Grâce au programme « Seuil », décroché au titre du Millenium Challenge Account, le Togo doit, grâce aux 35 millions de dollars mis à disposition, matérialiser des réformes dans le foncier et les TICs.
Mais, selon le confrère L’Union pour la Patrie, dans sa parution du 15 mai 2018, le vote du code foncier est la « condition nécessaire » au démarrage effectif de ce programme.
Le confrère rapporte ainsi les propos de Grace Morgan, cheffe d’une délégation qui a eu une rencontre le 11 mai 2018 avec Me Fiatuwo Kwadjo Sessenou (photo), ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de Vie.
La cheffe de mission, tout en rassurant le gouvernement togolais de l’évolution des travaux préparatoires au niveau de MCC et MCA-Togo, précise que ceux-ci ne vont être concrétisés qu’à partir du contrat de démarrage prévu mi-juin, et après l’adoption du code foncier par l’Assemblée nationale. Selon le ministre, cette condition devrait être levée très prochainement. Celui-ci voit en effet l’adoption de ce nouveau code « imminente ».
Séna Akoda
Jus Délice, une société togolaise au capital d’environ 15 000 € (exactement 10 millions FCFA), créée seulement en janvier 2017, vient de lever le pactole de 2,6 millions € (1,7 milliard FCFA) auprès du fonds Moringa, fonds capital-investissement spécialisé dans les projets d'agroforesterie en Afrique subsaharienne et Amérique latine.
Ce deal est le troisième de rang pour le compartiment Africain du fonds, créé notamment à l’initiative de la Compagnie Benjamin de Rothschild (CBR), et soutenu par la Banque Africaine de développement (BAD).
Grâce à ce partenariat qui marque l’entrée du fonds Moringa au capital de l’entreprise togolaise, Jus Délice va produire du pur jus d'ananas haut de gamme, pressé à partir d'ananas bio frais. Dans le viseur, ce jus d'ananas togolais "pur jus", qualité premium, cible le florissant marché européen des jus de fruit naturels et sains qui représente actuellement plus de 50% de la consommation mondiale. Et dont la croissance annuelle est estimée à environ 10%.
L'investissement de Moringa permettra entre autres la construction de l'unité de transformation de jus la plus sophistiquée au Togo. Aussi visera-t-il le développement du vaste réseau de cultivateurs utilisant les méthodes de l'agriculture biologique avec l’appui de Label d'Or, une entreprise togolaise créée en 2012, actuellement la principale exportatrice de produits Bio.
Concrètement, Jus Délice bénéficiera d’un puissant réseau de producteurs réunissant plus de 7500 agriculteurs organisés en coopératives et repartis dans les filières ananas, papayes, mangues et oléagineux.
Avec ce nouvel horizon, Jus Délice se dote des moyens pour réaliser son ambition : devenir leader de la production de jus Bio de la région comme l’explique Gustav Bakoundah, son PDG.
Une vision partagée globalement du côté des investisseurs : « Notre objectif est de faire de l'entreprise [NDLR : Jus Délice] une référence en matière de jus Bio », soutient Clément Chenost, directeur d’investissement à Moringa.
Pour rappel, chaque année, le Togo produit 600 000 tonnes d’ananas très prisés sur le marché mondial.
Fiacre E. Kakpo
Le projet de développement des agropoles va impacter significativement la balance commerciale du Togo, en réduisant de -44% à -38% son déficit commercial, apprend-on.
En effet, grâce aux agropoles, des zones d’activités à vocation agricole ou agro-industrielle et logistique, le Togo mettra un accent particulier, non seulement sur la production agricole à grande échelle, mais aussi sur la transformation locale de ces produits.
Les produits issus de la transformation industrielle, devraient permettre de satisfaire la demande nationale. Mieux, une bonne quantité de ces produits devrait être destinée à l’exportation et, à terme, améliorer quelque peu la balance commerciale du pays.
La phase pilote, prévue pour être mise en œuvre dans la région de la Kara, au Nord-Togo, requiert 64 milliards FCFA dont 20 milliards FCFA d’apport du secteur privé.
Séna Akoda
Au Togo, les Banques commerciales semblent prendre le leadership du financement des projets d’investissements des entreprises opérant dans les secteurs secondaire et tertiaire, constate Togo First.
Selon les statistiques de la cinquième édition de l’enquête de prévision macroéconomique 2017, un sondage réalisé sur un échantillon de 200 entreprises représentatives, les banques togolaises sont en passe de devenir la première source de financement (interne et externe, y compris) des entreprises togolaises.
Un bond de 30%
La romance a commencé ces dernières années et s’est accentuée en 2015 où l’emprunt bancaire représentait encore 15% des investissements globaux. Selon l’édition 2016 du rapport, les banques auraient augmenté leur contribution dans les projets d’investissements de près de 10 points de pourcentage.
L’emprunt bancaire qui représentait 24,5% des investissements effectués par les entreprises ciblées en 2016, aurait quasi-doublé un an plus tard pour s’établir à 44,7%. Les financements sur fonds propres projetés à 79,3% en 2015, ont donc laissé place à l’emprunt bancaire (44,7%), alors que le financement par augmentation de capital a presque stagné, ne progressant que d’un point de pourcentage à 3% en 2017.
Une hausse favorisée par l’appétit des banques
Le ministère de l’économie et des finances explique que la hausse du niveau d’investissement sur emprunt bancaire serait principalement due à la performance enregistrée par les institutions bancaires ces dernières années. En effet, selon les bilans et comptes de résultats des banques et établissements financiers fournis par la BCEAO, l’activité des institutions financières a connu une hausse ces dernières années résultant de la baisse du taux d’intérêt des crédits à la clientèle (de 15,8% à 11,5%) qui a entrainé une demande accrue des crédits (+22,0%).
A noter que ces taux d’intérêts sur le crédit (taux débiteur) sont même descendus sous la barre des 10% au premier trimestre 2018, témoignant de conditions atténuantes dans l’Uemoa, mais qui sont en contraste avec la « fin » des politiques accommodantes aux Etats-Unis et dans la plupart des pays développés. Cet enthousiasme de la demande s’est, par conséquent, traduit par une augmentation des intérêts et produits assimilés sur créances sur la clientèle de 9,2%.
... mais toujours des difficultés pour accéder au crédit
Cependant, les difficultés d’accès au crédit bancaire restent encore une préoccupation majeure pour les compagnies, analyse le document qui évoque le défaut de garanties acceptables par les banques comme la première difficulté rencontrée par les sociétés. Selon les chiffres, 47,1% des entreprises qui ont vu leurs dossiers de financement rejetés estiment que l’absence de garantie ou la présentation d’une garantie jugée non crédible est la principale raison des difficultés d’accès aux crédits bancaires. Les dossiers jugés non crédibles ou incomplets représentent environ 17,6%.
L’autre problème qui serait à l’origine du désamour entre banquiers et chefs d’entreprise est l’insuffisance du capital social ou de l’apport initial du promoteur, estiment les banques.
Par contre, en ce qui concerne le manque d’information sur la clientèle, la mise en place depuis 2016 du bureau d’information sur le crédit (BIC), a permis des avancées remarquables.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, Dr Komlan Batawui incite à un entrepreneuriat axé sur le secteur de l’élevage. C’est lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision publique (TVT) que le directeur de l’élevage a émis ce souhait.
Selon lui en effet, s’il y a aujourd’hui un entrepreneuriat agricole, il faudrait également un entrepreneuriat axé sur le sous-secteur de l’élevage afin de booster les productions.
Certes, de 2002 à 2015, les productions dans le sous-secteur de l’élevage ont connu une hausse. De 2002 à 2007, elles ont progressé de 6,52% en moyenne. Entre 2010 et 2015, le taux de production a bondi de 6,72% contre une prévision initiale de 6,9%.
Grâce aux diverses actions mises en œuvre, notamment le PNIASA et sa composante PASA, les chiffres se sont nettement améliorés. Selon Dr Komlan Batawui, cette tendance à la hausse s’est maintenue jusqu’en 2017 et s’explique par le fait que des géniteurs améliorés ont été introduits dans les zones de production. Ainsi, de 300 000 têtes, la production des bovins a atteint en 2017, 475 000 têtes Quant aux petits ruminants (ovins et caprins), de 1 500 000 têtes en 2011, ils sont estimés aujourd’hui à 4 800 000 têtes.
Séna Akoda
Après Kara en avril dernier, jeunes filles de lycées, étudiantes, femmes entrepreneures et férues du digital sont rassemblées depuis ce lundi à Lomé dans le cadre de la 5e édition du Female Techcamp, camp technologique annuel. L’événement est organisé par Education Citoyenne et Changement (E2C Togo), une association à but non-lucratif qui œuvre dans le domaine de l’éducation au Togo.
L’évènement qui peut être suivi avec le hashtag «#FTCLome2018 », ou directement sur la page twitter du projet Female TechCamp TOGO a été lancé par la ministre de l’économie numérique Cina Lawson, en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis David Gilmour.
Cette 5e édition qui a pour thème « Etonnez-nous les filles », se veut le tremplin idoine pour favoriser l’inclusion digitale de la gent féminine et la réduction des écarts entre hommes et femmes dans le secteur, ainsi qu’assurer leur autonomisation.
Au menu, pendant ses quatre jours d’immersion dans l’univers tech, les participantes seront entretenues et formées sur des questions liées au commerce électronique, aux nouveaux moyens de paiement et de sécurisation des transactions électroniques. Ceci, à travers des panels, des ateliers, une exposition et des compétitions.
Sur le volet formation, un atelier sur le blogging via les outils de gestion de contenu en vogue, notamment le CMS WordPress, s’est tenu ce lundi. Mardi, seconde journée de ce camp, les nanatech se feront former à l’identité visuelle d’une marque avec Adobe Illustrator. Un autre atelier sur la conception de site web avec du code HTLM sera distillé au gratin féminin.
La Female Tech Camp Togo s’inscrit dans la dynamique des objectifs du développement durable, notamment l’ODD 4 (éducation de qualité), l’ODD 5 (qui consiste à parvenir à l’égalité des sexes et à autonomiser toutes les femmes et les filles) et l’ODD 10 (réduire les inégalités dans les pays).
Fiacre E. Kakpo
Une solution bancaire innovante basée sur le Mobile, dénommée « ECO CCP », sera bientôt sur le marché togolais.
Produit développé par la Société des Postes du Togo (SPT) en partenariat avec les sociétés de téléphonie mobile, Moov et Togocel, l’Eco ccp est un compte bancaire accessible partout au Togo via le mobile.
L’objectif est double : accélérer l’inclusion financière en facilitant l’accès à la finance digitale et capter l’épargne thésaurisée et non productive, surtout celui du monde rural.
ECO CCP est un compte épargne transactionnel adossé aux services mobile money Flooz et Tmoney. Il ne nécessite ni frais d’ouverture ni de tenue de compte. Le compte est accessible sans formalités administratives sauf dans le cas où la transaction dépasse la barre des 200 000 francs CFA.
Une fois ouvert, ce compte ECO est automatiquement lié au porte-monnaie électronique du client et lui permet d’effectuer des virements vers son compte ECO (épargne) ou tout autre compte tiers (épargne, règlement, transfert, etc.).
Le client peut lorsqu’il le souhaite, envoyer tout ou partie de son avoir en monnaie électronique vers son compte ECO CCP sous forme d’épargne productive d’intérêts capitalisés mensuellement au taux de 2%.
Fiacre E. Kakpo
Le modèle de réussite entrepreneuriale Edem Bessanh, Directeur Général de la société NUTRI-TOGO qui promeut des boissons Champiso, suscite de l’intérêt au Togo.
Pour permettre à ses incubés d’en savoir un peu plus sur l’entrepreneuriat, le centre Innov’Up, un incubateur de femmes entrepreneures a inscrit ce jeune à l’honneur de sa séance de coaching dénommée « Innov Up Coach » prévue pour le 23 mai 2018.
A terme, l’objectif est d’inciter les jeunes à l’entrepreneuriat en les amenant à trouver une raison ou encore une source supplémentaire de motivation dans l’aventure entrepreneuriale du modèle. Ceux-ci devront s’inspirer des débuts souvent hésitants, des difficultés et contraintes auxquelles ce dernier a été confronté. Mais mieux encore, ils sont conviés à tirer enseignement des résolutions que cet entrepreneur a prises ainsi que des sacrifices qu’il a consentis pour réaliser son rêve.
Les inscriptions à cette séance de coaching peuvent se faire en envoyant les noms et prénoms au numéro whatsapp 99 82 43 76.
Séna Akoda
Asky Airlines, compagnie panafricaine basée à Lomé, a annoncé le 09 mai dernier l’arrivée d’un nouvel appareil dans sa flotte, le Boeing 737 Next Generation (Boeing 737NG). « Nous sommes heureux de vous annoncer l'arrivée du nouvel appareil ET-AVO B737, baptisé par une belle pluie ! », peut-on lire sur le compte Facebook de la compagnie aérienne créée en 2010.
Le nouveau Boeing B737 immatriculé ETAVO a foulé la piste de l’aéroport international de Lomé le lundi 7 mai en provenance d’Addis-Abeba. Et a fait son premier vol dès le 09 mai sur Douala, au Cameroun. Selon les informations, Asky devrait ajouter d’ici fin mai, un second appareil dans sa flotte d’avions qui totalise actuellement, avec l’introduction de l’ETAVO, 9 aéronefs.
Ce renforcement du parc répond au double objectif d’Asky visant à garantir à la clientèle un transport aérien efficace, régulier et sûr, et à étendre le réseau qui couvre déjà une vingtaine de pays, tout en densifiant les dessertes. En effet, dès le 15 juin prochain, la compagnie basée au Togo, va proposer deux vols tous les jours de la semaine sur la ligne Abidjan – Accra – Lagos.
Le vol KP014 va se lancer de l’aéroport international d’Abidjan à 15h15. L’arrivée à Accra est prévue à 16h20. Après 40 min d’escale, le vol va se poursuivre vers Lagos au Nigeria où l’avion est attendu est 19h00.
Dans le sens inverse, le vol KP015 décollera de Lagos tous les jours à 07h30 pour arriver à Accra à 08h10 et poursuivre sur Abidjan où l’arrivée est prévue à 09h50.
Précisons que le réseau ASKY couvre actuellement 22 destinations réparties dans 20 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Fiacre E. Kakpo
Les choses se précisent en ce qui concerne la réunion de haut niveau annoncée pour mai 2018 à Lomé, dans le cadre du Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA).
Selon les informations, cette rencontre, une initiative de la Commission de l’Union africaine (UA), en partenariat avec la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), se tiendra du 25 au 28 mai 2018. Elle devrait porter sur l’état de mise en œuvre des mesures immédiates pour assurer le fonctionnement efficace du marché et faciliter l’harmonisation des accords de services aériens entre les États membres du marché unique.
A terme, l’objectif de la réunion, apprend-on, est d’harmoniser les Accords bilatéraux de services aériens (BASA) entre les membres du marché unique du transport aérien africain.
Pour ce faire, les États membres du MUTAA devront disposer de toutes leurs accréditations appropriées pour signer le BASA, le protocole d’accord ou tout autre document convenu au nom de leurs États membres respectifs.
Notons que cette réunion constitue la première assisse du groupe de travail ministériel depuis le lancement de MUTAA, le 28 janvier 2018 en marge du 30ème Sommet de l’Assemblée de l’UA.
Lors de ce lancement, Faure Gnassingbé, chef de l’Etat togolais, avait reçu mandat de ses pairs africains de conduire le processus d'implémentation du MUTAA.
Séna Akoda