Le gratin de la tech togolaise se rassemblera le 29 juin prochain à l’Hôtel Sarakawa de Lomé autour de la 3e édition de l’IT Forum Togo.
L’événement est organisé par le ministère des postes et de l’économie numérique en partenariat avec CioMag, une agence d’information spécialisée sur l’actualité de l’économie numérique africaine.
Après la 1ere édition ayant porté sur les défis de l’administration électronique et de la transformation numérique au Togo, la deuxième qui a gravité autour des objets connectés, ce 3e round abordera la thématique de la cybersécurité. Un segment sur lequel le département du numérique multiplie ses actions depuis le début de l’année avec notamment, la création d’une agence de cybersécurité (Computer Emergency Response Team (CERT)).
Le thème de cette édition est :
Ce 3e IT Forum Togo dont le thème est « Cybersécurité : Créer, promouvoir un environnement numérique de confiance au Togo », accueillera quelque 150 participants qui assisteront à quatre panels. Des spécialistes y analyseront l’environnement du numérique togolais pour formuler des recommandations utiles au pays.
Le réseau E-gouvernement, le déploiement de la fibre optique, l’annonce de la 4G, le futur Tech Hub de Lomé sont autant de projets lancés par le gouvernement au profit des usagers togolais. Pour ces projets ayant mobilisé de gros investissements, de l’ordre de plusieurs milliards de FCFA, la nécessité de les maintenir à niveau pour relever le défi de la sécurisation, reste un enjeu majeur.
Pour rappel, le Togo ambitionne de devenir en un hub de services numériques, en boostant ce secteur de l’économie, identifié comme un levier et un accélérateur de la croissance économique.
Fiacre E. Kakpo
L’office togolais des recettes (OTR) poursuit ses réformes visant à optimiser la mobilisation des ressources domestiques.
Après le rattachement de la conservation foncière et du cadastre au commissariat des impôts, l’Otr vient de franchir un nouveau cap. Dans une note de service du 07 juin dernier, le commissaire des impôts, en sa qualité de conservateur de la propriété foncière et des Hypothèques annonce la délégation de sa signature à Bali Komi, chef Division de la Conservation Foncière, en matière de délivrance des documents relatifs à toutes les opérations post-immatriculation.
Il s’agit d’une nouvelle orientation qui devrait accélérer les procédures et réduire drastiquement les délais de transferts de propriété, des hypothèques et, au sens plus large, de toutes les opérations généralement sollicitées par le secteur privé.
La mesure fait partie d’un vaste chantier de réformes entreprises depuis le début de l’année visant à fournir un service de qualité aux citoyens avec un gage de transparence.
Pour les autorités, cette délégation devrait faciliter indirectement l’accès aux crédits bancaires au secteur privé, maillon clé pour l’économie togolaise.
Sont concernés par cette délégation de signature :
Rappelons que dans un souci de transparence, les informations relatives aux titres fonciers et plans cadastraux sont librement accessibles à tous les citoyens sans distinction, depuis le site web de la DADC désormais rattachée à l’OTR.
Fiacre E. Kakpo
Le gouvernement togolais ambitionne de faire du commerce électronique un maillon fort de la croissance économique. Pour y parvenir, des acteurs de premier plan comme Semoa, start-up togolaise, crée et déploie des solutions à destination des particuliers et des entreprises en matière de paiement et d’accès à des services dématérialisés.
Son Ceo, Edem Adjamagbo participait aux travaux de consultation nationale sur l’évaluation de l’état de préparation au commerce électronique au Togo, la semaine dernière. Objectif de la jeune pousse qui s’est vu décerner le fameux « Fintech Africa of the Year 2018 » en début d’année : présenter son nouveau joyau, le Semoa Kiosk. Semoa-Kiosk est un réseau de bornes automatiques de paiements qui permet aux populations africaines de payer des transactions en ligne, notamment auprès des e-commerces, avec leur moyen de paiement privilégié : le cash. Edem Adjamagbo a bien voulu se prêter aux questions de Togo First.
Togo First : Qu’est-ce que les bornes Semoa Kiosk apportent aux Togolais ?
Edem Adjamagbo : Notre objectif est de décentraliser le paiement de factures. Aujourd'hui, tout le monde paie presque partout en espèces. Conséquence : pour payer sa facture d'électricité, il y a de longues queues dans les agences. Grâce au réseau de bornes Semoa-Kiosk nous décentralisons le paiement de ces factures. Ainsi, il est possible de payer sa facture l'électricité dans un Digital Corner équipé de Semoa Kiosk.
Togo First : Outre le paiement de facture d’électricité, quels autres services fournissent-ils ?
Edem Adjamagbo : Aujourd'hui les kiosks proposent le dépôt d'argent sur compte mobile Tmoney, l'achat de crédit téléphonique Togocel, l'achat d'internet mobile Togocel ou encore l'achat de crédit téléphonique Moov.
Nous travaillons avec notre équipe R&D à Lomé pour pouvoir déployer un nouveau service par mois. De la même façon qu'un téléphone devient un smartphone parce qu'on y télécharge des applications, nous travaillons à déployer des nouveaux services pour rendre Semoa-kiosk SMART.
Togo First : Où peut-on retrouver ces kiosks ?
Edem Adjamagbo : Aujourd'hui ces kiosks sont déployés chez nos « early partners » à CCT Batimat (assivito) et Wiistore à Kégué. Ce sont des partenaires qui ont vite saisi l'importance de ce qui se prépare et ont souhaité soutenir cette initiative en accueillant les bornes. Nous les en remercions.
Différents lieux de la ville vont bientôt être équipés : l'aéroport, les supermarchés Champion et Super Ramco, les agences Ecobank Togo.
Nous travaillons également sur un dossier pour le Ministère du Tourisme pour permettre de proposer aux touristes des événements culturels, des circuits touristiques qu'ils pourraient découvrir et payer directement sur des bornes dans les hôtels.
Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo
Une rencontre dans la capitale togolaise est dédiée à l’évaluation nationale des risques (ENR) de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Financée par la Banque Mondiale et ouverte hier 11 juin 2018, elle réunit des cadres de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières, ceux du Ministère de l’Economie et des Finances et des experts d’autres secteurs.
Au cours de cette assise qui devrait se clôturer demain 13 juin 2018, les différents acteurs nationaux impliqués dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme évaluent les risques et les conséquences de ces activités illégales sur l’économie togolaise.
S’agissant de cette autoévaluation, Tchaa Bignossi Aquiteme (photo), président de la CENTIF dresse un point sans complaisance : « Sur le plan national, nous essayons de faire de notre mieux. Mais sur le plan international, ce n’est pas évident car on ne parle plus d’opérationnalité mais plutôt d’efficacité ». L’évaluation porte sur la mise en œuvre des textes auxquels le Togo a adhéré. Au travers de cet exercice, il s’agit de « détecter nos vulnérabilités », a-t-il en outre, indiqué.
Le rapport de cette autoévaluation, en ligne avec une recommandation du Groupe d’Action Financière (GAFI) devrait baliser la voie à une conception de stratégies efficaces de lutte et de prévention de ces activités.
Séna Akoda
Le processus d’adoption d’un nouveau code des douanes est lancé. Depuis le lundi 11 juin 2018, les députés togolais sont en session plénière, consacrée à l’étude du nouveau code des douanes national.
Selon les informations, une nouvelle loi devrait, au terme du processus, compléter et amender celle du 28 avril 2014. En effet, de nouvelles dispositions devraient y être introduites relativement à la destruction des marchandises saisies ou abandonnées.
On devrait enregistrer également de nouvelles dispositions applicables à la tentative d’infraction ainsi qu’au contrôle des déclarations après dédouanement.
L’adoption en perspective de ce nouveau code douanier, devrait s’intégrer dans un processus plus large des réformes qu’initie l’Office Togolais des Recettes (OTR) en vue d’optimiser la mobilisation des recettes douanières et fiscales pour le budget de l’Etat et celui des collectivités locales.
A l’analyse des dispositions devant être incorporées au nouveau code, l’OTR semble renforcer son arsenal juridique afin de faire preuve de plus de fermeté à l’égard de ceux qui tentent de faire fraude aux droits financiers de la République Togolaise.
Séna Akoda
« Minodoo », une communauté de jeunes développeurs d’applications, appuyée par l’ambassade des Etats-Unis, organise du jeudi 14 juin au dimanche 17 juin, un hackathon dénommé « hackathon civique Duneyon ».
Le hackathon qui se déroulera au siège de Minodoo, à Klikamé, Lomé, rassemblera des passionnés de technologie, des agents de l’Etat, des militants de la société civile et des citoyens intéressés, dans un environnement de collaboration.

Pendant quatre jours, les férus du code et d’autres passionnés, se creuseront les méninges pour sortir des applications destinées à fournir des services utiles dans le cadre de la décentralisation et d’élections futures.
Minodoo (en langue locale « soyons ensemble »), est une communauté de jeunes dynamiques regroupés autour des valeurs du travail collaboratif, du partage, de l’engagement citoyen à travers les TIC et l’entrepreneuriat des jeunes. La communauté met un accent particulier sur l’opensource et le gratuiciel.
Fiacre E. Kakpo
L'embellie se confirme de fort belle manière dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). L’activité économique est demeurée vigoureuse au premier trimestre 2018, tirée par la demande intérieure, et ce, malgré un contraste dicté par le redressement des cours du pétrole, de la noix de cajou, du coton, du cacao et de l’or, et le repli des prix de l'huile de palme, du café et du caoutchouc.
Dans cet élan, le Produit intérieur brut (PIB) de l’Union a progressé de 6,5% en glissement contre 6,4% au trimestre précédent, a fait savoir le communiqué final sanctionnant la deuxième réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de l’Uemoa, qui s’est tenue le mercredi 06 juin dernier.
Selon le gouverneur de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Tiémoko Meyliet Koné (photo), président du CPM, « cette croissance qui a été amorcée depuis 2012, continue à un niveau que nous considérons comme satisfaisant puisqu’elle est supérieure à 6 %. C’est l’une des croissances les plus fortes en Afrique, à l’heure actuelle ».
Par ailleurs, le taux d’inflation moyen en glissement annuel est ressorti à 0,9% au premier trimestre 2018, stable par rapport au trimestre précédent. Le comité explique que cette hausse des prix est essentiellement due à la composante alimentation en liaison avec le « renchérissement des céréales » dans certains pays sahéliens.
A l'horizon de 24 mois, le taux d'inflation en glissement est projeté à 1,5%, ce qui reste bien en phase avec les objectifs de la zone en matière de stabilité des prix.
S’agissant du déficit budgétaire, base engagements et dons compris, le gap prévu par les Etats pour 2018 est attendu à 3,8% du PIB contre 4,2% en 2017. Toutefois, le CPM appelle les Etats membre à poursuivre et accentuer les efforts de mobilisation des ressources domestiques, afin de parvenir à la norme des 3% fin 2019.
Au regard de ces conditions satisfaisantes, le CPM décide de maintenir inchangés ses principaux taux directeurs. Ainsi, le taux d'intérêt minimum de soumission aux opérations d'appels d'offres d’injection de liquidité, qui est le principal taux directeur de la BCEAO, est demeuré à 2,50%, son niveau depuis le 16 septembre 2013. Le taux d'intérêt du guichet de prêt marginal est maintenu à 4,5%. Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l'union quant à lui, reste fixé à 3%.
Fiacre E. Kakpo
La banque publique chinoise Eximbank Of China entrevoit des possibilités d’un renforcement de son soutien au développement socioéconomique du Togo.
Une délégation de cette institution financière conduite par son vice-président, Sun Ping était à Lomé en fin de semaine dernière. Vendredi 08 juin 2018, cette délégation a été reçue en audience par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.
A la fin de l’entretien entre les deux personnalités, Sun Ping a déclaré aux médias : « C’est la première fois que je viens au Togo. C’est un très beau pays et je crois bien que, dans le futur, l’amitié sino-togolaise peut être approfondie par le soutien de notre banque. Nous pouvons avoir une très bonne perspective sur la coopération sino-togolaise ».
Cette visite a été ponctuée en outre d’autres activités, notamment d’échanges entre le représentant de l’institution financière chinoise et les responsables du ministère de l’Economie et des Finances.
L’institution a financé au Togo plusieurs ouvrages, à des taux concessionnels. Entre autres la construction de l’aérogare de Lomé et le déploiement de la fibre dans le cadre du projet e-gouvernement.
Séna Akoda
Victoire Tomégah-Dogbé, en sa qualité de Directrice de Cabinet du Chef de l’Etat, a reçu vendredi dernier à la présidence, les dix boursiers togolais sélectionnés pour l’édition 2018 du programme Mandela Washington Fellowship (MWF), programme phare de l'Initiative des jeunes leaders africains (YALI).
Cette rencontre a été l’occasion pour ces jeunes lauréats du programme américain lancé par l’ex Président Barack Obama, de se faire connaitre des autorités et de recevoir d’elles des conseils avisés.

Aussi, ont-ils partagé leurs préoccupations et visions avec les autorités togolaises. Préoccupations qui ont reçu un écho favorable de l’équipe présidentielle qui, par la voix de Victoire Tomégah-Dogbé, a rassuré du soutien indéfectible du gouvernement en faveur de l’entrepreneuriat et du leadership des jeunes.
La rencontre a été également le moment pour la ministre du développement à la base, d’exhorter les dix ambassadeurs à plus d’engagements afin de « tirer le maximum d'avantages de cette belle opportunité » qui leur est offerte.
Par ailleurs, les lauréats ont remercié la démarche du gouvernement tout en promettant d’apporter leurs contributions au développement du Togo à l’issue de cette formation.
Rappelons que le programme YALI a pour objectifs de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité sur le continent africain.
Fiacre E. Kakpo
Cette fois-ci, c’est la bonne. La 4G débarque à Lomé. Longtemps annoncée sans jamais se concrétiser, l’opérationnalisation de la 4G deviendra une réalité au Togo, ce lundi 11 juin.
L’information émane d’une note d’invitation paraphée par le Directeur de l’Autorité de règlementation des secteurs des Postes et Télécommunications du Togo (ART&P).
Selon la note, une cérémonie de signature des licences 4G avec renouvellement des licences 2 G et 3 G aux opérateur Togo Cellulaire et Atlantique Telecom Togo (MOOV), aura lieu ce lundi 11 juin à l'hôtel 2 Février.
Avec l’arrivée de la 4G, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre en matière de connectivité au Togo. Une bonne nouvelle pour les Togolais qui pourront surfer avec le haut débit.
Le 08 mai dernier, le Conseil des ministres autorisait Cina Lawson, la patronne des postes et de l’économie numérique du Togo, à octroyer lesdites licences au duopole formé par Moov et TogoCel.
Fiacre E. Kakpo