Togo First

Togo First

L’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) au Togo se lance dans une opération d’assainissement « soft » des marchés publics. Aux sanctions classiques applicables aux infractions dans le domaine des marchés publics et des délégations de service public, elle entend suppléer, ou tout au moins apporter un complément de sanctions alternatives.

Son objectif, indique un document consulté par la rédaction de Togo First, est de « mettre à la disposition du Comité de Règlement des Différends, des outils juridiques comportant des mécanismes de sanctions qui permettent d’assainir l’environnement économique sans pour autant nuire à l’économie nationale ».

En ligne avec cette nouvelle orientation stratégique, l’ARMP recrute un consultant individuel en charge de  l’« étude sur les possibilités de sanctions alternatives applicables aux infractions dans les marchés publics et délégations de service public ». Cette activité s’inscrit dans son programme de renforcement du dispositif juridique relatif à la commande publique, pris en charge par le budget de l'Etat, gestion 2018.

Séna Akoda

La France apporte un important appui à la professionnalisation des médias togolais. Une signature de convention intervenue ce 19 juin 2018 entre Robert Dussey, patron de la diplomatie togolaise, et Marc Vizy, ambassadeur de France au Togo, scelle la volonté du Togo et de la France de matérialiser le PROFAMED (Projet de Formation et d’Appui au secteur de l’audiovisuel et des Médias) au Togo.

Selon les informations, cette signature devrait engager la France à financer la formation des médias togolais à hauteur de 493 000 euros, soit 323 386 000 FCFA sur deux (02) ans (2018-2019).

Cette année déjà, la France devra investir 256 000 euros, soit 167 925 000 FCFA dans ce projet, renseigne l’ambassade de France.

Elaboré par le ministère en charge de la communication et l’ambassade de France au Togo, en partenariat avec l’institut des sciences de l’information, de la communication et des arts (ISICA) de l’université de Lomé, le PROFAMED devrait relever de manière conséquente le niveau du journalisme togolais, public ou privé, grâce à des actions ciblées. Entre autres l’accompagnement des réformes prévues par le Togo, la consolidation de la démocratie et de la liberté d’expression, un appui décisif à la formation des journalistes et professionnels des médias.

Le projet se décline à travers quatre composantes. Il s’agit d’un appui à l’encadrement législatif et réglementaire des métiers de la presse; d’un programme de formation continue pour les journalistes sans formation spécifique. Et également d’un programme de formation par modules, destiné aux professionnels des médias (techniciens audiovisuels, journalistes spécialisés et employés exerçant des fonctions support au sein des organes de presse et des médias.) ; et enfin des actions de valorisation de l’image des médias au Togo.

Séna Akoda

Au Togo, en mai 2018, le niveau général des prix à la consommation a connu une baisse de 1 % contre une progression de 1,9% un mois plus tôt, montrent les données du l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

Cette régression est principalement due à la baisse des prix des « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-3,9%), bien que les autres fonctions de consommation, aient connu une hausse. Les fonctions « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » (+0,7%), les « Biens et services divers » (+0,6%), le panier « Tabac et stupéfiants » (+2,7%) et les produits liés aux soins de santé (+0,3%).

Par contre, rapporté au mois de février, c’est-à-dire sur une base trimestrielle, le niveau des prix aura progressé de 1,5%, principalement sous l’influence d’une hausse de 5,7% dans les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées. En glissement annuel, le niveau des prix a régressé de 0,3%.

Fiacre E. Kakpo

La filière soja est en plein essor au Togo et des initiatives émergent, non seulement pour booster le secteur, mais aussi pour le professionnaliser à tous les niveaux du circuit.

Dans ce registre, on note des sessions de formation organisées au cours de la semaine écoulée par le ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé au profit d’une quarantaine d’acteurs de cette filière à Kara (région de la Kara) et à Atakpamé (région des Plateaux).

Au centre de ces rencontres destinées à renforcer les capacités des personnes concernées, il y a le financement des exportations, les moyens de paiement dans le commerce international, la gestion des risques dans les transactions commerciales, l’élaboration de plans d’affaires bancables, etc.

Dans cette perspective de professionnaliser la filière, il s’est agi pour les promoteurs des rencontres, d’initier les participants aux normes et exigences du commerce international des produits agricoles et alimentaires. Mais en outre, d’attirer leur attention sur les risques inhérents à l’activité et de leur inculquer les modes de gestion de ces risques dans la transaction commerciale, le financement des exportations, etc.

Cet attrait pour la filière Soja, explique Batchassi Katchali (photo), directeur du commerce extérieur, trouve sa justification dans le fait que cette filière a un fort potentiel de création de valeur ajoutée et d’emploi. Or, le non-respect des normes de qualité et des procédures d’exportation affecte sérieusement sa viabilité économique et financière.

Cette filière a attiré un investissement de 2,4 millions de dollars et permis, sur la période 2015-2017, de faire passer sa production de 14 000 T à 36 000 T. Au titre de la campagne 2018-2019,  la seule société Jonction de Croissance Agricole du Togo (JCAT) table sur une production de 10 000 tonnes de soja bio.

Séna Akoda

La vaste réforme entreprise par l’Office Togolais des Recettes en vue de démultiplier sa capacité de mobilisation des recettes fiscales et douanières au profit de l’Etat n’exclut pas les infrastructures immobilières.

Cette institution va réhabiliter les bâtiments du Commissariat  des Douanes et Droits Indirects. C’est ce qu’indique un document que la rédaction de Togo First a pu consulter ce mardi 19 juin 2018. En effet, selon un appel d’offres ouvert (AOO), publié dans le quotidien d’Etat, l’OTR sollicite des offres fermées de la part des candidats éligibles et répondant aux qualifications requises, en vue de réaliser  des travaux de génie civil, d’électricité et de climatisation des bâtiments du Commissariat des Douanes et Droits Indirects.

Le financement de ces travaux devrait être couvert par des fonds perçus du budget de l’Etat togolais, exercice 2018 à cet effet.

Le Commissariat des Douanes et Droits Indirects devrait donc très bientôt être relooké. Au bout de cinq mois, au maximum, précise l’AOO.

Séna Akoda

Le PND, Plan national de développement, ambitieux programme d’actions quinquennal du gouvernement, va stimuler l’activité économique, a indiqué le Fonds monétaire international (FMI) dans sa deuxième revue de la performance économique du Togo.

Performance jugée « bonne » et qui a motivé le décaissement de 35,5 millions au profit du Togo. « La finalisation du Plan National de Développement et l'adhésion du Togo au Compact With Africa sont louables. La mise en œuvre rapide et décisive des réformes structurelles décrites dans ces deux documents politiques, qui sont compatibles avec le programme appuyé par la FEC, aideront le Togo à parvenir à une croissance plus forte et plus inclusive », indique le Fonds.

En ligne avec ces perspectives, le FMI passe les indicateurs économiques et financiers du Togo sur la période 2018-23 au vert, motivé par les reformes et les initiatives du PND. Ainsi, hormis l’année 2018 émaillée de manifestations socio-politiques, le produit intérieur brut devrait progresser de 5,4% en moyenne jusqu’en 2023. La dette publique devrait passer sous la barre de 50% du PIB.

Rappelons le mécanisme innovant de financement du secteur agricole le Fonds Mifa, ancien Tirsal, la mise en place de deux parcs industriels avec, dans le viseur, l’objectif de capter plus de 1000 milliards d’investissements étrangers, sont autant de d’initiatives qui porteront l’économie togolaise sur les cinq prochaines années, selon l’exécutif.

 Fiacre E. Kakpo

Le gouvernement togolais et le groupe Thales Alenia Space annoncent ce lundi 18 juin, la signature d’un contrat portant sur la fourniture à Lomé d’une station sol de dernière génération, la Meolut Next (MEdium Orbit Local User Terminal).

Il s’agit d’une station capable de détecter et de localiser instantanément tout signal de détresse déclenché par un bateau ou un porteur sur terre. La station est dotée du dispositif nécessaire qui assure l’interface avec les systèmes existants en local ou dans les pays voisins (pompiers, armée, gardes côtes…).

Selon le groupe basé à Toulouse, la Meolut Next permettra au Togo de capter des signaux d’une balise de détresse sur une zone de plus de 3000 km de rayon, couvrant ainsi tout le golfe de Guinée, et une large partie de l’intérieur du continent africain.  

Cette station contribuera, grâce à ses capacités dans la précision de détection du signal, au renforcement de la sécurité des biens et services.

Pour le Ministre des infrastructures et des transports, Ninsao Gnofam « la station MEOLUT Next de Thales Alenia Space s’intègrera parfaitement dans la volonté du gouvernement togolais de sécuriser en particulier le trafic maritime dans le golfe Guinée et de mettre en place un climat de sécurité sans faille indispensable au développement économique du pays et de toute la région ».  

Fiacre E. Kakpo

Les 07 et 08 juin derniers, s’est tenu à Londres le 1er forum sur l’économie bleue en Afrique. Stanislas Baba (photo), ministre conseiller du Président de la République pour la mer y a pris une part active. L’objectif  de cette rencontre était d’envisager la contribution économique des océans à la réalisation de l’agenda 2063 de l’Union Africaine et des Objectifs de Développement Durable.

Pour faire de l’économie bleue un moteur de croissance sur le continent, Paul Holthus, PDG du Conseil mondial des océans estime que « l’Afrique présente des occasions majeures d’investissement dans l’économie bleue ainsi que des défis de développement durable. Nous œuvrons à regrouper le leadership et la collaboration des communautés d’activités concernant les océans en Afrique, pour profiter de ces occasions et relever ces défis ».

Gregor Patterson-Jones, expert indépendant intervenant sur le thème « L’économie bleue et le financement des océans », renchérit et met en relief la multitude d’opportunités qui gravitent autour de ce secteur : « L’économie bleue n’est pas un sujet uniforme. L’économie verte se définit plus facilement, parce qu’elle concerne les énergies « propres ». L’économie bleue comporte de nombreux secteurs avec différents types d’occasions d’investissement. Je dis toujours que le bleu est le nouveau vert ».

Pour une efficience du schéma qui se dessine en faveur du financement de l’économie bleue en Afrique, les participants à cette assise ont incité le continent africain à mettre en œuvre « un système de gouvernance maritime durable, profitable à l’ensemble du continent ».

En rappel, ce forum est le 1er événement majeur sur le sujet, après le sommet de l’Union africaine sur la sécurité maritime organisé l’an passé dans la capitale togolaise.

Séna Akoda 

Le Togolais se sent plus en sécurité que son voisin ghanéen. C’est ce que révèle l’indice « Law and Order » 2018 (loi et ordre) de l’institut Gallup qui mesure le sentiment de sécurité dans 142 pays dans le monde en 2017.Le Togo obtient un indice de 69 sur 100 en 2017. Un score qui le positionne devant ses voisins ouest africains, à savoir la Guinée, le Mali et le Ghana. Respectivement, ces trois pays affichent 68, 66 et 66.

Avec ce score, le Togo tutoie le Sénégal qui totalise le même point mais se retrouve surclassé par son voisin du Burkina Faso qui affiche 73, celui du Niger (74) et celui du Bénin (74). Le Togo, avec cet indice se situe légèrement au-dessus de la moyenne en Afrique sub-saharienne qui s’établit à 68.

Ce classement, explique l’Institut Américain, a été réalisé à partir d’entrevues téléphoniques et d’entretiens en face à face, réalisés dans 142 pays, avec 148 000 personnes. Plus concrètement, cette enquête se fonde sur un questionnaire qui évalue la confiance des personnes dans leurs forces de police et le degré de sécurité de nuit assuré dans leurs cités et quartiers.

Au plan mondial, Singapour trône une nouvelle fois en s’adjugeant le titre de pays le plus sûr avec un score de 97 sur 100, suivi suivi de la Norvège, de l’Islande et de la Finlande avec un score de 93 sur cent chacun, pour former le quartet.

Sur le continent, le Top 5 est disputé par l’Egypte (88), le Rwanda (83), la Mauritanie (82), le Maroc (81) et le duo Algérie – Ethiopie ex-aequo à la 5è place.

Au bas de l’échelle où se logent les pays où le sentiment d’insécurité est extrêmement élevé, on note le Venezuela qui conserve son triste record mondial de pays le plus dangereux (44), suivi de l’Afghanistan (45) et du Sud-Soudan (54).

L’institut établit des liens étroits entre les données reportées et les perspectives économiques des pays. De fait, ces données devraient avoir des incidences sur leur environnement des affaires.

Séna Akoda

Start-Aid, start-up franco togolaise basée à Marseille, dont l’objectif est de soutenir les initiatives de jeunes entrepreneurs africains, va ouvrir un espace de coworking à Lomé à partir du 04 juillet 2018.

Pendant six semaines, la start-up qui se veut un « boosteur de l’innovation », proposera aux porteurs de projets des formations et des workshops de qualité avec accès à une connexion haut débit de 20 Mbps. Aussi, à sa terme, l’événement devrait-il permettre d’interconnecter les différents participants.

L’événement dénommé « Start to go », qui servira de tremplin aux jeunes entrepreneurs pour le lancement de leurs start-up, marque les ambitions de Start-Aid qui entend démarrer bientôt ses activités d’incubation à Lomé.

« Notre métier consiste à accompagner l’entrepreneuriat et l’innovation en Afrique, en commençant par le Togo », peut-on lire sur le site officiel de la jeune pousse.

Pour plus d’informations, visiter la page de Start-Aid.

Fiacre E. Kakpo

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