Togo First

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Keras Resources a déclaré, mardi, avoir identifié un nouvel affleurement de minéralisation de manganèse, sur son projet de Nayega, au nord du Togo.

Huit hectares supplémentaires ont été découverts à Ogaro, à quelques kilomètres du gisement principal de Nayega, a indiqué la compagnie cotée sur la bourse alternative de Londres (AIM).

Des échantillons prélevés de 14 puits de 35 mètres pour tester la zone centrale de minéralisation d’Ogaro affichent des résultats positifs, se sont félicités les responsables de la compagnie britannique. Pour eux, la nouvelle découverte montre que le projet de Nayega présente des perspectives plus importantes. 

« L’identification d’une nouvelle zone importante d’affleurement à Nayega jette de solides bases et augmente nos attentes pour ce qui, selon nous, deviendra une nouvelle source de production de manganèse à faible coût d’exploitation et d’investissement en capital. », a déclaré Russell Lamming, CEO de Keras, société active au Togo via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’elle détient à 85%. 

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 L’entreprise envisage également de lancer immédiatement la phase 1 de sa nouvelle mine qui portera sur une aire de 100 mx 100 m. Très satisfaite de sa récente collaboration avec les communautés locales, sur son programme d'essais métallurgiques d'échantillonnage en vrac de 10 000 tonnes, elle s’appuiera sur la main d’œuvre locale.  

« Nous avons maintenant une équipe de la communauté locale qui a participé à la préparation du vrac.  Elle va, à présent, passer à Ogaro pour démarrer sur la carrière. », a conclu le Russell Lamming. 

Fiacre E. Kakpo

mercredi, 19 septembre 2018 09:57

La BRVM lance un concours de projets fintech

En vue de renforcer son accompagnement au système financier sous régional en matière d’innovation et d’anticipation sur les « disruptions futures », la BRVM vient de lancer un concours de Projets Fintech.

BRVM Fintech Innovation Challenge vise à sélectionner des jeunes talents, personnes physiques âgées de 18 à 40 ans ou startup établies dans la région UEMOA, initiateurs de projets innovants, précise l’Agence Ecofin.

Certains candidats retenus, après délibération d’un jury de spécialistes, bénéficieront d’un accompagnement de 6 à 12 mois pour mettre en œuvre leurs projets dans le laboratoire la Bourse régionale, « BRVM Fintech Lab ».

D’autres participeront à un hackathon organisé par la BRVM et AfricaFinLab, une initiative continentale de développement et de promotion de l’innovation en finance.

Grâce à ce challenge, des opportunités de contrats avec des entreprises partenaires et de financement pourraient s’ouvrir aux projets les plus innovants, indique la Bourse basée à Abidjan. 

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 octobre 2018. Selon la BRVM, le formulaire de candidature est disponible sur son site officiel.

En république togolaise, le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) enregistre de bonnes performances. Au 30 juin 2018, il a réussi à engranger 30 milliards FCFA auprès de l’Etat et des bailleurs de fonds, a annoncé hier, Assih Mazamesso, secrétaire d’Etat chargé de l’Inclusion Financière et du Secteur Informel, à l’occasion d’une rencontre-bilan d’un an d’activités de ce département.

Avec ce montant, le FNFI a octroyé un volume de crédits record de 75 milliards FCFA, facilité par un système de revolving. Comparé aux 73 milliards FCFA annoncés quelques mois plus tôt, l’octroi de crédits, activité phare de l’institution, semble en constante progression.

Le taux de recouvrement des crédits se maintient à son niveau élevé de 93% annoncé lors de la rencontre-bilan des 4 ans d’activités du FNFI. En matière de remboursement, la Région des Savanes conserve  son titre de  meilleur élève en enregistrant un taux de 100%.

Motivée par ces résultats, la secrétaire d’Etat table, en termes de perspectives, sur l’autonomie financière du FNFI à l’horizon 2019 et annonce la mise en place de nouveaux produits.

Séna Akoda

Annoncé en conseil des ministres en avril dernier, le projet « e-ID Togo » se dévoile un peu plus : 20 milliards FCFA. C’est le montant que nécessitera la mise en œuvre de ce projet qui envisage de doter chaque citoyen togolais, ainsi que tout résident, d’un numéro d’identification biométrique unique.

Son objectif, disposer d’informations fiables permettant, notamment la fourniture ciblée de services publics et sociaux. Le projet, piloté par le ministère des Postes et de l’Economie numérique, s’inscrit dans le cadre du processus de modernisation et de réforme de l’administration publique engagé par l’Etat togolais.

Des partenaires privés sont attendus pour la réalisation du projet.

Une fois implémenté, le « système d’identification national biométrique » permettra d’attribuer un identifiant unique à 8 millions de résidents sur le territoire togolais, y compris les nouveau-nés et les enfants.

Rappelons que le projet est en ligne avec l’axe 3 du PND qui vise à consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion.

Octave A. Bruce

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a rendu public son rapport annuel sur les conditions de banque dans l’espace Uemoa en 2017. Une véritable cartographie qui livre un aperçu du paysage bancaire de l’Union, retrace les montants des crédits bancaires octroyés au cours de l'année et analyse les dépôts à terme effectués par la clientèle ainsi que les taux d’intérêt pratiqués.

Décryptage en 5 points de la structure du financement bancaire de l’économie togolaise.

Aucun nouvel établissement en 2017

Bien qu’ayant enregistré 3 nouvelles arrivées à l’échelle de l’Union, notamment en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, et au Sénégal, le champ de contrôle bancaire de la Bceao au Togo est resté inchangé à 15 établissements de crédit dont 13 Banques et 2 établissements financiers, comme en 2016. En 2017, les indicateurs du système financier sont restés globalement satisfaisants en dépit de quelques mesures correctives dans le cas de certains établissements, dont deux banques à actionnariat majoritairement public. Si la situation prudentielle de certaines banques présente des inquiétudes, la Banque centrale indique que des mesures ont été prises pour redresser les ratios affectés, notamment le redressement du seuil du capital social : 10 milliards pour les Banques et 3 milliards FCFA pour les établissements financiers.

Les crédits au ralenti

Après des bonds successifs, en particulier un saut de 13,5% à 664,4 milliards FCFA, en 2016, les crédits mis en place par les banques togolaises se sont tassés d’environ 4,2% pour tomber à 636,2 milliards. Bien qu’elles se soient taillées la part du lion, les entreprises privées du secteur productif ont vu leur volume de crédits chuter de 10,4%. Un recul occasionné par une baisse drastique des crédits destinés à l’acquisition d’équipement qui ont chuté de 61,5% à 39 milliards. Les données montrent que les Banques ont été particulièrement très peu favorables au crédit habitation.

Alors que le crédit immobilier chute de 42%, celui à la consommation progresse mais « très » marginalement. Les fonds avancés par les Banques pour soutenir les activités liées aux exportations contre-performent également.

Aussi, un rationnement du crédit a-t-il été observé chez les Coopératives et groupements villageois, les entreprises individuelles et les Assurances-Caisses de retraite. De quoi tirer la sonnette, surtout dans un pays où l’agriculture mobilise près de 70% de la population.

Globalement, le repli est essentiellement attribuable à la crise socio-politique qui a secoué le second semestre. Face à l’incertitude politique, les Banques ont préféré transférer le risque sur les crédits de trésorerie. Le montant injecté pour doper la trésorerie des entreprises est estimé à plus de 327 milliards, en hausse de 19%. 

Le crédit, plus cher pour les vulnérables 

Si le taux d'intérêt débiteur moyen des crédits mis en place en 2017 par les banques dans les pays de l’UEMOA est demeuré stable en 2017, se situant dans le sillage des 6,93%, au Togo, le trend à la baisse observé depuis 2012, se poursuit. En 2017, le crédit a coûté moins cher que sur les 10 dernières années. Le taux demandé par l’ensemble du système bancaire s’est amélioré de 21 points de base pour s’établir à 8,1%. A l’analyse des données, le financement mis en place par les intermédiaires financiers a été de nature à décourager les personnes (morales comme physiques) ne possédant une grande surface financière. En effet, les taux pratiqués sur les Coopératives et groupements villageois et les Assurances-Caisses de retraite ont été les plus élevés, atteignant respectivement 9,15% et 9,74%. De plus, il s’agirait des coûts ayant le plus augmenté.

Le long terme rassure

En 2017, ce sont les prêts de très long terme qui ont le plus rassuré le système bancaire. Concrètement, les chiffres de la Banque centrale révèlent que les crédits de 10 ans de remboursement ont le taux le plus bas, alors que ceux de très court terme (moins d’un mois) présentent les taux d’intérêt les plus élevés.

Baisse criante des dépôts 

L’année 2016 a enregistré un record retentissant des dépôts. 1742,4 milliards FCFA collectés. En 2017, les Banques ont collecté 1254,4 milliards.  Une baisse de 28%.

313 milliards ont été collectés auprès des entreprises privées du secteur productif, en hausse de 25%.  

Fiacre E. Kakpo

Autorisé par le gouvernement togolais en Conseil des ministres fin mars 2017, le processus de fusion des banques publiques BTCI et l’UTB vient de subir une suspension, a appris la rédaction de Togo First de sources proches du dossier.

« Le processus de fusion est suspendu et la date effective de celle-ci reportée … jusqu’à la conclusion des discussions en cours avec le FMI, relatives à d’autres options de tentatives de restructuration/sauvetage de la BTCI et de l’UTB. Tous les travaux de rapprochement et d’harmonisation sont donc également suspendus. Les deux établissements bancaires reprennent leurs activités de façon autonome et indépendante », indique une note adressée aux agents des deux institutions bancaires par Patrick Mestrallet, l’homme en charge du projet de fusion.

Ce projet était l’alternative trouvée par le gouvernement togolais pour « consolider la situation financière et à renforcer les fonds propres et la solvabilité des deux banques afin de leur donner de meilleures capacités d’intervention et de soutien à l’économie nationale », après l’échec de leur privatisation.

En rappel, la privatisation des deux banques publiques était une mesure du Fonds Monétaire International dans le cadre de la signature, en mai 2017, de son programme triennal de Facilité Elargie de Crédit (FEC) avec le Togo, en phase avec la volonté des autorités gouvernementales de se désengager vis-à-vis de toutes les banques publiques : « les deux banques publiques sous-capitalisées seront consolidées en une seule institution saine », avait exigé l’institution. Mais, l’opération n’a pas suscité d’offre jugée intéressante de la part de potentiels repreneurs.

Séna Akoda

Dans le cadre de son 45ème anniversaire, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) dont le siège est à Lomé, lance un nouveau concours doté de prix.

Après le concours lancé pour primer à hauteur de 5 millions FCFA la meilleure photographie illustrant les projets qu’elle finance dans l’espace Uemoa, l’institution financière de l’espace UEMOA veut distinguer le meilleur projet innovant et bénéfique pour le développement des énergies renouvelables.

 Le concours vise à encourager l’innovation et à valoriser les compétences des développeurs locaux africains, en particulier au sein de l’UEMOA. Et la récompense est conséquente : 30 millions FCFA pour le meilleur projet.

Sont éligibles les organisations de la société civile, les associations professionnelles ou non, les acteurs du monde de la recherche, ainsi que les personnes physiques. Les projets porteurs, devront assurer une résilience environnementale, la création d’emplois verts pour les jeunes, une amélioration de la compétitivité, la satisfaction de besoins sociaux de base, et autres.

En dehors de la cagnotte, l’auteur du meilleur projet bénéficiera d’un certain nombre d'avantages en nature. Les candidats ont jusqu’au 08 octobre 2018 pour soumettre leur candidature.

Séna Akoda

Le Togo se classe 165e sur 189 selon la dernière mise à jour de l’indice du développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), publiée vendredi.

Avec un indice 0,503 contre 0,500 en 2017, le pays se situe dans la catégorie des nations ayant un « développement humain faible », en compagnie notamment du Nigeria (157e), du Rwanda (158e), du Bénin (163e), du Sénégal (164e), de la Côte d’Ivoire (170e), etc. 

Dans le détail, au Togo, les Nations Unies estiment à environ 60,5 ans l’espérance de vie à la naissance, approximativement au même niveau que la moyenne en Afrique subsaharienne.

Sur le volet éducatif, la durée moyenne de scolarisation est d’environ 12 ans contre une moyenne régionale de 10.  La durée attendue de scolarisation quant à elle, est estimée 6,5 ans

Le revenu par habitant à Parité du pouvoir d’achat s’élève à 1453 $. 

Globalement, rapporté à 2016, le Togo perd une place. Mais, par rapport à 2012, le pays gagne 5 places.

L’Indice de développement humain (IDH) est une mesure sommaire du niveau moyen atteint dans des dimensions clés du développement humain : vivre une vie longue et en bonne santé, acquérir des connaissances et jouir d’un niveau de vie décent.

La dimension de la santé/longévité est évaluée selon l’espérance de vie à la naissance ; la dimension de l’éducation est mesurée au moyen du nombre d’années de scolarisation pour les adultes âgés de 25 ans et plus et des années attendues de scolarisation pour les enfants en âge d’entrer à l’école. La dimension du niveau de vie est mesurée par le revenu national brut par habitant. Les résultats pour les trois indices de dimension de l’IDH sont ensuite agrégés pour donner un indice composite. 

Au niveau mondial, la Norvège arrive en tête du classement suivie de la Suisse, l’Australie, l’Irlande et l’Allemagne. 

A l’échelle africaine, c’est Maurice qui est la nation la mieux classée, occupant la 65e place mondiale. Les cinq derniers pays du classement mondial sont le Burundi, le Tchad, Soudan du Sud, la République Centrafricaine et le Niger.

La coordination du Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de Lomé annonce, sur son site officiel, la 7ème édition de cette rencontre des  acteurs du secteur agricole et de l’agro-business pour  la période du 23 au 29 octobre 2018.

L’événement devrait se tenir sur le site du Centre togolais des Expositions et Foires (Togo 2000).

Vitrine pour la valorisation et la promotion des produits agricoles locaux, le SIALO offre une opportunité aux acteurs du monde paysan : celle de mettre ensemble les acteurs et les professionnels de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, de l’agroalimentaire, de la gastronomie, de la représentation et de la distribution de marques de produits alimentaires.

Ses promoteurs visent en effet, entre autres, à créer un cadre de rencontres et d’échanges entre les différents  acteurs et les partenaires de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche,  à offrir une vitrine pour la promotion et la subvention des projets agricoles.

A travers cette vitrine, ils souhaitent également favoriser l’accès des produits locaux au marché national, au marché international, et faciliter l’accès aux informations, à la recherche, à la formation et aux innovations dans le secteur agricole.

Au titre des activités et innovations prévues, on note les journées agroalimentaires des régions, le market place (exposition des produits,  services, technologies et innovations), les rencontres B2B, etc.

Cette 7ème édition du SIALO sera couplée avec la 4ème exposition de l’emballage et du packaging.

Séna Akoda

Lancé par Bernadette Legzim-Balouki, ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, le Projet de durabilité et de renforcement des capacités commerciales de l’anacarde et du karité au Togo (PRODAK) va être  financé à hauteur de $ 5,6 millions sur trois ans. L’information est révélée par le site d’informations agricoles Commodafrica.

Pour ce faire, le gouvernement togolais et l’Organisation Mondiale du Commerce ont signé un accord de financement la semaine dernière. Le décaissement de ce montant se fera via le Cadre Intégré renforcé, une initiative de l’institution financière mondiale.

L’idée, c’est d’améliorer la qualité de l’anacarde, du karité et de leurs dérivés. Avec ce projet, le gouvernement togolais et son partenaire, l’OMC, visent également à booster la productivité des filières anacarde et karité et à améliorer la commercialisation de ces cultures en passe de devenir de véritables cultures de rente au Togo. A terme, le projet ambitionne d’accroître sensiblement les revenus des acteurs de ces deux filières.

Séna Akoda

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