Pour plus de transparence et une meilleure gouvernance dans les industries extractives, le Secrétariat technique de l’ITIE a formulé certaines recommandations en guise de perspectives à l’endroit des principaux acteurs du secteur minier au Togo.
Il s’agit d’abord de la publication automatique des informations d’actualité. Ici l’idée est de permettre au public de faire la bonne interprétation de ces données et d’engager des débats judicieux, au besoin.
Si cette recommandation est déjà mise en œuvre au travers des déclarations au niveau de l’Office Togolais des Recettes, l’étape suivante reste toutefois de formaliser le mécanisme de données notamment pour toutes les agences en charge du secteur extractif. De même, un lien numérique d’échange d’information devrait être établi entre le Secrétariat technique et les structures gouvernementales concernées.
Selon les prévisions annoncées, ce mécanisme devrait être opérationnel au second semestre 2018, indique Kokou Agbemadon, coordonnateur du Secrétariat technique de l’ITIE.
Ensuite, s’agissant du commerce des matières premières, des mécanismes fiables devraient être mis en place pour permettre à l’Etat s’assurer un suivi rationnel de ces ressources depuis la production jusqu’au client final. Dans cet ordre d’idée, un système d’information permettant à l’Etat d’avoir une bonne maîtrise du cours des matières premières sur le marché financier international devrait voir le jour. A terme, l’Etat devrait parvenir à fixer les valeurs journalières des matières premières produites au Togo.
Le dernier point au titre des perspectives concerne la publication de la propriété réelle des entreprises. Les dispositions sont déjà prises, rassure le Secrétariat technique, pour que les noms des vrais propriétaires des entreprises soient publiés dans le délai prévu au 1er janvier 2020.
Cependant, l’Etat devrait donner une définition légale de la propriété réelle, le mécanisme d’identification des vrais propriétaires des entreprises, et la définition des personnes politiquement exposées et leur traitement.
Séna Akoda
La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a admis à sa cote, ce vendredi 18 mai 2018, à l’occasion d’une cérémonie déportée à Lomé, l’emprunt obligataire TPTG 6,90% 2018-2023 du Togo.
Emis entre le 20 décembre 2017 au 20 janvier 2018, l’opération qui a été arrangée par la Sogebourse, chef de file aux côtés de Société Générale Togo, a permis à l’Etat togolais de lever environ 61,8 milliards FCFA sur un objectif initial de 60 milliards. Soit un taux de couverture de 103%. Selon le gouvernement, les fonds sont destinés à l’apurement d’une bonne partie de la dette intérieure, conformément à l’agenda défini avec le Fonds monétaire international.
Cet emprunt obligataire porte à 314,18 milliards de FCFA, dont 156 milliards sous forme de Sukuk, les fonds glanés par l’Etat togolais sur ce marché régional depuis 2006.
Grâce à cette performance, le Togo se positionne comme le quatrième émetteur de l’UEMOA derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso, reflétant la confiance des investisseurs dans les politiques économiques et financières du gouvernement.
Cette première cotation va renforcer l’attractivité et la liquidité de ses obligations sur le marché secondaire de la BRVM et permettre au Togo d’assurer un bon profil émetteur sur la bourse régionale, basée à Abidjan. Le ministre togolais de l’économie et des Finances, Sani Yaya n’a d’ailleurs caché son intérêt pour ce marché en annonçant un second emprunt pour cette année.
« Le Gouvernement togolais continuera de saisir cette opportunité offerte par le marché régional à travers des émissions de titres publics. », a-t-il précisé. Et d’ajouter : « Je voudrais souligner que nous avons prévu une autre émission cette année pour poursuivre l’assainissement des finances publiques et apurer les arriérés commerciaux afin de donner un souffle à l’économie »
Fiacre E. Kakpo
Le projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA), une composante du PNIASA (Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire) a drainé un investissement de plus d’1 milliard 200 millions FCFA au profit du secteur de l’élevage.
L’information a été révélée par un cadre du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à la faveur d’une tournée de sensibilisation des populations sur les agropoles et le TIRSAL.
L’essentiel de cet investissement a été mis à disposition en guise d’appui à 59 éleveurs de petits ruminants et de volailles. Cet appui a permis au secteur de l’élevage d’améliorer considérablement sa productivité.
En effet, grâce à ce projet et à des programmes similaires mis en oeuvre, le nombre de petits ruminants (ovins et caprins) est passé de 1 500 000 têtes en 2011 à 4 800 000 têtes aujourd’hui. Quant aux volailles, elles ont progressé de 8 000 000 de têtes à 22 500 000 en 2017.
Séna Akoda
Les échanges commerciaux entre le Togo et le Sénégal ont connu un bond extraordinaire porté par les journées économiques et commerciales dont la deuxième édition vient de se terminer dans la capitale togolaise.
Depuis la première édition de cet événement, les échanges commerciaux entre les deux pays ont connu une hausse importante. « Si vous regardez les échanges, au début, avant qu’il y ait ces journées, on était à peu près à 3 ou 4 milliards de dollars. Aujourd’hui, on est à 8 milliards de dollars », a indiqué Daouda Thiam, président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar.
A la lumière de ces données, les échanges commerciaux entre les deux pays ont doublé, visiblement propulsés par les journées économiques et commerciales sénégalo-togolaises.
Selon les témoignages de quelques participants lors de la deuxième édition, cette rencontre commerciale leur a permis de nouer des partenariats pour l’ouverture des représentations de commerces sénégalais au Togo et vis-versa. D’autres ont mis en relief les bonnes affaires qu’ils ont réalisées en termes de vente directe sur place et des opportunités d’affaires qui se profilent à l’horizon.
Confortés par une évolution si positive des relations d’affaires entre les deux pays, les promoteurs espèrent atteindre 10 milliards de dollars à l’horizon 2019.
La 3è édition des journées économiques et commerciales sénégalo-togolaises se tiendra l'année prochaine à Dakar, en République sénégalaise.
Séna Akoda
« Arrivée du deuxième avion en moins de deux semaines... Bienvenue dans la famille, ET - AVP BOEING 737-700, le 10ème avion à rejoindre la compagnie aérienne ASKY... Nous avons hâte de vous accueillir à bords ». C’est avec ce message qu’Asky Airlines, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé, qui dessert plus de 20 capitales d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest a annoncé ce mercredi 16 mai l’arrivée de son nouveau Boeing 737.
Après l’introduction le 07 mai dernier, du Boeing 737-ET-AVO, le BOEING 737-700 immatriculé ET-AVP qui vient de fouler la piste de l’aéroport international de Lomé, porte désormais à 10 aéronefs, la flotte de la compagnie aérienne.
Avec ces deux nouvelles arrivées, Asky semble mieux renforcé pour assurer l’extension de son réseau et son nouveau plan de dessertes qui vise deux vols par jour sur la ligne Abidjan – Accra – Lagos.
Un vol ayant pour destination finale Lagos, devrait quitter l’aéroport international d’Abidjan chaque jour à 15h15. Une escale de 40 minutes dans la capitale ghanéenne est prévue pour à partir de 16h20. Après cette escale, le vol va se poursuivre vers Lagos au Nigeria où l’avion est attendu est 19h00.
Dans le sens inverse, un autre vol décollera de Lagos tous les jours à 07h30 pour arriver à Accra à 08h10 et poursuivre sur Abidjan où l’arrivée est prévue à 09h50.
Fiacre E. Kakpo
Citi, première société mondiale de services financiers, a attribué au journaliste camerounais Idriss Linge, le Prix d'excellence journalistique Citi 2018 (CJEA) pour son article sur les causes de l'accumulation de créances douteuse par le groupe bancaire panafricain Ecobank.
Journaliste de l’Agence Ecofin, Idriss Linge participe à ce titre à la rédaction de Togo First.

“Idriss est un journaliste financier qui, depuis 2013, couvre au quotidien pour l'Agence Ecofin, l’actualité des banques, des assurances et du financement des entreprises. Au fil des annéess, nous l’avons vu avaler des tonnes de rapports financiers, acquérir chaque jour de nouvelles compétences et saisir toutes les opportunités de formation qui se présentaient à lui. Ce “Citi Journalism Award for Excellence” 2018 est une juste reconnaissance pour son travail et pour l’exemplarité de son parcours. L'Afrique y a gagné un journaliste financier exceptionnel dont on n’a pas fini d’entendre parler…”, a déclaré Dominique Flaux, directeur de publication de l'agence Ecofin.
CJEA est un concours mondial lancé par Citi en 1982 afin de récompenser les journalistes pour l'excellence de leurs reportages économiques et financiers sur les marchés où le groupe exerce ses activités, dans le monde entier. Désormais à sa 35e édition, le CJEA est un programme unique parrainé et co-organisé par Citi et la Columbia Graduate School of Journalism.
Au total, 11 journalistes économiques d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique se joindront à Idriss, à New York, où ils participeront à un séminaire économique et financier de 8 jours, administré par la Columbia University Graduate School of Journalism.
La 2è édition des journées économiques et commerciales sénégalo-togolaises a permis d’enregistrer des avancées notamment du point de vue du cadre légal. Un accord vient d’être signé par Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, et Daouda Thiam, président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar, pour renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux pays.
Aux termes de cet accord, les deux institutions, représentées par leurs présidents, s’engagent, entre autres, à renforcer l’attractivité de leurs pays, par l’amélioration de leur climat des affaires.
Faut-il le rappeler, le Togo s’est inscrit depuis quelques mois dans une dynamique d’amélioration de son environnement économique. Il a été mis en place dans ce pays la Cellule Climat des Affaires (CCA), coordonnée par Sandra Ablamba Johnson, pour assurer la mise en œuvre des réformes visant à le rendre plus attractif pour les investissements privés.
Les deux institutions s’engagent également à accroître les actions commerciales entre les deux pays et à booster le volume de leurs échanges. Pour que ces objectifs puissent se concrétiser, l’accord stipule la formation d’un comité mixte stratégique d’affaires, avec pour mission de superviser le suivi de la mise en œuvre des décisions et des projets qui résulteront des journées économiques et commerciales.
Le comité mixte stratégique devrait également initier des échanges sur les pratiques anormales en matière de libre circulation des personnes et des biens, et réduire au minimum l’impact des circuits informels sur les relations de confiance entre les opérateurs économiques privés des deux pays.
Séna Akoda
Un forum ouvert mercredi 16 mai 2018 dans la capitale togolaise à l’initiative du Secrétariat technique pour la Transparence dans les Industries Extractives, examine les modalités d’une réelle politique de transparence et de redevabilité dans la gouvernance des industries minières au Togo. Ceci, dans l’optique de sauvegarder les intérêts des populations togolaises.
Selon Didier Kokou Agbémadon, les recommandations issues des assises permettront aux parties prenantes de promouvoir la gouvernance qui correspond le mieux aux réalités du Togo, après 8 ans de mise en œuvre de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Dans le même souffle, Boukari Ayessaki, coordonnateur national du Projet de Développement de la Gouvernance Minière (PDGM) estime que ce forum permettra de rendre plus efficiente la transparence dans la gouvernance minière.
Séna Akoda
L’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA) apporte sa contribution au projet communautaire visant à réduire le temps de passage par voie terrestre aux postes de contrôles juxtaposés, ainsi que les tracasseries routières. Le projet d’interconnexion des systèmes informatiques douaniers entre le Burkina Faso et le Togo, qu’elle finance pour un peu plus d’un milliard de FCFA, s’inscrit dans ce cadre, apprend-on.
En effet, l’objectif principal visé par ce projet est la facilitation des échanges, essentiellement des opérations de transit entre les deux Etats pour les marchandises à destination du Mali, Niger, Burkina Faso, ou à destination du Togo, en provenance de ces mêmes pays.
A terme, ce projet contribuera à une réduction sensible, de 2 jours à 2 heures, du temps consacré aux formalités de transit sur le corridor Lomé-Ouagadougou. Cet objectif, selon les informations, devrait être couplé d’une baisse subséquente des coûts généralisés des transports, l’amélioration de la sécurité routière et le renforcement des capacités des administrations des douanes.
En ce sens, la Commission de l’UEMOA, grâce à l’appui de la JICA, a doté l’administration douanière burkinabè des équipements constitués de 80 ordinateurs, 80 imprimantes, 6 ordinateurs portables, 80 onduleurs de 1500 VA, 2 onduleurs de 10 KVA, 3 serveurs et 10 équipements réseaux.
Dans la même veine, des rencontres de sensibilisation sont initiées depuis quelques semaines avec les acteurs du transport notamment les importateurs /exportateurs et transporteurs et les Commissionnaires en Douane Agrées.
Séna Akoda
Le gouvernement togolais prévoit dans le Plan National de Développement 2018-2022 en cours de finalisation, la mise en place d’un pôle manufacturier et de deux parcs industriels pour donner vie au secteur industriel, peu développé à ce jour. Les parcs industriels devront être constitués chacun, de 15 usines intensives, tournées vers l’exportation du textile, des chaussures, etc.
Selon toute vraisemblance, la concrétisation de ce plan devrait booster les exportations du textile togolais vers plusieurs pays, dont les Etats Unis. Le pays bénéficie, en effet, d’un visa textile destiné à faciliter l’accès de ses produits textiles au marché américain dans le cadre de la loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (AGOA).
Dans la filière textile, priorité sera donnée à la promotion du savoir-faire local, à la production de coton et à la recherche de partenaires stratégiques étrangers.
Ce projet ambitieux devrait attirer des investissements directs étrangers de l’ordre de 1000 milliards FCFA sur la période 2018-2022, précise-t-on. L’amélioration en cours du climat des affaires devrait rassurer les investisseurs étrangers.
Le projet vise à créer 100 000 emplois sur la période indiquée. Pour ce faire, il est prévu le déploiement d’une stratégie axée sur le développement de chaînes de valeurs complètes des filières clés de l’agro-industrie.
A terme, le gouvernement envisage réaliser une croissance annuelle moyenne du secteur industriel et manufacturier de l’ordre de 10% par année, porté par de nouvelles filières.
Séna Akoda