Togo First

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Le Togo vient de se doter d’un mécanisme catalytique qui devrait accélérer le financement des initiatives agricoles. Dénommée TIRSAL pour Togo Incentive-Based Risk Sharing System for Agricultural Lending (en français Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage des risques), son lancement a été effectué ce mercredi 25 avril par le président Faure Gnassingbé, en présence d’un parterre de personnalités.

Il s’agit d’une institution dont l’objectif sera d’évaluer les risques liés à la chaîne de valeur agricole et de fournir des garanties aux prêts agricoles accordés par les institutions financières (banques, SFD, coopératives). Le fonds agira sous forme d’assureur avec en ligne de mire, la mission d'accroître le volume des financements accordés par les établissements financiers au secteur agricole. 

Sous l’impulsion de ce mécanisme innovant et incitatif, Lomé ambitionne de porter les prêts agricoles qui sont actuellement de 0,3% des prêts bancaires à l’économie à 5%. 

Aussi, porte-t-elle l’ambition de réduire les risques qui imposent l’envolée des taux d’intérêt du crédit agricole. Avec le Tirsal, le gouvernement entend réduire les taux d’intérêt pour permettre à plus d’un million de producteurs agricoles d’accéder sans contrainte aux financements, à l’horizon 2021. 

Le Tirsal s’érige également comme un instrument d’incitation du secteur à s’engager dans la transformation des produits agricoles, grâce aux traitements particuliers dont bénéficieront les projets inscrits dans ce cadre. Il se veut-il également une réponse rapide à la chute du taux des prêts bancaires consentis au secteur agricole, observée l’année dernière.

Notons que cette institution est inspirée du Nirsal du Nigeria (Nigeria Incentive-Based Risk Sharing System for Agricultural Lending), qui a permis de booster réellement la production agricole et la transformation locale.


Fiacre E. Kakpo

La dernière base de données Global Findex (Financial Inclusion Index) publiée ce 19 avril par la Banque mondiale montre les progrès réalisés par le Togo en matière d’intégration de ses citoyens dans le système financier formel, sur la période 2014-2017.

Logé dans le segment des pays d’Afrique subsaharienne avec une apparente crise, au même titre que la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Tchad ou le Mali, le Togo a le meilleur taux d’inclusion financière de cette liste complétée par d’autres pays notamment asiatiques.

Si le pourcentage d’individus de plus de 15 ans titulaires d’un compte en Afrique subsaharienne a presque doublé en six ans, passant de 23 % en 2011 à 43 % en 2017, au Togo, on note une progression encore plus spectaculaire.

La part des adultes (âgés de plus de 15 ans) qui possèdent un compte est passée de 18 % en 2014 à 45 % l’année dernière. Près de 25% de la population adulte dispose désormais d’un compte dans une institution financière classique. Une statistique bien meilleure que celle de 2014 avant l’avènement du mobile payment.

La révolution du Mobile amorcée il y a 4 ans par l’opérateur Moov avec pour objectifs de faciliter les paiements de certains services périodiques notamment les factures d’électricité, ou de permettre aux Togolais de transférer de l’argent à leurs proches, semble drainer les foules. En trois ans seulement, le Togo a triplé le nombre d’utilisateurs de moyens de paiement électroniques, ce qui représente un véritable tournant dans l'inclusion financière.

Plus de 10% des Togolais inclus dans le système financier possèdent à la fois un compte auprès des institutions classiques et un mobile money (T-money et Flooz). En ce qui concerne ceux ayant uniquement un compte mobile money, ils représentent environ 12% de la population adulte intégrée dans le système financier. En moins de 4 ans, le Mobile money a ainsi installé de milliers de Togolais dans le système financier togolais.

Une situation en nette amélioration grâce à l’implémentation tous azimuts de services de paiement mobile innovants par les opérateurs sur place (T-money avec Togocel et Flooz avec Moov) et une appropriation remarquable de ces solutions par l’administration centrale.

Au Togo, le Mobile Money tente avec un succès sans précédent de se tailler une part belle en tant que moyen de paiement. Grâce à une forte pénétration du mobile, qui tutoie les 80%, le paiement mobile est en train de s’ériger comme le moyen privilégié pour faciliter la vie des gens et réduire certaines formes de corruption, bien qu’il fasse émerger d’autres défis.

Toutefois, l’inclusion financière reste encore un problème de genre au Togo, à l’instar d’ailleurs de l’ensemble des pays en développement, et même de certains pays comme la France. L’écart entre hommes et femmes s’est creusé de 10%.

Fiacre E. Kakpo

D’une enquête d’opinion pour mesurer l’impact de la crise politique sur la santé des affaires, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) passe à une autre dénommée « enquête sur le Baromètre de l’opinion des entreprises », édition 2018.

Celle-ci a lieu du 23 avril au 31 mai 2018. Il s’agit, au travers de cette enquête, « de parvenir à une connaissance plus affirmée des attentes et besoins des entreprises et de mesurer l’évolution de l’économie nationale à travers l’opinion des chefs d’entreprises », indique un communiqué de l’institution consulté par la rédaction de Togo First. Les informations recueillies lui permettront de faire un plaidoyer plus efficace en faveur des opérateurs économiques, précise le document.

Dans le cadre de l’administration de cette enquête, l’institution présidée par Germain Méba (photo) a recours à des enquêteurs chargés de faciliter le renseignement du questionnaire.

En vue de la réussite de cette opération, elle invite les entreprises qui seront contactées pour donner leur opinion, à réserver un bon accueil à l’équipe en charge de l’enquête. Par ailleurs, elle met à disposition un numéro, le 22 23 29 00 pour plus d’informations.

Séna Akoda

La lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme participe à l’amélioration du climat des affaires. Dans cette optique, les députés ont adopté mardi 24 avril 2018 une loi qui, entre autres, conditionne à autorisation préalable auprès des services douaniers, tout transport de fonds dépassant 15 millions FCFA, par voie terrestre, maritime ou aérienne.

De toute vraisemblance, la fixation de ce plafond devrait permettre aux services douaniers d’obtenir suffisamment d’informations sur la destination des fonds que le commerçant ou le particulier voudrait avoir en liquidités, si ceux-ci dépassent 15 millions FCFA.

Sous un autre angle de vue, ce dispositif pourrait également avoir un effet dissuasif. Plutôt que de faire la formalité de déclaration préalable, nombre de personnes pourraient privilégier le circuit bancaire qui favorise la traçabilité des flux financiers.  

Dans ce même esprit, la nouvelle loi impose aux banques de renforcer leur contrôle et vérification avant tout transfert de fonds. A terme, ce dispositif légal devrait permettre de prévenir le blanchiment des capitaux.

Plus généralement, cette nouvelle loi devra, selon le site d’information Republic Of Togo, renforcer les capacités d’intervention de la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Elle s’intègre dans une approche communautaire uniforme UEMOA  en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Séna Akoda

Les jeunes vont disposer d’un incubateur pour leurs projets dans la capitale togolaise. L’annonce de cette initiative a été faite mardi 24 avril 2018 à l’occasion d’une formation que l’OIF a organisée en faveur des jeunes porteurs de projets « Libres Ensemble ».

Cet incubateur devrait être inauguré dans les prochains jours par l’administrateur de l’OIF, M. Adama Wane qui sera en visite officielle à Lomé.

La particularité de cet incubateur est sa vocation à prendre en compte des projets en lien avec l’économie sociale et solidaire. Il s’agira, essentiellement d’apprendre aux jeunes à transformer la résilience en un atout économique. « L’économie solidaire, c’est une forme de résilience. Pour la transformer en un atout économique, au-delà de la résilience, il faut des  compétences techniques, de la rigueur pour que l’économie solidaire devienne un outil rentable », confie un responsable de l’OIF.

 Pour doter ces jeunes porteurs de projets des compétences nécessaires, l’incubateur devra aider « les jeunes à bénéficier à une période donnée, de l’accompagnement aux côtés de mentors pour réaliser au mieux leurs projets de développement, associatif ou de développement », selon Eric Adja, Directeur régional Afrique de l’Ouest de l’OIF.

Séna Akoda

Le Cadre intégré renforcé (CIR), qui est le seul programme mondial d'Aide pour le commerce exclusivement destiné aux PMA (Pays les moins avancés), a permis au Togo de redynamiser sa filière soja. En quelques années avec l’appui du PNUD, plus de 2,4 millions $ ont été injectés pour renforcer les capacités productives et commerciales de la filière.

A l’heure du bilan, on note le rôle de catalyseur joué par le PNUD dans la mise en œuvre du CIR, ce programme de l’OMC qui réunit partenaires (PNUD) et ressources, en vue d'aider les PMA à se servir du commerce pour réduire la pauvreté et assurer une croissance inclusive et un développement durable.

Selon le ministre du commerce, Bernadette Legzim-Balouki, les résultats sont des plus encourageants. Avec l’appui de l’organisation de développement, le CIR a permis au Togo d’augmenter de moitié sa production de soja, qui passe de 24 000 tonnes à 36 000, entre 2015-2017, avec dans le viseur 100 000 tonnes par an, au cours des prochaines années. Les exportations de soja graine ayant plus que doublé, passant de 10 000 tonnes à 21 000 tonnes.

150 petites et moyennes entreprises ont ouvert leur marché à l’exportation. Les revenus des exportations ont ainsi atteint près de 2 milliards Fcfa et les recettes douanières générées représentent 21 millions de Fcfa, contre 4,2 millions avant l’intervention du CIR. Le bilan note également que plus de 14 000 producteurs de soja ont reçu une formation, certains ayant bénéficié de facilités de financement.

Ce programme, qui s’achève à la fin de cette année, concerne deux catégories de projets : le premier est lié au renforcement institutionnel et le second concerne le renforcement des capacités productives et commerciales dans la filière soja.

D’ores et déjà, les consultations ont démarré pour remobiliser les partenaires techniques et financiers dans le cadre du nouveau plan qui devrait s’étaler jusqu’en 2022.

Fiacre E. Kakpo

Le Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation Internationale de la Francophonie  (BRAO) forme ce 24 avril 2018 à son siège, une trentaine de jeunes Togolais en entrepreneuriat social et solidaire.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du parcours d’incubation de la 2è promotion des porteurs de projets Libres Ensemble. L’idée, c’est de renforcer les capacités des femmes et des jeunes incubés, en matière d’identification et de mise en œuvre d’une idée de projet social et solidaire. Le constat, indique Eric Adja, directeur régional de l’OIF, est que l’Afrique excelle dans le domaine de l’entrepreneuriat social et solidaire, mais de façon informelle. Il s’agit de voir l’impact de l’économie sociale et solidaire, en France par exemple, et d’examiner comment l’Afrique ou le Togo pourraient en bénéficier, fait-il observer.

L’économie sociale et solidaire fait référence, selon le n°1 de l’institution au Togo, à tous les services à la communauté qui sont susceptibles de créer de la valeur, de la richesse, mais dans une optique de partage. Entre autres, détaille-t-il, il s'agit des services à la personne, de la santé, etc.

Philippe Girardet, spécialiste de la question et formateur du jour dévoile, pour sa part, les points clés de la formation, notamment « Comment élaborer un projet, le construire, trouver le financement ». En outre, explique-t-il, la réponse de l’économie sociale et solidaire consiste à « pouvoir, au travers d’une activité économique rentable,  financer une réponse sociale ; à créer de la richesse mais en même temps répondre à une nécessité sociale non prise en compte par l’Etat.

Séna Akoda

Alors que son patron Vincent Bolloré a été placé en garde à vue ce mardi 24 avril dans le cadre d’une enquête sur des faits présumés de corruption liés à l’attribution de concessions portuaires en Guinée et au Togo, le groupe français vient de démentir toutes irrégularités.

Bolloré bat en brèche toutes allégations selon lesquelles la branche transport et logistique qui investit avec un certain « succès » en Afrique, bien longtemps avant sa prise de contrôle d’Havas, aurait utilisé la société de communication pour faciliter l’arrivée au pouvoir des présidents de Guinée et du Togo, en contrepartie de concessions portuaires.

« Les concessions obtenues au Togo l’ont été en 2001, bien avant l’entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le Groupe étant arrivé en seconde position à cet appel d’offres), défaillance constatée avant l’élection du Président », informe Bolloré dans un communiqué dont Togo First a eu copie.

Pour le groupe dirigé par le milliardaire breton, « le lien qui tente d’être fait par certains entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel »

Rappelons qu’aux côtés de l’homme d’affaires français, le directeur général du groupe, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international de l’agence de communication Havas, sont également mis en cause et placés en garde à vue.

Fiacre E. Kakpo

La Brasserie du Bénin Lomé (Brasserie BB Lomé), en partenariat avec d’autres acteurs comme l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP), va construire un centre agro-écologique dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, située dans la périphérie nord de Lomé, annonce le quotidien Togo Matin.

Le projet de construction qui fait partie intégrante du programme RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) amorcé en 2016, porte sur un montant global estimé à 70 millions de FCFA. Des ressources que la Brasserie togolaise basée à Lomé compte mobiliser dans le cadre d’un partenariat public-privé, permettant aux entreprises privées et associations de s’impliquer dans la mise en œuvre de cette initiative qui a pour ambition d’assainir les alentours de la rivière d’Adougba, en proie à une insalubrité remarquable.

« Nous allons travailler avec différents organismes dont les ONG, l’Anasap, les Chefs canton, la préfecture et la population pour la réalisation d’un grand projet d’assainissement dans le respect de l’environnemental au sein du quartier d’Agoè. », a déclaré le directeur général de la Brasserie de Lomé, Thierry Féraud. « Nous avons choisi la zone d’Agoè parce qu’elle est proche de notre usine et l’on se doit de protéger l’environnement de notre site de production à Lomé », précise le responsable.

Fiacre E. Kakpo

Les jeunes entrepreneurs togolais devraient tirer leur part des opportunités d’emplois qui découleront du projet de construction de la Résidence Renaissance. « Ce projet permettra  l’employabilité des jeunes artisans  du métier des BTP grâce au transfert de compétences qui s’effectuera au cours des travaux supervisés par les architectes, ingénieurs et autres cadres », précise Ingrid Awadé, directeur général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, promoteur de cette initiative.

Elle rappelle que « cette option d’implication active des jeunes dans l’exécution de cet important projet participe à la réalisation de la mesure présidentielle (…) portant attribution par chaque autorité contractante de 20% de ses marchés publics aux jeunes et aux femmes entrepreneurs ».  

Au regard du coût estimatif du projet, cette disposition représente un important coup de pouce aux jeunes entrepreneurs, notamment ceux qui interviennent dans le secteur concerné. Le projet devrait ainsi contribuer à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté.

Dans cette optique, l’ANPGF aussi se positionne pour jouer sa partition: « Nous allons nous employer à renforcer les capacités  de notre cible, notamment dans ce domaine des BTP pour lui permettre de capter une partie des emplois qui seront créés et participer également à la construction de ces logements».

Notons qu’au total, cet important projet immobilier, selon les prévisions, va créer 6000 emplois.

Séna Akoda

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