Togo First

Togo First

Comme annoncé, TogoCom a procédé vendredi 22 juin 2018 à une refonte de ses tarifs. L’objectif de cette refonte, précise l’institution que dirige Affoh Atcha-Dedji (photo) est, de disposer d’une meilleure structuration de ses offres et permettre à ses clients de se positionner sur les segments qui répondent le mieux à leurs besoins de communication Voix et Data.

Sur le plan national, il est désormais possible à un client qui était sur le profil classique ou le profil jeune de recharger une carte de 200 FCFA. Ce qui est un pas de géant, de l'avis du Directeur Commercial et Marketing de TogoCom. 

Dans le même souffle, la minute de communication qui était de 80 FCFA de Togocel vers Togocel est ramenée à 79 FCFA. Ce qui correspond à une baisse de 1 FCFA sur la minute.  

Sur le plan international, il a été procédé à une segmentation des destinations en quatre (04) zones. Le coût des appels vers l'international varie ainsi de 95 FCFA à 200 FCFA la minute.

Séna Akoda

Au Togo, le PND, plan national de développement couvrant la période 2018-2022, se dévoile peu à peu. Samedi 23 juin, dans l’enceinte du nouveau palais de la présidence de la République, membres du gouvernement, hauts fonctionnaires, secteur privé, partenaires techniques et financiers au développement, représentations diplomatiques et personnalités de réputation internationale, se sont réunis pour échanger sur les déclinaisons de cette nouvelle mouture. Une retraite placée sous l’onction du Premier ministre, Selom Komi Klassou, pour peaufiner ce nouvel agenda, successeur du SCAPE (Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi), qui aura permis au Togo d’amorcer le développement économique, mais dont les résultats sont jugés moins satisfaisants.

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Concrètement, l’événement de haut niveau, s’est tenu en 5 ateliers participatifs.

Les 5 ateliers ont gravité autour des thématiques prioritaires du PND : le hub Logistique d’Excellence, le centre d’affaires de premier ordre, la transformation agricole, industrielle et minière, les mécanismes d’inclusion, et le dispositif de mise en œuvre et de suivi évaluation.

Des workshops au cours desquels, les participants ont eu l’occasion d’apporter leur touche à la finalisation du document.

Ainsi, on en sait un peu plus sur le « fameux » PND. Ficelé autour de trois axes stratégiques, ce programme prometteur jette des bases solides pour d’un développement durable et prospère, s’appuyant sur une meilleure gouvernance, l’inclusion social et la transformation structurelle de l’économie. La vision semble de taille avec, en ligne de mire, une croissance ferme et surtout inclusive de l’ordre de 7,6% à l’horizon. Objectif en ligne avec les ODD.

Pour y parvenir, le PND prévoit la mise en place d’un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. De gros d’investissements devront être débloqués, surtout en PPP d’où la nécessité d’associer le secteur privé, pour améliorer les infrastructures existantes et la connectivité multimodale et le secteur des TIC. Premier axe stratégique.

A travers le deuxième axe, le Togo s’attellera à développer les pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. Le projet de la création des agropoles qui rassemblent plusieurs activités (culture vivrière, aquaculture, transformation et recherche), la mise en branle du fonds de partage de risque Tirsal, rebaptisé Mifa (Mécanisme innovant de financement agricole), la création de parcs industriels intégrés et tournés vers des industries exportatrices et intensives en main d’œuvre, comme l’industrie textile, sont la cheville ouvrière de cet axe.

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« L’axe 2 vise le développement industriel dans des secteurs créateurs de valeur ajoutée et significativement tournés vers l’exportation (agrobusiness, manufacture) et la satisfaction de la demande interne. Ce développement industriel a vocation à soutenir la croissance à long terme de l’économie ainsi que l’activité logistique et de service. Il est le creuset de la transformation structurelle de l’économie. », peut-on lire dans un document de synthèse.

Le dernier axe stratégique, point crucial de la mise en œuvre de tous les projets, va veiller à consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion. Le point d’orgue est mis sur le renforcement des capacités institutionnelles et humaines. Les questions liées à l’éducation, la santé, l’environnement, d’une façon générale les secteurs sociaux, trouveront leurs réponses dans l’implémentation du contenu de cet axe, pour inscrire le PND dans le très long-terme.

Le PND nécessitera des investissements colossaux dont le secteur privé sera le moteur.

Fiacre E. Kakpo

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) a lancé, avec l’appui de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et l’Union des Professionnels Agréés en Douane, la Société des Technologies de Géolocalisation du Togo (STGT) vendredi 22 juin 2018. Objectif : géo-localiser les marchandises qui sont signalées à la douane.

Le constat qui justifie cette innovation résulte, selon les informations, des limites du système actuellement en vigueur. En effet, explique-t-on, des marchandises déclarées comme étant destinées à d’autres pays, notamment à ceux de l’hinterland, et échappant aux taxes douanières et impôts, sont parfois frauduleusement reversées sur le territoire national et revendues moins cher. Ce qui compromet la libre concurrence et entraîne des conséquences fâcheuses sur l’économie nationale.

Le système de géolocalisation mis en place fonctionnera grâce au GPS. Le principe est le suivant: lorsque le transitaire effectue les opérations de transit pour une marchandise, l’équipe de STGT exige de lui une pose de la balise. Il s’agira pour elle de recueillir des informations essentielles liées au conducteur, à la marchandise transportée, au commissionnaire en douane, etc.

Dès que la STGT valide  toutes ces informations, le camion est reconnu au niveau  du système de suivi et, « chaque fois que le camion va rouler, il y aura des signaux qui seront donnés. S’il s’arrête dans une zone autorisée, nous avons un temps pour pouvoir alerter pour dire que vous avez dépassé le temps dans la zone autorisée. En revanche s’il s’arrête dans une zone non autorisée, automatiquement l’alerte est donnée pour qu’on puisse lui demander pourquoi », explique un cadre de la STGT. Toute la plateforme et tout le matériel nécessaire sont déjà en place pour rendre le système effectif le 02 juillet 2018.

Séna Akoda

La Commission européenne a reçu ce vendredi l'autorisation et les directives du Conseil de l'UE afin de lancer des négociations sur un nouvel accord de partenariat avec les pays africains, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), apprend-on du compte Twitter de sa présentation diplomatique au Togo.

Ce quitus intervient trois semaines après la 107e session du conseil des ministres du Groupe des ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) qui a été suivie dans la foulée par la 43e session du conseil des ministres ACP-UE, toutes à Lomé.

Le Togo avait été alors désigné par ses pairs pour présider le groupe ministériel des pays ACP chargé de négocier avec Bruxelles un nouvel accord de partenariat.

Signé en 2000, l’actuel accord, connu sous le nom d’Accord de Cotonou, expire en février 2020 et ses dispositions prévoient l’ouverture de négociations sur un futur partenariat d’ici la fin du mois d’août 2018.
Fiacre E. Kakpo

Les députés togolais ont voté le vendredi 22 juin la loi modificative de la loi uniforme n°2016-005 du 14 mars 2016 relative à la règlementation des bureaux d’informations sur le crédit (BIC).

Le BIC est une institution chargée de collecter auprès des organismes financiers, des sources publiques et des grands facturiers, notamment les sociétés de fourniture d'eau et d'électricité ainsi que les sociétés de téléphonie, des données sur les antécédents de crédit ou de paiement d'un client, en vue d’établir des rapports de solvabilité détaillés servant de critères objectifs à la prise de décision en matière d’octroi de crédit.

Le nouveau texte que vient d’adopter le parlement ajoute un cinquième alinéa à l’article 57 de ladite loi. Concrètement, il permet aux institutions de partager avec le BIC, les données sur les antécédents de crédits de leurs clients, antérieurs à la date d’entrée en vigueur de ladite loi.

Dans le cas du Togo, cette nouvelle disposition permettra de renforcer la présence du Togo dans sur la plateforme d’échange d’information sur le crédit où le pays est peu représenté. « L’adoption de cette loi permettra donc d'enrichir la base d'information du BIC et partant, d'améliorer la notation de notre pays dans l'évaluation du climat des affaires. », a déclaré Sani Yaya, ministre de l’économie et des finances dans son adresse aux députés.

Selon le ministre, le BIC est un précieux instrument qui aura un impact significatif sur « l’amélioration du climat des affaires en favorisant une meilleure accessibilité au crédit, à travers la mise en place d’un outil efficace d’analyse, d’évaluation et de gestion des risques. »

Pour lui, l’échange d’information sur le crédit devrait permettre notamment d’anticiper le surendettement des emprunteurs et de prendre des décisions plus appropriées en matière d’octroi de crédit aux particuliers. L’avantage pour les institutions financières et des grands facturiers est qu’il participera à l’amélioration de la qualité de leurs portefeuilles et santé financière.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les Députés ont adopté vendredi 22 juin, au cours leur première session dans les nouveaux locaux du Parlement, le projet de loi de finances rectificative, gestion 2018. « Le projet de loi de finances rectificative traduit la volonté du gouvernement de poursuivre l’assainissement des finances publiques », a déclaré le ministre de l’économie et des finances Sani Yaya.

Concrètement, les prévisions de recettes fiscales ont été revues à la baisse de 43,7 milliards de francs CFA, passant de 660,3 milliards à 616,6 milliards de FCFA. Ainsi, les recettes budgétaires ressortent à 832 milliards de FCFA contre 853 milliards de francs FCFA initialement prévu. Il s’agit d’une baisse de 21 milliards.

D’un autre côté, les dépenses budgétaires diminuent de 5 milliards de francs CFA pour se situer à 920,5 milliards contre 925,5 milliards initialement prévus. Résultat : le solde budgétaire déficitaire de 88,6 milliards de francs CFA. Selon le ministre, ce gap est entièrement financé par le solde excédentaire des opérations de trésorerie qui a connu une hausse 10 milliards FCFA.

Le Budget général de l’Etat s’équilibre en recettes et en dépenses à 1307,6 milliards de FCFA contre 1318,5 milliards initialement prévus, soit une révision à la baisse de 0,8%. Le Budget de l’Etat intégrant les comptes spéciaux du Trésor, quant à lui, s’équilibre en recettes et en dépenses à 1310,9 milliards.

Ce collectif convenu avec le Fonds monétaire international intervient dans un contexte de contre-performance dans la mobilisation des recettes fiscales. Le ministre fait porter la baisse des recettes à «la situation sociopolitique nationale marquée par des manifestations, parfois avec les actes de vandalisme qui les accompagnent et qui ont eu un impact très négatif sur l’activité économique et subséquemment sur la mobilisation des ressources internes ».

Sani Yaya n’a pas manqué de mentionner que cette situation de crise qui porte un « coup dur » à l’image du Togo, éloigne les investisseurs étrangers à un moment le gouvernement souhaite passer le leadership des investissements au secteur privé. « C’est pourquoi je voudrais qu’il me soit permis de saisir l’opportunité que m’offre cette tribune pour lancer encore un appel, au nom du Gouvernement, pour un sursaut national afin d’éviter tout acte de vandalisme préjudiciable à notre économie, qui est un patrimoine et devra nous concerner tous, de quelque bord que nous soyons », a-t-il demandé à la représentation nationale.

Fiacre E. Kakpo

Marc Ably-Bidamon, ministre togolais de l’énergie et des mines participe depuis 20 juin à Munich en Allemagne, à l’édition 2018 de l’Intersolar Europe, le plus important des salons qui promeuvent les énergies renouvelables. L’évènement héberge plus de 1200 exposants pour 50 000 visiteurs venus de plus 150 pays.

La conférence Intersolar Europe 2018 sur l'énergie solaire accueille également plusieurs panels ainsi qu’une session ministérielle à laquelle a pris part le ministre togolais des Mines et de l'Énergie. L’occasion pour M. Ably-Bidamon de réaffirmer les ambitions du gouvernement togolais en matière d’énergies renouvelables : « Le Togo ambitionne d’atteindre son indépendance énergétique. De ce fait, le gouvernement togolais est résolument engagé à œuvrer pour le développement des énergies renouvelables pour l’atteinte de cet objectif »

Le gouvernement ambitionne de garantir l’accès à l’électricité à tous les Togolais d’ici 2030. Une ambition portée par 50% d’énergies renouvelables. Les autorités togolaises travaillent à l’atteinte de cet objectif. Dans son plan stratégique pour ce sous-secteur, le ministre envisage d’augmenter la capacité de production d’énergies propres avec la construction de centrales solaires de 50 MWc, et de trois mini-centrales hydroélectriques d’une puissance totale de 108 MW (Sarakawa 24,2 MW, Titira 24 MW, Tetetou 60 MW).

Dans le même souffle, le Togo a intégré en novembre 2017 l’Alliance Solaire Internationale (ASI), une initiative franco-indienne lancée en 2015, qui vise, grâce à 1000 milliards $ d’investissements, à faciliter et à augmenter d’une manière significative la production d’énergie solaire, à réduire le coût des technologies liées aux équipements solaires dans l’ensemble des pays membres.

Après une récente performance moyenne, marquée par un taux de couverture de 72,8 %, le Togo renoue avec les sursouscriptions sur le marché financier régional, à la faveur d’une nouvelle émission de titres ce vendredi 22 juin 2018.

Par une émission de bons assimilables du trésor, le Togo, suivant une note de pré-émission de l’agence UMOA-Titres, recherchait 20 milliards FCFA pour combler ses besoins de financement du budget gestion 2018.  A raison d’un million FCFA par titre.

Bien au-delà de cet objectif de départ, le pays a reçu au total 22,536 milliards FCFA. Au titre du résultat des soumissions retenues, les données affichent 21,536 milliards FCFA ; ce qui induit un rejet d’un milliard FCFA de soumissions pour non-conformité.

En tout état de cause, c’est une nouvelle performance que le pays vient de réaliser sur le marché financier régional et qui se traduit par un taux de couverture de 107,68%.

Selon le compte rendu dressé par l’agence régionale, ce sont les Béninois qui ont battu le record des souscriptions avec 6,231 milliards FCFA. Les Ivoiriens se positionnent au second rang du classement, forts de soumissions à hauteur de 6,075 milliards FCFA.

Les Togolais, pour leur part, investissent 3 milliards FCFA de souscriptions et pointent à la 3è place. Dans l’ordre décroissant, suivent les Sénégalais avec 2,73 milliards ; les Burkinabè 2 milliards FCFA, tandis que les Nigériens contribuent à la mobilisation du montant retenu à hauteur de 500 millions FCFA.

L’opération est émise pour un an, à un taux multiple et sa date d’échéance fixée au 23 juin 2019.

Séna Akoda

La Banque Africaine de Développement a dévoilé le 20 juin 2018 en île Maurice le tout premier indice de réglementation de secteur de l’électricité en Afrique (ERI). Cet indice « a pour objectif d’inciter les acteurs du secteur africain de l’électricité à s’attaquer à la performance de la réglementation et aux lacunes identifiées dans le rapport», a indiqué Amadou  Hott (photo), vice-président en charge de l’électricité, de l’énergie, du changement climatique et de la croissance verte à la Bad.

En ligne avec cet objectif, souligne un communiqué de l’institution bancaire panafricaine, cet indice, sur la base d’une analyse comparative, devra suivre les progrès des pays africains en matière de réglementation du secteur de l’énergie, au regard des normes internationales et des meilleures pratiques dans le domaine. Il permettra ainsi de mesurer l’impact de la réglementation du secteur de l’électricité sur la performance de la prestation de services dans les pays visés par l’étude, et identifie ce qu’il faut améliorer en priorité.

Cette initiative est sous-tendue par un constat. Selon Wale Shonibare, directeur du département des Solutions financières dans l’énergie, des politiques et de la réglementation à la Bad, « des progrès significatifs ont été enregistrés dans chacun des domaines que couvre l’étude. Reste qu’il faut faire encore plus d’efforts pour favoriser la mise en place d’un environnement dans lequel les acteurs du secteur privé se sentent à l’aise d’investir».

L’initiative devra inciter les pays dont le Togo, à assurer « la qualité de prestation de services fournis aux usagers, d’une part ; et l’attractivité du secteur auprès des investisseurs privés d’autre part, désireux d’obtenir des gages de transparence, de prévisibilité et de bonne gouvernance avant de s’engager ».

La toute 1ère revue annuelle de l’ERI couvre en effet, quinze (15) pays au nombre desquels figure le Togo.

Séna Akoda

Le Togo place haut la barre de ses ambitions dans le domaine de l’accès à l’électricité. Au cours des dix prochaines années, il veut atteindre un taux de couverture de 100% de sa population et, au plus tard en 2030, assurer le service universel.

Pour réaliser un objectif si ambitieux, il compte mettre à contribution des mécanismes de financement, notamment le partenariat Public-Privé (PPP). Il mise en outre sur des mécanismes d’appui ayant pour finalité d’assurer la « connectivité » des populations les plus vulnérables, à l’électricité.

Dans cette optique, il est prévu les 27 et 28 juin 2018 dans la capitale togolaise, une table-ronde axée sur la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie d’électrification nationale. Les profils des participants à cette rencontre édifient suffisamment sur le niveau d’engagement des autorités publiques togolaises et leur rapport à cette préoccupation d’accès au service universel de l’électricité.

La rencontre reçoit, en effet, l’appui de la Banque Mondiale, de la Société Financière Internationale et la GIZ. D’autres bailleurs de fonds de rang international et des investisseurs devront y être.

L’idée est de présenter les opportunités d’investissements que dégage la nouvelle approche. Notons à cet égard que cette stratégie nationale fait la part belle aux énergies propres. A l’horizon 2030, le pays se fixe pour objectif de porter à 50% la part du renouvelable dans son mix énergétique.

Séna Akoda

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