Togo First

Togo First

Comme chaque année, le cabinet américain Mercer, leader mondial du conseil en ressources humaines, vient de sortir son classement qui mesure le coût de la vie dans les principales villes de la planète.

L’enquête de cette année, la 24e édition, compare les prix de 200 produits et services, notamment le logement, le transport, la nourriture, l'habillement, les articles ménagers et le divertissement, dans 375 villes à travers le monde. Mais l’étude qui prend pour référence la ville de New York et le dollar américain, a classé 209 villes.

Ainsi, Lomé la capitale et principale métropole du Togo, 144e l’année dernière, se positionne à la 134e place. Soit une rétrogradation de 10 rangs. Cependant, la capitale togolaise reste moins chère que la plupart des métropoles des pays voisins et même de la sous-région. Accra (63e ville la plus chère), Cotonou (111e), Abidjan (24e), Dakar (62e), Lagos (42e), Abuja (99e).

Si l’année dernière, Luanda était la ville la plus chère au monde, la métropole angolaise a été détrônée et rétrogradée à la sixième position, cédant sa place à Hong Kong.

Faits saillants sur le continent africain qui est fortement représenté avec l’Asie et l’Europe dans le haut du classement, Ndjamena, capitale du Tchad fait son entrée dans le top 10.

Dans le bas de ce classement, Tunis, Nouakchott et Kampala continuent d’être les métropoles africaines les moins chères.

L’indice Mercer sur le coût de la vie a été développé pour aider les gouvernements et multinationales à mieux déterminer la rémunération des expatriés à l’étranger, et plus spécifiquement, pour calculer les primes de pénibilité. Les villes qui ont fait l’objet de l’enquête ont été choisies en fonction des demandes d’informations que reçoit le cabinet Mercer, spécialisée dans le conseil en ressources humaines.

Fiacre E. Kakpo

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a mis au point et lancé le mercredi 27 juin 2018 une plateforme exclusivement dédiée aux jeunes entrepreneurs africains, rapporte le site d’informations Commodafrica.

Dénommée YAS ! (Youth for Africa and SDGs, elle favorise l’implantation d’un écosystème qui facilite le mentorat et le tutorat, le financement, le partage d’informations et le réseautage, indique un communiqué de l’institution onusienne.

Cette plateforme-portail qui se définit comme « un écosystème  catalyseur de l’esprit d’entreprise panafricain » cible quatre axes que le PNUD juge fondamentaux en ligne avec sa vision de stimuler l’esprit entrepreneurial des jeunes Africains. Il s’agit de la pédagogie par la formationà l’entrepreneuriat grâce à du contenu pertinent,  de la cartographie de l'écosystème, de l’identification des enjeux et des opportunités.

Pour s’en convaincre, un tour sur ce site a permis de découvrir un portail qui se veut le réceptacle des informations sur la jeunesse, l’innovation, la technologie diffusées par des influenceurs de la pensée africaine. Un site qui offre des possibilités de tutorat, facilite la mise en réseau avec les principaux entrepreneurs, les investisseurs et autres.

Au surplus, la plateforme favorise le financement de projets entrepreneuriaux jugés porteurs et offre des possibilités de réseautage.

Les jeunes entrepreneurs togolais peuvent adhérer à cette plateforme en suivant le lien http://www.YASDG.com pour profiter des multiples opportunités qu’elle présente. Sa mise en place a coûté, en deux ans, $ 160 000 au PNUD.

Séna Akoda

Les organisations de la société civile togolaise (OSC) ont échangé mardi 27 juin 2018 avec Kossi Assimaïdou, ministre de la Planification et du Développement à propos du Plan National de Développement (PND 2018-2022).

Au cours des discussions, ces acteurs non étatiques ont exprimé leur opinion sur le document qui fait la lumière sur la planification du développement du Togo à l’horizon 2022. Mais au-delà, il s’est agi pour elles d’apporter leurs contributions afin, non seulement d’enrichir et de perfectionner ce document, mais aussi et surtout, de favoriser l’atteinte des objectifs que l’Etat s’assigne. 

A cet effet, les OSC ont souligné la nécessité de mettre en place une plateforme spécialisée GT-OSC-ODD, indique Séna Alouka (photo), directeur exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE). Dans cette même optique, des réunions trimestrielles avec le ministre devraient avoir lieu, selon les OSC. 

Notons que cette rencontre s’inscrit dans une approche participative retenue par le gouvernement en vue d’élaborer un plan national de développement inclusif, amélioré de la contribution de tous les acteurs concernés par la problématique de développement. 

Séna Akoda

Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a approuvé ce mercredi 27 juin un financement de 10 milliards FCFA pour la mise en place de l’Agropole de Kara, indique le site officiel de l’institution sous régionale.

Les fonds vont servir à exécuter des travaux d’aménagement, la construction de pistes de desserte, l’électrification de 14 villages, la réalisation de forages, etc.

L’agropole de Kara qui nécessitera plus de 63 milliards FCFA d’investissements, est le premier des neuf projets que le gouvernement togolais prévoit d’implanter dans le cadre du développement des agropoles au Togo. Ce projet vise à accroître la productivité et les productions végétales et animales par la promotion des filières agricoles, le développement des infrastructures agricoles, la facilitation de l’accès au marché et l’appui à la transformation.

La mise en place des agropoles, qui rassembleront plusieurs activités (culture vivrière, aquaculture, transformation et recherche), est en ligne avec l’axe stratégique 2 du PND qui vise à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.

A terme, il s’agira d’améliorer la balance commerciale agricole de 25%, de contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et de réduire le taux de pauvreté en milieu rural à 27% à l’horizon 2026.

Outre le financement de la Boad, le Togo a déjà levé 6 milliards et obtenu un engagement de la Banque Africaine de Développement (BAD) de mobiliser 15 milliards FCFA pour la mise en place de ce premier agropole.

Fiacre E. Kakpo

 

A peine démarrée ce mercredi 27 juin à Lomé, la table ronde sur la stratégie d’électrification du Togo à l’horizon 2030 qui regroupe les investisseurs et bailleurs de fonds, tient déjà ses promesses.

La Banque africaine de développement (BAD), très engagée dans l’électrification du continent vient de sortir le chéquier. Selon son vice-président en charge de l’énergie Amadou Hott, l’institution basée à Abidjan s’engage à débloquer sur fonds propres, 30 millions d’euros (environ 20 milliards FCFA) pour accompagner pendant deux ans les opérateurs privés opérant dans la mise en œuvre de cette stratégie qui allie extension du réseau et solutions hors réseaux (kits solaires, mini centrales solaires). A terme, ce financement devrait permettre de mobiliser plus 90 millions d’euros, poursuit le dirigeant.

Au Togo, la Bad accompagne déjà plusieurs secteurs, en particulier le secteur de l’énergie avec le programme Cizo, qui veut électrifier 300 000 ménages (2 millions de Togolais) avec des kits solaires d’ici 2022.

Le gouvernement compte mobiliser 180 milliards FCFA au cours de cette table ronde pour démarrer la première phase.

Fiacre E. Kakpo

Par le vote d’un projet de loi, ce mardi 26 juin, l’Assemblée nationale a accordé son autorisation au gouvernement afin de faire adhérer le Togo à la convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie en mer.

 L’adoption de ce projet de loi vient renforcer l’arsenal juridique du Togo en matière de sécurité maritime en soulignant l’importance de la sécurité et de la sûreté des personnes en mer. 

Selon Ninsao Gnofam (photo), ministre des Infrastructures et des Transports, ce vote consacre la contribution du parlement à la préservation de la sécurité et de la sûreté dans les eaux maritimes sous  juridiction  togolaise. Il intervient en effet, dans un contexte marqué par la recrudescence des actes  de  piraterie et  autres  actes de violence sur les mers  et  océans.

 Séna Akoda

Emaar Hospitality Group et Kalyan Hospitality ont signé, ce mercredi à Dubaï, un accord qui confère au conglomérat immobilier émirati la gestion de l’hôtel 2 février, complexe 5 étoiles qui surplombe le quartier administratif de Lomé. Avec ce deal, l’hôtel passe sous la marque Address et devient Address Hotel 2 Février.

C'est le premier hôtel d'Emaar en Afrique subsaharienne. Cet accord marque un pas décisif du groupe et est, selon ses dirigeants, le premier dans l’expansion du groupe dans la région. « C’est un accord de gestion que nous venons d’officialiser avec Kalyan Group pour l’Hôtel 2 Février qui est opérationnel et qui répond à nos standards. Nous voulons faire de cet établissement un hôtel de référence en Afrique de l’Ouest. Ce partenariat stratégique nous permettra d’apporter notre expérience en matière de gestion hôtelière », a promis Olivier Harnisch, PDG d'Emaar Hospitality Group.

Pour lui, le choix du Togo s’explique par ses belles perspectives de croissance économique et touristique. Ainsi, sa compagnie serait-elle en train de travailler à s’offrir d’autres opportunités dans le pays.

Ashok Gupta, PDG de Kalyan Hospitality, concessionnaire du complexe a quant à lui  exprimé sa joie pour ce nouveau partenariat. « Nous voyons l'Afrique comme le continent du futur, le Togo est déterminé à renforcer son industrie touristique et nous sommes heureux de faire partie de cette vision », a déclaré le dirigeant en présence du ministre togolais en charge du tourisme, Yaovi Attigbe Ihou, de la ministre du commerce, Bernadette Legzim-Balouki et de l’ambassadeur du Togo auprès des pays du Golfe, Mohamed Ouro-Sama.

L'hôtel 2 Février a ouvert ses portes en 1980 et a été entièrement rénové il y a trois ans par le groupe Kalyan qui en a obtenu la concession pour 30 ans. Il dispose de 256 chambres et suites et de 64 appartements avec services hôteliers, ainsi que de nombreux restaurants, lieux de réunion et autres attractions.

Emaar est  propriétaire, notamment, du Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haut du monde, et de Dubaï Mall qui compte 1200 boutiques.

Address Hotels est surtout présent aux Emirats Arabes Unis, en Arabie saoudite, en Egypte, en Turquie, à Bahreïn et aux Maldives.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo veut atteindre un taux d'électrification de 50% à l'horizon 2020, puis de 75% en 2025 et de 100% en 2030.

Une ambition graduelle portée par une nouvelle stratégie d’électrification qui fera l’objet d’un lancement ce jour, en prélude à une table ronde de bailleurs de fonds où les plus grands noms de l’industrie énergétique au niveau mondial sont signalés. Le gouvernement espère pour ce premier round, 180 milliards FCFA d’engagements des investisseurs.

La nouvelle stratégique d’un coût global de 1000 milliards FCFA, dont 50% devrait provenir des acteurs du secteur privé, s’appuie sur une combinaison technologique jugée « optimale », alliant extension du réseau et solutions hors réseaux (kits solaires mini centrales solaires) : la stratégie gagnante.

Pour apporter de la lumière aux plus de 3 millions de citoyens qui vivent encore dans le noir, Lomé entrevoit de faire développer plus de 300 mini-centrales solaires en mode PPP (partenariat public-privé). L’initiative présidentielle CIZO qui, au départ, visait 300 000 ménages (environ 2 millions de Togolais) d’ici 2022, devrait être étendue au final, en électrifiant plus de 555 000 ménages par des kits solaires individuels à l’horizon 2030.

Sur le réseau classique, les autorités prévoient de raccorder au réseau existant, 800 000 ménages. Lomé réfléchit à deux options pour ce raccordement : soit via l’extension du réseau dans près de 1000 localités soit via la densification du réseau (ménages vivants dans des localités électrifiées mais ne disposant pas de l’électricité).

L’ensemble du pari, soutenu par la Société Financière internationale, branche de la Banque mondiale destinée au secteur privé, a d’ores et déjà, reçu les félicitations et soutiens de plusieurs partenaires dont l’ASI, l’Alliance solaire Internationale.

« Le Togo a fait l’un des meilleurs plans de projection de raccordement à l’électricité notamment solaire... Le pays prévoit le raccordement de toute la population à l’électricité à l’horizon 2030. C’est un projet très concret avec une feuille de route très opérationnelle », a déclaré Ségolène Royal, envoyée spéciale de l’Alliance Indo-française.

Fiacre E. Kakpo

Entre 2015 et 2017, il y a eu un recul de l’indice de pauvreté au Togo, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) dans un document dénommé « Cartographie de la pauvreté 2017 », présenté mardi 26 juin 2018. 

Dans le détail, en 2015, le taux de pauvreté était de 55,1% tandis qu’en 2017, il est de 53,5%. Ce qui indique un recul de 1,6% de la pauvreté au Togo sur la période indiquée.

L’idée qui sous-tend l’élaboration de ce document est de rendre disponibles et accessibles les données récentes sur la pauvreté pour les décideurs, planificateurs et partenaires au développement dans la mise en œuvre des politiques ciblées de lutte contre la pauvreté.

Méthodologiquement, ce chiffre résulte de la confrontation des résultats de deux enquêtes,  indique-t-on. Il s’agit du QUIBB (questionnaire unifié des indicateurs de base du bien-être) et d’un mini-recensement réalisé en 2017 auprès de 27 046 ménages en 2017.  Sur cet échantillon, 26 902 ménages, faut-il le préciser, ont répondu pour l’étude dans 530 zones de dénombrement sur toute l’étendue du territoire national.

Kwame Kouassi, directeur général de l’INSEED évoque les motivations de cette option : « Méthodologiquement on s’est servi de ces deux enquêtes puisque QUIBB 2015 ne donnait pas de détails de résultats sur la pauvreté au niveau préfectoral. Avec les collectes complémentaires de 2017, on a pu aller désagréger les résultats jusqu’au niveau des préfectures et des arrondissements à Lomé. La finalité est de rendre les résultats beaucoup plus désagrégés pour permettre aux collectivités locales de prendre des décisions au niveau des localités ».

Une tendance au recul qui se confirme

Cette diminution de l’indice de pauvreté au Togo confirme un impact positif des actions et initiatives entreprises pour sortir les populations de l’extrême pauvreté. Elle confirme également une tendance au recul de la pauvreté, observé depuis 2011. L’analyse des chiffres révèle en effet que sur la période 2011 – 2015, le niveau de pauvreté est passé de 58,7% à 55,1%  et de  55,1% en 2015 à 53,5% en 2017.

Au niveau des régions, la diminution de l’indice de pauvreté est très significative, avec toutefois, des disparités, comme le souligne le N°1 de l’INSEED. Dans la région des Savanes, l’indice passe de 87,3% en 2011 à 65,0% en 2017 et de 76% à 59,9% sur la même période dans la région Centrale.

Ces nouvelles données devraient servir de base pour le suivi de la mise en œuvre du Plan National de Développement 2018-2022, ainsi que pour la réalisation des ODD par le Togo, s’est réjoui Essohana Edjeou, directeur de cabinet  au ministère de la Planification et du Développement.

Séna Akoda

Dans le cadre du financement de la 18ème reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA 18), bras de la Banque mondiale qui fournit des dons et prêts à faible taux aux pays pauvres, le Togo devrait bénéficier d’une augmentation de ses enveloppes concessionnelles.

Selon le nouveau cadre de partenariat de la Banque (CPP) avec le Togo, une enveloppe comprise entre 200 et 230 millions $ devrait être débloquée pour les exercices 2018, 2019 et 2020.

Mais la libération de ces fonds, comme l’indique l’institution multilatérale, dépend encore des évolutions de indicateurs CPIA du Pays. A ce niveau, la Banque mondiale met l’accent sur la soutenabilité de la dette. « Comme pour l’IDA17, l’éligibilité aux dons pour l’IDA18 sera déterminée sur la base de la dernière analyse de la soutenabilité de la dette, disponible au moment de l’allocation pour une année budgétaire donnée », souligne le CPP de la Banque mondiale.

Une équipe technique de l’institution de Bretton Woods devrait à cet effet, séjourner à Lomé dans les tout prochaines semaines pour proposer des pistes au département chargé de la gestion de la dette, a appris Togo First.

Pour l’instant, les différents points focaux des ministères sont à pied d’œuvre pour peaufiner un plan d’actions axé sur des reformes destinées à booster le score du Togo dès le prochain CPIA dont la publication est prévue pour le mois de juillet.

Le CPIA (Country Policy and Institutional Assessment) de la Banque mondiale est un rapport qui évalue la qualité des politiques et des institutions de ses pays membres. Il permet aux pays d’améliorer leur gouvernance politique, institutionnelle et économique et aide à l’allocation des ressources aux pays les plus pauvres, membres de l’IDA.

Fiacre E. Kakpo

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