Togo First

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La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), a réuni lundi 27 août 2018 à Lomé, 200 chefs d’entreprises togolaises autour d’un atelier de sensibilisation sur la création des « comités de sécurité et travail » au sein de leurs entreprises.

Placée sous le thème « Démarches, prévention et productivité pour un développement durable », la rencontre a pour objectif de sensibiliser les patrons d’entreprise sur la nécessité de la création de ce comité qui constitue « l’organe indiqué au sein duquel on discute des questions de la sécurité du travailleur », comme l’a précisé Richard Kodjo Ahadji, le Directeur des Prestations à la CNSS.  

L’autre objectif poursuivi par l’institution en charge de la protection sociale au Togo, est, selon les mots de Tchilabalo Pilante, représentant de la Directrice Générale, « d’amener les partenaires sociaux à prendre conscience de leurs obligations en matière de sécurité et de santé au travail ». 

Au Togo, la mise en place d’un comité de sécurité et santé au travail est une obligation légale prescrite par le Code du Travail dans son article 174. Selon cet article, toute entreprise disposant d’au moins 25 salariés, a le devoir de disposer dudit comité et surtout qu’il soit fonctionnel afin d’assurer une évaluation conséquente des risques dans l’entreprise. 

Les comités qui seront mis en place dans chaque entreprise, espère la CNSS, veilleront au quotidien à l’amélioration des conditions de travail des employés pour une productivité saine et un développement durable.  

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale est depuis 1973 l’établissement en charge de la protection des travailleurs au Togo. Elle est dirigée actuellement par Ingrid Awadé. 

Au Togo, 20 897 artisans ont été formés en techniques de création de Petite et moyenne entreprise (Pme), et en perfectionnement professionnel entre 2011 à 2018, selon les données du ministère du développement à la Base, de l’Artisanat et de l’Emploi des Jeunes.

Dans une perspective d'accroître la compétitivité et la contribution du secteur à la dynamique économique, le ministère à travers ses mécanismes d’appui a augmenté considérablement ses interventions dans le secteur, constate-on.

Ainsi, sur la période sous-revue, plus de 11 252 projets d’artisans ont bénéficié de financement.

9936 kits d’outillages ont été fournis aux jeunes artisans et 2913 artisans ont participé aux différentes foires nationales et internationales, note-t-on. 

Selon les chiffres disponibles, le secteur emploierait près d’un million de personne. Sa contribution au PIB est estimée à 18%. D’après le ministère, l’artisanat participe à hauteur de 20% à la réduction du déficit de la balance de paiement, constate le ministère en charge.

 Pour accroitre sa compétitivité, le ministère du développement à la Base ambitionne de renforcer la professionnalisation du secteur afin de doter le Togo d’entreprises artisanales compétitives, reconnues sur le plan national et international. L’objectif à terme est d’accroitre la contribution du secteur au développement économique ainsi qu’à la création d’emploi.

Keras Resources a lancé cette semaine, un programme d’essais métallurgiques qui verra l’échantillonnage en vrac et le traitement de 10 000 tonnes de minerais provenant de son projet de manganèse Nayega, dans le Nord du Togo. L’objectif est d’évaluer l’aptitude du minerai dans les fonderies, d’avoir des données en temps réel sur les coûts d’exploitation et la logistique de l’exportation du produit à des utilisateurs finaux.

Selon un communiqué publié mardi par la compagnie, Carriere Mines Travaux Public (CMTP), l’entrepreneur minier engagé pour les travaux, a aménagé le site et commencé la phase d’extraction de l’échantillon en vrac dans les temps définis. L’unité mobile de criblage est arrivée, apprend-on, au Port de Lomé et sera à Nayega dès la première semaine de septembre pour la phase 2 du programme. La phase finale, qui devrait commencer à la mi-novembre, portera sur le lavage et le nettoyage.

«Le démarrage comme prévu de l’échantillonnage en vrac représente une autre étape importante dans l’avancement du projet de manganèse Nayega vers l’obtention d’une approbation réglementaire pour la production commerciale.», commente le DG, Russel Lamming.

Cotée sur AIM, le marché alternatif de la Bourse de Londres, Keras Resources est active sur le projet Nayega via sa filiale Société Générale des Mines SARL (SGM) qu’il détient à 85%.

Louis-Nino Kansoun

Lire aussi :

21/08/2018 - Togo : Keras va démarrer son programme d’essais sur le projet de manganèse de Nayega, le 27 août

24/07/2018 - Togo : le Britannique Keras Resources obtient le feu vert pour mener des tests sur le projet de manganèse de Nayega dans les Savanes

Dans les colonnes du magazine français Jeune Afrique n° 3007, publiée le lundi 27 août, le chef de l’Etat s’est prononcé sur l’ambitieux Plan National de Développement togolais qui traduit sa vision du Togo sur la période 2018-2022.

Selon Faure Gnassingbé, ce nouveau référentiel de la politique économique et sociale du pays, qui s’inscrit par ailleurs dans l’agenda 2030 des Nations Unies et 2063 de l’Union Africaine, « permettra d’établir un juste équilibre entre les piliers économiques, sociaux et environnementaux, condition nécessaire au changement du paradigme de développement togolais ».

Dans un monde en pleine mutation et une Afrique qui semble avoir mis le turbo en termes de croissance et de développement, le Togo ne devrait avoir « aucune raison de craindre pour son avenir ».

 Il s’agit de stimuler la confiance des investisseurs et de motiver les Togolais... « Nous sommes prêts à y faire face, dès maintenant », lancera le président togolais qui devrait démarrer une tournée en Chine dès le 02 septembre, en marge du FOCAC. La grande première pour le PND.

Fiacre E. Kakpo

Dans le cadre de la célébration le 14 novembre prochain,  de son 45e anniversaire, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) organise un concours des meilleures photographies illustrant les projets qu’elle finance dans l’espace UEMOA, du 27 août  au 5 octobre 2018.

Selon un document consulté par Togo First, ce concours récompensera les auteurs des 45 meilleures photographies présélectionnées d’une enveloppe de 100 000 FCFA chacun. Ces photographies feront l’objet d’une exposition qu’organisera la Banque, en marge du forum prévu les 14 et 15 novembre 2018 dans les locaux de l’hôtel 2 Février à Lomé.

En dehors de cette récompense, 9 autres prix devront être décernés. Dans le détail,  8 prix seront issus de votes du public, à raison d’un par pays. Et un grand prix dénommé « Empreinte BOAD 2018 » sera choisi par un jury.

Chaque Prix Pays est constitué d’une enveloppe d’un million FCFA qui sera décernée à chaque lauréat par le Chef de la Mission Résidente de la BOAD du pays de l’Union, à l’exception de celui du Togo qui sera remis par la Direction de la Communication, du Marketing, des Relations publiques et du Savoir, précise l’avis de concours. 

Le grand prix « Empreinte BOAD 2018 », composé d’une enveloppe de 5 millions FCFA, sera décerné au cours du Forum auquel le super lauréat sera invité.

Est éligible aux différents prix, tout ressortissant de l’UEMOA, passionné, amateur et /ou professionnel de la photographie qui se sera inscrit. En revanche, seules 20 candidatures seront retenues par pays. Les inscriptions ainsi que les informations détaillées relatives au concours sont accessibles sur le site dédié www.empreinteboad.com .

En vue d’accompagner le Plan national de développement (PND) qui couvre la période 2018-2022, la Banque africaine de développement (BAD) vient d’accorder trois financements au Projet de transformation agro-alimentaire du Togo (PTA-Togo).

L’enveloppe globale débloquée au profit de la mise en œuvre de l’agropole de la Kara, composée de deux prêts et un don, est estimée à 16,63 milliards FCFA.

Selon le ministre togolais de l’économie et des finances Sani Yaya, « cette importante opération devrait permettre de créer au moins 25 000 emplois agricoles, industriels et de service, de contribuer par au moins 2 points à la croissance du PIB et de réduire le déficit de la balance commerciale agricole de -44% à -38% » 

Doubler la production transformée sur place

Projet pilote du plan stratégique de développement des agropoles 2017-2030, le PTA a pour ambition de favoriser une croissance agricole inclusive, grâce aux mesures d'incitation à l'investissement privé dans la transformation, la fourniture d’intrants et de services agricoles. Sont ciblées, les filières de substitution aux importations telles que le riz, le maïs, le poulet de chair, et d’exportations : le soja, le sésame, l’anacarde, le poisson et les produits maraîchers.

Le projet qui épouse l’initiative « nourrir l’Afrique », stratégie de la Bad pour la transformation agricole de l’Afrique, ambitionne de doubler la part des produits agricoles transformés sur place, la passant de 19% à 40%. Ceci, grâce à une approche de chaînes de valeurs, en ligne avec le PND qui fait la part belle aux investissements privés. Le PTA qui marque les grands débuts des agropoles, avec le bassin de la Kara comme point de départ, devrait bénéficier directement à 303 000 personnes, dont 51% de femmes. Indirectement, il contribuera à révolutionner l’économie locale. 

Au moins 70% du financement acquis

Initiative quinquennale en ligne avec l’axe stratégique 2 du nouveau plan de développement, sorte de guide pour amorcer la transformation économique du Togo, le projet de transformation agro-alimentaire nécessitera 35,19 milliards FCFA, et une faible contribution financière de l’Etat togolais. Mieux, 22% de ce montant sera mobilisé sous forme de dons. Avec ces accords, la Bad vient s’ajouter à la Boad dont le conseil d’administration, satisfait, approuvait fin juin un financement de 10 milliards FCFA, sa contribution totale sur ce projet.

Selon la structure de financement du projet, la fondation coréenne Seamaul qui a assuré qu’elle appuiera le Togo dans l’installation des agropoles, est attendue à hauteur de 2,56 milliards. Enfin, l’Etat togolais devrait débourser environ 6 milliards, soit 17% du financement global. 

17 opérations pour 190 milliards FCFA injectés au Togo

Avec ces trois accords, le partenariat entre le Togo et la banque basée à Abidjan est, on ne peut plus, au beau fixe. Le volume total des engagements du groupe dirigé par le Nigerian Akinwumi Adésina, s’élève à 190 milliards FCFA pour 17 opérations, avec une fort apport au secteur agricole.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, l’investissement public est en nette progression. Après une longue période d’hibernation de près de 20 ans allant de 1990 à 2009 où il ne représentait que 2,5% du Produit Intérieur Brut (PIB), il a plus que triplé entre 2010 et 2017.

En effet, au cours de la période sous revue, il a évolué pour se situer à hauteur de 8% du PIB. Une performance qui se situe au-dessus de la moyenne africaine, indique Odilia Gnassingbé, directeur exécutif du Centre Autonome d’Etudes et de Renforcement des capacités pour le Développement au Togo (CADERT), à la faveur d’une rencontre de deux jours ouverte hier 27 août 2018 dans la capitale togolaise.

Selon les prévisions de développement et de croissance contenues dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) adopté, le Togo devrait atteindre dans les  quatre prochaines années, une croissance économique annuelle moyenne de plus de 7%,  tirée par des investissements de plus en plus importants dans les infrastructures de soutien à la croissance et à l’agriculture.

Le séminaire du CADERDT qui devrait prendre fin ce 28 août 2018, se veut une contribution de cette structure à une meilleure planification des investissements publics, dans la perspective de la croissance en ligne de mire. Il est organisé à l’endroit des cadres des directions régionales de la planification, du développement et de l’aménagement du territoire.

Séna Akoda

Au Togo, les prix du carburant à la pompe connaissent une hausse à partir du lundi, 27 août 2018 à minuit.

Par un communiqué signé de Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances et des Finances, d’Essossimna B. Legzim-Balouki, ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé et de Dèdèriwè Ably-Bidamon, ministre des Mines et de l’Energie, le gouvernement fixe les prix des produits pétroliers à la pompe comme suit en FCFA : le Super sans plomb : 548 FCFA.

Rapporté à 498 FCFA, le prix du litre pratiqué jusqu’à dimanche, il s’agit d’une augmentation de 50 FCFA.

Le prix du litre du pétrole lampant a aussi été revu à la hausse, passant de 445 FCFA le litre à 490 FCFA. Ce qui correspond à une augmentation de 45 FCFA.

S’agissant du litre du mélange 2 temps, il se commercialise désormais à 646 FCFA contre 599 FCFA précédemment.

De 500 FCFA le litre, le litre du Gas-Oil est porté à 550 FCFA, soit une différence de 50 FCFA.

Le prix du gaz butane quant à lui, reste inchangé. La bouteille de 6 kg est toujours vendue à  3120 FCFA et celle de 12,5 kg à 6500 FCFA.

Officiellement, le communiqué annonçant la hausse des prix du carburant à la pompe reste muet sur la motivation de cette mesure.

Séna Akoda

Une assise a réuni du 23 au 24 août 2018 à Lomé, les représentants des chefs d’États des pays-pilote de l’Alliance Solaire Internationale (ASI).

Elle vise un double objectif : d’une part, accélérer le processus de réalisation massive des projets et programmes solaires et, d’autre part, relever les obstacles au financement des projets d’électrification des pays de l’ASI.

A cette rencontre, les acteurs ont souligné la nécessité de mobiliser des ressources pour assurer aux populations une énergie de qualité et à moindre coût, dans le cadre de l’opérationnalisation de l’Alliance.

Lancée en novembre 2015 à Paris, l’ASI est une initiative franco-indienne, qui vise à augmenter de façon significative la production de l’électricité solaire dans les 121 pays membres. Elle a pour objectifs de mobiliser les financements nécessaires à l’atteinte des objectifs, de réduire de façon sensible les coûts de l’énergie solaire tout en contribuant à lutter contre les changements climatiques.

Le Togo, pays membre de cette alliance, s’est engagé pour une amélioration constante de l’accès des populations à l’électricité. Il a, en ce sens, organisé une table ronde des bailleurs de fonds et investisseurs sur sa stratégie d'électrification qui prévoit à l'horizon 2030, le raccordement de toute la population.

En appui aux efforts du gouvernement  dans le cadre du développement du secteur agricole, le Centre Autonome d’Etudes et de Renforcement des Capacités pour le Développement au Togo (CADERT) a mené une étude sur « la contribution des partenariats public-privé (PPP) au développement du secteur agricole au Togo ». Le  vendredi 24 août 2018, le document a été soumis à validation.

L’initiative est en ligne avec les actions du gouvernement, notamment les ambitions consignées dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022), dont l’axe 2 est consacré à la promotion des chaines de valeurs des filières porteuses et au développement d’agropoles.

Cette étude vise, d'une part, à identifier les opportunités d’investissement qu’offre l’agriculture pour le secteur privé, et d'autre part, à proposer des modèles de partenariats public-privé susceptibles de favoriser le développement de ce secteur. « Le partenariat public-privé constitue l’un des mécanismes de financement qui permettent de pouvoir associer le secteur public et le secteur privé pour la réalisation des actions en faveur des populations », a précisé Odilia Gnassingbé (photo), directeur exécutif du CADERT.

Avant la validation de ce document, les acteurs agricoles et experts des PPP ont fait des observations susceptibles de l’améliorer.

Séna Akoda

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