Togo First

Togo First

Le monde paysan togolais prend quartier à Kara pour le Forum national du paysan togolais, dont l’ouverture a eu lieu ce 04 juillet 2018. Cette édition s’ouvre dans un contexte particulier, où le secteur agricole connaît une embellie et bénéficie d'une attention soutenue des autorités publiques.

D’après les chiffres, le secteur agricole a permis d’améliorer la disponibilité alimentaire, eu égard à l’évolution du taux de couverture des besoins en produits céréaliers. De 105,9% en 2015 à 106,35% en 2017.

Sur la même période, la satisfaction des besoins en produits carnés a connu une progression de 55% en 2015 à 58% en 2017. En ce qui concerne la satisfaction des besoins en produits halieutiques, le taux a bondi de 24% à 35%.

Ces programmes ont eu un impact sur le taux de pauvreté qui est passé de 61,7% en 2006 à 53, 5% en 2017.

Ouro-Koura Agadazi, ministre en charge de l’agriculture, ravi par l’évolution positive du secteur, a déclaré: « Je demeure convaincu et conforté que le secteur agricole reste un levier essentiel de la création de richesses et d’emplois, du développement et de la  croissance économique inclusifs ».

De fait, le secteur contribue à près de 40% du Produit Intérieur Brut national. Mieux, avec les nouveaux programmes notamment le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) et le Projet de Développement des Agropoles du Togo (PRODAT), les résultats qu’engrange le secteur agricole devraient, selon toute vraisemblance, être davantage significatifs. Et devenir à l’horizon 2030, le catalyseur de l’émergence du Togo.

 Séna Akoda

Le leader français du secteur pétrolier s’associe avec la société Solergie pour offrir aux Togolais une solution d’électrification par le solaire dénommée SolergieBox. Ce produit est un système solaire qui fournit 220 V d’énergie, avec des capacités d’extension en fonction des besoins des clients.

Selon Marie Dominique Lodens, directrice générale de la société Solergie : « Le SolergieBox que nous proposons est un système solaire qui fournit l’électricité de 220 V pour un maximum de 8 clients par SolergieBox. Chaque client est connecté au box et a son propre compteur ».

Dans le détail, en tenant compte de l’offre commerciale, les clients doivent se constituer en groupe de quatre (04) à huit (08) maisons situées dans un même rayon et débourser chacun 15 000 FCFA. « En payant 15 000 FCFA chaque client a droit à l’installation qui comprend le câblage de 2 chambres avec une lampe chacune, une prise et un interrupteur en plus de 5000 FCFA de crédit de consommation d’électricité. Solergie se charge du raccordement des maisons à partir du box. Pendant l’achat du SolergieBox, Solergie garantit l’entretien et les réparations sur le box », a précisé Bert Bernolet, PDG de Solergie.

Selon Adrien Bechonnet, directeur général de Total Togo, l’idée de s’introduire dans le secteur des énergies propres se justifie par le constat de la « pertinence des investissements en énergies renouvelables et de l’impact généré sur le plan socioéconomique, surtout en milieu rural ».

A fin 2018, Solergie table sur 240 SolergieBoxes et 3000 à fin 2023, pour impacter 24 000 ménages, soit plus de 200 000 personnes.

Séna Akoda

Washington DC, capitale des Etats-Unis, va accueillir du 9 au 12 juillet le 17e forum de la loi sur la Croissance et les Opportunités d’Affaires en Afrique (AGOA), dans un contexte marqué par une chute continue des échanges commerciaux entre le géant américain et l’Afrique depuis la crise de 2008.

Les discussions graviteront essentiellement autour des relations commerciales et d’investissement actuelles, ainsi que des possibilités pour les engagements futurs entre les pays africains éligibles à l’AGOA (en anglais African Growth & Opportunity Act) et le pays de l’Oncle Sam. 

Cette rencontre qui rassemblera des responsables de gouvernements américains et africains, de la société civile et des représentants du secteur privé, sera une occasion importante pour les deux parties de porter leurs réflexions sur les obstacles qui entravent les échanges.

Organisée à Lomé en 2017, la 16e édition du forum AGOA aura permis au Togo de décrocher un visa textile qui permet aux entreprises locales opérant dans le secteur d’améliorer leur présence sur le marché américain. Conquise par les retombées de l’édition de Lomé, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) invite le secteur privé togolais à se mobiliser massivement pour prendre une part active à cette édition 2018 où les participants chercheront à « trouver de nouvelles stratégies pour le Commerce et l’Investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique ».

Lancée en 2000, l’AGOA est une loi qui offre aux pays africains, des avantages compétitifs sur le marché américain, en permettant une entrée des produits en toute franchise de droits de douane et sans contingence. L’AGOA permet surtout aux entreprises locales africaines exportatrices de se conformer aux normes internationales et en particulier américaine pour être compétitives sur le marché mondial. Plus de 6400 produits comprenant des produits agricoles, des produits textiles, des minerais bénéficient des opportunités significatives offertes dans le cadre de l’AGOA.

C’est la Côte d’Ivoire qui abritera la 18e édition en 2019.

Pour participer au forum, le opérateurs économiques peuvent s’inscrire sur la plateforme: https://ccalive.eweblife.com/prm/CCA.

Pour la société civile, l’inscription se fera sur : https://agoacsonetwork.org/event-2961105/Registration

En ce qui concerne les formalités pour la demande de visa : https://evisaforms.state.gov/

Fiacre E. Kakpo

La filiale togolaise de Coris Bank International vient de connaître une mini-restructuration. Selon le site Confidentiel Afrique, cette banque a depuis le 02 juillet 2018, un nouveau directeur général nommé Alassane Kaboré.

Avant sa nomination, il assurait les fonctions de directeur des risques à Coris Bank Mali où il a cumulé d’excellents résultats et réussi à maîtriser les ratios liés à l’évaluation du risque. 

Il remplace à ce poste Sanou Seydou, appelé à d’autres fonctions au sein de la holding du groupe, révèle le site. Notons que Sanou Seydou a le mérite d’avoir managé Coris Bank International Togo depuis son ouverture en janvier 2015.

La filiale togolaise de cette multinationale détient actuellement un réseau de quatre (04) agences dans la capitale. Il s’agit de  l’agence Principale, l’agence Grand Marché, l’agence Hedzranawoe et l’agence du Port. L’institution financière est en train de ficeler un plan d’extension de son réseau d’agences et de déploiement rapide à travers tout le territoire togolais.

Séna Akoda

Fin décembre 2017, la dette extérieure du Togo s’élevait à 19,9% du PIB et la dette intérieure atteignait 58,8% du PIB, indique le Fonds monétaire international dans sa deuxième revue au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Le service de la dette quant à lui, représentait 24% des recettes en 2017.

Si la question de la dette a limité ces dernières années les investissements publics au Togo, le rapport indique que le FMI ne réfute pas la volonté gouvernement togolais d’emprunter à l’étranger à des conditions plus favorables pour rembourser la dette intérieure plus coûteuse et dont l’important stock des arriérés plombe la dynamique du secteur privé et plus globalement de l’économie.

« Bien que le programme appuyé par la FEC prévoie actuellement un plafond zéro pour la dette non concessionnelle, le risque de surendettement extérieur du Togo est jugé « modéré » et des plafonds non nuls sont donc acceptables pour les emprunts non concessionnels, à condition qu’ils n’entraînent pas une dégradation de la note de risque de surendettement extérieur », explique le Fonds.

L’institution de Bretton Woods, dans sa revue, félicite d’ailleurs les autorités togolaises pour les mesures importantes prises dans le sens de l’amélioration de la gestion de dette. « Les autorités ont déployé de grands efforts pour rembourser les arriérés en 2017 ; le montant net des remboursements s’est élevé à 50 milliards FCFA… ce qui représente 41% du total des arriérés récents ». Le FMI estime que les remboursements nets devraient atteindre 65 milliards FCFA cette année et 35 milliards en 2019.

Toujours cette année, sous l’impulsion des efforts du gouvernement et des reformes à opérer dans le cadre de la FEC, la dette extérieure devrait passer sous la barre des 18,2% du PIB. Le Togo devrait alléger le fardeau du service de la dette, grâce à un cadre de coopération efficace avec le FMI : « A partir de juillet 2018, les autorités transmettront aux services du FMI des données mensuelles sur le stock des arriérés de paiement par âge ».

Fiacre E. Kakpo 

Kobo360, une plateforme nigériane de logistique, envisage de démarrer ses activités au Togo, au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Sénégal d’ici la fin de l’année prochaine.

La start-up, qui donne aux entreprises souhaitant transporter des marchandises l'​accès à plus de 5000 camions ​via sa plateforme en ligne de type Uber, vient de lever 1,2 millions $ pour matérialiser ses ambitions ouest-africaines.

Si une partie de ces fonds est destinée à régler immédiatement les chauffeurs avec lesquels elle travaille, et renforcer son parc de camionneurs, les reliquats vont permettre à la jeune pousse d’étendre ses activités à d’autres marchés à forts potentiels commercial et logistique, notamment le Togo.  

« D'ici la fin de l'année, nous prévoyons d'installer 20 000 camions supplémentaires sur notre application. Dans les prochaines années, nous allons également nous étendre dans 4 autres pays africains », a annoncé Obi Ozor, co-fondateur et Ceo de Kobo360. Et de préciser : « Nous serons au Ghana cette année et l'année prochaine dans les autres pays ».

La jeune pousse fondée en 2016 par Ife Oyodeli et Obi Ozor, estime déjà desservir 324 entreprises. Elle devrait lancer d’ici août, les versions Haussa et Pidgin de son application.

Fiacre E. Kakpo

La campagne agricole 2018 a permis d’enregistrer un excédent alimentaire d’environ 21%, porté par les spéculations stratégiques comme le sorgho, le mil et les tubercules. Cette nouvelle croissance agricole traduit une dynamique de performance qui se confirme chaque année.

De l’avis du Colonel Ouro-Koura Agadazi, le secteur devrait viser de meilleures performances. Avec le cap qui sera mis sur la transformation des produits agricoles, le secteur va enregistrer de nouveaux acteurs. Le défi sera donc, non seulement de maintenir le cap de la croissance, mais également et surtout, d’améliorer les performances  de façon à offrir des garanties à ces nouveaux acteurs qui vont émerger dans le secteur.

En effet, dans sa phase opérationnelle, le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) fondé sur le partage de risques, et le projet de développement des agropoles, amèneront le secteur agricole à muter et à s’adapter à une vision de développement intégrant le système bancaire. A terme, il s’agira de rassurer ces nouveaux acteurs de façon à concrétiser, dans une synergie d’actions, l’objectif de croissance agricole de 10% sur les 10 prochaines années.

Le forum national du monde paysan qui s’ouvre à Kara (Nord-Togo) devrait permettre de jeter les bases du renouveau qui s’annonce dans ce secteur.

 Séna Akoda

Après la mise en route du projet Wifi Campus, Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Economie Numérique a mis le cap sur l’Environnement Numérique du Travail (ENT). Lundi, 02 juillet 2018, elle a, en présence de son collègue des Enseignements Primaire, Secondaire et de la Formation Professionnelle, celui de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et celui en charge de la communication, lancé cet outil qui se veut une plateforme dédiée à améliorer significativement le système éducatif dans les lycées techniques et les lycées scientifiques du Togo. C’était au Lycée Technique et Professionnel d’Adidogomé, dans la capitale togolaise.

De l’avis de la ministre, « à l’instar d’autres initiatives comme le « Wifi Campus » (de déploiement du très-haut débit Internet sur les campus universitaires de Lomé et de Kara), l’ENT est une composante à part entière de tout un dispositif cohérent en direction de la jeunesse togolaise et dont l’objectif est de répondre à une préoccupation majeure : adapter nos formations aux exigences de l’emploi afin d’assurer à nos enfants un avenir professionnel ».

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Une révolution de l’enseignement

Le projet ENT a vocation à révolutionner l’éducation en impulsant une approche pédagogique qui intègre les TIC. Selon la ministre, « Le numérique doit permettre aujourd’hui aux Togolais de tout faire autrement grâce aux nouvelles possibilités et opportunités offertes ».

En ce sens « l’éducation doit connaître une véritable révolution en son sein pour permettre à la jeunesse de cultiver l’excellence, d’être compétitive et d’affronter les énormes défis auxquels elle fait face », a indiqué la ministre.

Plus concrètement, détaille Cina Lawson, il s’agit d’un intranet sur lequel un groupe d’ordinateurs et de serveurs sont connectés, une plateforme sur laquelle on trouve du contenu pédagogique, les matières enseignées dans le système éducatif, technique et scientifique.

L’ENT comporte des logiciels de simulation, un outil de travail collaboratif qui permet aux enseignants d’envoyer des e-mails aux élèves et à ceux-ci de répondre. Cette plateforme technique est appuyée par une connexion très haut débit fournie par le réseau E-gouv qui dessert le lycée.

Komi Palamwé Tchakpélé, ministre des Enseignements Primaire, Secondaire et de la Formation Professionnelle, a, pour sa part, indiqué que l’ENT s’inscrivait dans une vision gouvernementale, celle de faire du Togo un hub logistique. Et ceci passe par la digitalisation. Un défi impossible à relever sans la formation des compétences humaines. Grâce à l’ENT, les méthodes didactiques connaissent une mutation positive en intégrant les TIC.

Son collègue de l’Enseignement technique et de la Formation Professionnelle, Georges Kwaku Aïdam, a mis en évidence la valeur ajoutée de cette révolution à l’adéquation Formation – Emploi. Une affirmation confortée par les récentes recherches en matière de prospective qui établissent que dans les 20 prochaines années, 50% des métiers existants actuellement sur la planète vont disparaître au profit d’autres métiers dont on ignore la nature mais qui seront essentiellement basés sur le numérique, l’informatique et le digital.

 Séna Akoda

L’Ordre national des experts-comptables et comptables agréés (ONECCA) au Togo célèbre ses 15 ans d’existence. Créée par décret  du 20 janvier 2001, cette structure corporatiste a en effet démarré ses activités en 2003 avec la mise en place du premier conseil.

Pour marquer cet anniversaire, ONECCA organise une Semaine de la Comptabilité, lancée lundi, 02 juillet 2018 par  Kossi Tofio, directeur de Cabinet du ministre de  l’économie et des finances.

A l’agenda de cette semaine, une série de manifestations est prévue, notamment des conférences dans les universités publiques du Togo (Kara et Lomé)  et privées notamment à l’Université Catholique d’Afrique de l’Ouest (UCAO) à Sanguéra (périphérie de Lomé).

L’événement est placé sous le  thème : « Le rôle de la profession comptable dans le développement économique » et se veut un cadre pour informer sur la formation et la profession d’expert-comptable ou de comptable agréé, échanger et organiser des débats sur les grands défis auxquels l’ONECCA fait face, selon Yawo Djidotor, son président.

Aujourd’hui, l’ordre est membre de plusieurs organisations internationales de comptables, notamment l’International Federation of Accountants, la fédération internationale des experts-comptables francophones ou l’Association of Accountancy bodies in west. 

De cinquante-deux (52) membres, l’ordre compte aujourd’hui une centaine d’adhérents. Il a pour missions de défendre l’honneur et l’indépendance de la profession et de veiller à la formation continue des  experts comptables, des comptables agréés et de leurs collaborateurs.

Séna Akoda

Vendredi dernier à Cotonou, dans la capitale économique du Bénin, a été lancé le marché régional de l’électricité de l’Afrique de l’Ouest.

La cérémonie de lancement présidée par Abdoulaye Bio Tchané (photo), ministre béninois du plan et du développement, a enregistré la présence de 13 ministres en charge de l’énergie des pays membres de la Cedeao dont Marc Ably-Bidamon, ministre togolais de l’énergie et des mines.

Selon M. Bio Tchané, ce marché commun devrait pallier le manque d’approvisionnement en quantité et en qualité souhaitée d’électricité, qui entrave le développement économique de l’espace d’intégration.

Pour le ministre béninois de l’énergie Jean-Claude Houssou, « la mise en place du marché régional de l'électricité est nécessaire pour résoudre le problème de la répartition inégale des ressources énergétiques entre les pays, et pour combler le fossé entre l'offre et la demande d'électricité ».

Le Togo qui ambitionne d’atteindre 100% d’accès à l’électricité d’ici 2030, pourrait tirer profit de cette initiative qui vise à produire, vendre ou acheter à bas coûts l’énergie.

L’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC), qui a été mise sur pied en janvier 2018, est basée au Bénin. 

Fiacre E. Kakpo

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