Le Conseil National du Patronat (CNP-Togo) donne un coup de pouce au meilleur entrepreneur PME 2017. Mercredi 04 avril 2018, il a remis un chèque de 2 millions FCFA à ce jeune entrepreneur, responsable de S.E NUTRI-TOGO, société promotrice des boissons à base de champignons.
« Nous tenons à exprimer nos vives félicitations au lauréat et l’encourageons à poursuivre ses efforts pour valoriser le savoir-faire togolais et la transformation des produits locaux. A travers lui, nous saluons la présence des entreprises togolaises, non seulement sur le marché togolais, mais aussi régional ouest africain, en attendant d’aller plus loin », a déclaré Laurent Coami Tamegno, président du CNP-Togo.
Pour le jeune entrepreneur qui reçoit ce nouveau chèque de 2 millions FCFA, hormis celui du FAIEJ-PRADEB, c’est un appui de taille vers son ascension, une marque de confiance qui le pousse à maintenir le cap de l’excellence. Il a témoigné sa reconnaissance envers les consommateurs des boissons Champiso, les partenaires de S.E NUTRI-TOGO et la jeunesse togolaise dans son ensemble, et leur a dédié ce prix.
Lire ici son interview dans Togo First
Pour permettre aux autorités de trouver la meilleure approche face aux défis qui se posent à la jeunesse togolaise, le Professeur Dodzi Kokoroko (photo), Président du Comité d’Organisation du Forum Présidentiel de la Jeunesse (FPJ) a déclaré : « Nous voudrions amener le Chef de l’Etat à prendre et à respecter des engagements à l’égard de la jeunesse sur un plan triennal ou quinquennal… ». C’était mercredi 04 avril 2018 lors d’une rencontre avec les gens des médias.
Il tenait ces propos en réponse à des questions sur le sort des éventuelles recommandations qui auront été faites à l’endroit des autorités publiques pendant cette rencontre. Ce forum ne devrait pas être à l’image des fora qui ont déjà eu lieu au Togo. Ce ne sera « rien de précipité, rien de déjà-vu, rien de réchauffé », a-t-il clamé, soulignant l’originalité de cette rencontre.
Le président du comité d’organisation du FPJ a précisé au sujet des éventuelles solutions que ce ne sera pas « du prêt-à-porter ». Il faudrait du « sur mesure », a dit Dodzi Kokoroko, rejetant ainsi l’idée de solutions standards à appliquer aux jeunes Togolais. Le FPJ devrait proposer des mesures correctives et des solutions qui peuvent se traduire dans les politiques publiques, a-t-il souhaité.
Notons que les ateliers préparatoires du FPJ, organisés du 09 au 22 mars derniers dans toutes les régions économiques du Togo, ont permis d’enregistrer 105 recommandations, selon Vincent Kavege, un expert intervenant sur le projet. Près de 1500 délégués de la jeunesse (18 à 35 ans), sont attendus à ce forum qui devrait se tenir les 20 et 21 avril 2018.
Au Togo, le gouvernement, à travers le ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, veut se doter d’une nouvelle politique de la jeunesse afin de mieux mettre en valeur tout le potentiel dont regorge cette population.
Selon un document consulté par Togo First, le consultant qui sera retenu pour ce faire, aura à revisiter les domaines abordés dans les objectifs spécifiques de la Politique Nationale de la jeunesse en cours, en accord avec la feuille de route de l’Union africaine pour l’exploitation du dividende démographique.
Il s’agira également, à travers cet outil de politique nationale, d’identifier les domaines non couverts ou insuffisamment couverts par les actions en cours. Un accent particulier devrait être mis, apprend-on, sur les besoins des jeunes en matière de formation, d’emploi décent, d’autonomisation et de santé.
Par ailleurs un plan quinquennal de mise en œuvre de cette nouvelle politique devra être proposé et assorti d’un cadre de résultats, de suivi-évaluation et de programmation.
Rappelons que, dans la même optique de valoriser le potentiel de la jeunesse et de mieux faire face à ses attentes en matière de développement socioéconomique, le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a annoncé un forum présidentiel de la jeunesse. Cette rencontre est prévue au milieu de ce mois d’avril 2018.
Les choses se précisent en ce qui concerne le financement de l’agropole de la Kara. Lors du lancement, mardi 03 avril 2018, des journées d’information et de promotion de l'investissement dans ce projet, le ministre a fixé à 20 milliards FCFA, la contribution totale attendue des opérateurs économiques privés. C’est la mobilisation de ce montant qui sera principalement au cœur des journées sus-visées.
Comparé au coût total qui s’évalue à une soixantaine de milliards FCFA, c’est quasiment le tiers des fonds nécessaires qui représente la part du secteur privé à la mise en place de la toute première technopole agricole du Togo.
Conformément à ses engagements, l’Etat togolais semble accorder une part importante au secteur privé dans le financement des secteurs à fort potentiel de croissance.
D’après les informations, le Togo et la Banque Africaine de Développement devront cofinancer la marge différentielle. Toutefois, la part contributive de chacune des deux entités n’a pas été précisée.
Notons qu’au travers du projet des agropoles, il s’agit de développer les infrastructures hydro-agricoles, de mettre en valeur les terres agricoles, et d’appuyer l’installation d’unités de transformation dans un agro-parc.
L’idée est de favoriser la production agricole dans la zone du projet. Plusieurs filières sont concernées par ce projet, notamment le riz, le maïs, le soja, l’anacarde et le sésame. Il y a, en outre les filières avicole et piscicole.
Ce n’était plus qu’une question de temps. Après avoir été retardé en décembre 2017 en raison de la crise politique, le programme de seuil du Togo vient enfin d’être approuvé par le conseil d’administration du Millenium Challenge Corporation (MCC). « Je suis ravi d'annoncer que le Conseil d'Administration du MCC a approuvé l'octroi d'un programme de seuil au Togo », a annoncé Jonathan Nash (photo), le directeur général par intérim du MCC, dans un communiqué de l'agence américaine.
Préalablement donc à l'approbation du programme MCC qui devrait démarrer avant la fin de cette année, les autorités togolaises ont dû conduire, avec l'aide des USA, des réformes politiques et institutionnelles que le MCC se dit prêt à accompagner davantage.
Ce programme adossé à une enveloppe de 35 millions de dollars (18,7 milliards de FCFA), est destiné à stimuler la croissance économique et réduire la pauvreté dans le pays. Il se dote ainsi de la mission de soutenir deux secteurs clés de l’économie togolaise : la gestion du foncier et l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC).
Concrètement, dans le secteur des TIC, le programme vise à améliorer l'accès des populations à des services TIC de qualité et abordables, tout en encourageant les investissements privés pour un développement plus inclusif.
En ce qui concerne le foncier, le Treshold veut favoriser la formalisation de l’accès à la terre en légitimant les droits fonciers coutumiers et en élargissant l’accès inclusif dans le secteur, entre autres. Et ce, grâce au nouveau code foncier actuellement au parlement.
Toutefois, le MCC gardera un œil sur le Togo en ce qui concerne les droits de l’homme et les libertés d'expression et d'association. Plus petit programme de subvention du MCC, le Threshold est conçu pour les pays qui ont démontré leur engagement à améliorer leur performance en matière de politiques, mais ne respectent pas encore tous les critères d'éligibilité stricts pour des investissements plus importants.
Fiacre E. Kakpo
Les taux d’intérêt moyens des crédits à la consommation et des crédits habitation accordés par les banques opérant au Togo, sont partis à la hausse fin février.
Le coût du crédit à la consommation, après avoir connu une baisse de 21 points de base à 8,42% au cours du premier mois de l’année, augmentent à 8,86%. Une trajectoire haussière observée dans l’ensemble des pays de l’Uemoa sauf au Niger.
Le taux d’intérêt moyen sur le crédit à l'habitat au Togo, quant à lui, est le deuxième plus élevé dans l’Union après celui du Bénin. Les données montrent qu’en moyenne, les banques togolaises ont facturé 8,71% comme taux d’intérêt en février contre 9,95% au Bénin.
Fait étonnant, au cours de ce mois de février, les crédits d'équipement octroyés par les banques togolaises aux entreprises, qui étaient réputés les plus chers de l’espace d’intégration en janvier, derrière le Bénin, sont devenus les moins coûteux. Le taux est passé de 9,1% à 5,76%, soit une baisse de 37%.
Fiacre E. Kakpo
Dans son bulletin mensuel des statistiques économiques de janvier, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a dressé l’évolution des coûts des crédits accordés à l’économie togolaise en fonction du débiteur, entre décembre 2017 et ce mois de référence.
Sur cette période, le coût du crédit a augmenté en moyenne de 54 points de base, passant de 8,2% fin décembre 2017 à 8,74% fin janvier 2018. En janvier, hormis le segment des particuliers qui a connu une baisse de 22 points de base, les taux moyens débiteurs des crédits qui mesurent les coûts supportés par l’emprunteur, étaient en hausse chez l’ensemble des autres acteurs.
Une envolée notable a été observée au niveau des prêts accordés à l’Etat et organismes assimilés. Seulement à 6,44% en décembre, les taux exigés par les banques pour octroyer du crédit à l’Etat togolais sont partis à la hausse, pour s’établir à 10%. Cette situation pourrait s’expliquer par la volonté du secteur bancaire de réduire son exposition essentiellement due au mécanisme de préfinancement utilisé par Lomé pour soutenir les dépenses colossales engagées ces dernières années dans les infrastructures et dont ces mêmes banques en sont des acteurs de taille.
Notons également qu’une hausse des coûts des emprunts d’Etat a été également observée sur le marché obligataire depuis le début de l’année. Le Togo vient de réussir un emprunt obligataire à 6,5% le coupon, en hausse par rapport au taux servi l’année dernière.
Toutefois, les données montrent que les sociétés d’Etat continuent de s’offrir du crédit à des taux plus ou moins favorables de 7,75%, bien qu’une hausse de plus 1 point de pourcentage a été notée entre les deux mois de référence.
Outre l’Etat, en ce début d’année, les entreprises individuelles sont également peu « bien vues » par les banques commerciales togolaises qui, outre les garanties classiques, leur imposent des taux avoisinant les deux chiffres. Si en décembre, les entreprises individuelles prêtaient à 9,54%, fin janvier de cette année, ce taux s’est relevé de quelques points pour atteindre 10,07%, soit les crédits les plus chers de l’économie.
Fiacre E. Kakpo
Le marché des concessionnaires d’automobiles enregistre un nouveau venu. L’homme d’affaires Jonas Aklesso Daou, promoteur de la société Sodigaz, embrasse le secteur de la concession des véhicules de marques CHEVROLET et ISUZU.
Le patron de SODIGAZ a confié ce segment d’activité à la société Diwa International, spécialisée jusque-là dans la distribution de lubrifiants utilisés dans l’industrie, le transport, la marine et les mines, précise le site d’information www.lfrii.com.
Dans le cadre de cette activité, le nouveau concessionnaire a ouvert un show-room à Lomé où les potentiels clients, désirant acquérir des véhicules, camionnettes et poids lourds des deux marques, américaine et japonaise, pouront facilement se faire servir.
En dehors de ces engins, les clients y retrouveront également des pièces de rechange et des moteurs adaptés aux exigences du terrain, apprend-on. En se lançant dans ce secteur, le N°1 de Sodigaz poursuit sa « success story » qui part de la production et de la distribution du gaz, qui passe par le conseil (Kapi Consult), les lubrifiants et qui débouche sur la concession de véhicules.
Pour rappel, la société de production et de distribution de gaz figure parmi les dix (10) structures économiques retenues dans l’UEMOA pour le programme Elite BRVM Lounge. Ce programme devrait lui permettre d’entrer en bourse prochainement.
Dans le cadre des campagnes de vaccination de volailles, le gouvernement togolais, à travers le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, veut procéder à l’acquisition de 35 000 flacons de 100 doses de vaccin inactivé adjuvé, soit au total 3 500 000 doses.
Selon un document consulté par la rédaction de Togo First, ces vaccins sont destinés à prévenir la maladie de Newcastle. Le coût de ce projet d’achat devrait être imputé au Projet d’Appui au Secteur Agricole (PASA).
La procédure d’achat par appel d’offre est déjà lancée. La commande totale fait l’objet d’un lot unique. Le processus, précise le document, se déroulera conformément aux procédures d’appels d’offres internationaux, décrites dans les directives : passation des marchés financés par les crédits de l’IDA.
Les campagnes vaccinales que couvre entre autres le PASA, contribuent à une nette amélioration de la productivité du secteur avicole au Togo. Rappelons à cet effet, que de 2011 à 2017, les chiffres relatifs à la production dans ce secteur ont triplé, bondissant de 8 millions de têtes de volailles en 2011 à 25 millions en 2017.
Aidé par le hub de transbordement que représente le port de Lomé, seul port en eaux profondes de la sous-région ouest africaine, le Togo a connu une forte amélioration de son indice de connectivité de transport maritime depuis 2010. Le pays s’offre à la clé, la deuxième place au classement en Afrique subsaharienne, derrière l’Afrique du Sud, selon la Cnuced.
En Afrique en général, l’économie togolaise arrive en quatrième position en terme connectivité maritime, juste derrière le Maroc, le champion, l’Egypte, et la nation arc-en-ciel.
Selon les données de la Cnuced (conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), le Togo a plus que doublé sa performance en moins d’une décennie avec un net bond entre 2015 et 2016. Initialement de 14,2 en 2010, l’indice est passé à 33,9 en 2017 contre 37,4 pour l’Afrique du Sud, deuxième économie du continent.
Autre fait marquant, l’allure de la progression du Togo fait présager que le pays pourrait souffler la première place subsaharienne à l’Afrique du Sud d’ici 2020, en témoigne le mouvement sinusoïdale de l’indice sud-africain qui a chuté de 43 en 2013 à 37,4 en 2017.
Fiacre E. Kakpo