Après un deuxième trimestre en trombe, ponctué de deux sorties réussies, le Trésor public togolais va repartir sur le marché financier régional au cours de ce mois, pour mobiliser 50 milliards FCFA. Deux émissions d’obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturité 3 et 5 ans dont les résultats définitifs seront connus au soir du 20 juillet.
Ces opérations interviennent dans un contexte où le Togo semble reprendre des couleurs sur le marché. En témoignent ses dernières performances élogieuses. En effet, deux des trois dernières sorties du Trésor public ont été marquées par des sursouscriptions.
A la recherche de 55 milliards FCFA au deuxième trimestre, le Togo réussira à attirer plus de 54 milliards, un manque de moins d’un milliard. Mais, le Trésor ne retiendra qu’environ 51 milliards, une performance reluisante par rapport aux autres pays émetteurs d’un même marché à l’allure incertaine et sinusoïdale.
Pour ce troisième trimestre, le Togo envisage de lever 130 milliards dont 110 milliards sous forme d’OAT et 20 milliards FCFA en bons assimilables du Trésor (BAT). Selon le calendrier, du côté de Lomé, on espère mobiliser 50 milliards en juillet, 40 en août et 20 milliards en septembre. La seule opération liée au BAT qui vise un montant de 20 milliard aura lieu en septembre.
Globalement, les huit Etats de l’UEMOA s’attendent à lever 916 milliards FCFA par voie d’adjudication, repartis en 438 milliards de bons du Trésor et 478 milliards d’obligations du Trésor.
Fiacre E. Kakpo
La Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) a récompensé ses meilleurs producteurs dans chacune des six régions cotonnières que compte le pays. C’était au terme du 10ème Forum national du paysan togolais (FNPT) qui s’est déroulé à Kara la semaine dernière.
Au total, 54 producteurs ont été primés, sur la base de la productivité par rapport à la superficie emblavée (rendement à l’hectare), et la qualité du coton produit.
Globalement, les lauréats - d’une part les meilleures productrices et d’autre part les meilleurs producteurs - ont reçu des tricycles, des intrants agricoles, des attestations de reconnaissance et des enveloppes allant de 600 000 FCFA à 1 million FCFA.
Selon Nana Nanfame, le directeur général de la NSCT, cité par Agridigitale, cette démarche de primer les meilleurs producteurs vise surtout à soutenir la relance, axée sur un meilleur rendement d’une filière cotonnière qui a été perturbée par les aléas climatiques au cours de la campagne écoulée. « Notre ambition, c'est de reconnaître les meilleurs, motiver et soutenir les producteurs et les groupements à de meilleurs productions », a-t-il expliqué.
Pour rappel, la nouvelle campagne (2018/2019) lancée fin mai, table sur une production de 140 000 tonnes d’or blanc avec un rendement de 1000 kg/ha contre 117 000 tonnes en 2017/2018. A l’horizon 2022, la NSCT ambitionne de porter la production à 200 000 tonnes avec un rendement amélioré à 1600 kg/ha et 95% de coton de première qualité.
Précisons que le coton représente environ 40% des recettes d’exportations du Togo.
Fiacre E. Kakpo
En 2017, le secteur agricole a enregistré de bons résultats. Pour Ouro-Koura Agadazi, ministre togolais en charge de ce portefeuille, « l’agriculture reste et demeure le moteur de l’économie togolaise avec une contribution de 40% au PIB national ».
Selon Joëlle Dehasse, représentante résidente de la Banque mondiale au Togo en fin de mission, « c’est le secteur qui crée aujourd'hui et qui créera demain la majorité d’emplois ».
Depuis quelques années, l’agriculture bénéficie d’une attention particulière des pouvoirs publics, partenaires techniques et financiers et pays amis du Togo, dans le cadre d’une relation bilatérale. Ainsi, note-t-on le Fonds koweitien qui a facilité le financement de 78 projets à raison de 53 par l’Union Togolaise de Banque et 25 par la microfinance FUCEC. Montants respectifs débloqués : 1 065 800 000 FCFA et 96 212 655 FCFA.
Le Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA) qui bénéficie du soutien de la Banque mondiale, a permis de créer 20 entreprises de services et organisations paysannes (ESOP). Dans le détail, on dénombre 10 ESOP pour le riz, 4 pour le soja, 2 pour le miel, 2 pour l’ananas, 1 ESOP pour l’arachide, et 1 pour le manioc.
Le PASA a également permis de promouvoir 170 fermes commerciales d’élevage; de financer 88 microprojets agricoles et 186 microprojets piscicoles. Avec la distribution de 3679 géniteurs améliorateurs petits ruminants et de 5300 géniteurs améliorateurs volailles, entre autres, le projet a amélioré le sous-secteur de l’élevage.
Porté par l’Etat togolais grâce au financement du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le projet d’appui au développement agricole au Togo (PADAT) a apporté un appui en kits à 53 500 producteurs; à la distribution de 1200 équipements et à la construction de 193 magasins. Il a formé et équipé 99 jeunes entrepreneurs agricoles.
Dans le même souffle, le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/Togo) mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale, a favorisé le financement de 13 sous-projets, entre autres.
S’agissant du Programme National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER) qui reçoit également le soutien financier du FIDA, il a permis de former 115 jeunes en aviculture; 882 jeunes en entreprenariat et à l’élaboration de plans d’affaires. Il a financé 13 projets pour un montant total de 34,8 millions FCFA.
Malgré cette multitude d’initiatives, le secteur souffre d’un déficit de financement bancaire. Ainsi, « sur la période 2011-2016, seulement 0,3% du crédit bancaire a été alloué au secteur agricole et agro-industriel ». Le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) lancé récemment par le Chef de l’Etat togolais, vise à instaurer un climat de confiance entre le secteur agricole et les banques, suivant un système de partage des risques.
Séna Akoda
Lancé en avril 2016 par le gouvernement, le Projet d’appui à l’employabilité des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP), porte la promesse des fleurs sur le terrain. Le projet a le vent en poupe. En deux ans d’engagement, cette initiative qui soutient la valorisation des filières soja, maïs, manioc, petits ruminants et volailles, atteint la moitié des objectifs fixés à 20 000 emplois directs à l’horizon 2020.
« Nous sommes heureux de constater à mi-parcours qu’effectivement, il y a des résultats concrets … Nous réalisons que le PAEIJ-SP, est un instrument tout à fait adapté avec déjà la moitié des objectifs d’emplois atteints en 2 ans d’engagement ». Constat de Khadidia Diaby, Représentante-Résidente de la BAD, partenaire important dans l’accompagnement du projet, en visite de terrain de deux jours avec la Ministre du Développement à la Base, Victoire Tomégah Dogbé.
Une tournée à travers laquelle les deux personnalités, ont visité les installations de Quality Society International, une société qui fait dans la transformation du manioc, du maïs et du soja, en produisant de la farine enrichie avec près de 1000 emplois. Et la JCAT (Jonction pour la croissance agricole au Togo), qui travaille sur le soja biologique, avec une chaine de production, de transformation et d’exploitation qui touche un important marché international.
Le PAEIJ-SP qui vise à créer 20 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects, travaille avec 11 entreprises structurantes et 7 agrégateurs sur l’ensemble du territoire.
L’année 2018 pourrait être une année record en matière de création d’entreprises au Togo. Sous l’impulsion des reformes opérées depuis le début de cette année, la dynamique entrepreneuriale actuelle ne se dément pas.
Au premier semestre 2018, pas moins de 5 395 nouvelles entreprises ont vu le jour. Rapporté à la même période l’année dernière, qui a enregistré 4 638 nouvelles entreprises, il s’agit d’une hausse de 16,3%. Cette progression est essentiellement tirée par une augmentation sensible des Sociétés anonyme à responsabilité limité (SARL), important contribuable.
Selon les statistiques du Centre de formalités d’entreprises (CFE), sur les six premiers mois, la création de SARL a plus que doublé, une augmentation de 102,8%.
1308 nouvelles SARL ont vu le jour contre seulement 645 au cours des six premiers mois en 2017.
85% de ces nouvelles SARL ont été créées sans recours à un notaire. Soit un total de 1113 SARL créées sous seing privé contre 490 à la même période en 2017. Un bond net de 127,2%, qui traduit les retombées de cette mesure.
Cette performance dans la création des Sarl est surtout portée par les reformes incitatives entreprises par les autorités togolaises depuis 2017 pour améliorer l’environnement des affaires. Selon la Cellule Climat des Affaires (CCA), cette hausse aura été essentiellement impulsée par quatre mesures majeures.
La cellule, dirigée par Sandra Johnson, évoque à cet effet, la suppression des droits d’enregistrement et timbre, la libéralisation du capital minimum, la réduction sensible des procédures de paiement en ligne, le coût des annonces légales en ligne ramené à 1000 FCFA. Le tout couronné par une communication renforcée et de qualité. Outre ces réformes visant à faire du secteur privé, un acteur incontournable de la dynamique économique, Sandra Johnson rappelle que la mesure des 20% de marchés publics aux jeunes et femmes a également motivé la formalisation en cette première partie d’année.
Ces facilités offertes aux investisseurs dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires, notamment la simplification des procédures de création d’entreprise, pourraient stimuler cette année l’activité économique qui est promise à une reprise, quoique modérée.
Fiacre E. Kakpo
En marge de sa participation au 31è sommet de l’Union Africaine, Emmanuel Macron, chef de l’Etat français, s’est rendu au Nigeria où il s’est entretenu avec Muhammadu Buhari. Mais surtout, il a pris part, le 04 juillet 2018, à une séance exclusive d’interaction organisée par la fondation Tony Elumelu en faveur de deux mille (2000) jeunes entrepreneurs à Lagos. Selon Confidentiel Afrique, le président français a, à cette tribune, stimulé les jeunes Africains à l’entrepreneuriat.
En réponse aux jeunes entrepreneurs de la fondation Elumelu qui lui demandaient conseils sur les possibilités de développement de leurs entreprises, les possibilités d’accès aux marchés européens au milieu de la montée du nationalisme, du protectionnisme et des guerres commerciales, entre autres, le Chef de l’État français a lancé. « Aux jeunes entrepreneurs africains : n’écoutez jamais les gens qui vous disent d’attendre ». Il s’est voulu plus formel : « Si vous croyez en vos projets, réalisez-les ! ». Avant d’ajouter : « Notre rôle est d’aider la nouvelle génération à saisir les opportunités et à relever les défis. C’est ce qui sous-tend une nouvelle relation équilibrée ».
Dans un contexte où le continent africain enregistre un foisonnement d’initiatives et des initiatives entrepreneuriales qui embrassent tous les secteurs d’activités économiques et où les appuis institutionnels à la jeunesse émergent, cette exhortation a une résonance bien particulière. Selon Tony Elumelu, le Président français reconnaît, à travers cet appel, « l’importance critique des entrepreneurs africains pour un développement économique durable sur le continent – il sait que le récit de l’Afrique est en train de changer et continuera de changer ». Le promoteur nigérian a indiqué à cet égard : « Nous voulons que la France et le reste du monde réalisent que l’Afrique est un continent d’opportunités ».
Séna Akoda
Dans le cadre des visites de terrain qu’elle effectue à intervalles réguliers, Victoire Tomégah-Dogbé, ministre en charge de l’emploi des jeunes, la coordination du PAIEJ-SP (projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) et la représentante-pays de la BAD, principal partenaire du projet, se sont rendues les 05 et 06 juillet 2018 dans plusieurs localités de la capitale togolaise et de la région des Plateaux.
Objectifs : constater l’évolution des activités des bénéficiaires du projet, échanger avec eux sur la gestion des entreprises, les difficultés rencontrées, les perspectives. Il s’agissait également de connaître les préoccupations de ceux-ci pour que lors de la revue à mi-parcours, celles-ci puissent être prises en compte et qu’une 2è phase puisse être envisagée, a indiqué la ministre : « C’est impressionnant de voir que nous avons des jeunes talentueux formés par nos universités qui sont en train de faire des choses extraordinaires et qui se prennent en charge. Je suis très impressionnée par tout ce que j’ai vu et je pense que le PAIEJ est en train de résoudre la question de l’emploi des jeunes selon l’approche Chaine de valeur ; nous devons encourager l’initiative » a déclaré la ministre.
Diaby Khadidia, représentante-pays de la Banque Africaine de Développement, partenaire principal du PAIEJ-SP, exprime également sa satisfaction au regard de tout ce qu’elle a pu voir sur le terrain et entendre comme témoignage des bénéficiaires. Elle juge l’initiative adaptée aux jeunes et digne d’être dupliquée ailleurs.

La chaine de valeur « farines enrichies de maïs, soja et manioc » a le vent en poupe
La première étape était la boutique de distribution des farines alimentaires Maïvit de Quality Service International (QSI-Togo), une entreprise structurante dirigée par Albert Tchamdja et qui évolue sur deux chaînes de valeur : les céréales, notamment le maïs et le soja, et les tubercules, à savoir le manioc. Passée cette étape, le cap a été mis sur l’unité de transformation et d’enrichissement des farines à Attiégou à Lomé. La technique de production, le soin, les matières premières ont été au cœur des échanges. Mais aussi les difficultés et les perspectives. A son étape pré-industrielle, l’entreprise a bénéficié de 80 millions FCFA, soit 10% du financement total nécessaire pour amener la structure à une dimension industrielle. La suite a été marquée par une visite à un maillon important de cette chaîne de valeurs: la NSCPA (Nouvelle Société de Commercialisation et de Production Agro-alimentaire). On était le 05 juillet 2018.
Dans la chaine de valeurs tirée par QSI, NSCPA est un primo-agrégateur. Promue par Koffi Dodji Ognankitan, son rôle consiste à collecter des céréales et du manioc au profit de QSI. L’apport du PAIEJ-SP, reconnaît son promoteur, est double. D’abord le financement à hauteur de 10 millions de prêt bancaire dont il a bénéficié; et ensuite la garantie d’un marché pour écouler ses produits. L’approche Chaîne de valeurs lui permet en effet d’être fournisseur des produits agricoles pour QSI. Ici, une dizaine d’emplois sont créés.

Le lendemain, la délégation ministérielle se rend à Gaougblé, localité de l’Est-Mono située à 48 km d’Atakpamé, chef-lieu de la région des Plateaux, plus exactement au village Atchadé, sur le site de production de maïs blanc dénommé PANAPASSA. Son promoteur Palouki Yeneke est producteur de maïs pour l’agrégateur NSCPA. De 07 hectares pour 3,2 T à l’hectare la campagne précédente, il cultive cette année 10 hectares de superficie, grâce à un financement de 1 118 000 FCFA facilité par le PAIEJ-SP et table sur une production totale de 40 T à raison de 4 T par hectare et une prévision de recettes de 5 millions FCFA.
Pour ce jeune de la trentaine révolue et dont la scolarité s’est achevée au primaire, le secteur agricole est un moyen sûr de réalisation de soi et de création d’emplois. Il a un motif supplémentaire de satisfaction : grâce au PAIEJ-SP, les soucis liés à la mévente ou au non-paiement au comptant à la vente, sont finis car le projet lui garantit un marché connu à l’avance ainsi que la fixité du prix de vente, se réjouit-il.
La JCAT, le roi du Soja bio
Après une visite sur le site de transformation du manioc appartenant à NSCPA, la mission s’est terminée à l’étape de la JCAT (Jonction de Croissance Agricole au Togo), un agrégateur spécialisé dans la filière Soja et la chaîne de valeurs Soja Biologique. On est à Datcha, dans la région des Plateaux. Grâce au projet, des prêts de 100 millions FCFA (remboursés entièrement en 06 mois) et de 150 millions FCFA ont été contractés. De la mise en terre jusqu’à l’étape de commercialisation, les dispositions sont prises pour que le soja conserve son caractère de produit bio et soit livré suivant des normes internationales à des partenaires occidentaux de référence. L’activité fleurit. De 500 tonnes en 2011, la JCAT a dans son viseur un total de 3000 tonnes au titre de cette campagne.
Notons que le PAIEJ SP a été lancé le 24 avril 2016 et est entré dans sa phase opérationnelle depuis juillet 2016. Il vise à créer 20 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects.
Séna Akoda
Au Togo, les abonnés Moov, clients de la banque panafricaine Ecobank, peuvent désormais effectuer leurs opérations (dépôt, retrait, et autres) via leur téléphone smartphone.
Vendredi 06 juillet à Lomé, dans la capitale togolaise, les deux compagnies, ont procédé au lancement de "MBANKING FLOOZ-ECOBANK", une appli de mobile banking dont l’objectif est de donner l'accès aux services financiers à toutes les couches de la société.
Le MBANKING permettra aux abonnés Moov clients de la banque panafricaine de lier leurs comptes bancaires à leurs comptes Flooz.
Concrètement, ce nouveau service évitera aux clients des déplacements vers les agences Ecobank pour les différentes opérations bancaires, notamment le dépôt ou l'envoi d'argent via Flooz, le service Mobile Money de Moov qui revendique actuellement plus de 2 millions d’abonnés. Inversement, les utilisateurs de l’appli pourront faire directement des appels de fonds de leurs comptes Ecobank vers leur compte Flooz (retrait, transfert à une tierce personne, payer sa facture, acheter des unités cash power, achat de crédit de communication...).
« Nous ne voulons plus que la transaction financière soit une corvée pour la population » a assuré Abdellah Tabhiret, Directeur Général de Atlantique Télécom (Moov Togo) pour qui, ce partenariat avec Ecobank devrait alléger drastiquement les files d’attente observées dans les agences.
Pour sa part, Diakité Mamady, Directeur Général d’Ecobank Togo a souligné qu’à travers ce produit, Ecobank cible la bancarisation de toutes les couches sociales, y compris le secteur informel qui concentre la majorité des Togolais et les coins reculés jusqu’alors peu desservis par la banque présente dans 33 pays africains.
Fiacre E. Kakpo
Oragroup, holding du Groupe Orabank, dont le siège est à Lomé, a annoncé jeudi la signature d’un accord d’assistance technique avec le Crédit Communautaire d’Afrique (CCA), un ancien établissement de microfinance camerounais devenu récemment la 15e bancaire du pays.
Selon l’accord, la Banque panafricaine assumera pour le compte de CCA, diverses prestations sur le plan de l’organisation et du développement de l’institution bancaire camerounaise. Dans les spécifications, Oragroup fournira des services ponctuels, comme la recherche de personnel, l’assistance au développement du réseau, des missions d’audit interne ou encore l’appui à la gestion de projets.
Cet accord intervient alors que CCA a d’obtenu le 11 juin 2018 l’autorisation du Ministère des Finances du Cameroun pour développer des activités de banque universelle, après le quitus de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) en 2017. Crédit Communautaire d’Afrique (CCA) qui fournit déjà ses services à plus de 450 000 clients, veut à présent migrer vers une structure encore plus solide, et étendre ses activités.
Pour Charlotte Kouecheu, Directrice Générale de CCA, il est important pour CCA SA « de disposer d’une assistance technique performante et moderne de la part d’un groupe bancaire panafricain de référence comme ORAGROUP à ce moment charnière de son développement. »
« Au vu des performances de CCA et de l’étendue de son maillage territorial, nous sommes certains que ce partenariat nous ouvrira de nouvelles perspectives de développement au Cameroun. », a déclaré Binta Toure Ndoye (photo), Directrice Générale d’ORAGROUP.
CCA SA qui devient CCA-BANK SA est doté d'un capital social de 10 milliards de francs CFA, en cours d’augmentation pour être porté à 15 milliards. La Banque revendique 42 agences réparties dans les dix régions du Cameroun.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la prolifération des structures de microfinance illégales inquiète le gouvernement. Jeudi, à l’occasion de la 2e session du Conseil national du crédit (CNC), le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya a indiqué que les autorités compétentes prendront les mesures idoines pour mettre fin à ce phénomène.
Si le conseil note une conjoncture positive dans le secteur financier, il estime que la présence de ces institutions illégales constitue un grand risque pour les populations vulnérables.
Des instructions fermes ont été déjà données aux services du ministère et à la BCEAO pour stopper ces structures de microfinance ne disposant d’aucune autorisation.
Outre ce sujet, le Mécanisme incitatif de financement agricole (Mifa) a été l’autre objet majeur de cette réunion. Le conseil a salué la mise en place du mécanisme qui répond à la problématique du manque de financement du secteur agricole togolais, souvent lié aux risques perçus dans ce secteur. Ainsi, un point sur la mise en œuvre du Mifa sera inscrit à l’ordre du jour lors de la prochaine session du CNC.
Le ministre Yaya, président du conseil, a invité les banques et les établissements financiers à se mobiliser pour contribuer à la mise en œuvre de ce mécanisme qui portera le secteur agricole au Togo.
Fiacre E. Kakpo