Au Togo, le Programme d’Urgence de Développement Communautaire va acquérir et installer 40 nouvelles plateformes multifonctionnelles solaires. Ces équipements sont destinés à plusieurs localités rurales au Togo, indique un document consulté par la rédaction de Togo First.
Plus précisément, ils devraient permettre aux populations rurales des zones prises en compte, d’avoir accès à de l’énergie électrique et de développer leurs activités génératrices de revenus, basées essentiellement sur l’agriculture.
L’installation des plateformes devrait leur faciliter, par exemple, le broyage de karité, le décorticage de riz ou du maïs, la charge de batteries, la soudure, etc.
A cet effet, le ministère en charge du développement à la base, vient de lancer un avis d’appel d’offres international subdivisé en 5 lots pour la fourniture et l’installation des plateformes multifonctionnelles solaires.
Le coût du projet est supporté par un financement reçu du gouvernement dans le cadre du Programme National de Développement des Plateformes Multifonctionnelles solaires (PN-PTM).
Séna Akoda
L’Aide publique au développement (APD) mobilisée par le Togo au terme de l’exercice 2017, s’établirait à 372,84 millions $ (217 milliards FCFA), selon les données dévoilées par Christophe Akpoto Komlagan, directeur de la coopération bilatérale au ministère de la planification du développement.
C’était à l’occasion d’un atelier de validation du rapport sur l’Aide publique au développement (RAPD) 2017, qui s’est tenu ce mardi 10 juillet à Lomé. Un document, dont l’élaboration a été fortement appuyée par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui fournit des statistiques fiables, exhaustives et actualisées sur les programmes et projets financés par l’APD. Ceci, dans le but d’éclairer la prise de décision sur les allocations et les diverses sources de financement.
Faits saillants de ce rapport, les dons se taillent la part du lion, représentant 76,63% des aides globales pour environ 23% de prêts, avec l’Union européenne comme financeur majeur (21,62%).
Pour Christophe Komlagan Akpoto, la particularité de l’APD 2017, c’est aussi l’affectation à tous les ODD à l’exception de l’ODD12 (Mode de consommation et de production durables) et l’ODD14 (Exploitation durable des Océans, mers et ressources marines).
De la même manière, tous les 5 axes de la SCAPE (Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi), qui sera bientôt remplacé par la Plan national de développement (PND 2018-2022), ont été nourris, selon le responsable.
Fiacre E. Kakpo
Willis Towers Watson, un géant mondial du courtage en assurances, de la réassurance et du conseil en gestion des risques, présent au Togo à travers le courtier spécialiste Gras Savoye, envisage de changer sa stratégie dans 14 pays africains dont le Togo.
« Pour affiner notre focus en Afrique et assurer une croissance rentable, nous avons réévalué notre stratégie. Dans certains pays représentant de petits marchés et où nous avons une présence relativement faible, une relation de correspondant est l'approche la plus appropriée », a expliqué Adam Garrard (photo), directeur des activités internationales du groupe. Ainsi, « le groupe cherche à passer d’un modèle de filiales détenues à 100% à celui de partenariats stratégiques ou de correspondants dans quatorze marchés ».
Les pays concernés sont, outre le Togo, l’Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, la République centrafricaine, le Tchad, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée, le Liberia, Madagascar, le Mali, le Niger et la Sierra Leone.
Désormais, ces pays seront couverts par des correspondants partenaires et non directement par le groupe lui-même.
« Le changement de stratégie dont nous parlons dans le communiqué de presse signifie que nous aurons un nouvel arrangement au Togo. Ce sera une relation de partenariat. Nous ne savons pas encore qui sera le partenaire », a confié à Togo First, Paul Platt, responsable des relations publiques chez Willis Towers Watson.
Le courtier basé à Londres qui a racheté le Français Gras Savoye en 2015, a toutefois indiqué dans son communiqué, qu’il conservera un solide réseau de filiales sur le continent.
Willis Towers Watson a également fait remarquer que cette nouvelle stratégie a été déjà testée dans deux pays nord-africains avec la cession de ses opérations au Maroc et en Mauritanie. Deux pays désormais couverts par des correspondants partenaires.
Willis Towers Watson est né en 2016 de la fusion entre le géant britannique du courtage en assurances Willis Group et le cabinet américain de conseil en gestion des risques, Towers Watson.
Fiacre E. Kakpo
L’ANPE (Agence nationale de promotion de l’emploi), en collaboration avec le Bureau international du travail, a ouvert ce mardi 10 juillet, un atelier de renforcement des capacités à travers la mise en place d’un mécanisme d’anticipation de compétence, dénommé le « Skill for trade and economic diversification » (STED).
Etaient concernés les jeunes diplômés demandeurs d’emploi, le secteur privé et d’autres participants.
Le mécanisme vise à anticiper les compétences et à canaliser les jeunes vers les secteurs porteurs tels que le transport et la logistique, identifiés comme des secteurs à forte valeur ajoutée pour le Togo.
Pour Comla Edmond Amoussou, Directeur Général de l’ANPE, 17 sur 100 cas de chômage sont liés à l’inadéquation entre la formation et l’emploi. D’où la nécessité de former la jeunesse aux compétences les plus sollicitées sur le marché de l’emploi en vue de réduire de façon significative le chômage, surtout frictionnel.
A travers cette initiative, l’ANPE vise à faciliter l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi, en ligne avec l’axe 1 du PND (Plan National de Développement), qui couvre la période 2018-2022.
Une rencontre de haut niveau va se tenir le 16 juillet 2018 et réunira, aux Nations Unies, les personnalités politiques, les experts thématiques et autres, sur les énergies renouvelables. Komi Sélom Klassou, premier ministre togolais est annoncé comme panéliste à cette rencontre.
Sa mission : présenter l’expérience togolaise dans le domaine du renouvelable, pour, à terme, inciter au choix des énergies dites propres, en phase avec les impératifs environnementaux et le respect de l’équilibre de l’écosystème.
En ligne avec la préoccupation mondiale de rendre l’énergie accessible à tous à moindre coût, le Togo a mis en service plusieurs centrales solaires pour desservir en énergie, les populations rurales. Parallèlement, la société BBOX commercialise des kits solaires dans le cadre de l’initiative présidentielle CI-ZO.
La promotion du renouvelable au Togo passera également par le développement des parcs éoliens. L’idée est en train d’émerger, surtout parmi les universitaires, notamment ceux de l’Université de Lomé.
A ce panel, le Premier ministre togolais devrait, en outre, exposer les grandes lignes de la stratégie du pays en matière d’électrification à l’horizon 2030. Une stratégie qui rime avec un ambitieux projet, celui d’assurer l’accès de tous à l’électricité, et sur lequel des bailleurs de fonds de rang international se signalent déjà.
Au surplus, ce défi d’assurer un accès universel de la population à l’énergie, en 2030, se double de celui d’avoir dans le mix énergétique, 50% de renouvelable.
Ce dialogue de haut niveau qui va avoir lieu, bénéficie du soutien des partenaires promoteurs d’énergie durable, notamment SEforALL (Sustainable Energy for All) et les leaders de la transition énergétique. Il vise à évaluer les progrès accomplis par les Etats et le monde dans le cadre de la réalisation du 7e Objectif de Développement Durable (ODD).
Séna Akoda
La journée africaine de lutte contre la corruption va être commémorée demain, 11 juillet 2018. En prélude à cet événement, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), acteur de premier plan au Togo de la lutte contre ces crimes économiques, a marqué l’événement par un discours délivré ce 10 juillet 2018 par son président, Essohana Wiyao.
En effet, devant les gens de médias, celui-ci a lancé un appel à la mise en commun des actions pour prévenir ou reprimer cette infraction. « En ce jour solennel du 11 juillet 2018, j’invite tous les acteurs de bonne gouvernance du secteur public, du secteur privé, de la société civile, les médias, bref tout le monde à se joindre à la lutte anti-corruption au Togo ».
Il s’agit d’amener le pays, au travers d’une synergie d’actions, à respecter ses engagements en ce domaine. Le Togo est l’un des tout premiers pays à ratifier la convention de Maputo au Mozambique sur la lutte contre la corruption. Mieux, ajoute le président de la HAPLUCIA, cette ratification traduit la volonté du Togo de faire de la lutte contre ce phénomène l’une de ses priorités stratégiques.
Si aucun chiffre, ni aucun état des lieux n’ont été dressés au plan national, encore moins les perspectives dévoilées, en revanche au plan continental, les données sont alarmantes, et révèlent l’urgence de donner un coup de fouet aux actions engagées pour combattre le fléau. L’Afrique perd chaque année $ 148 milliards, soit 83 472 milliards FCFA du fait de la corruption. Un montant qui dépasse de loin l’aide publique au développement accordée chaque année au continent.
Le 31ème sommet de l’Union Africaine a été centré sur ce phénomène pour dégager une approche régionale et parvenir à contenir sa progression galopante.
Séna Akoda
La nouvelle Représentante-résidente de la Banque Mondiale Hawa Cissé Wagué a officiellement pris fonction ce mardi 10 juillet 2018. Elle remplace Joelle Dehasse dont le mandat a pris fin le 30 juin dernier.
« Je suis heureuse de me joindre à l’équipe du Togo en tant que Représentante Résidente pour poursuivre la dynamique enclenchée par mon prédécesseur » a déclaré Hawa Wagué lors de sa prise de fonction, avant de poursuivre que sa priorité sera de « renforcer les actions en cours et aller de l’avant, tout en maintenant l’impulsion engagée » par les équipes conjointes du Togo et de la Banque. Ceci, en vue d’une mise en œuvre réussie des opérations et d’un accroissement du volume du portefeuille de l’institution multilatérale au Togo.
Dans sa nouvelle mission, l’économiste de nationalité mauritanienne aura trois principales tâches : renforcer le partenariat entre la Banque mondiale et le Togo, jouer un rôle stratégique dans la mise en œuvre du Cadre de Partenariat Pays et enfin assurer la gestion quotidienne du bureau de la Banque mondiale à Lomé.
« Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Togo est très actif et la mise en œuvre des projets se déroule de façon satisfaisante. Ma toute première priorité sera de lancer l’évaluation à mi-parcours de notre Cadre de Partenariat Pays afin de nous assurer que notre stratégie reste alignée sur les priorités de développements du Togo », a-t-elle indiqué.
Hawa Cissé Wagué a rejoint la Banque en Septembre 2002 en Mauritanie. Elle est experte en risque de crédit et sur les questions macroéconomiques, fiscales et financières.
Avant son arrivée à Lomé, celle qui est aujourd’hui la onzième Représentante Résidente depuis l’ouverture du Bureau de la Banque mondiale au Togo en 1982, était Economiste Principal au sein du département du Risque de Crédit de l’institution de Bretton Woods.
Le partenariat économique Inde-Togo a le vent en poupe. En témoigne la rencontre d’échanges qui s’est déroulé ce lundi 09 juillet à Lomé entre les opérateurs économiques togolais et leurs homologues indiens.
Une rencontre qui a permis aux opérateurs économiques des deux pays, de définir un nouveau cadre de partenariat gagnant-gagnant qui devrait permettre de promouvoir les investissements indiens au Togo. Occasion également pour les opérateurs économiques togolais, de mieux s’informer sur les opportunités d’affaires en Inde.
Et déjà, la délégation indienne conduite par Siddhart Jaain, Directeur Général de Ping-Pong Global Ltd, porteur d’un projet de construction d’un hôpital moderne de 300 lits, se dit prêt à investir dans les Petites et Moyennes Entreprises togolaises. « Notre message est d’apporter l’information sur les petites et moyennes entreprises pour que le Togo n’ait plus besoin d’importer dans le futur… Et ce serait une bonne chose pour le Togo d’être le premier à bénéficier de ces projets dans la sous-région ».
Pour Germain Méba, président de la CCIT (Chambre de Commerce et d’Industries du Togo), « l’Inde est disponible pour investir au Togo. Il suffit de créer une dynamique autour pour tirer le maximum de bénéfices de toutes ces opportunités ».
Rappelons qu’en mars dernier, le sous-continent avait déjà annoncé l’ouverture d’une ambassade au Togo d’ici 2021.
A l’ouverture du troisième forum annuel des affaires Etats-Unis Togo dénommé « U.S.-Togo Business Forum » qui s’est tenu le 03 juillet 2018, la veille de la célébration de l’anniversaire de l’indépendance des USA, le 04 juillet 2018, l’Ambassadeur David Gimour, a adressé ses félicitations au gouvernement togolais « pour avoir établi un dialogue avec le secteur privé ».
Il a exhorté le gouvernement à mettre en place un mécanisme formel pour nourrir le dialogue et annoncer un calendrier de consultations régulières. Car, « les partenariats avec le secteur privé ont été un élément clé dans les succès réalisés par l’ambassade des Etats-Unis à Lomé ». Par ailleurs, il se dit « fier d’être un grand supporter/partisan des investissements du secteur privé au Togo et de nos partenariats (ndlr : partenariat de l’ambassade des USA au Togo) avec le secteur privé ».
De toute vraisemblance, en dehors des bonnes relations diplomatiques entre le Togo et les USA, c’est l’attelage gouvernement-secteur privé qui a permis l’organisation en 2017, par le Togo, à Lomé, du forum AGOA (Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique).
Cette organisation est la plus grande réussite enregistrée depuis le lancement du programme AGOA, a concédé le diplomate américain. C’est également l’un des points les plus déterminants de la coopération américano-togolaise. Avec l’effectivité de ce programme qui offre un éventail d’opportunités d’affaires aux USA, entre 2016 et 2017, les exportations du Togo vers le pays de l’Oncle Sam ont connu une hausse très importante, selon l’expert qui a présenté ce programme.
Au titre de ce programme, le Togo a reçu un visa textile vers USA à l’issue du 16è forum qu’il avait organisé.
Le second temps fort de la relation bilatérale Togo-USA est marqué par l’approbation du programme « Threshold » du Togo, lui ouvrant le droit au décaissement de $ 35 millions par le gouvernement américain dans le cadre du Millenium Challenge Account.
A cet égard, l’ambassadeur américain a salué la création de la Cellule Climat des Affaires, cheville ouvrière des réformes visant à rendre plus attractif et plus compétitif l’environnement togolais des affaires. Par ailleurs, il a tenu à saluer Sandra Ablamba Johnson et toute son équipe « pour la haute qualité du travail qu’elles continuent d’accomplir ». Notons enfin que le secteur privé togolais a été fortement représenté à cet événement.
Séna Akoda
La Banque mondiale a annoncé, à la faveur d’un communiqué de presse, la nomination au poste de vice-président pour l'Afrique de Hafez Ghanem (photo). Expert en développement, le franco-égyptien dirigera un portefeuille régional actif de plus de 600 projets totalisant plus de 71 milliards de dollars.
Après avoir travaillé pendant plus de 30 ans en Afrique, en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, Hafez Ghanem apporte une riche expérience à son nouveau poste. Il dirigeait auparavant la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA).
Sous la houlette de l’économiste de 61 ans, l’institution financière envisage de demeurer un partenaire engagé sur lequel s'appuyer, pour innover dans le développement et le financement sur le continent, afin d’accélérer la croissance et éradiquer l’extrême pauvreté.
M. Ghanem succède au Sénégalais Makhtar Diop qui a été nommé vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, en mai dernier. L’Egyptien a pris son nouveau manteau, depuis le 1erjuillet 2018.