Togo First

Togo First

Les exigences de visa pour les diplomates du Maroc et du Togo ne seront plus nécessaires. Mercredi à Marrakech, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey et son homologue Marocain, Nasser Bourita, ont signé un accord visant à supprimer les visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service des deux pays.

L’accord a été paraphé à l’occasion de la 5e Conférence euro-africaine sur la migration et le développement qui réunit Ministres et hauts représentants des affaires intérieures et de la migration de 57 pays d'Europe et d'Afrique.

Côté togolais, cette nouvelle facilité marque un rush diplomatique, au regard de la série d’accords signés avec l’émirat du Qatar en début de semaine, dont l’exemption réciproque de visas, ainsi que les récentes missions diplomatiques du professeur Dussey pour mieux positionner le Togo à l’échelle internationale.

Depuis début 2018, la diplomatie togolaise semble atteindre sa vitesse de croisière avec plusieurs missions diplomatiques accueillies à Lomé et des invitations adressées aux autorités locales par des pays stratégiques.

Rappelons que ce nouvel accord intervient dans un contexte où tout est fin prêt pour matérialiser l’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont la conférence des chefs d’Etats est présidée depuis juin 2017 par le président Togolais Faure Gnassingbé.

Fiacre E. Kakpo

En accord avec la mesure présidentielle réservant 20% de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs, l’Etablissement Public Autonome pour l’Exploitation des Marchés de Lomé (EPAM) sollicite des offres sous pli fermé de la part des jeunes et femmes entrepreneurs pour l’exécution de certains travaux.

L’avis public d’appel d’offres restreint est adressé, convient-il de le souligner, à une quinzaine de jeunes et de femmes entrepreneurs. Toutefois, indique le document, « les entreprises non assujetties à la TVA au réel ne sont pas admises à concourir… ».

Les travaux envisagés portent sur la construction de kiosques aux marchés d’Akodessewa et de Kégué (tous situés dans la capitale togolaise) et se déclinent en trois (03) lots séparés. Ainsi est-il prévu la construction de six (06) kiosques à moulin au marché d’Akodessewa pour le lot 1, de dix (10) kiosques ordinaires au marché de Kégué pour le lot 2 et de deux (02) kiosques à moulin toujours au marché de Kégué, s’agissant du lot 3.

Séna Akoda

Annoncé il y a quelques semaines en Conseil des Ministres, le projet d’identification biométrique des citoyens togolais va entrer dans sa phase opérationnelle.

Selon un document consulté par Togo First, « la Présidence de la République dispose de fonds sur le budget de l’Etat afin de financer le programme d’identification nationale biométrique « e-ID Togo » et a l’intention d’utiliser une partie de ces fonds pour effectuer des paiements au titre de la fourniture, l’installation et la maintenance du système d’identification nationale biométrique ». Une sollicitation  publique de manifestations d’intérêt est lancée à cet effet.

Grâce à ce programme e-ID Togo, le pays devra développer un système d’identification biométrique moderne qui a vocation à identifier de « manière unique tous les citoyens et résidents du Togo ». Ce système, apprend-on, servira de base à la fourniture ciblée de services publics, privés et sociaux. En outre, il deviendra une composante essentielle des systèmes d’identification existants, notamment l’Etat civil, la nationalité, la carte nationale d’identité et le passeport.

Une fois implémenté, ce système devrait, de l’avis de ses promoteurs, se révéler fondamental pour la vérification de l’identité au Togo. Selon les informations, le projet permettra, à terme, de fournir un service de numéro d’identification unique (NIU) et une gestion du cycle de vie de l’ID à tous les citoyens et résidents du Togo, y compris les nouveau-nés et les enfants.

Séna Akoda

Le Togo fait partie des 30 pays au monde où les migrants sont les mieux accueillis. C’est ce qu’indique une récente étude de l’institut de statistiques américain Gallup. Un cabinet connu pour ses nombreux sondages et études, dont le dernier Findex a été réalisé en collaboration avec la Banque mondiale.

Classé 27e d’un classement où foisonnent les pays africains, le Togo totalise un score total 6,96 points à l’indice d’acceptation ou d’intégration des migrants.

Mais frôle de peu le top 10 Africain dominé par le Rwanda (3e mondial), un pays déchiré pendant plusieurs années par des massacres ethniques, la Sierra Léone (4e mondiale), le Mali (5e) ou le Nigeria.

 A l’échelle mondiale, l’Islande avec un score de 8,26 et la Nouvelle-Zélande 8,25, sont les pays les plus favorables aux migrants. Triste constat, l’étude renifle des relents de phobie des migrants en Europe de l’Est.

Créé pour évaluer l’acceptation des migrants par les populations en fonction de la proximité avec ces derniers, cet indice s’est basé sur trois questions posées par Gallup dans 138 pays en 2016 et aux États-Unis en 2017 : « Que pensez-vous de l’immigration dans votre pays? », « Que pensez-vous d’un/une migrant(e) comme voisin? » Et « Que pensez-vous si un de vos proches se marie avec un/une migrant(e)? ».

Fiacre E. Kakpo

 

Selon la Banque mondiale, le Togo et les autres pays d’Afrique de l’Ouest peinent à attirer d’importants investissements pour leurs projets énergétiques, parce qu’ils dépendent encore d'une production d'électricité à petite échelle et très coûteuse, plutôt que de grands projets bénéficiant d'économies d'échelle.

Cette situation s’explique par la faiblesse de la demande intérieure dans les pays, l'absence de grands projets multi-pays et le manque de planification qui a conduit à recourir à des usines de location d'urgence, ce qui gonfle davantage les coûts.

L'accès à l'électricité en Afrique de l'Ouest est évalué à 52%, avec des pénuries pouvant atteindre jusqu’à 80 heures par mois. Et pourtant le coût de l'électricité reste parmi les plus chers au monde, à 0,25 dollar le kilowattheure. C’est plus du double de la moyenne mondiale, selon l’institution multilatérale.

La Banque mondiale appelle donc les pays de la sous-région à investir davantage dans de grands projets qui bénéficient d’économies d'échelle et encouragent le commerce intégré de l'électricité. Selon l’institution, ce modèle pourrait permettre des économies de 5 à 8 milliards de dollars par an en permettant aux pays d'accéder à une énergie abordable, fiable et moderne.

Sans doute, l’institution de Bretton Woods donne comme exemple le Wapp (West African Power Pool), un projet d'interconnexion entre 14 pays de la sous-région permettant d'apporter de l'énergie à l’ensemble de la Cedeao et d’en assurer à terme l’autosuffisance énergétique. Le projet qui regroupe plus de 27 compagnies nationales d’électricité, prévoit de développer un marché régional intégré de l’énergie électrique.

Fiacre E. Kakpo

Le Projet d’appui à la transition agro-écologique en Afrique de l’Ouest (PATAE) qui couvre actuellement la Côte-d’Ivoire, le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal et le Togo, a été lancé le vendredi 27 avril dernier à Abuja, dans la capitale nigériane. 

Soutenu par l’AFD à hauteur de 8 millions d’euros (5 milliards de Fcfa), le projet s’étalera sur une période de 4 ans (2018-2021). 

Le PATAE va servir d’instrument d’accompagnement à la transition agro-écologique en Afrique de l’Ouest, à travers le financement de « projets de terrain » soutenant l’intensification agro écologique et les échanges d’expériences, afin de contribuer à l’élaboration de politiques publiques dans le secteur, selon les responsables de la CEDEAO.

Pour le Commissaire de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau de la Commission de la Cedeao, Sékou Sangaré, ce développement de pratiques innovantes qui optimisent la mobilisation des projets, va stimuler les processus écologiques dans le domaine de la production agricole et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Afrique de l’Ouest, notamment dans les zones affectées par la dégradation des terres agricoles, les problèmes de pluviométrie et la dégradation des ressources naturelles. 

Pour le responsable, le PATAE sera un chantier d’expérimentations avant le déploiement dans tous les Etats membres de la Cedeao.

Fiacre E. Kakpo

Dans le cadre des activités marquant le 58è anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté nationale et internationale, le Président de la République Faure Gnassingbé a décerné des distinctions honorifiques à certaines personnalités.

Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire d'Etat, Conseillère du président et coordonnatrice de la Cellule Climat des Affaires, figure parmi celles-ci. Elle a été faite « Officier de l’Ordre du Mono ». En effet, grâce à la dynamique qu’elle  impulse à la tête de la CCA, pour améliorer l’environnement des affaires au Togo, à une communication ciblée et à une bonne collaboration au sein du MCA, le pays engrange de bons résultats. Entre autres, la validation du programme Threshold (Seuil) du Togo par le Conseil d’Administration du Millenium Challenge Corporation. Ceci, pour rappel, a ouvert la voie au décaissement en faveur du pays, d’une enveloppe de 35 millions de dollars américains destinée au secteur foncier et aux TICs.

Coordonnateur du Millenium Challenge Account-Togo et de tout le processus ayant conduit à la validation d’un certain nombre d’indicateurs et au résultat précité, ainsi qu’à ses actions en tant que spécialiste des questions de la Mer, le Ministre Stanislas Baba a également reçu l’ordre honorifique.

Notons que d’autres personnalités civiles, notamment Komi Tchakpélé, ministre des Enseignements primaire et secondaire, du monde entrepreneurial togolais comme Edem Bessanh, meilleur entrepreneur PME 2017 et artistique comme Biaku Victoire, lauréate de la 2è saison de la téléréalité The Voice Afrique francophone, ont également été décorées. De même que des personnalités militaires.

Séna Akoda

En visite à Doha, la délégation togolaise menée par le président Faure Gnassingbé a signé ce lundi 30 avril, 6 conventions et mémorandums d’accord dans plusieurs domaines avec l’émirat du Qatar.

Concrètement, les deux pays ont convenu de l’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et spéciaux, de la mise en place d’un mécanisme de consultations diplomatiques périodiques en vue de renforcer leur coopération.

13360 in TogoFirst 13360 FEG Emir

Lomé et Doha s’engagent également d’une part, à encourager et protéger mutuellement les investissements et d’autre part à renforcer leur collaboration dans les domaines économique, commercial et techniques.

Enfin, un mémorandum d’accord a été signé entre la Chambre de commerce du Qatar et la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, en plus d’un accord de partenariat dans le domaine juridique. 

Pour précision, il faut noter qu’en prélude à ces signatures, le chef de l’Etat togolais a eu un entretien avec l’émir du Qatar Cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani.

Fiacre E. Kakpo

Le gouvernement togolais prévoit de réaliser d’importants investissements dans le secteur de la santé, a annoncé vendredi dernier le président Faure Gnassingbé lors de son discours à la nation, en marge des festivités marquant les 58 ans d’indépendance du Togo.

Ces investissements s’inscrivent en droite ligne avec les vastes chantiers de réformes entamés par Lomé, visant non seulement à renforcer l’efficacité de la gestion des hôpitaux, mais surtout à améliorer l’offre de soins de santé. « La généralisation de la gestion contractualisée des structures sanitaires publiques s’accompagnera d’investissements conséquents pour la réhabilitation des installations et l’équipement des services », promet Faure Gnassingbé.

Dans la suite logique de cette réforme qui a consacré le mardi 24 avril dernier la contractualisation du plus grand centre hospitalier du Togo, le CHU Sylvanus Olympio, deux nouveaux hôpitaux de référence seront construits pour la prise en charge des cas qui nécessitent aujourd’hui des évacuations à l’étranger. On sait qu'un des hôpitaux sera construit par l'Indien Ping Pong Global.

Le Chef de l’Etat togolais table également sur un renforcement accru de l’offre de formation. A cet effet, il est prévu dès la rentrée prochaine l’ouverture de quatre écoles d’infirmiers et de sages-femmes de Dapaong, Atakpamé, Kpalimé et Tsévié.

Fiacre E. Kakpo

Le Trésor public togolais veut lever 20 milliards FCFA sur le marché financier régional UMOA-Titres. Cette opération, la seconde du genre au titre du second trimestre 2018 est annoncéepour le 04 mai 2018 par une note d’information de l’agence UMOA-TITRES dont Togo First a obtenu copie.

Selon le document de l’agence régionale, les bons assimilables du trésor togolais sont émis pour une valeur nominale unitaire d’un (01) million FCFA. Ici, le pays offre un taux d’intérêt multiple, laissant ainsi d’importantes marges de manœuvres aux investisseurs.

Subséquemment, le pays s’aménage également, du moins a priori, des chances de réussir son opération et, probablement de confirmer une nouvelle fois ses récentes bonnes performances. Les deux dernières émissions de titres, faut-il le rappeler, ont été couronnées de succès, au-delà des 100%.

Les résultats de la nouvelle opération devront être connus le vendredi 04 mai 2018. S’agissant de la durée de remboursement, elle est de douze mois. L’échéance est donc prévue au 05 mai 2019.

Séna Akoda

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.