Togo First

Togo First

Après avoir été reçue ce jeudi 5 juillet 2018 par le chef du gouvernement togolais, la secrétaire générale adjointe des Nations Unies et également Haut-Représentant pour les affaires de désarmement, la japonaise Izumi Nakamitsu a procédé dans l’après-midi à la réception officielle du nouveau siège de l’Unrec (Centre Régional des Nations Unies pour la Paix et le Désarmement en Afrique). 

L’infrastructure, offerte et entièrement financée par l’Etat togolais, démontre tout l’engagement du gouvernement à faire avancer les questions de paix et de sécurité dans la sous-région et en Afrique.

Cette inauguration intervient quelques jours seulement après l’élection du Togo au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine.

Rappelons qu’à l’issue de son entretien avec le PM Selom Komi Klassou, la diplomate onusienne a annoncé la volonté des Nations Unies de poursuivre le partenariat avec le Togo. « J’ai indiqué au chef du gouvernement que les Nations Unies souhaitaient approfondir la coopération avec le Togo afin de faire davantage pour la paix et le désarmement en Afrique ».

Pour information, l’Unrec a été créée par l’Onu en 1986 et a son siège à Lomé. Il a pour mission de fournir, sur demande, un appui aux initiatives et aux efforts menés par les Etats africains membres des Nations Unies en vue de réaliser des mesures de paix, de sécurité, de contrôle des armes et de désarmement. 

Les exportations togolaises de noix de cajou brutes vers l’Inde, le plus grand transformateur au monde, ont grimpé de 54% à 9088 tonnes début 2018, relève Rongead dans son bulletin n’kalo, publié fin juin.

Outre la Côte d’Ivoire et le Nigeria qui ont vu leurs exportations vers l’Inde tomber, les autres pays ouest africains, à l’instar du Togo, ont réalisé de bonnes performances cette année.

Le Ghana avec un bond de 71% de son volume en direction du sous-continent, à 45 418 tonnes, souffle la première place sous-régionale à la Côte d’Ivoire qui aura enregistré une baisse de 11% par rapport à l’année 2017.

Les exportations nigérianes vers l'Inde ont baissé de 32%, à 12 303 tonnes sur les cinq premiers mois de 2018 mais demeurent largement supérieures aux volumes de début 2016 (6730 tonnes).

Le Bénin affiche une hausse de 42% à 10 593 tonnes, contre seulement 646 tonnes début 2016. Le Burkina Faso bondit de 101%, à 4950 tonnes, la Guinée elle, de 912% à 1 336 tonnes, la Guinée Bissau de 173% à 577 tonnes.

Dans le box des performances modestes, la Gambie enregistre seulement une hausse de 4% de ses ventes à l'Inde, à 52 tonnes, tandis que le Sénégal n’a expédié que 63 tonnes de sa production en Inde.

Fiacre E. Kakpo

Depuis le 1er juillet 2018, les abonnés togolais de l’opérateur Atlantique Telecom Togo (Moov), filiale du groupe Maroc Telecom, peuvent tutoyer le « très haut débit ». L’opérateur qui affirme avoir réussi sa phase de tests démarrée en début de cette semaine, revendique déjà plus de 2000 abonnés au nouveau service.

A travers cette offre, « le streaming, la télévision en ligne, des applications nécessitant un haut débit sont définitivement des opportunités accessibles aux abonnés et au peuple togolais en général. »

 « Avec l’avènement de la 4G, aujourd’hui, de nouvelles perspectives s’ouvrent en toute confiance aux abonnés et confirment notre engagement à demeurer une entreprise soucieuse de révolutionner la téléphonie mobile au Togo », a déclaré Abdellah Tabhiret, Directeur général de l’opérateur qui a fêté récemment ces 3 millions d’abonnés.

Le déploiement de cette technologie qui va améliorer nettement la connectivité Internet au Togo, est en ligne avec la stratégie du Gouvernement togolais visant à encourager la croissance de l’économie numérique dans le pays. Une vision ayant motivé l’attribution le 11 juin dernier, lors d’une cérémonie grandeur nature, de la licence 4G au duopole formé par Moov et Togocel. Ce dernier aussi annonçait en fin de semaine dernière l’effectivité de la 4G à l’occasion de ses noces de porcelaine (20 ans).

A peine le pied mis à l’étrier, Moov marque déjà ses ambitions sur le segment de la 4G. L’opérateur annonce qu’il va investir des milliards dans la modernisation du réseau national et table sur 200 000 abonnés aux services 4G d’ici fin 2018.

Si le signal n’est disponible que pour les abonnés vivant à Lomé et périphéries, Abdellah Tabhiret promet d’étendre l’offre à d’autres villes et régions dans un bref délai. Précision technique, les cartes SIM 3G sont compatibles avec la 4G sur les smartphones récents. Sur des modèles plus anciens, il faudra se procurer une SIM 4G ou simplement changer de terminal.

Fiacre E. Kakpo

Dans le cadre du Projet d’Appui à la Gouvernance Fiscale (PAGFI), l’Office Togolais des Recettes (OTR), vient de lancer un appel d’offres international pour la fourniture, l’installation et la mise en service d’équipements pour la consolidation du Datacenter du SIGFIP (Système Intégré de Gestion des Finances Publiques).

L’ensemble du matériel à fournir est reparti en deux (02) lots. Le premier concerne des équipements destinés à la consolidation des serveurs du Datacenter du SIGFIP. Le deuxième lot, des équipements pour le renforcement de la sécurité d’accès réseau au Datacenter de la nouvelle solution consolidée du SIGFIP.

Les offres doivent être soumises au plus tard le 21 Août 2018 à 10 H 00 TU et doivent être accompagnées d’une garantie bancaire de : 

Lot 1 : Sept Millions (7 000 000) FCFA

Lot 2 : Trois Millions huit cent mille (3 800 000) FCFA.

Le PAGFI est un projet d’appui institutionnel avec comme objectif principal d’accroître de manière substantielle les recettes fiscales et de renforcer la transparence de la mobilisation des ressources financières. La mise en œuvre de ce projet répond aux besoins de l’OTR d’éradiquer la fraude et l’évasion fiscale mais aussi de rationaliser les procédures fiscales et douanières.

Il est soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) à travers un protocole d’accord de don et de prêt de plus de 12,47 milliards de francs CFA.

Fiacre E. Kakpo

Comme chaque année, le gouvernement vient d’achever sa tournée dans le cadre de la distribution de semences de soja aux multiplicateurs semenciers et groupements de producteurs des régions économiques du Togo.

Dernière étape de cette tournée, Dapaong dans le nord du Togo, où les ministères du Commerce et de la promotion du secteur privé et celui de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, ont procédé vendredi 29 juin à la remise des deniers lots de semences pour le compte de la campagne 2018/19.

Selon les autorités, au total, 48 000 kilogrammes de semences (semences de base et semences certifiées) ont été distribuées au début de la campagne 2018/2019 à 49 multiplicateurs semenciers, 67 groupements ou coopératives de producteurs et productrices de soja des régions économiques du Togo, contre 40 000 kilogrammes en 2017. Ce qui représente une augmentation de 20%.

La distribution de semences de soja de qualité aux principaux producteurs est l’un des leviers sur lesquels le gouvernement togolais s’appuie pour faire du soja, une filière à forte valeur exportatrice, capable d’améliorer les revenus de ses acteurs afin de réduire la pauvreté.

Fiacre E. Kakpo

Le monde paysan togolais prend quartier à Kara pour le Forum national du paysan togolais, dont l’ouverture a eu lieu ce 04 juillet 2018. Cette édition s’ouvre dans un contexte particulier, où le secteur agricole connaît une embellie et bénéficie d'une attention soutenue des autorités publiques.

D’après les chiffres, le secteur agricole a permis d’améliorer la disponibilité alimentaire, eu égard à l’évolution du taux de couverture des besoins en produits céréaliers. De 105,9% en 2015 à 106,35% en 2017.

Sur la même période, la satisfaction des besoins en produits carnés a connu une progression de 55% en 2015 à 58% en 2017. En ce qui concerne la satisfaction des besoins en produits halieutiques, le taux a bondi de 24% à 35%.

Ces programmes ont eu un impact sur le taux de pauvreté qui est passé de 61,7% en 2006 à 53, 5% en 2017.

Ouro-Koura Agadazi, ministre en charge de l’agriculture, ravi par l’évolution positive du secteur, a déclaré: « Je demeure convaincu et conforté que le secteur agricole reste un levier essentiel de la création de richesses et d’emplois, du développement et de la  croissance économique inclusifs ».

De fait, le secteur contribue à près de 40% du Produit Intérieur Brut national. Mieux, avec les nouveaux programmes notamment le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) et le Projet de Développement des Agropoles du Togo (PRODAT), les résultats qu’engrange le secteur agricole devraient, selon toute vraisemblance, être davantage significatifs. Et devenir à l’horizon 2030, le catalyseur de l’émergence du Togo.

 Séna Akoda

Le leader français du secteur pétrolier s’associe avec la société Solergie pour offrir aux Togolais une solution d’électrification par le solaire dénommée SolergieBox. Ce produit est un système solaire qui fournit 220 V d’énergie, avec des capacités d’extension en fonction des besoins des clients.

Selon Marie Dominique Lodens, directrice générale de la société Solergie : « Le SolergieBox que nous proposons est un système solaire qui fournit l’électricité de 220 V pour un maximum de 8 clients par SolergieBox. Chaque client est connecté au box et a son propre compteur ».

Dans le détail, en tenant compte de l’offre commerciale, les clients doivent se constituer en groupe de quatre (04) à huit (08) maisons situées dans un même rayon et débourser chacun 15 000 FCFA. « En payant 15 000 FCFA chaque client a droit à l’installation qui comprend le câblage de 2 chambres avec une lampe chacune, une prise et un interrupteur en plus de 5000 FCFA de crédit de consommation d’électricité. Solergie se charge du raccordement des maisons à partir du box. Pendant l’achat du SolergieBox, Solergie garantit l’entretien et les réparations sur le box », a précisé Bert Bernolet, PDG de Solergie.

Selon Adrien Bechonnet, directeur général de Total Togo, l’idée de s’introduire dans le secteur des énergies propres se justifie par le constat de la « pertinence des investissements en énergies renouvelables et de l’impact généré sur le plan socioéconomique, surtout en milieu rural ».

A fin 2018, Solergie table sur 240 SolergieBoxes et 3000 à fin 2023, pour impacter 24 000 ménages, soit plus de 200 000 personnes.

Séna Akoda

Washington DC, capitale des Etats-Unis, va accueillir du 9 au 12 juillet le 17e forum de la loi sur la Croissance et les Opportunités d’Affaires en Afrique (AGOA), dans un contexte marqué par une chute continue des échanges commerciaux entre le géant américain et l’Afrique depuis la crise de 2008.

Les discussions graviteront essentiellement autour des relations commerciales et d’investissement actuelles, ainsi que des possibilités pour les engagements futurs entre les pays africains éligibles à l’AGOA (en anglais African Growth & Opportunity Act) et le pays de l’Oncle Sam. 

Cette rencontre qui rassemblera des responsables de gouvernements américains et africains, de la société civile et des représentants du secteur privé, sera une occasion importante pour les deux parties de porter leurs réflexions sur les obstacles qui entravent les échanges.

Organisée à Lomé en 2017, la 16e édition du forum AGOA aura permis au Togo de décrocher un visa textile qui permet aux entreprises locales opérant dans le secteur d’améliorer leur présence sur le marché américain. Conquise par les retombées de l’édition de Lomé, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) invite le secteur privé togolais à se mobiliser massivement pour prendre une part active à cette édition 2018 où les participants chercheront à « trouver de nouvelles stratégies pour le Commerce et l’Investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique ».

Lancée en 2000, l’AGOA est une loi qui offre aux pays africains, des avantages compétitifs sur le marché américain, en permettant une entrée des produits en toute franchise de droits de douane et sans contingence. L’AGOA permet surtout aux entreprises locales africaines exportatrices de se conformer aux normes internationales et en particulier américaine pour être compétitives sur le marché mondial. Plus de 6400 produits comprenant des produits agricoles, des produits textiles, des minerais bénéficient des opportunités significatives offertes dans le cadre de l’AGOA.

C’est la Côte d’Ivoire qui abritera la 18e édition en 2019.

Pour participer au forum, le opérateurs économiques peuvent s’inscrire sur la plateforme: https://ccalive.eweblife.com/prm/CCA.

Pour la société civile, l’inscription se fera sur : https://agoacsonetwork.org/event-2961105/Registration

En ce qui concerne les formalités pour la demande de visa : https://evisaforms.state.gov/

Fiacre E. Kakpo

La filiale togolaise de Coris Bank International vient de connaître une mini-restructuration. Selon le site Confidentiel Afrique, cette banque a depuis le 02 juillet 2018, un nouveau directeur général nommé Alassane Kaboré.

Avant sa nomination, il assurait les fonctions de directeur des risques à Coris Bank Mali où il a cumulé d’excellents résultats et réussi à maîtriser les ratios liés à l’évaluation du risque. 

Il remplace à ce poste Sanou Seydou, appelé à d’autres fonctions au sein de la holding du groupe, révèle le site. Notons que Sanou Seydou a le mérite d’avoir managé Coris Bank International Togo depuis son ouverture en janvier 2015.

La filiale togolaise de cette multinationale détient actuellement un réseau de quatre (04) agences dans la capitale. Il s’agit de  l’agence Principale, l’agence Grand Marché, l’agence Hedzranawoe et l’agence du Port. L’institution financière est en train de ficeler un plan d’extension de son réseau d’agences et de déploiement rapide à travers tout le territoire togolais.

Séna Akoda

Fin décembre 2017, la dette extérieure du Togo s’élevait à 19,9% du PIB et la dette intérieure atteignait 58,8% du PIB, indique le Fonds monétaire international dans sa deuxième revue au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Le service de la dette quant à lui, représentait 24% des recettes en 2017.

Si la question de la dette a limité ces dernières années les investissements publics au Togo, le rapport indique que le FMI ne réfute pas la volonté gouvernement togolais d’emprunter à l’étranger à des conditions plus favorables pour rembourser la dette intérieure plus coûteuse et dont l’important stock des arriérés plombe la dynamique du secteur privé et plus globalement de l’économie.

« Bien que le programme appuyé par la FEC prévoie actuellement un plafond zéro pour la dette non concessionnelle, le risque de surendettement extérieur du Togo est jugé « modéré » et des plafonds non nuls sont donc acceptables pour les emprunts non concessionnels, à condition qu’ils n’entraînent pas une dégradation de la note de risque de surendettement extérieur », explique le Fonds.

L’institution de Bretton Woods, dans sa revue, félicite d’ailleurs les autorités togolaises pour les mesures importantes prises dans le sens de l’amélioration de la gestion de dette. « Les autorités ont déployé de grands efforts pour rembourser les arriérés en 2017 ; le montant net des remboursements s’est élevé à 50 milliards FCFA… ce qui représente 41% du total des arriérés récents ». Le FMI estime que les remboursements nets devraient atteindre 65 milliards FCFA cette année et 35 milliards en 2019.

Toujours cette année, sous l’impulsion des efforts du gouvernement et des reformes à opérer dans le cadre de la FEC, la dette extérieure devrait passer sous la barre des 18,2% du PIB. Le Togo devrait alléger le fardeau du service de la dette, grâce à un cadre de coopération efficace avec le FMI : « A partir de juillet 2018, les autorités transmettront aux services du FMI des données mensuelles sur le stock des arriérés de paiement par âge ».

Fiacre E. Kakpo 

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