Le 04 novembre 2016, un accord d’adhésion a été signé entre le Togo et la Banque panafricaine d’import-export basée au Caire, en Egypte. Cette adhésion qui fait du pays d’Afrique de l’Ouest, le 40e membre de l’institution financière, avant d’être formelle, devrait être ratifiée.
Le Conseil des ministres réuni ce 13 juin a examiné le projet de loi autorisant cette adhésion à l’accord portant création de la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank). Jusqu’à présent le Togo était actionnaire mais pas formellement membre à part entière.
Avec l’adhésion du Togo à cet Accord, le pays pourra participer réellement à l’actionnariat de la Banque et bénéficier de ses concours financiers afin d’assurer la croissance de son secteur privé, le développement des infrastructures de transport et de logistique, ainsi que l’augmentation de ses capacités de production énergétique.
Reçu en audience par Faure Gnassingbé le 31 octobre 2016, le président d’Afreximbank Benedict Oramah, annonçait que son institution avait identifié au Togo plusieurs opportunités notamment dans le commerce, le développement d’infrastructures de logistiques, ainsi que des parcs industriels. Des projets qui pourraient s’évaluer entre 500 millions et un milliard de dollars.
D’ailleurs, selon la Coface, une bonne partie de cette manne financière pourrait tomber cette année. Une mission de la Banque a déjà séjourné à Lomé cette année, où elle a rencontré une délégation togolaise conduite par le Ministre de l’industrie, Yawovi Attigbé Ihou pour parler d’industrialisation du pays.
La Banque Africaine d'Import-Export (Afreximbank) est une institution financière panafricaine multilatérale, créée en 1993 pour faciliter, financer et développer les échanges commerciaux entre les pays africains ainsi qu’avec le reste du monde.
Fiacre E. Kakpo
L’Office Togolais des Recettes a changé de paradigme dans sa logique de mobilisation des recettes fiscales et douanières. D’un OTR « gendarme », cette institution passe à un partenariat avec les contributeurs fiscaux par un programme de promotion du civisme fiscal. L’idée, selon les responsables de l’institution, est de sensibiliser ceux-ci à un consentement volontaire.
Dans cet esprit, la Direction de Communication et des Services aux usagers de l’OTR a formé le 12 juin à son siège à Lomé, des responsables des Petites et Moyennes Entreprises (PME) sur la fiscalité des entreprises au Togo entre autres, leurs droits et obligations, les procédures fiscales et douanières, les procédures de liquidation des impôts et taxes douanières et les différentes mesures de facilitation offertes en matière de dédouanement des marchandises, etc.
En effet, le paiement par les entreprises de leurs impôts et taxes douanières sur une base volontaire, suppose préalablement une éducation à leurs obligations fiscales et douanières. Il s’agit de mettre les contribuables au même niveau de compréhension de la fiscalité des entreprises et de communiquer davantage avec elles, indique Ayaovi Gbédévi Egloh, directeur des Petites et Moyennes Entreprises.
Et cette année, l’OTR compte atteindre 2100 Petites et Moyennes Entreprises par sa campagne de promotion de l’éducation et du civisme fiscal. Comparé à 2017 où l’institution avait touché 1 500 PME, cet objectif s’inscrit dans une nette tendance à la hausse. Ce que l’on peut appeler « opération briser le mur de glace entre l’OTR et les contribuables » semble en marche.
Séna Akoda
Depuis le lundi 11 juin, Togocel et Moov sont autorisés à déployer la 4G sur toute l’entendue du territoire togolais. C’est autour d’une cérémonie grande pompe que se sont déroulés le renouvellement des licences 2G et 3G, et l’attribution de la licence 4G à ses deux opérateurs de téléphonie mobile, les seuls sur le marché togolais.
Les Togolais pourront désormais surfer avec le très haut-débit. Mais avant, côté opérateurs, il faudra mettre les bouchées doubles pour le déploiement l’infrastructure 4G. Dans ce sens, les deux sociétés ont promis d’accélérer les travaux pour que la 4G soit définitivement opérationnelle avant la fin de cette année.
Rappelons que sur la 2G et 3G, les nouveaux contrats entre l’Etat togolais et les deux opérateurs courent jusqu’en 2036. Pour ce qui est de la 4G, aucune information n’a encore filtré.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le Parlement a adopté mardi, le projet de loi portant code des douanes. De nouvelles dispositions ont été introduites dans la nouvelle mouture, dans l’optique de moderniser l’administration douanière, à la lumière des nouvelles mutations de l’environnement international et des réalités économiques et institutionnelles nationales.
« La présente loi qui vient d’être votée répond aux exigences du nouvel environnement économique et répartit les compétences entre le ministre chargé des finances, le commissaire général de l’OTR et le commissaire des douanes et des droits indirects pour plus d’efficacité et de célérité dans le traitement des dossiers », a déclaré le ministre de l’économie et des Finances, Sani Yaya (photo) dans son discours devant les parlementaires.
Le nouveau code des douanes met l’accent sur la célérité, la transparence et l’équité. Il « vise à offrir aux opérateurs économiques, un cadre d’exercice et de régulation des échanges qui garantit un service de qualité ».
Plus précisément, la loi adoptée hier par le Parlement togolais comporte des dispositions qui renforcent les droits des usagers et partenaires de l’administration des douanes.
Outre les avantages aux opérateurs économiques, le code des douanes devrait mettre à la portée l’administration douanière les instruments appropriés pour mieux mobiliser les ressources domestiques et permettre au Gouvernement de financer sa politique de développement. Pour rappel, l’ancien code des douanes avait été promulgué en 2014.
Fiacre E. Kakpo
L’Office Togolais des Recettes veut optimiser sa capacité de mobilisation des recettes fiscales dans le secteur minier. A cet effet, il examine avec des agents de l’Etat et des cadres des industries extractives privées, la possibilité de modifier le régime fiscal du secteur minier à Notsé, dans la Région des Plateaux.
Le constat amer dressé à ce jour, est que les fluctuations des prix des produits miniers ajoutées à la non-fiabilité des informations fournies par les industries minières, compromettent la bonne perception des impôts dans ce secteur.
Le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) qui table sur une meilleure redevabilité de ce secteur et plus de transparence dans sa gestion, fait de l’accès à l’information minière une ressource vitale, dans ce processus visant à modifier le régime fiscal applicable aux industries extractives privées.
Cette modification devrait se faire sur la base d’un modèle élaboré par le FMI et qui permet aux Etats de faire des comparaisons de régimes fiscaux en regardant l’assiette de l’impôt, le taux de l’impôt, les différents régimes fiscaux pour le partage d’informations entre le gouvernement et les investisseurs, indique-t-on.
Séna Akoda
Le gratin de la tech togolaise se rassemblera le 29 juin prochain à l’Hôtel Sarakawa de Lomé autour de la 3e édition de l’IT Forum Togo.
L’événement est organisé par le ministère des postes et de l’économie numérique en partenariat avec CioMag, une agence d’information spécialisée sur l’actualité de l’économie numérique africaine.
Après la 1ere édition ayant porté sur les défis de l’administration électronique et de la transformation numérique au Togo, la deuxième qui a gravité autour des objets connectés, ce 3e round abordera la thématique de la cybersécurité. Un segment sur lequel le département du numérique multiplie ses actions depuis le début de l’année avec notamment, la création d’une agence de cybersécurité (Computer Emergency Response Team (CERT)).
Le thème de cette édition est :
Ce 3e IT Forum Togo dont le thème est « Cybersécurité : Créer, promouvoir un environnement numérique de confiance au Togo », accueillera quelque 150 participants qui assisteront à quatre panels. Des spécialistes y analyseront l’environnement du numérique togolais pour formuler des recommandations utiles au pays.
Le réseau E-gouvernement, le déploiement de la fibre optique, l’annonce de la 4G, le futur Tech Hub de Lomé sont autant de projets lancés par le gouvernement au profit des usagers togolais. Pour ces projets ayant mobilisé de gros investissements, de l’ordre de plusieurs milliards de FCFA, la nécessité de les maintenir à niveau pour relever le défi de la sécurisation, reste un enjeu majeur.
Pour rappel, le Togo ambitionne de devenir en un hub de services numériques, en boostant ce secteur de l’économie, identifié comme un levier et un accélérateur de la croissance économique.
Fiacre E. Kakpo
L’office togolais des recettes (OTR) poursuit ses réformes visant à optimiser la mobilisation des ressources domestiques.
Après le rattachement de la conservation foncière et du cadastre au commissariat des impôts, l’Otr vient de franchir un nouveau cap. Dans une note de service du 07 juin dernier, le commissaire des impôts, en sa qualité de conservateur de la propriété foncière et des Hypothèques annonce la délégation de sa signature à Bali Komi, chef Division de la Conservation Foncière, en matière de délivrance des documents relatifs à toutes les opérations post-immatriculation.
Il s’agit d’une nouvelle orientation qui devrait accélérer les procédures et réduire drastiquement les délais de transferts de propriété, des hypothèques et, au sens plus large, de toutes les opérations généralement sollicitées par le secteur privé.
La mesure fait partie d’un vaste chantier de réformes entreprises depuis le début de l’année visant à fournir un service de qualité aux citoyens avec un gage de transparence.
Pour les autorités, cette délégation devrait faciliter indirectement l’accès aux crédits bancaires au secteur privé, maillon clé pour l’économie togolaise.
Sont concernés par cette délégation de signature :
Rappelons que dans un souci de transparence, les informations relatives aux titres fonciers et plans cadastraux sont librement accessibles à tous les citoyens sans distinction, depuis le site web de la DADC désormais rattachée à l’OTR.
Fiacre E. Kakpo
Le gouvernement togolais ambitionne de faire du commerce électronique un maillon fort de la croissance économique. Pour y parvenir, des acteurs de premier plan comme Semoa, start-up togolaise, crée et déploie des solutions à destination des particuliers et des entreprises en matière de paiement et d’accès à des services dématérialisés.
Son Ceo, Edem Adjamagbo participait aux travaux de consultation nationale sur l’évaluation de l’état de préparation au commerce électronique au Togo, la semaine dernière. Objectif de la jeune pousse qui s’est vu décerner le fameux « Fintech Africa of the Year 2018 » en début d’année : présenter son nouveau joyau, le Semoa Kiosk. Semoa-Kiosk est un réseau de bornes automatiques de paiements qui permet aux populations africaines de payer des transactions en ligne, notamment auprès des e-commerces, avec leur moyen de paiement privilégié : le cash. Edem Adjamagbo a bien voulu se prêter aux questions de Togo First.
Togo First : Qu’est-ce que les bornes Semoa Kiosk apportent aux Togolais ?
Edem Adjamagbo : Notre objectif est de décentraliser le paiement de factures. Aujourd'hui, tout le monde paie presque partout en espèces. Conséquence : pour payer sa facture d'électricité, il y a de longues queues dans les agences. Grâce au réseau de bornes Semoa-Kiosk nous décentralisons le paiement de ces factures. Ainsi, il est possible de payer sa facture l'électricité dans un Digital Corner équipé de Semoa Kiosk.
Togo First : Outre le paiement de facture d’électricité, quels autres services fournissent-ils ?
Edem Adjamagbo : Aujourd'hui les kiosks proposent le dépôt d'argent sur compte mobile Tmoney, l'achat de crédit téléphonique Togocel, l'achat d'internet mobile Togocel ou encore l'achat de crédit téléphonique Moov.
Nous travaillons avec notre équipe R&D à Lomé pour pouvoir déployer un nouveau service par mois. De la même façon qu'un téléphone devient un smartphone parce qu'on y télécharge des applications, nous travaillons à déployer des nouveaux services pour rendre Semoa-kiosk SMART.
Togo First : Où peut-on retrouver ces kiosks ?
Edem Adjamagbo : Aujourd'hui ces kiosks sont déployés chez nos « early partners » à CCT Batimat (assivito) et Wiistore à Kégué. Ce sont des partenaires qui ont vite saisi l'importance de ce qui se prépare et ont souhaité soutenir cette initiative en accueillant les bornes. Nous les en remercions.
Différents lieux de la ville vont bientôt être équipés : l'aéroport, les supermarchés Champion et Super Ramco, les agences Ecobank Togo.
Nous travaillons également sur un dossier pour le Ministère du Tourisme pour permettre de proposer aux touristes des événements culturels, des circuits touristiques qu'ils pourraient découvrir et payer directement sur des bornes dans les hôtels.
Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo
Une rencontre dans la capitale togolaise est dédiée à l’évaluation nationale des risques (ENR) de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Financée par la Banque Mondiale et ouverte hier 11 juin 2018, elle réunit des cadres de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières, ceux du Ministère de l’Economie et des Finances et des experts d’autres secteurs.
Au cours de cette assise qui devrait se clôturer demain 13 juin 2018, les différents acteurs nationaux impliqués dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme évaluent les risques et les conséquences de ces activités illégales sur l’économie togolaise.
S’agissant de cette autoévaluation, Tchaa Bignossi Aquiteme (photo), président de la CENTIF dresse un point sans complaisance : « Sur le plan national, nous essayons de faire de notre mieux. Mais sur le plan international, ce n’est pas évident car on ne parle plus d’opérationnalité mais plutôt d’efficacité ». L’évaluation porte sur la mise en œuvre des textes auxquels le Togo a adhéré. Au travers de cet exercice, il s’agit de « détecter nos vulnérabilités », a-t-il en outre, indiqué.
Le rapport de cette autoévaluation, en ligne avec une recommandation du Groupe d’Action Financière (GAFI) devrait baliser la voie à une conception de stratégies efficaces de lutte et de prévention de ces activités.
Séna Akoda
Le processus d’adoption d’un nouveau code des douanes est lancé. Depuis le lundi 11 juin 2018, les députés togolais sont en session plénière, consacrée à l’étude du nouveau code des douanes national.
Selon les informations, une nouvelle loi devrait, au terme du processus, compléter et amender celle du 28 avril 2014. En effet, de nouvelles dispositions devraient y être introduites relativement à la destruction des marchandises saisies ou abandonnées.
On devrait enregistrer également de nouvelles dispositions applicables à la tentative d’infraction ainsi qu’au contrôle des déclarations après dédouanement.
L’adoption en perspective de ce nouveau code douanier, devrait s’intégrer dans un processus plus large des réformes qu’initie l’Office Togolais des Recettes (OTR) en vue d’optimiser la mobilisation des recettes douanières et fiscales pour le budget de l’Etat et celui des collectivités locales.
A l’analyse des dispositions devant être incorporées au nouveau code, l’OTR semble renforcer son arsenal juridique afin de faire preuve de plus de fermeté à l’égard de ceux qui tentent de faire fraude aux droits financiers de la République Togolaise.
Séna Akoda