Togo First

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La GIZ allemande a accordé un appui à la culture maraîchère au Togo. Ce 16 juillet 2018, elle a procédé à la remise d’un lot d’équipements au profit de trois groupements d’acteurs de la filière : l’Union des regroupements de maraichers de Danyi, les sociétés coopératives de Togblékopé et le groupement de maraîchers de la Kozah.

D’une valeur totale de 15 millions FCFA, le lot se compose de six tricycles, treize motopompes, huit pulvérisateurs, un moulin, deux balances et deux machines. Le don aidera les producteurs dans les ventes groupées, les traitements phytosanitaires, les transformations, les prestations d’arrosage.

Cet appui s’inscrit dans le cadre du programme développement rural et agricole (PRODRA) mis en œuvre depuis 2016. Le projet intervient dans les zones de productions maraichères des régions centrale, des plateaux et maritime. Généralement, le projet vise à augmenter le revenu des producteurs en combinant l’appui-conseil en bonne pratiques avec des renforcements de capacités économiques et organisationnelles.

Séna Akoda

Le Togo se montre exemplaire en matière de mise en œuvre des réformes communautaires de l’UEMOA. Le pays en a, en effet, réalisé au total soixante-dix-neuf (79). C’est ce que révèle Kossi Toffio (photo), directeur de cabinet au ministère de l’Economie et des Finances à la faveur de la revue annuelle, édition 2018, des reformes, politiques, programmes et projets communautaires, dont l’atelier a été ouvert ce 16 juillet 2018 dans la capitale togolaise.

L’objectif de cette rencontre est de mesurer l’effort réel du Togo dans la mise en œuvre des réformes.

Avec ce niveau de réalisation des réformes, rapporté à un ensemble de cent vingt-deux (122) réformes engagées au plan communautaire, le pays s’adjuge un taux de mise en œuvre de 65%. Un taux sensiblement au-dessus de la moyenne dans l’Union qui se situait à 62% en 2017.

Cette amélioration du taux de matérialisation des réformes communautaires s’explique essentiellement par l’adoption de  la Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans les Etats membres de l’UEMOA. Mais en outre, par la publication de trois séries de décrets relatifs à la  protection du patrimoine routier et des équipements connexes ; à la réglementation des transactions et services électroniques ; et au Service universel des communications électroniques.

Séna Akoda

Le Togo va recevoir un appui technique de l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) dans le cadre de l’initiative « Technologies de Transformation de l’Agriculture Africaine » (TAAT), un des programmes opérationnels de la stratégie « Nourrir l’Afrique ».

Une délégation de l'Institut basé à Abuja, qui travaille avec des partenaires à l’amélioration de la qualité et la productivité des cultures, la réduction des risques pour les producteurs et les consommateurs, a séjourné au Togo du 09 au 10 juillet 2018.

Une visite, la deuxième de ce genre après la précédente tenue du 18 au 21 juin, aura permis à la délégation de l’IITA de faire l’état des lieux de la filière manioc au Togo, pays choisi sur une liste de 35 pour servir d’entame au déploiement du programme.

Au terme de ces deux jours de mission, ponctués de visites d’installations existantes, en plus de la revue des données sur la production, des études spécifiques réalisées par l’ITRA, et des séances d’information à l’endroit de la jeunesse, un plan d’action a été élaboré.

Une feuille de route peaufinée pour préparer la filière manioc à une assistance technique, portera essentiellement sur la mise en place d’une technologie SAH (technologie de production intensive de matériel végétal amélioré) et la livraison de semences de sélection.

Pour précision, l’initiative TAAT vise la mise en œuvre d’actions pouvant contribuer à une transformation rapide de l’agriculture en Afrique, en augmentant la productivité agricole dans les filières : riz, manioc, mil, sorgho, arachide, niébé, bétail, maïs, soja, l’igname, cacao, café, noix de cajou, huile de palme, l’horticulture, haricots, blé et poisson.

A terme, ces actions devraient permettre de générer près de 513 millions de tonnes de production alimentaire supplémentaire et sortir près de 250 millions d’Africains de la pauvreté d’ici à 2025.

Fiacre E. Kakpo

C’était attendu. Enfin, le Mifa, Mécanisme Incitatif de financement agricole, lancé en grande pompe, met le pied à l’étrier. Ce vendredi 13 juillet, la coopérative des producteurs de riz et planteurs de manioc de Tagnamboul, Dankpen, une préfecture réputée à fort potentiel agricole de la Région de la Kara, a reçu le tout premier chèque de l’initiative inspirée de la success-story nigériane Nirsal.

Présent dans le nord du pays en marge des Evala, Faure Gnassingbé a fait d’une pierre deux coups. Le Chef de l’Etat a profité de sa présence dans la région de la Kara pour aller, en personne, remettre un chèque de 95 millions FCFA, aux acteurs agricoles.

Un financement de la Société Générale de Micro et Méso Finance (SOGEMEF), qui permettra à ces producteurs, d’améliorer leur production et leur compétitivité sur le marché.

D’ici la fin de cette année, 6000 professionnels devraient bénéficier de prêts à taux préférentiels, apprend-on.

Le MIFA a été lancé officiellement le 25 juin dernier par le Chef de l’Etat, pour révolutionner le secteur agricole, qui emploie près de 70% de la population active, avec une contribution de 40% au PIB, et une participation estimée à 1,7% à la croissance économique en 2017. Le principe est basé sur le partage de risques, qui vise à accroitre le financement destiné aux agriculteurs.

Ce mécanisme qui impliquera les institutions privées, telles que les banques et les microfinances, dans le développement agricole, a également pour objectif, de promouvoir la mécanisation, l’utilisation des intrants, l’innovation, et surtout, de faire de l’agriculture, un véritable pôle de création de richesse et d’emplois. 

La 2è conférence internationale des jeunes francophones se tiendra au 17 au 19 septembre 2018 à Genève. Cette année, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et ses partenaires centrent cette rencontre sur l’inclusion économique et financière des jeunes. Une thématique qui s’articule autour du fil conducteur du prochain Sommet de la Francophonie : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».

Selon les organisateurs, cette rencontre des jeunes ayant en partage la langue française se veut une tribune pour recueillir les points de vue, les préoccupations et des esquisses de solutions aux enjeux et défis qui concernent ceux-ci, en l’occurrence, les voies et moyens pour favoriser leur inclusion économique et financière.

Dans le même esprit, cette assise permettra de renforcer les capacités des jeunes sur des thèmes précis qui auront été préalablement identifiés. Et, en outre de leur donner des outils susceptibles de les aider dans leur vie professionnelle et personnelle et dans leur rôle d’agents de changement, de transformation sociale, de développement et de vecteurs de paix.

La Conférence des Jeunes Francophones devrait offrir également l’opportunité à des jeunes porteurs de projets de partager leurs réalisations et leurs initiatives au sein d’un espace d’exposition, d’échanger avec leurs pairs sur des pistes de développement ou de collaboration.

Un appel à candidature est ouvert à tous les jeunes âgés de 18 à 34 ans, ressortissants des Etats membres de l’OIF. Cette opportunité devrait intéresser les jeunes, en général, et les jeunes entrepreneurs togolais, en particulier.

Séna Akoda

Officiellement lancé le 25 juin dernier par le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé afin de répondre aux problèmes de financements des acteurs du monde agricole togolais, le Mifa, (Mécanisme incitatif de financement agricole), entre dans sa phase concrète de réalisation sur le terrain.

En effet, les producteurs de riz, les planteurs de manioc ainsi que les autres unités de transformation de Tagnamboul et de Blitta, deux des huit sites sélectionnés pour la phase pilote du projet, recevront à partir de ce vendredi 13 juillet 2018, les premiers chèques pour le financement de leurs activités.

Des cérémonies de remise voulues simples mais solennelles offriront l’occasion d’entretenir les populations sur le Mifa et l’aide qu’il apportera aux agriculteurs togolais.

Les conseillers en exploitation agricole seront également dotés de matériel technique comprenant notamment des tablettes et des matériels de déplacement. Ces outils faciliteront leur accès à tous les producteurs où qu’ils se trouvent sur le territoire national, et leur enregistrement.

Le Mifa est une initiative du gouvernement qui vise à faciliter les financements bancaires au monde agricole togolais qui, faut-il le rappeler, est confronté à un déficit de crédits lié à une certaine frilosité des institutions financières vis-à-vis de ce secteur.

Après avoir dégagé un solde négatif en 2016 (-46,5 millions $), les investissements directs étrangers nets (IDE) au Togo ont rebondi en 2017, dans un contexte de recul mondial.

Selon les données de la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), compilées par la rédaction de Togo First, le flux des IDE au Togo dégage un solde excédentaire de 145 millions $ au terme de l’année 2017, soit un rebond net de plus de 400%.

Si la faiblesse des prix des matières premières, notamment le pétrole, a sapé les IDE en direction du continent africain, les secousses ont été moindres en Afrique de l’Ouest, deuxième destination de ses investissements après l’Afrique du Nord. La sous-région enregistre une baisse de 11% à 11,3 milliards $, rapportée à une contre-performance estimée à 21% au plan continental.

Bien qu’elle soit amoindrie par rapport à la dynamique continentale, la contre-performance en Afrique de l’ouest s’explique par les revers du géant Nigeria qui chute violemment de 21% à 3,5 milliards, de la Guinée qui chute de 64%, du Mali, de plus de 25% et du Libéria, de 45%. Le Ghana également a perdu du terrain.

Outre les pays qui ont connu cette infortune de baisse chronique, d’autres ont performé. En plus du Togo qui caracole en tête avec 400% de hausse, les dégâts ont essentiellement été amortis par d’autres voisins qui ont connu une embellie. Ainsi, la Sierra Leone s’envole de 300%, à 560 millions, le Bénin progresse de 40% à 184 millions, Burkina Faso de 24% pour s’établir à 485,9 millions $. La Côte d’Ivoire quant elle, fait un bond de 17% pour 674,7 millions, le Sénégal avance de son côté de 12,7% à 532,3 millions.

Selon la Cnuced, les IDE devraient reprendre en 2018, portée par une augmentation de 20% pour s’établir à 50 milliards $ en 2018. Ceci, dans l’hypothèse d’un redressement modeste des prix des produits de base, d’une coopération économique interrégionale renforcée et de l’amélioration de l’environnement des affaires dans l’ensemble des pays de la région. 

« Les débuts d’un rétablissement des prix des produits de base, ainsi que les progrès en matière de coopération interrégionale consécutifs à la signature de l’accord de libre-échange continental africain, pourraient favoriser des flux d’IDE plus importants vers l’Afrique en 2018, pour autant que le contexte mondial reste favorable », a déclaré James Zhan, directeur de la Division de l’investissement et des entreprises de la CNUCED.

Fiacre E. Kakpo & Séna Akoda

Source: http://www.unctad.org/en/Pages/DIAE/World%20Investment%20Report/Annex-Tables.aspx 

En dépit des chocs négatifs qui ont récemment ralenti l’activité économique, la croissance régionale des pays membres de l’UEMOA est restée en dessus de la barre des 6% en 2017 pour la 6e année consécutive. Exactement 6,6% en 2017, en progression de 1 point de base par rapport à 2016.

Le rythme de croissance du PIB des 8 pays de l’UEMOA maintient le cap dans une conjoncture internationale encore difficile. Cette évolution est principalement soutenue par la bonne tenue des activités commerciales et des services de transport et télécommunication. Au titre de l'année 2018, le taux de croissance économique est attendu à 6,8%. Toutefois, le principal défi à relever est de parvenir à l’ajustement budgétaire nécessaire à la réduction des déficits nationaux qui sont attendus à 3% en 2019, conformément au critère de convergence.

Le déficit budgétaire devrait s’améliorer   

Les importants besoins de financement observés depuis plusieurs années ont induit un accroissement rapide du taux d’endettement de l’Union qui s’est situé à 44,1% en 2017, en hausse de plus de douze 12 points en cinq ans. Une pression qui a aggravé les déficits budgétaires de l’Union. Cependant, l'analyse de l'exécution des budgets des Etats membres de l'Union, a permis au Conseil des ministres des finances, réuni lors de sa deuxième session ordinaire de l'année, le 29 juin 2018 à Dakar, de projeter une amélioration du déficit budgétaire. De 4,2% du PIB en 2017, il est attendu à 3,8% cette année.

Ainsi, pour conforter l'effort de consolidation budgétaire vers la norme communautaire de 3% du PIB en 2019, le Conseil des Ministres recommande notamment un renforcement de la capacité de mobilisation des recettes fiscales et une amélioration de l'efficience des dépenses publiques au sein de l'Union. La poursuite des investissements indispensables au développement des économies des Etats membres de l'Union, notamment dans les infrastructures, devrait passer prioritairement par une mobilisation accrue des recettes fiscales, afin de préserver la soutenabilité des finances publiques, a préconisé le Conseil.

Une hausse modérée des prix

En ce qui concerne l'évolution des prix dans l'Union, le Conseil note une hausse modérée des prix, avec un taux d’inflation annuel moyen de 0,8% en 2017 contre 0,3% en 2016. Au premier trimestre 2018, l’inflation a atteint 0,9%, « malgré les tensions observées sur les marchés céréaliers dans certains Etats membres de l'Union ».

Critères de convergence : trois pays sur la bonne dynamique.

Examinant l’état de la convergence, le Conseil des Ministres s'est félicité des résultats obtenus en 2017, année au cours de laquelle 3 Etats membres ont respecté l’ensemble des critères de convergence de premier rang, tandis qu’en 2016, aucun Etat n’avait respecté le critère clé, relatif au solde budgétaire global.

Minimiser les risques liés au Partenariat Public Privé (PPP)

Si pour favoriser les gros investissements, l’Uemoa a mis le cap sur les Partenariat public-privé depuis 2012, force est de constater que ce précieux instrument pour mettre en route des projets structurants, capables propulser la dynamique économique, semble livré à des casse-têtes sans précédent.

C’est dans l’optique de pallier ces biais que le Conseil a adopté une recommandation relative aux orientations de politiques économiques pour les Etats membres au titre de l’année 2019. L’objectif de cette recommandation est de minimiser les risques liés au Partenariat Public Privé (PPP). La recommandation vise la prise en compte, par les Etats membres de l'Union, de ces financements dans les analyses de viabilité de la dette publique.

Fiacre E. Kakpo

Les données annoncées par Ouro-Koura Agadazi, ministre togolais de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, révèlent un excédent céréalier de 21% pour la campagne 2017-2018. A la lumière de ce chiffre, qui confirme une production céréalière en hausse, le Togo devrait être à l’abri de la crise alimentaire et nutritionnelle qui menace la zone UEMOA.

En effet, si la campagne agricole 2016-2017 a produit des résultats satisfaisants au sein de l’espace UEMOA, tirés par une bonne pluviométrie, les signaux sont au rouge dans de nombreux pays de cet ensemble sous régional, cette année.

La régression des productions agricoles au titre de la campagne agricole 2017-2018 rend déjà préoccupante la situation sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région, selon un constat établi par les ministres de l’Agriculture lors d’une rencontre qui s’est tenue à Niamey.

Cette situation  empire du fait de l’insécurité persistante dans le bassin du Lac Tchad, le Liptako-Gourma et dans le Centre du Mali, ont-ils précisé.

Principalement, les pays du Sahel à savoir le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Sénégal se retrouvent dans l’œil du cyclone, soit environ une population de 3,5 millions de personnes. Et les ministres tirent déjà la sonnette d’alarme sur l’urgence de mobiliser de l’aide pour contenir les effets dévastateurs prévisibles de cette situation.

Séna Akoda

Le Togo donne un coup de boost à l’industrie culturelle plurielle via un appel à projets au titre du Fonds d’Aide à la Culture, qui se chiffre à 400 millions FCFA.

Lancée par le ministère en charge de la culture, cette initiative vise à soutenir la promotion du patrimoine et des industries culturelles / créatrices par la valorisation des potentialités. Elle s’assigne en outre pour mission, d’accompagner les professionnels des sous-secteurs d’activités concernés dans leurs efforts vers un développement socio-économique harmonieux.

Le document consulté par la rédaction de Togo First donne une énumération exhaustive des sous-secteurs éligibles : les arts de la scène, les arts plastiques, le cinéma et l’audiovisuel, la littérature et le patrimoine culturel.

Si les acteurs culturels plaident en général pour une revue à la hausse de ce fonds, son institution permet toutefois de noter une volonté institutionnelle de faire émerger un secteur potentiellement pourvoyeur d’emplois et moteur de croissance.

S’agissant en particulier du sous-secteur de la cinématographie, le gouvernement a, en Conseil des ministres, le 08 mai dernier, procédé à l’adoption du projet de loi portant code du cinéma et de l’image animée.

L’ambition est de contribuer à l’éclosion d’une industrie cinématographique locale au détriment de la « trop forte » consommation des films étrangers qui véhiculent dans leur grand ensemble « des modes de pensées et d’actions exogènes qui remplacent progressivement les propres valeurs culturelles » endogènes. Et, à terme, de faire du cinéma une force motrice de croissance et de développement.

Séna Akoda

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