Togo First

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Au Togo, les volontaires nationaux de compétences vont désormais bénéficier d’une assurance-maladie, ainsi que leurs ayants-droit (famille, conjoint et enfants d’âge mineur). Le projet a été lancé hier 09 août 2018 dans la capitale togolaise par l’Agence Nationale de Volontariat du Togo (ANVT).

Ce lancement a été couplé de la signature d’une convention portant sur le programme de couverture sociale, entre Omar Agbangba, directeur général de l’ANVT (Agence nationale du volontariat au Togo), et Myriam Dossou, directrice de l’Institut National d’Assurance-Maladie (INAM), au cours d’une cérémonie présidée par Victoire Tomégah-Dogbé, ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi  des jeunes.

Au total, le projet prendra en charge 3800 personnes dont 2208 volontaires nationaux de compétence inscrits et immatriculés dans la base des assurés de l’INAM. Il coûtera chaque année 150 millions FCFA à l’Etat.

Selon le N°1 de l’ANVT, ce projet, par sa vocation à réduire la précarité et à prendre en charge les maladies, devrait raffermir l’engagement des jeunes volontaires de compétences dans le cadre de leurs missions. Victoire Tomégah-Dogbé pour sa part, estime que cet engagement de l’Etat aux côtés des volontaires témoigne des efforts du gouvernement en matière d’épanouissement de la jeunesse togolaise et de l’inclusion financière. Il traduit en outre, son ferme engagement à relever le niveau de vie de la jeunesse togolaise, à repousser les frontières de la précarité et surtout, à assurer une protection sociale à toutes les couches de la population.

La ministre exhorte les bénéficiaires à faire preuve de responsabilité dans l’usage de cette couverture maladie qui leur est offerte et à éviter les abus : « C’est de votre responsabilité de protéger cette assurance afin d’éviter les différents abus qui peuvent être liés à son usage. C’est comme cela que vous contribuerez à pérenniser cette action,  dont l’efficacité et la durabilité relèvent de nos responsabilités individuelles et collectives ».

Par un communiqué de presse, on apprend que Youth Competency Development Center (Youth CDC), lance le Certificate in Development of Innovation Companies (CDIC) au Togo.

Cette certification de haut niveau, qui se veut « un outil de référence pour la reconnaissance des personnes ayant le potentiel de créer, diriger ou travailler dans une start-up », devrait permettre de répondre à de nombreux défis entrepreneuriaux, indique le document.

En effet, face à la problématique du chômage et de l’emploi des jeunes en Afrique, l’entrepreneuriat se présente comme l’une des alternatives crédibles pour les Etats. Mais il se heurte à bien des obstacles, comme le financement des premiers pas, la méconnaissance du marché et/ou des canaux de distribution.

La certification CDIC, qui est en voie d’être reconnue sur le plan national, permettra de remédier à cette situation. Son obtention est subordonnée à l’inscription à un programme d’accélération Youth CDC, subventionné par les initiateurs et d’autres partenaires tels que l’Anpe (Agence Nationale pour l’Emploi), Kusuntu Partners ou encore le réseau Afric’innov.

Toujours selon le communiqué, « le programme offre aux étudiants, entrepreneurs ou dirigeants de Pme, une formation de haut niveaux sur 3 mois », qui traiteront des thématiques telles que « la levée de fonds, le marketing digital, la stratégie d’entreprise ou encore le droit des affaires ».

Youth CDC a pour ambition de lutter contre le chômage des jeunes en Afrique à travers la promotion de l’entrepreneuriat. L’inscription au programme d’accélération se fait sur https://buff.ly/2MThOcP

Photo : Tech228

Après deux ans de mise en œuvre, le projet Agri-Pme était le mardi, 07 août 2018, à l’heure du bilan à mi-parcours. En deux campagnes agricoles notamment 2017-2018 et 2018-2019 (en cours), le nombre de bénéficiaires d’engrais subventionnés est passé de 14 000 à 50 000.  Une performance que Ouro-Koura Agadazi, ministre en charge de l’agriculture, attribue à l’application mobile Agri-Pme.

Ce bond enregistré illustre en effet des avancées significatives en termes de distribution de stock d’engrais dans les zones rurales, depuis qu’Agri-Pme est opérationnelle.

Lancée en 2016, cette application facilite l’achat des engrais, le paiement des factures et l’octroi des subventions aux agriculteurs. Selon le ministre, il s’agit d’un saut qualitatif enregistré dans l’utilisation de cet outil.

Avec la tournée nationale d’information et de sensibilisation à l’utilisation de cette application mobile, menée récemment par une délégation du ministère de tutelle, les chiffres devraient à l’avenir, s’améliorer sensiblement. Il est à noter que, sur la même période, le volume d’engrais subventionné est passé de 30 000 tonnes à environ 40 000 tonnes.

Le groupe bancaire panafricain Ecobank vient d’annoncer ce mercredi les finalistes de l’édition 2018 du concours Ecobank Fintech Challenge, un concours pour les start-ups technologiques dont les activités sont axées sur l'Afrique.

Au total, 11 fintech dont Mojipay, une jeune pousse togolaise spécialisée dans le transfert d’argent, en Afrique et un peu partout dans le monde, poursuivront cette aventure dont le verdict est attendu fin août.

Une cérémonie d'innovation et de remise des prix honorera les start-up le 30 août 2018 au siège d'Ecobank à Lomé, au Togo.

Lors de cette messe, les start-up exposeront et présenteront leurs produits à un jury pour le prix Ecobank Africa Fintech. Les trois premières devraient repartir chacune, respectivement, avec une enveloppe de 10 000 dollars, 7 000 et 5 000 dollars. La cérémonie marque également l’adhésion officielle des 11 start-ups à l’initiative Ecobank Fintech Fellowship.

Ecobank Fintech Fellowship qui se déroulera sur six mois permettra aux onze start-up finalistes d’explorer des possibilités de partenariat avec le groupe Ecobank.

Les onze start-up finalistes sont: Lypa (Kenya), Wallet.ng (Nigéria) (https://Wallet.ng/), Nala (Tanzanie), Litee (Bénin), SESO Global (Afrique du Sud), InvestED (Sierra Leone), Eversend (France), Secapay (Nigeria), Virtual Identity (Afrique du Sud), MojiPay (Togo), Awamo (Allemagne).

Ecobank Fintech Challenge a été conçu en partenariat avec le cabinet de conseil Konfidants et est soutenu par divers autres partenaires en Afrique et dans le monde.

Fiacre E. Kakpo

Le coordonnateur chargé des chaînes de valeur du Mifa (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole), Noel Bataka, a entrepris ce mardi 7 août 2018, une visite de 3 des 8 sites sélectionnés pour la phase pilote du projet.

L’initiative vise principalement à constater de visu les progrès enregistrés sur le terrain depuis la mise en place du mécanisme et de s’entretenir avec les acteurs de la première chaîne de valeur que sont les agriculteurs, ainsi que les conseillers en exploitation.

Ainsi, les sites de Kovié, d’Agou et celui de Notsè ont été respectivement été visités par le coordonnateur.

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« Le Mifa, pour nous est une grande innovation »

Le premier site-pilote à avoir reçu la visite du Coordonnateur a été celui de Kovié/Mission Tové, (40 km de Lomé), basé dans la Vallée du Zio. Le périmètre spécialisé dans la production du riz a bénéficié du concours technique du Mifa et recevra bientôt son premier chèque. Pour Kossi Djifa Adokanou, président du Comité de Gestion du Périmètre Rizicole de la Vallée du Zio, une entité qui s’occupe de la coordination des coopératives régionales opérant dans le secteur rizicole, l’avènement du Mifa permettra de booster et de mieux réguler la production de ce riz hautement apprécié sur le territoire national. « Jusqu’à ce jour, nous étions confrontés à beaucoup de difficultés, notamment dans l’écoulement de la production et la mévente. Avec le Mifa, c’est une grande solution qui s’offre puisque désormais, selon ce que nous retenons du mécanisme, nous aurons des débouchés », affirme-t-il. Et de poursuivre, « Nous allons passer à la production contractualisée. Avant même que l’agriculteur ne produise, il connaît déjà l’acheteur et le prix. ». Pour finir, le responsable des quelques 600 producteurs de riz de la vallée a confié qu’ils attendaient sous quinzaine, une subvention de près de 500 millions de Fcfa, destinée à améliorer la production et optimiser le rendement.

356 hectares destinés à la culture du riz et du maïs à Agou

La seconde étape de la visite du responsable du Mifa a été la région d’Agou, où se retrouvent 4 Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (Zaap), que sont Gadjagan (106 ha cultivables), Nitoé et Akplolo (100 ha chacun, destinés au riz et au maïs) et Avétonou, la plus petite (50 ha).

Sur la première Zaap qui regroupe 212 agriculteurs, à raison d’un demi-hectare par producteur, les acteurs se sont réjouis de la mise sur pied du mécanisme et se sont déclarés impatients d’en tirer le bénéfice. Pour leur président, Sédo Koffi Séményo, « le mécanisme va changer beaucoup de choses, ce qui va nous permettre d’augmenter notre production et de bien prendre soin de nos familles, surtout que l’aspect assurance aussi y est présent ».

De son côté, Folly Notchron, l’un des agriculteurs de la Zaap Agou, active depuis 1914, confie : « les difficultés que nous rencontrions avant pour faire des prêts et donner des cautions de garantie ne sont plus d’actualité avec le Mifa. Nous sommes très en joie, nous, agriculteurs. Tout est assuré, même les aléas climatiques qui sapent notre travail ». Même son de cloche de la part des responsables des sites de production d’Avétonou qui ont félicité le Coordonnateur du Mifa et ont manifesté leur satisfaction de voir désormais leurs soucis d’écoulement de leurs produits et de leur financement se résoudre. Le responsable du mécanisme a également discuté avec les conseillers en exploitation agricole qui accompagnent au quotidien les agriculteurs qu’ils ont enregistrés et formé.

Les femmes de Notsè et leur manioc pour clôturer l’expédition champêtre

Pour finir, la délégation emmenée par le Coordonnateur a clôturé sa journée de visite à Agotové, un village situé à 10 km de Notsè. Là, un groupement de femmes spécialisées dans la culture de manioc et la production de gari ont été entretenues quelques semaines auparavant sur le Mifa et ses avantages. Les agricultrices ont remercié le Chef de l’Etat pour cette initiative et exprimé leur reconnaissance au Coordonnateur pour être venu jusqu’à elles. 

Dagnowou Ami (photo), secrétaire de la Coopérative Miwoè né gnon en a profité pour soulever un point crucial qui entrave souvent leur activité : les conflits avec les éleveurs de la région, « dont les bêtes saccagent les plantations et réduisent à néant » leurs productions. Elle a donc sollicité le concours des autorités à ce sujet.   

« Le mécanisme apporte des rêves aux producteurs que le bureau d’implémentation se doit d’amener à la réalité pour le bien de l’agriculture togolaise »

Dans sa synthèse face aux médias, le Coordonnateur du projet a exprimé sa satisfaction après les efforts constatés sur le terrain. Revenant sur les trois sites parcourus, Noel Bataka a dit avoir entendu « le président du CGP de Kovié, porter le rêve d’améliorer leur culture de riz, les producteurs d’Agou très enthousiastes, dont le mécanisme a suscité la confiance de voir des débouchés s’ouvrir à eux, désireux d’élargir leurs périmètres de production de maïs ».

Enfin, « les femmes de Notsè se sont montrées rassurées de constater tous les avantages que leur apporte le Mifa, afin de mieux écouler leu manioc. Elles se sont également ragaillardies du fait que l’assurance qui constitue l’un des piliers du mécanisme, sera bel et bien effective désormais dans leur exploitation »   

Noel Bataka a également rappelé que « l’ambition du gouvernement est d’assurer le marché pour les petits producteurs, afin que ces derniers puissent améliorer leur rendement et par ricochet, leur niveau de vie ».

Lancé officiellement le 25 juin dernier par le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé, afin de répondre aux problèmes de financements des acteurs du monde agricole togolais, le Mifa est une initiative du gouvernement qui vise à faciliter le partage des risques et à permettre aux agriculteurs de professionnaliser leur secteur.

Reportage de Octave A. Bruce

En concertation en fin de semaine dernière avec les acteurs engagés dans la production de l’eau dans la Région des Savanes, le ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise a tiré la sonnette d’alarme sur l’urgence d’une meilleure gestion des ressources en eau, disponibles sur l’étendue  du  territoire, au risque de créer un manque d’ici à 2025.

Cette rencontre a été en outre, l’occasion de faire la promotion des documents de politique nationale visant à promouvoir le secteur de l’eau, notamment le code de l’eau, la politique sectorielle en eau potable et assainissement en milieu rural et semi urbain ainsi que  le plan national du secteur de l’eau et de l’assainissement.

Selon Hatim Tchaboré, Secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, l’eau n’est pas une ressource inépuisable. Il a invité chaque acteur à comprendre que cette denrée, si essentielle à la vie et à l’économie nationale, est épuisable et que le Togo n’est pas épargné. « On estime que d’ici 2025, si on ne fait pas attention, le Togo fera partie des pays menacés, c’est-à-dire que chaque Togolais aura moins de 1000 m3 d’eau», a noté Hatim Tchaboré, avant de poursuivre : « C’est au vu de cette situation globale menaçante que le ministère a souhaité que tous les acteurs cherchent ensemble des approches de solutions pour promouvoir le secteur de l’eau ».

Pour le moment, l’on estime à 55% la proportion de la population togolaise ayant accès à l’eau potable.

Fin juin dernier, le lancement de la stratégie nationale d’électrification, cette ambitieuse feuille de route couvrant les 12 prochaines années, appuyée d’une table ronde de deux jours qui a connu la participation d’importants bailleurs de fonds, marquait l’amorçage d’une nouvelle dynamique. En ligne de mire, Lomé ambitionne de fournir l’électricité à tous les Togolais, vivant en milieu urbain comme rural, d’ici 2030. Vœux pieux ? Pour l’instant, le compte à rebours est lancé. Et Marc Ably-Bidamon, qui détient l’un des portefeuilles dont les actions représentent le socle du Plan national de développement PND 2018-2022, y croit fermement. Interview.

Togo First : Comment se porte le secteur de l’énergie au Togo ?

Marc Ably-Bidamon (MAB) : Je voudrais d’abord vous dire un sincère merci pour l’intérêt que vous accordez aux activités du Ministère des mines et de l’énergie. Pour répondre à votre question, je dirai que le secteur de l’énergie au Togo se porte bien. Le gouvernement sous l’impulsion du Chef de l’Etat a fait de l’accès pour tous aux sources énergétiques, une priorité des priorités de son action. Ceci en vue d’être au rendez-vous de l’agenda 2030 des Nations Unies qui vise justement l’accès universel à l’électricité de qualité, à moindre coût et préservant l’environnement. Pour traduire dans les faits cette recommandation des Nations Unies, tout est mis en œuvre par le gouvernement pour offrir aux Togolais un meilleur cadre de vie par la fourniture en continu de l’électricité. A cela s’ajoute plusieurs programmes et initiatives qui vont redynamiser le secteur de l’énergie et de contribuer à sa meilleure gestion.

Togo First : Concrètement, quelles actions prioritaires le gouvernement met-il en œuvre pour y parvenir ?

MAB: Le lancement de la stratégie d’électrification, suivi de la table ronde des bailleurs de fonds et des investisseurs, qui s’est tenu les 27 et 28 juin dernier constitue une réponse adéquate aux ambitions du gouvernement.

En effet, la stratégie d’électrification du Togo qui est un axe important de la vision du pays, décline les objectifs du gouvernement en matière d’électrification à l’horizon 2030. Cette vision du Togo est en phase avec l’objectif 7 des ODD qui promet un accès universel aux sources d’énergie de qualité, à moindre coût et préservant l’environnement. En clair, l’ambition du Togo est d’assurer un accès total à l’électricité à sa population d’ici 2030, avec un taux d’accès de 100% au cours des douze prochaines années.

Cet objectif sera réalisé au travers d’une combinaison intelligente de l’extension du réseau et de technologies hors réseau (mini-grids et kits solaires).

A cela s’ajoute les projets en cours d’exécution, ou en attente d’exécution, sur toute l’étendue du territoire. Il s’agit entre autres de l’initiative présidentielle CIZO qui vise à terme, l’électrification de plus de 2 millions de Togolais d’ici 2022 grâce aux kits solaires individuels, le lancement prochain du projet d’électrification de 185 localités.

Togo First : Quel bilan peut-on faire de la table ronde ?

MAB: D’envergure internationale, cette table ronde s’est focalisée sur l’étude de la stratégie d’électrification du Togo. Il faut le noter, le Chef de l’Etat, Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, est le principal initiateur de l’élaboration de la stratégie d’électrification de notre pays, de son lancement officiel de même que la définition du schéma porteur permettant de mobiliser les financements nécessaires pour sa mise en œuvre effective. Je reviens donc à votre question qui est de savoir que peut-on retenir en matière bilan de cette table ronde? Sans détour, j’avoue que c’est une réussite sinon une satisfaction totale sur le plan organisationnel ; les objectifs et le tremplin ont été assouvis et, par rapport aux retombés, nous avons déjà enregistré des impacts positifs, notamment l’apport financier direct de la BAD et des promesses d’autres partenaires au développement. Des témoignages des participants nationaux et internationaux ont prouvé combien cet évènement a été un triomphe, de partages d’expériences et de compétences autour des panels. Une des rencontres, on va dire, très inouïe et comblée par tous.

Togo First : Pensez-vous vraiment que le Togo peut relever le défi d’électrification pour tous à l’horizon 2030 ?

MAB: C’est un engagement que le gouvernement a pris et il compte se donner les moyens nécessaires et adéquats pour atteindre cet objectif. C’est pour cette raison que nous faisons appel à nos partenaires techniques et financiers et à toutes les bonnes volontés pour nous soutenir et nous accompagner. Il faut avouer également que tous les partenaires sont très sensibles et partagent le contenu de notre stratégie d’électrification une force à relever et l’engagement personnel du Chef de l’Etat nous rassure. Toutes ces forces nous permettent de dire sans détour que cette ambition sera effective.

Togo First : Le Togo mise sur les énergies de sources propres dans cette stratégie d’électrification. Selon les prévisions, la feuille de route prévoit un mix équilibré de 50% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030. De quels atouts dispose le Togo aujourd’hui pour développer les énergies renouvelables ?

MAB: Je dirai que le premier atout reste l’ensoleillement sur toute l’étendue du territoire qui facilite le déploiement des solutions d’installations solaires notamment les kits individuels et les mini centrales solaires. L’autre atout est la présence des cours d’eau favorables à la construction des barrages hydroélectriques.

A cela, nous pouvons énumérer la stratégie d’électrification que nous ne perdons pas de vue et la loi sur les énergies renouvelables qui est un outil aussi essentiel dans l’émergence des infrastructures énergétiques.

Togo First : Vous venez de le souligner, le Togo vient de se doter d’une loi pour promouvoir et développer les énergies renouvelables. Quelles sont les opportunités qu’offre ce nouveau dispositif ?

MAB: La loi fixe le cadre juridique général de réalisation des projets de production d'électricité à base des sources d’énergies renouvelables, soit pour l’autoconsommation, soit pour la commercialisation.

Elle permet au gouvernement de disposer d’un instrument juridique fiable qui encadre la gestion du sous-secteur des énergies renouvelables au Togo et est un levier pour la mise en œuvre efficace et efficiente des différents axes de la stratégie d’électrification du pays, lancée le 27 juin dernier. Cette stratégie est basée sur le partenariat public-privé avec une part belle faite aux investisseurs privés nationaux.

Le document ouvre donc des perspectives de soutien et d’accompagnement à la mise en œuvre de notre politique énergétique basée entre autres sur le développement des énergies renouvelables, notamment le solaire et l’hydroélectricité ainsi que la préservation de l’environnement, conformément au point 7 des objectifs de développement durable.

Son application va permettre de faciliter le déploiement massif et considérable de l’électricité vers nos populations vulnérables.

Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo

Des experts de la Cedeao réunis dans la capitale togolaise pour des assises de deux jours, ouvertes ce mardi 07 août 2018, misent désormais sur la digitalisation du système d’assurance de la carte brune Cedeao.

Objectif : pallier certains dysfonctionnements constatés, notamment l’absence de données fiables relatives à la gestion des sinistres transfrontaliers, la lenteur dans le règlement des sinistres, liée elle-même aux lenteurs constatées dans la transmission et le traitement des dossiers de sinistres, l’absence de communication en temps réel entre les différents acteurs du système.

 La mise à contribution des avancées technologiques dans la gestion courante des dossiers devrait permettre d’aboutir, non seulement à une meilleure approche de la clientèle, mais aussi à une gestion saine et dynamique du système et à une traçabilité efficace des données de bout en bout.

Elle permettra ainsi une authentification des flux entrants et sortants des données du système, une accélération des procédures de prise de décision dans le cadre des confirmations ou non des garanties et des règlements des sinistres.

Les participants à cette réunion de zone, la seconde du genre en 2018, devront, dans cette perspective, mutualiser leurs réflexions autour des avantages que peut offrir la digitalisation du système d’assurance de la carte brune Cedeao, dans l’optique d’une gestion efficiente du système et d’un prompt règlement des sinistres transfrontaliers, principal objectif de ce dispositif communautaire.

Séna Akoda

Le projet Coton4 +Togo, une initiative du Brésil, vise entre autres à fournir  aux producteurs et autres acteurs togolais de la filière cotonnière, des informations utiles et la formation d’une main d’œuvre compétente.

Depuis sa mise en œuvre, plus de 500 producteurs togolais ont bénéficié de renforcement de capacités sur les techniques de cultures de semences améliorées. L’information a été rendue publique à l’ouverture, ce 06 août 2018 à Lomé, de la 3è rencontre des acteurs du projet. L’initiative a également permis l’introduction des cultures résilientes testées au Togo. 

En termes de perspectives, elle veut favoriser un transfert de technologies, des échanges d’expériences et des bonnes pratiques entre acteurs de la filière. Et à terme,  mobiliser en faveur des pays bénéficiaires un investissement de $ 5 millions, en vue d’améliorer la qualité et la quantité de la production cotonnière dans chaque pays bénéficiaire. Aussi s’intègre-t-elle aisément dans le plan stratégique de la filière cotonnière du Togo.

En effet, selon Ouro-Koura Agadazi, ministre togolais en charge de l’agriculture, « le projet coton4+ Togo dont l’objectif global est de contribuer de façon durable à l’amélioration de la production  et de la compétitivité de la culture cotonnière, est ainsi en adéquation avec le plan stratégique de la filière cotonnière du Togo tiré du Plan national de développement (PND) ».

Antonio Carlos De Salles Menezes, Ambassadeur du Brésil au Togo estime  pour sa part, que la détermination du Togo est bien visible.

Durant 5 jours, les acteurs agricoles membres des pays pilotes vont passer en revue la campagne agricole 2017-2018 et définir de nouvelles perspectives devant permettre d’améliorer la production cotonnière.

Dans sa politique de développement du secteur agricole, le Togo table, à l’horizon 2022 sur une production cotonnière de 200 000 tonnes.

Séna Akoda et Caleb Akponou (Stagiaire)

Pour répondre à la question de l’emploi, en particulier l’emploi des jeunes, et juguler tant le chômage que le sous-emploi, le gouvernement togolais a engagé depuis plus de 10 ans des actions à la fois volontaristes et vigoureuses à travers des programmes, des projets et la mise en place d’un cadre de pilotage stratégique.

S’inscrivant dans une dynamique d’accélération de la riposte, un plan stratégique national pour l’emploi des jeunes (PSNEJ) a été élaboré et adopté par décret pour la période 2013-2017. La mise en œuvre du PSNEJ, basée sur le renforcement des initiatives enclenchées à partir de 2011 et sur l’implémentation de nouveaux mécanismes d’accompagnement, s’est traduite par l’accroissement des opportunités d’accès à l’emploi salarié ou indépendant pour les jeunes actifs.

Au nombre des mécanismes, programmes et projets mis en œuvre dans le cadre du PSNEJ, l’on peut retenir entre autres : 

  • Le fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) : plus de 11 000 jeunes formés en techniques de création et gestion de microentreprises, plus de 1350 plans d’affaires de jeunes financés avec plus de 4000 emplois directs permanents créés entre 2012 et 2017.
  • Le fonds national de la finance inclusive (FNFI), plus de 20 700 jeunes financés à travers le produit AJSEF entre 2015 et 2017 et plus de 17 000 emplois directs générés.
  • L’agence nationale de volontariat au Togo (ANVT) avec plus de 13 000 volontaires nationaux mobilisés.
  • Le programme d’appui au développement à la base (PRADEB), plus de 3700 jeunes formés en entrepreneuriat, 780 projets financés pour près de 2000 emplois créés de 2013 à 2017,
  • Le projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP), plus de 1400 jeunes insérés dans les chaines de valeurs agricoles ;
  • Le projet d’appui à l’insertion professionnelle des jeunes artisans (PAIPJA), plus de 5000 jeunes artisans installés de 2011 à 2015.
  • Le programme national d’entrepreneuriat rural (PNPER),
  • Programme formation professionnelle et emploi des jeunes (PROFOPEJ) ;

Par ailleurs, fort de cette volonté politique, le gouvernement, outre la stratégie, a adopté déjà en mars 2014, une politique nationale de l’emploi qui vise à offrir à l’horizon 2030 un emploi décent à ses citoyens. Ladite politique est axée entre autres sur :

  • Le renforcement de l’environnement institutionnel, économique propice aux investissements ;
  • La création d’emplois au profit des groupes vulnérables (jeunes, femmes, personnes handicapées, etc.) ;
  • Le renforcement du partenariat public privé dans le sens d’une réglementation adéquate du secteur privé et de la mise en place des mesures incitatives à l’entrepreneuriat.

Ces cinq dernières années le Togo a connu une croissance robuste avec une moyenne de 5%. Cette croissance tirée par l'investissement public et l'amélioration du climat des affaires a contribué à faire baisser le chômage et facilité la mise en œuvre de ces nombreux programmes destinés à renforcer l'employabilité des jeunes.

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