Togo First

Togo First

Une nouvelle ère s’ouvre pour le Togo et le Burkina Faso qui viennent de franchir un cap important vers l’effectivité du marché unique au sein de l’espace UEMOA. 

Depuis ce lundi 28 mai, les systèmes informatiques des douanes togolaises et burkinabè sont interconnectés. La cérémonie de lancement s’est déroulée à Ouagadougou, la capitale burkinabè.

Ce projet d’interconnexion des administrations douanières des deux pays, mis en œuvre par l’UEMOA sous la bénédiction financière de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), bénéficie d’un appui technique de la CNUCED qui fournit le système Sydonia World qu’utilisent les deux douanes. Son coût global est estimé à plus de 1,09 milliard FCFA.

Selon les responsables, ce tout premier projet d’interconnexion des systèmes informatiques douaniers le long du corridor Lomé- Ouaga, va permettre de réduire considérablement le délai des procédures sur cet axe commercial stratégique, où transitent 39% des marchandises importées au Burkina Faso.

Dans le viseur, les deux administrations ambitionnent de réduire à 2 heures au plus, le temps de passage aux Postes de contrôle juxtaposés de Cinkassé, qui est actuellement de 2-3 jours. En outre, le lancement de ce projet, devrait permettre de lutter plus efficacement contre la fraude et d’assurer la fiabilité et la transparence des transactions.

Fiacre E. Kakpo

Safer, Société autonome de financement de l’entretien routier, vient de lancer un avis d’appel d’offres pour la fourniture et l’installation d’un système de vidéosurveillance sur les postes de péage d’Alédjo, Défalé et Sotouboua et le renforcement du système de vidéosurveillance du poste de contrôle de charges à l’essieu de Djéréhouyé (Atakpamé).

Cette commande de délai d’exécution à trois (03) mois, est financée intégralement sur fonds propres au titre du budget gestion 2018 de la société togolaise.

Les offres devront être soumises et déposées à la Cellule permanente de gestion des marchés publics de la SAFER, au plus tard le 15 juin 2018 à 09 heures, date d’ouverture des plis.

Les exigences en terme de qualification comprennent une expérience d’au moins un (01) marché similaire dont le montant représente au minimum 30% de l’offre TTC, au cours des cinq (05) dernières années. Le candidat devra disposer également d’une preuve de facilité de crédit d’un montant égal à la moitié du montant de l’offre, au minimum.

Enfin, les offres doivent inclure une garantie de soumission suivant le modèle figurant dans le Dossier d’appel d’offres (DAO), délivrée par une institution bancaire agréée ou ayant une correspondance au Togo d’un montant de 3 millions FCFA.

Fiacre E. Kakpo

Le Chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé désigné « champion » du Marché Unique du Transport Aérien (MUTAA) en Afrique par ses pairs, a présidé ce 28 mai 2018, la quatrième réunion du groupe de travail ministériel  sur l’opérationnalisation de ce traité.

Faure Gnassingbé a apporté un coup d’accélérateur aux travaux en suivant de bout en bout la cérémonie d’ouverture de cette quatrième rencontre du groupe de travail ministériel, en présence également du Président de la Commission de l'Union africaine Mahamat Faki.

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En rappel, les travaux de cette réunion portent sur l’harmonisation des Accords Bilatéraux sur les Services Aériens (BASA) en vue d’un protocole d’entente et sur le renouvellement du bureau du groupe de travail ministériel.

Le 22 mai 2018, en prélude à cette réunion, les compagnies Asky Airlines et Rwandair ont scellé un accord bilatéral, balisant ainsi la voie aux autres signataires du MUTAA.

Les ambitions portées par le Togo en matière d’énergies renouvelables sont prometteuses. Et ce n’est pas le Béninois Christian Adovèlandé (photo), Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) depuis 2011, qui va le démentir.

Dans une interview en prélude à la célébration du 45ème anniversaire de la Banque, prévue pour le 14 novembre prochain, le dirigeant est revenu sur les actions de l’institution de développement. Un tour d’horizon avec un accent particulier sur les énergies renouvelables.

Selon M. Adovèlandé, en 2017, la Boad a réussi à mobiliser 1,3 milliard FCFA sous forme de don auprès du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) en faveur de la promotion des énergies renouvelables au Togo.

Un financement qui s’inscrit dans une approche plus globale visant « à accroître le portefeuille de projets Climat susceptibles d’être soumis aux mécanismes financiers de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) auprès desquels nous sommes accrédités », précise-t-il.

 A l’horizon 2021, la Banque basée à Lomé ambitionne de porter à 50 milliards FCFA la mobilisation des ressources pour le climat et les énergies propres.

Pour rappel, d’ici 2030, le Togo ambitionne de porter la part du renouvelable dans son mix énergétique à 50%.

Fiacre E. Kakpo 

Le Président Directeur Général de CERGI BANKING a été couronné lors du 9è forum des Bâtisseurs de l’Economie Africaine. Cette rencontre réunit «des hommes et des femmes qui « font l’Afrique » et se retrouvent chaque année pour réfléchir sur les stratégies pouvant permettre à l’Afrique de mieux profiter des mutations en cours dans le monde ».

Au bout de 40 ans de merveilles technologiques, il a reçu le Grand Prix des Nouvelles Technologies des bâtisseurs de l’économie africaine. En effet, ce passionné des nouvelles technologies a fait preuve d’un engagement concrétisé en 1991 par la création de CERGI Banking Services, à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette société développe et met en place des solutions informatiques correspondant aux spécificités du marché bancaire et financier africain.

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Depuis plus d’une vingtaine d’années, la société conçoit, réalise et commercialise, selon les normes de la BCEAO, un progiciel intégré de gestion dénommé IBIS (Integrated Banking Information System).

Selon Yao Dogbo, « l'Afrique a raté la révolution industrielle, mais elle n’a pas le droit de rater la révolution informatique qui est en cours ».

Son groupe est convaincu que « la technologie et les compétences existent aujourd’hui au plan local pour faire de la banque de grande qualité en Afrique ». En outre, que « les banquiers africains peuvent se donner les moyens de maîtriser leurs investissements en informatique, de disposer de systèmes d’information plus adaptés à leur environnement socio-économique, et de devenir compétitifs à l’échelle mondiale ».

Séna Akoda

Vendredi dernier, Eleonore Lazat, chargée de mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) dans le cadre de la collecte d’informations dans le secteur des énergies renouvelables, destinées au rapport Climatescope 2018, a été reçue par les responsables du ministère de l’environnement et des ressources forestière. Dernière ligne droite de ses trois jours de séjour dans la capitale togolaise, l’occasion a été, pour elle, d’expliquer au Directeur de Cabinet du ministre et quelques autres responsables de ce département également concerné par cette étude, les déclinaisons du Climatescope 2018, et surtout sa portée pour le secteur des énergies de sources propres pour le Togo.

A l’issue de cet entretien, l’envoyée de la firme d’analyse américaine a accepté de se prêter aux questions de Togo First.

Togo First : Pourquoi Bloomberg met-il le cap sur le Togo pour l’édition 2018 du Climatescope ?

Eléonore Lazat : L’objectif de la mission ClimateScope de Bloomberg est de faire une collecte d’analyse et d’informations sur le secteur des énergies renouvelables au Togo. L’idée est, qu’une fois toutes ces informations obtenues, nous pouvons les transmettre sur une plateforme transparente et ouverte au reste du monde, au monde privé, aux pays développés, qui font des investissements et qui cherchent des opportunités dans des marchés qui ne sont pas très traditionnels pour eux, sur des marchés qu’ils ne connaissent pas comme le Togo. Nous cherchons vraiment à expliquer de manière transparente et systématique, ce qui se passe en termes d’énergies renouvelables au Togo.

Togo First : Vous avez eu à prendre connaissance de l’état des lieux. Entre les ambitions et ce qui a été déjà fait, pensez-vous que le Togo est sur la bonne voie ?

Eléonore Lazat : Oui, bien sûr, le Togo est sur la bonne voie en termes d’énergies renouvelables. Il faut dire que le Togo est encore au début de cette marche. Il y a une très forte volonté politique. Ce qui est impressionnant. C’est quelque chose que nous voyons rarement ailleurs. Tout le gouvernement, tous les ministères se mettent à l’œuvre pour augmenter la présence des énergies renouvelables dans le pays.  Il y a une loi qui est en train d’être mise en place pour les énergies renouvelables.

Nous avons entendu parler du code des investissements qui offre certaines facilités aux investisseurs dans ce secteur. La mise en place du cadre règlementaire est en cours. Ce qui manque maintenant, c’est l’attraction des capitaux privés.

Moi, je pense que le cadre qui est en train d’être mis en branle, c’est la bonne voie pour commencer, c’est la bonne voie pour attirer les investissements et ensuite les projets. Puis, le succès des premiers projets créera un cycle vertueux où nous espérons, il y aura davantage, plus d’investissements. Avec le cadre réglementaire qui se met en place, c’est le début d’une forte croissance. Mais, il faut bien sûr continuer les efforts pour y arriver.

Fiacre E. Kakpo

Les initiatives se multiplient au Togo en vue de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance. Dans cet esprit, le gouvernement veut faire de la protection de ce secteur et de ses acteurs, une priorité.

En tant que membre de l’African Risk Capacity-ARC, le pays a été choisi, en effet, comme pays pilote pour la mise en œuvre de l’assurance contre les risques liés aux inondations.

Il s’agira, non seulement pour l’ARC d’identifier la nature des risques liés aux inondations et aux sécheresses, mais aussi de renforcer les capacités du pays en matière de gestion des catastrophes.

Ceci devrait être une évolution majeure destinée, entre autres, à attirer les investissements des institutions financières, très frileuses vis-à-vis du secteur agricole. De fait, cette méfiance se justifie par le niveau de risque de non-remboursement que les banques jugent aujourd’hui trop élevé, au regard des moyens de production et compte tenu du manque de mécanismes de garanties ou d’assurances.

Notons à ce propos que le TIRSAL, fondé sur le principe d’un partage de risques devrait être un début de réponse à cette situation.

Séna Akoda

La 107e session du Conseil des ministres ACP (Afrique-Caraïbes- Pacifique) se tiendra à Lomé, dans la capitale togolaise, les 29 et 30 mai 2018 sous la présidence de la Jamaïque.

En prélude à cet événement qui sera suivi les 31 mai et 1er juin par la 43e session du comité ministériel ACP/UE sur le financement du développement, plusieurs délégations ont été accueillies par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey (photo).

Samedi, le chef de la diplomatie togolaise s’est entretenu avec son homologue du Vanuatu, Ralph Regenvanu. A l’issue de cette entrevue, les deux pays se sont engagés à travailler ensemble dans le secteur du tourisme. Situé dans la mer du corail, au nord de l’Australie, l’Archipel du Vanuatu avec ses 83 îles, est un paradis touristique, tout comme l’ensemble de la Mélanésie dont il fait partie.

En dehors de cette séance de travail, le ministre Dussey a reçu également Barry Faure, le secrétaire d’Etat des Seychelles, l’équivalent de chef de la diplomatie seychelloise. « Les Seychelles et le Togo décident de procéder à l’annulation des visas de circulation prochainement », annonce le ministre dans un tweet, sans donner plus de détails.

Outre ces deux visites, Robert Dussey s’est également entretenu avec Jean-Claude Brou, Président de la commission de la Cedeao, Moussa Fakir Mahamat, Président de la commission de l’Union africaine, Patrick Gomes, le Secrétaire général des ACP et Kamina Johnson Smith, la cheffe de la diplomatie jamaïcaine et présidente du conseil des ACP. Aucune information n’a filtré sur ces séances de travail.

Fiacre E. Kakpo

Son rêve : bâtir une entreprise à succès continental à partir du Togo. Pour y arriver, Edeh Dona ETCHRI peut compter sur un impressionnant talent oratoire et une détermination féroce. Car à 31 ans, il a déjà une solide carrière d’entrepreneur derrière lui.

Le parcours est pour le moins atypique. Baccalauréat scientifique, études supérieures d’anglais et de gestion... Avant de découvrir il y a bientôt dix ans le monde de nouvelles technologies en autodidacte.

Il créé en 2011, EDZEPROCOM INFO, sa première entreprise avec laquelle il lance « E-orga », premier système de sécurisation de tickets, de billets et de documents au Togo. « Le E-orga est venu au secours des organisateurs de spectacle et de ceux qui travaillent dans la billetterie». Son système de sécurisation lui vaut en 2014 le prix de l’émergence professionnelle de l’Agence Nationale pour la Promotion de Garantie de Financement (ANPGF). Un système qui a été sollicité par les éliminatoires CAN MONDIAL AFRIQUE DU SUD 2013 comptant pour le match Togo-Gabon, ou encore par la 10è foire internationale de Lomé et par la plupart des grands spectacles à Lomé.

Il lance dans la foulée MIABETOGO MARKET, une plateforme de E-commerce afin d’offrir de la visibilité aux entreprises. Puis WassaSMS une plateforme de SMS marketing qui permet aux entreprises de communiquer avec leur clientèle.

Son application numérique citoyenne Doomevi destinée à favoriser la démocratie participative lui permet d’être lauréat connexions citoyennes 2016 parmi les 15 jeunes d’Afrique francophone sélectionnés par CFI Médias (Agence Française de la Coopération Média). Ce qui lui permet de renforcer ses capacités en gestion de projets numériques avec des formations à Paris, au Sénégal, au Bénin et en Côte d’ivoire au cours de l’année de 2017.

A la tête désormais de la société CLIN SARLU, Dona Edeh ETCHRI a créé «e-agribusiness », une application destinée à « révolutionner le secteur agricole au Togo en prenant en compte les populations à la base ».

Il s’agit en réalité d’une plateforme de mise en relation des acteurs du secteur agricole. Elle permet aux agriculteurs (y compris les plus vulnérables) vivant dans les zones les plus reculées et ne disposant ni d'Internet, ni de smartphones, de trouver de nouveaux débouchés pour leurs productions sur les marchés locaux, régionaux et internationaux. Et d’autre part il met à la disposition des acheteurs des informations pertinentes pour faciliter leurs achats.

Le même système permet de recevoir des conseils d’experts sur les nouvelles méthodes culturales et la météo par SMS pour éviter les risques liés aux aléas climatiques lors de l'étape de production.

Le mérite de la plateforme est également de disposer d’un centre d’appel en langues locales qui permet aux acteurs, la plupart étant analphabètes, d’accéder à des fonctionnalités disponibles sur le canal SMS, USSD, application mobile (play store) et le site web (www.e-agribusiness.com). A noter encore l’introduction des services tels que l’épargne, le financement agricole, l’assurance (santé, individuel accident, perte de récolte, matériel agricole) avec les institutions bancaires et d’assurance classiques.

Un projet avec lequel il remporte en mai 2016 le premier prix des applications innovantes au Togo et le premier prix du Hackathon AgriPME 2017.

A trois mois du lancement du produit, depuis le 10 mai 2017, avec seulement quelques fonctionnalités offertes (la publication, la demande de contact, les alertes sur la disponibilité des produits agricoles par SMS, la consultation des prix du marché et le service météo pour les champs) e-agribusiness compte déjà plus de 3000 utilisateurs inscrits et on peut y retrouver des annonces provenant du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire.

Prochaine étape, porter le nombre de ses salariés de 7 à 20 pour « bien couvrir le territoire », former le plus grand nombre d’agriculteurs à l’utilisation du système et ouvrir très vite les services financiers afin d’accélérer l’inclusion technologique et financière, et ainsi contribuer à l’amélioration véritable des conditions de vie des acteurs.

L’agriculture occupe plus de 70% de la population active et contribue à hauteur de 40% au PIB du Togo, l’introduction de cette innovation contribuera à coup sûr à la faire décoller davantage.

La mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) dans le cadre de la réalisation de l’étude indépendante Climatescope 2018, a pris fin ce vendredi 25 mai 2018 après trois jours de travaux intensifs.

Cette mission sur l’attractivité des investissements dans le secteur des énergies propres qui a été conduite par Madame Eléonore LAZAT s’est bien déroulée en conformité avec les objectifs fixés. Les travaux de la mission ont permis d’échanger sur l’état des lieux et les perspectives des domaines clés de l’étude, notamment, le cadre institutionnel et réglementaire du secteur, les investissements et les financements, les chaines de valeur des secteurs des énergies à faible teneur en carbone et des énergies propres et, les activités de gestion des gaz à effets de serre. Les résultats de cette étude seront disponibles dans la période Octobre-Novembre 2018.

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Eléonore LAZAT, Bloomberg New Energy Finance.

La délégation s’est félicitée de la préparation efficace de cette mission par la partie nationale togolaise. Elle a tenu à remercier Son Excellence Monsieur Ably BIDAMON, Ministre des Mines et de l’Energie et Madame Sandra Ablamba JOHNSON, Coordonnateur National de la Cellule Climat des Affaires auprès de la Présidence, pour l’efficacité de leur coordination stratégique et technique. La délégation a également exprimé sa gratitude à Madame Ekoué Dédé, Ministre, Conseillère du Président de la République, pour son appui depuis le début du processus et pour sa contribution à la réussite de cette mission.

Le gouvernement togolais remercie les acteurs de l’administration publique, du secteur privé, de la société civile et les partenaires au développement pour leur contribution de qualité aux travaux de la mission.

Les autorités togolaises ont témoigné leur gratitude à la société Bloomberg New Energy Finance pour l’efficace coopération pendant la mission et exprimé leur souhait d’établir avec elle un partenariat stratégique pour accompagner notre pays dans ses efforts du développement des énergies renouvelables.

Le gouvernement togolais saisit cette opportunité pour renouveler ses remerciements à tous les partenaires au développement qui l’accompagnent dans le développement du secteur de l’énergie et, en particulier dans la promotion des énergies renouvelables.

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Les participants du secteur privé et de la société civile se sont félicités d’être associés à cette mission et ont indiqué leur intérêt à poursuivre, au niveau national, les échanges avec le gouvernement, sur l’amélioration du cadre d’attractivité de l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables et sur leur participation efficace à la promotion de ce secteur prioritaire.

Il faut noter que conformément à son Plan National de Développement (PND) et aux Objectifs de Développement Durable (ODD), le Togo ambitionne d’atteindre d’ici 2030, un taux d’électrification de 100% avec 50 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique, d’assurer son indépendance énergétique, et de contribuer à une meilleure prise en compte des aspects liés aux changements climatiques, en ligne avec les engagements pris au niveau international, notamment à travers l’Accord de Paris. L’atteinte de ces ambitions nécessite une mobilisation significative de financements privés en complément aux ressources publiques.

A la lumière de ce constat, les parties prenantes ont relevé l’importance de capitaliser les résultats de cette étude pour accompagner les efforts du gouvernement en matière de mobilisation d’investissements pour le secteur des énergies renouvelables.

De manière plus spécifique, les travaux ont recommandé que notre pays exploite les résultats de Climatescope pour :

  1. donner une visibilité mondiale accrue aux efforts fournis par le Togo pour créer un climat d’affaires favorable pour la promotion des énergies renouvelables ;
  2. informer un large éventail d’investisseurs internationaux et d’institutions de financement, des opportunités présentes et des potentialités futures qu’offre le secteur de l’énergie propre au Togo ; 

  3. mettre en exergue sur le plan international, les efforts faits par le Togo dans la mise en œuvre de sa « Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) dans le cadre de la Convention Cadre Des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), notamment les engagements en matière de mesures d’atténuation de gaz à effets de serre ;
  4. mettre en place un processus multi-acteurs d’identification des avantages comparatifs du Togo à renforcer et des défis à relever pour offrir aux investisseurs privés, un cadre plus attrayant et compétitif en matière d’énergies renouvelables, en tirant des leçons de l’expérience et de l’évolution des 99 autres pays couverts par l’étude Climatescope de Bloomberg New Energy Finance. 

  5. convenir d’une feuille de route pour améliorer progressivement l’attractivité des investissements dans le secteur des énergies renouvelables en capitalisant sur l’approche utilisée par le Togo pour l’amélioration du Doing Business. 


Pour tirer le meilleur profit de cet exercice, le gouvernement togolais envisage organiser après la publication du rapport de l’étude, un atelier de capitalisation des résultats afin d’en tirer les implications d’actions pour une meilleure attractivité et une compétitivité accrue du secteur des énergies renouvelables, un secteur clé pour la croissance économique et le bien-être des populations.

Le gouvernement exprime sa profonde gratitude au Centre Régional de Collaboration de la BOAD/CNUCC et à la Banque Mondiale qui ont signifié au cours de la mission, leur disponibilité à l’accompagner dans la réalisation de cet atelier de capitalisation de l’étude.

La collecte des données de l’étude se poursuivant jusqu’à fin juin 2018, la Cellule Climat des Affaires de la Présidence et le Ministère des Mines et de l’Energie appellent les parties prenantes impliquées à fournir après cette mission, toutes les informations complémentaires pertinentes pour une analyse optimale de l’attractivité du Togo en matière d’investissements dans le secteur des énergies propres.

Pour plus d’informations, veuillez s’il vous plait vous référer à l’adresse ci-dessous :

Cellule Climat Des Affaires (CCA)


Présidence de la République Togolaise


secretariatccatogo at gmail.com

ou cca.togofirst at gmail.com

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Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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