Un FabLab, cofinancé par des internautes, a vu le jour dans la région des Savanes le week-end écoulé, rapporte RFI. Selon les informations, un FabLab (contraction de l'anglais fabrication laboratory, « laboratoire de fabrication ») est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition toutes sortes d'outils, notamment des machines-outils pilotées par ordinateur, pour la conception et la réalisation d'objets. « L’installation de ce centre high-tech au Nord-Togo a été cofinancée par les internautes qui surfent sur un moteur de recherche français, Lilo.org », précise la radio mondiale.
Clément Le Bras, co-fondateur du FabLab à Dapaong développe le principe du moteur de recherche lilo.org basé sur une valorisation en argent des recherches qu’effectuent les internautes sur cette plateforme : « C'est complètement gratuit, ça ne change pas vos habitudes. Vous allez sur Lilo.org, vous allez faire vos recherches, et en fait ce que les gens ne savent pas forcément c'est qu'ils génèrent de l'argent par leurs recherches ».
Celui-ci met un accent particulier sur le gain que génèrent les recherches des internautes sur le moteur de recherche lilo.org « C'est à peu près 30 euros par an par utilisateur, via les liens commerciaux en haut des recherches. Et nous, cet argent là, on va le récupérer et en reverser 50% à des projets. Là vous pouvez reverser cet argent au projet Emmabuntüs au nord du Togo. »
Au Togo, les litiges fonciers représentent 70% des affaires soumises aux cours et tribunaux. C’est pour mieux répondre à ces conflits que le ministère de la justice organise depuis mardi dernier un atelier consacré aux règlements judiciaires des litiges fonciers.
Les échanges s’articulent autour de cinq (5) axes clés à savoir : « les procédures judiciaires récurrentes en matière foncière » ; « les obligations du magistrat dans la procédure judiciaire en matière foncière » ; « la gestion judiciaire des litiges fonciers impliquant l’Etat » ; « le traitement judicaire des dossiers fonciers » et « la jurisprudence de la cour suprême ».
Ces rencontres permettront d’élaborer un guide à l’usage de la justice qui servira à mieux régler les litiges fonciers, apprend-on.
Si les verdicts portant sur les différends liés à la terre entre concitoyens sont encore loin de faire l’unanimité, soulevant parfois des tensions fratricides, le gouvernement veut améliorer le cadre juridique en outillant les magistrats à l'analyse et à l'interprétation des textes et sur la façon la plus adaptée de gérer ces conflits. « Ces litiges conduisent les membres d'une communauté ou d’une même famille à s'affronter farouchement, à se haïr. Ces assises sont destinées à vous aider à avoir une meilleure approche juridictionnelle afin de donner satisfaction aux nombreux justiciables qui parfois déplorent certaines décisions de justice rendues à leur détriment », a souligné le Garde des Sceaux, Kokouvi Pius Agbetomey (photo).
Fiacre E. Kakpo
L’annonce par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, de la réservation d’un quota de 20% des marchés publics aux jeunes entrepreneurs et aux femmes, a été suivie de plusieurs mesures, notamment
Aussi, à la date du 26 mars dernier, ils sont déjà 1280 entrepreneurs dont 24% de femmes à s’enregistrer sur le site. S’agissant du Guichet Unique, démarré le 05 mars 2018 à Lomé, 160 entrepreneurs dont 21 femmes, ont été reçus, écoutés, informés et orientés ; 26 demandes de pièces administratives reçues et 14 demandes traitées.
Le cap est désormais mis sur l’opérationnalisation des mesures de facilitation, l’ouverture des bureaux dans les autres régions du pays et l’interconnexion numérique des structures représentées au guichet, en vue d’assurer une plus grande célérité du traitement des dossiers.
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) va mettre à contribution la société FinAfrique en matière de renforcement des capacités de son personnel. Les axes ciblés concernent, entre autres, la conception d’un plan d’affaires, le management, la gestion financière et commerciale.
Selon les informations, il devrait s’agir d’une formation à distance, en ligne. FinAfrique propose justement des « interventions ciblées et adaptées aux problématiques africaines, des formations de qualité sur le site et à moindre coût et qui sont ponctuées de nombreux cas pratiques généralement effectués sur ordinateur ». La société, avant la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, offre déjà son expertise à des acteurs du secteur privé comme MTN, Société Générale ou Banque Atlantique.
La CCIT compte également élargir son partenariat à d’autres institutions africaines spécialisées dans le e-learning. Les avantages de cette option pour la CCIT sont nombreux. Une formation e-learning devrait générer un gain substantiel pour l’institution, comparée à l’hypothèse d’une formation en présentiel. Les cours seront personnalisés, donc adaptés aux besoins exprimés. L’autre avantage, c’est la flexibilité et la mobilité dans l’apprentissage. Le personnel peut suivre sa formation continue en ligne, partout et à tout moment.
Ancienne directrice adjointe d’Orabank-Togo, la plus grosse filiale du groupe, Rose Kayi Mivedor vient d’être portée à la tête d’Orabank Gabon en remplacement du camerounais Guy Martial Awona qui part avec « un bilan satisfaisant ».
Après ses passages successifs à Banque Atlantique, Diamond Bank Togo où elle a assuré la direction générale et ses deux dernières années passées à la tête de la filiale togolaise du groupe panafricain Orabank, la banquière togolaise, aura pour mission de poursuivre la tâche de son prédécesseur.
Concrètement, celle qui est dans l’univers bancaire depuis une quinzaine d’années, devra poursuivre les efforts de mobilisation de ressources, afin soutenir la croissance des activités, répondre aux exigences règlementaires et surtout imposer Orabank sur le marché gabonais.
Pour rappel, Rose Kayi Mivedor est la première Togolaise à présider aux destinées de l’Apbef-Togo (Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo).
Outre le Togo et le Gabon, Orabank est présent dans 10 autres pays africains notamment : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.
Fiacre E. Kakpo
L’Office Togolais des Recettes (OTR) accompagne les entreprises togolaises dans l’ère du numérique et de la dématérialisation des procédures. Elle a initié pour cela une formation à l’endroit des Moyennes Entreprises sur la déclaration en ligne. Une première rencontre s’est tenue du 19 au 23 mars derniers dans la salle informatique du Commissariat des Douanes et Droits Indirects (CDDI). Un second atelier démarrera le 04 avril prochain et durera jusqu’au 10 avril. Un peu plus de 400 Moyennes Entreprises sont concernées par ces sessions.
Pour l’équipe dirigeante de l’Office notamment la division Education du contribuable, cette formation sur la télédéclaration, est mue par la volonté de faciliter les procédures aux Moyennes entreprises dans leur démarche quotidienne de déclaration et de paiement des impôts. Le site www.otr.tg est mis à leur disposition. Les entreprises peuvent y déclarer leurs impôts et obtenir leur bulletin d’émission et la référence de paiement.
Deux ans plus tôt, les Grandes Entreprises togolaises, à l’initiative de l’OTR, avaient également bénéficié du même type de formation sur la déclaration en ligne. Une session de recyclage est prévue pour les prochains jours afin d’inciter encore plus à l’usage de cette procédure.
Le gouvernement togolais se prépare pour l’adoption « formelle » dès avril du Plan National de développement (PND 2018-2022), apprend-on de Financial Afrik.
Ce plan quinquennal prévu pour remplacer la Stratégie de croissance accélérée et de promotion de l’emploi (SCAPE, 2013-2017) dont les résultats ont été jugés un peu en dessous des attentes, devrait entrer dans sa phase opérationnelle à partir du début du deuxième semestre.
Pour rappel, le Plan national de développement comprend trois volets fondamentaux: la mise en place d’un hub logistique d’excellence pour le commerce international, la création d’emplois à travers le développement des pôles de transformation agricole, de manufacture et d’industries extractives, ainsi que la consolidation du développement social et le renforcement les mécanismes d’inclusion.
Fiacre E. Kakpo
Le Togolais Dr Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) prend la présidence du premier laboratoire de la finance africaine dénommé « AfricaFinLab ».
Cette institution, lancée mardi 28 mars 2018 à Abidjan à l’initiative de Paris Europlace, de la BRVM (le Togo est membre de cette institution financière) et de plusieurs partenaires, est, comme son nom l’indique, un laboratoire d’idées, de soutien et de promotion des fintechs en Afrique.
Sa mise en place répond à un souci d’accompagner les acteurs de la finance africaine dans la nouvelle ère de la finance mondiale, qui est une finance plus directe, digitale, innovante et fortement consommatrice de compétences et de talents.
AfricaFinLab devrait contribuer à la mobilisation des besoins massifs, estimés par la CNUCED entre 600 Md$ à 1200 Md€ par an, pour financer la croissance économique, la diversification des économies africaines, la modernisation des infrastructures de base, etc.
« La BRVM est heureuse d’accompagner le développement de la finance en Afrique, comme principal levier de la transformation du continent. Le laboratoire sera un creuset des nouvelles idées et des nouveaux talents qui construiront l’Afrique financière de demain », a déclaré le Togolais, président de cette nouvelle institution internationale au service de l’Afrique.
Né de la fusion des réseaux fixes et mobiles de Togo Telecom (Togo Telecom et Togo Cellulaire), le Groupe Togocom ambitionne de jouer les premiers rôles dans la fourniture d’accès Internet « après des années difficiles marquées par une baisse des performances, notamment sur l’offre Internet, et une diminution des parts de marchés face à des concurrents toujours plus agressifs ».
Ses responsables comptent, pour se faire, démultiplier les points de réseaux interconnectés, pour accroître la couverture en Internet très haut-débit dans le pays. Ils s’appuieront sur les atouts des deux réseaux pour atteindre cet objectif.
Mais avant, opération lifting : un nouveau logo aux couleurs du drapeau togolais a été dévoilé pour incarner cette nouvelle vision. « Ce nouveau logo porte une ambition forte qui est de devenir dans les prochaines années un des acteurs de référence de la sous-région. Les premiers succès, nés de notre chantier de transformation, montrent que nous avons les moyens de cette ambition, pour participer à la volonté du Chef de l’Etat, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé », explique le nouveau Directeur Général de Togocom, Affoh Atcha-Dedji (photo).

A la fin du mois de décembre 2016, le taux de pénétration du haut-debit fixe et mobile plafonnait à 20%. Il s'agit donc de l’améliorer. Le déploiement du réseau d’accès Internet Très haut débit à fibre optique dans les quartiers de Lomé et dans les autres villes du pays participera à l’atteinte de cet objectif.
La production de cultures vivrières au Togo a augmenté de 7% à l’issue de la campagne agricole 2017/2018. L'information a été donnée par la Bceao dans son rapport de mars 2018 sur les politiques d’intégration économique de l’Uemoa.
Ce bond a été porté par les conditions climatiques favorables qui ont prévalu en 2017 dans l’ensemble de la sous région. Selon le document, la production vivrière a connu une hausse de 6,1% dans l’union. La Bceao attribue cette progression à l’augmentation de la production des tubercules (+6,5%) et des céréales (+6,2%).
Il est à noter que la performance du Togo est au-dessus de celles enregistrées au Burkina Faso (+6,2%), au Bénin (+5,7%) et au Mali (+4,3%). Les plus fortes hausses proviennent de la Guinée-Bissau (+8%), du Sénégal (+8%) et de la Côte d'Ivoire (+7,9%).
Au Togo, la production vivrière représente une part importante de l’agriculture nationale. Afin d’en assurer une production suffisante pour garantir la sécurité alimentaire, le gouvernement a mis en place depuis 2011 un vaste programme quinquennal d’investissements dans le secteur agricole. Une initiative reconduite pour les dix prochaines années au regard des résultats satisfaisants obtenus au terme du premier quinquennat, notamment l’autosuffisance alimentaire.
Fiacre E. Kakpo