akoda

La directrice générale d’African Guarantee Fund West Africa, Adidjatou Zanouvi, a annoncé la création prochaine d’un incubateur de référence dans la capitale togolaise.

La concrétisation de ce projet devrait s’inscrire dans la vision de cette institution pourvoyeuse de garanties financières, de faire de Lomé un pôle par excellence de promotion du secteur privé dans toute la sous-région ouest africaine.

Avec cet instrument, l’institution compte assister techniquement les Petites et Moyennes Entreprises togolaises ainsi que des institutions financières, en vue de leur croissance.

En dehors de cette assistance technique, elle ambitionne d’octroyer ses garanties à 2000 PME en moyenne par an et par pays, en Afrique de l'ouest, contre 1000 actuellement.

AGF West Africa dispose de bonnes références à cet égard. En effet, sur les 250 milliards FCFA de garanties octroyées ces dernières années, elle a contribué « au moins à 40% des émissions de garanties de portefeuille ». Mieux, elle « veut multiplier par cinq cette capacité d'ici à trois ans », a assuré la Directrice Générale d’AGF West Africa.

Toutefois, le vrai challenge, indique la N°1 de l’ex-Fonds Gari,  « est de permettre à ces PME de créer entre 30 000 et 50 000 emplois par pays sur les cinq prochaines années ».

Séna Akoda

La Compagnie minière Keras Resources, cotée à Londres, a annoncé ce lundi avoir obtenu l’autorisation pour entreprendre un programme d'essais métallurgiques d'échantillonnage en vrac sur le projet de manganèse de Nayega, préfecture du Kpendjal, dans le nord du Togo.

Cette approbation marque une « avancée significative », pour Keras, ex-Ferrex, actif sur ce projet via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’il détient à 85%.

Selon la société cotée sur l’AIM, la bourse des PME de Londres, les travaux estimés à 1,5 million $, devraient inclure le traitement de 10 000 tonnes de minerai de manganèse enrichi par un important producteur d'alliages à base de manganèse, afin d'évaluer la pertinence du minerai dans ses installations de fusion.

A la fin du processus, la société britannique vise un produit manganèse enrichi de + 10mm à -75mm à travers une opération simplifiée de lavage, d’épuration et de tamisage.

Les charges du programme qui comprennent notamment l’équipement, les coûts d’exploitation et de logistique et les frais de gestion, sont entièrement financées par un utilisateur final, avec lequel Keras annonce avoir trouvé un accord. Un financement initial aurait été mis à disposition avec effet immédiat pour assurer la couverture des actifs d’immobilisation à long terme et les coûts de gestion. « Nous avons conclu un accord de financement avec un tiers utilisateur final qui pourrait potentiellement partager des synergies importantes avec un producteur de manganèse d'Afrique de l'Ouest », a déclaré le PDG de Keras, Russell Lamming.

Et d’ajouter : « Nous pensons qu'il s'agit d'un énorme appui pour le projet et la capacité de notre équipe à identifier les actifs de qualité ; nous sommes impatients de travailler étroitement avec l'utilisateur final à travers le processus de test métallurgique ».

Keras qui affirme avoir terminé le processus d'appel d'offres avec les opérateurs miniers locaux et les sociétés de logistique qui ont la capacité de démarrer l'opération immédiatement, devrait d’attribuer les contrats d’ici fin juillet.

La société, qui ambitionne de développer ses actifs de manganèse au Togo en une mine productrice, affirme être en discussion avec les autorités togolaises, en vue de rentabiliser ses exploitations dans le pays. « Au cours des derniers mois, nous avons engagé des discussions constructives avec le ministère des Mines et d'autres organismes réglementaires au Togo sur la façon de faire de Nayega une mine rentable. L’accord donné pour l’échantillon en vrac à grande échelle est avancée significative dans les discussions avec les autorités », s’est réjoui le PDG.

A l’heure de l’annonce de l’autorisation, Keras Resources PLC (LON:KRS) a vu ses actions grimper de 15%.

Le projet Nayega, projet à ciel ouvert et low-capex (peu de dépenses en capitaux), couvre une superficie de 92 390 ha et porte sur un gisement long de 2,2 km de long et large de 500 m avec une épaisseur moyenne de 3,3m.

Fiacre E. Kakpo

L’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) tient d’importantes réunions dans la capitale togolaise. En prélude à ces rencontres, Mohammed Moussa, Directeur général de cette agence a accordé une interview à la chaine de télévision publique togolaise, le 22 juillet 2018.

Selon lui, la chose la plus importante réalisée par l’ASECNA en faveur du Togo est l’organisation de la gestion de l’espace aérien du pays, avec comme point culminant le passage du Togo au guidage radar dans trois centres pilotes.

Certes, l’information sur ce basculement au guidage radar réalisé depuis le 1er mars 2018 n’est pas nouvelle. En revanche, la révélation faite par le N°1 de l’agence est que le Togo a été le tout premier pays de l’espace ASECNA à passer à ce système de surveillance et de contrôle. Il a été suivi du Bénin et du Ghana.

Concrètement, explique un responsable de l’institution, « les trois centres sont équipés de radars et le contrôleur, au travers des écrans, peut voir le ciel, les avions qui se meuvent pour anticiper déjà sur les risques de collision ». Dix autres centres ont enclenché le processus de guidage radar et, avant fin 2019, tous les centres de l’ASECNA devront passer à ce système de surveillance et de contrôle, apprend-on.

A Lomé, la réunion la plus importante de l’ASECNA sera le Conseil des Ministres prévu pour le 27 juillet 2018, précise le directeur général. Cette instance devrait, après examen du fonctionnement de l’agence, jeter les bases d’une amélioration de sa gestion et de mise en place de ses organes de gouvernance.

Séna Akoda

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