Togo First

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Le Ministère français de la Transition écologique et solidaire et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ont lancé en 2017 un appel à projets « Solutions innovantes pour l’accès à l’énergie hors réseaux ». A fin novembre 2017, 92 projets ont été enregistrés et seulement 9 ont été retenus. L’annonce a été faite le 15 mars dernier par Nicolas Hulot (photo), ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Parmi elles, deux projets togolais. Le Projet « PEREM » , une innovation dans la réalisation de kiosques solaires évolutifs qui fournissent des services énergétiques tout en exploitant les données pour accompagner les futurs besoins énergétiques et les habitudes de consommation. Le tout fonctionne sur un modèle de leasing permettant à l’entrepreneur d’acquérir à terme le kiosque et une application mobile destinée à gérer ses différentes opérations financières.

Le second projet, SISAM (Solution innovante d’Irrigation Solaire Améliorée), favorise l’émergence de moyens d’irrigation durables et accessibles pour les petites exploitations maraîchères au Burkina Faso, au Bénin et au Togo.

Tous les 9 projets seront financés pour un budget global de 5,8 millions d’euros et une aide de l’Ademe de 1,8 million d’euros.

Pour le compte de l’exercice budgétaire 2018, le gouvernement togolais prévoit d’engager plus d’un milliard et demi (environ 1,48 milliard de FCFA) de dépenses afin d’intensifier l’électrification rurale décentralisée de 62 localités à partir du système solaire photovoltaïque.

L’information vient du  budget détaillé rendu public par le ministère de l’économie et des finances mardi dernier.

Ce projet, qui couvre l’ensemble des cinq régions du Togo, constitue la première des 3 phases prévues dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Valorisation de l’Energie Solaire (PROVES), dont le coût global est estimé à 80 milliards de FCFA.

A la fin de cette année, l'initiative pilotée par le ministère de l’énergie et des mines devrait apporter l’électricité à plus de 12 000 ménages ruraux au total.

Fortement soutenu par la BOAD qui y participe à hauteur de 6 milliards, le projet bénéficie également d’un financement de 14,2 milliards du Fonds de Développement de l’Énergie (FDE) de l’UEMOA, qui table sur 82% d’énergie verte dans l’union à l’horizon 2030.

Le projet d'électrification rurale de 62 localités à partir du système solaire photovoltaïque, est partie intégrante des dispositifs mis sur pied par Lomé pour atteindre son objectif qui est de passer le taux d’électrification à 90% à l’horizon 2030.

Fiacre E. kakpo

L’Université de Lomé a reçu le 20 mars 2018, un important appui en matériels didactiques.

160 000 000 FCFA, c’est en effet, la valeur d’un important lot d’équipements et de matériels de laboratoire que l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) ont offert au laboratoire de Recherche sur les Agroressources et la Santé Environnementale (LaRASE) de l'École Supérieure d'Agronomie (ESA) de l’Université de Lomé.

Le lot se compose essentiellement de dépulpeuse, de décortiqueuse, de pulvérisateur et broyeur, de chromatographe à phase gazeuse, couplé de spectomètre de masse. 

Il devra contribuer à améliorer la qualité des travaux de recherche du LaRASE et de l’Unité de production de biopesticide à base de graine de neem. Il est destiné, en outre,  à renforcer l’expertise de ces structures dans deux domaines majeurs, notamment la production animale et la protection des cultures.

Notons que la remise des matériels et équipements a été faite à l’Université de Lomé par l’entremise du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, ainsi que du Ministère de l’Environnement et des Ressources forestières.

La Compagnie Energie Electrique du Togo compte doubler le nombre de raccordements de la population à l’énergie électrique en 2018. De 50 000 l’année dernière, elle ambitionne d’atteindre 100 000 cette année, révèle Mawussi Kakatsi, son Directeur Général.

Pour ce faire, elle a lancé un programme de raccordements à grande échelle, avec, à la clé, plusieurs mesures incitatives qui se résument aux réformes qu’elle a matérialisées à ce jour. Entre autres, la baisse de 30% sur les frais de raccordement pour rendre l’énergie électrique accessible au plus grand nombre.

Au rang de ces mesures, il y a également la possibilité offerte aux clients de payer les frais de raccordement en plusieurs tranches échelonnées sur six mois. Selon les informations, ce coût devrait, à l’avenir, subir une nouvelle diminution.

La réalisation de l’objectif de 100 000 raccordements en 2018 passe également par la réhabilitation, le renforcement et l’autonomisation du réseau de distribution de l’électricité. A cet effet, la CEET a bénéficié d’un financement conséquent de la part de ses partenaires techniques et financiers. Elle semble, au regard de toutes les réformes qui participent par ailleurs à l’amélioration de l’environnement des affaires au Togo, avoir mis les bouchées doubles pour relever le défi.

L’Alliance Globale Karité a enregistré le Togo comme un nouveau pays avec statut de membre. C’était à l’occasion de la 11ème Conférence mondiale annuelle de la filière du karité tenue à Abuja au Nigeria. Mais mieux, le pays se positionne déjà pour abriter la prochaine rencontre internationale de cette filière.  

En effet, selon les informations, Elisabeth Pali-Tchalla, présidente de la filière karité et cheffe de la délégation togolaise à cette rencontre, ambitionne de faire de la capitale togolaise, la ville hôte de la 12è conférence mondiale de cette filière.

Selon le site d’information Africa Full Success, la N°1 a multiplié des initiatives pour convaincre. Des plaidoyers aux échanges de couloir, celle-ci a saisi toutes les occasions pour persuader ses pairs et les dirigeants du secteur karité de tourner leur regard vers le Togo.

A noter qu’avec l’adhésion du pays à l’Alliance Globale Karité et les tractations menées par sa délégation à cette conférence, le Togo, conforté par son rang de 7ème producteur mondial du karité, pourrait bénéficier de financements de la part de certains bailleurs de fonds pour booster la filière. Entre autres, l’USAID, la Banque mondiale à travers la SFI ou encore l’ONU-FEMME.

Troisième fournisseur d’accès internet (FAI) de premier niveau sur le marché togolais, Teolis le nouvel opérateur des télécommunications qui a déboursé plus de 211 millions de FCFA en juin dernier pour s’offrir une licence d’exploitation au Togo, a démarré ses activités le 22 février 2018. Sitôt mise en route, l’entreprise qui revendique 1 milliard  d’investissements actés, porte beau. Les ambitions de ce nouvel acteur qui veut offrir les 20 mégaoctets de data pour la modique somme de 50 FCFA, semblent épouser l’objectif de Lomé de connecter tout le Togo, urbain au rural, au reste du monde, par le haut débit d’ici la prochaine décennie.

Dans une interview, José Anyovi, Directeur Général de Teolis s’est prêté aux questions de Togo First.

Togo First : Qu’apporte TEOLIS au marché togolais en termes de nouveautés ?

José Anyovi (JA) : D’abord, Teolis est un nouvel opérateur Internet qui a obtenu une licence d’exploitation afin d’opérer sur le territoire togolais. C’est un groupe qui apporte une forte valeur ajoutée dans l’économie numérique. Notre ambition à Teolis est de proposer un service Internet fiable, rapide et économique aussi bien dans le monde professionnel qu’à l’échelle grand public. Teolis entend couvrir tout le territoire togolais et s’est doté de la mission de servir de pont entre les Togolais eux-mêmes et ensuite avec le reste du monde. Ce que nous apportons en termes de nouveautés et d’innovation, concrètement, c’est la diversité des technologies qu’utilise Teolis qui permettra à toutes les couches de la société togolaise d’avoir accès à des services Internet de qualité à des coûts intéressants.

Nous avons la technologie LTE qui est la plus en vogue actuellement. Elle fait partie des dernières technologies dans le domaine des télécommunications. Aucun des opérateurs existants au Togo n’a encore eu de licence pour exploiter cette technologie.

Togo First : il y a le groupe Vivendi Africa qui arrive… ?

JA : Alors, Vivendi opère avec la fibre optique surtout, mais n’adresse pas la même couche que nous. La technologie que Teolis utilise a l’avantage d’adresser le grand public, surtout dans le domaine de la mobilité.

Togo First : Pourquoi avoir choisi de s’installer au Togo ?

JA : Teolis est une société de droit togolais créée par des Togolais et vise à servir les Togolais.

Togo First : Au Togo, le service à la clientèle reste un grand défi qu’il faudra relever. Aujourd’hui, de quels moyens dispose TEOLIS pour améliorer la qualité du service aux clients aussi bien en amont qu’en aval ?

JA : Déjà, avant toute proposition de service Internet, TEOLIS effectue une étude du site d’installation et partage avec ce dernier les résultats. A l’issue de l’étude, la phase de déploiement peut être planifiée. L’un des avantages qu’offre TEOLIS est la mise à disposition d’outils de monitoring à ses clients grands corporates.

Autre chose, c’est la réactivité de nos équipes. Déjà pour la supervision de notre NOC (Network operations center, centre de gestion du réseau, ndlr), une équipe proactive a été dédiée et y opère. Elle est bien outillée pour répondre en cas d’incidents.

Togo First : TEOLIS vient avec la 4G. Cette technologie est bien loin des habitudes des Togolais. A quel débit peut-on s’attendre en moyenne ? Pour quels coûts ?

JA : Aujourd’hui, nous avons souhaité dans notre stratégie, démarrer le déploiement du réseau par les entreprises et le débit minimum qu’on leur propose est de 4 mégabits par seconde. Nous avons deux types d’offres, à savoir l’offre business qui est vraiment une formule dédiée et l’offre smart pro qui est une formule partagée.

Togo First : Le gouvernement togolais ambitionne de porter le taux de pénétration d’Internet à  plus de 90 % d’ici 2030. Quelle sera la part de TEOLIS  dans la réalisation de cette ambition ?

JA : Teolis épouse entièrement cette ambition du gouvernement d’aller vers 90 % de couverture à l’horizon 2030 d’autant plus qu’on a pour objectif d’adresser le grand public, les résidentiels ainsi que le monde rural qui est vraiment délaissé dans l’avancée majeure vers les terminaux numériques. Notre participation sera d’adresser surtout les zones rurales, comme annoncé lors du lancement.

Togo First : Et la part exacte… ?

JA : Nous ne pouvons l’estimer à sa juste valeur puisque chaque opérateur aura sa part de responsabilité dans la couverture de la population. Teolis a principalement pour ambition d’adresser le grand public qui n’est pas entièrement pris en charge.

Togo First : Sur le marché de l’Internet au Togo, le mobile représente 99 % contre 0,66 % pour les fournisseurs d’accès. Quelles stratégies adoptez-vous pour atteindre le grand public ? 

JA : Teolis a un plan de déploiement progressif sur les cinq prochaines années qui sera dévoilé à chaque étape. En termes de stratégie, nous l’avons déjà dévoilée au lancement. L’offre Teolis Zone sera bientôt sur le marché. Elle fait partie de notre stratégie pour adresser les utilisateurs mobiles.

Togo First :… Teolis Zone ? De quoi s’agit-il ?

La présentation du produit sera dévoilée lors du lancement avec tous les détails possibles. Ce sera notre prochaine offre.

Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo

Le Togo en met plein la vue en matière de création d’entreprise. Si créer une entreprise était un vrai parcours du combattant au Togo, les démarches semblent s’alléger de jours en jours. Outre la réduction du nombre de procédures, ainsi que du délai pour créer une entreprise, il est désormais possible de lancer sa boîte directement en ligne.

Annoncée en janvier dernier, la dématérialisation a pris corps depuis février. Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires et du classement du Togo dans le rapport Doing Business.

Concrètement, tous les documents de la procédure devront également être déposés via le site internet du CFE. Comme dans le cas des procédures physique, ce sera le guichet unique de l’institution qui traitera les dossiers. Selon les promesses des autorités, le délai de 24 heures, restera de mise et devrait s’améliorer avec le temps.

Outre cela, le CFE est résolument décidé à améliorer encore le délai d’obtention de la carte de création qui était de 24 heures. Avec les mesures mises en place depuis fin février, il est désormais possible de retirer sa carte dans la journée si la demande est faite en matinée.

Selon les autorités, ces dispositifs accommodants visent à booster la formalisation des entreprises. Reste à multiplier les actions comme par exemple, les 20% de marchés annoncés par le président Faure Gnassingbé en faveur des jeunes, pour faire du secteur privé, la locomotive de la croissance.

Fiacre E. Kakpo

La Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) mettra à disposition, « dans un futur proche », annonce-t-elle, un coffret de comptage constitué d’un ensemble de regroupement de compteurs protégés (ERCP).

D’après les explications, ce dispositif peut abriter six à douze compteurs à prépaiement et devrait être « une solution adéquate au raccordement de concessions comprenant plusieurs chambres et appartements en location ».

Plus concrètement, l’ERCP, en offrant la possibilité de raccorder six, douze ménages et au-delà, dans une même concession, devrait contribuer à préserver la paix notamment entre colocataires. De fait, avec cette solution, chaque colocataire pourra avoir son compteur identifié par la CEET. Ceci devrait permettre d’éviter les disputes liées à la répartition des consommations et aux problèmes de collecte de revenus par les colocataires utilisant le même compteur.

En dehors de cet avantage, l’ERCP est une offre à prépaiement et, en tant que telle, constitue une recette miracle de la CEET contre les accumulations de factures impayées.

Combinée aux multiples facilités qu’offre déjà la CEET, notamment la possibilité de se faire raccorder contre  le paiement échelonné des frais en six mois ou la réduction de 30% des frais de raccordement, cette solution devra permettre de juguler le phénomène des raccordements illicites et d’éviter leurs conséquences néfastes.

Tanko Timati, jeune pousse  togolaise spécialisée dans la transformation de tomates fraîches bio en purée, envisage de donner de l’oxygène à ses activités et d’asseoir son plan d’expansion dans 19 pays d’Afrique d’ici 2025. Pour y parvenir, le cap est mis sur l’autofinancement.

L’entreprise créée en 2016, qui prévoit de franchir la barre des 50 millions de FCFA de chiffre d’affaires cette année, veut augmenter son capital de 250 millions de FCFA avant juin 2018, à travers une ouverture de capital.

A l’issue de cette opération, le plan d’investissement subjacent servira, dans un premier temps, à adapter la production à la demande togolaise et ensuite, à préparer le déploiement sur d’autres marchés déjà ciblés.

Selon Ismael Tanko, PDG de Tanko Timati, qui s’est confié à Togo First sur le sujet à l’occasion d’une interview, le processus a déjà démarré avec trois investisseurs potentiels qui se sont positionnés. « Aujourd’hui nous sommes déjà en discussions avec trois parties : une institution et deux particuliers, sachant que l’objectif est de pouvoir lever 250 millions de francs CFA pour acquérir des machines qui nous permettront d’aller plus vite dans la production ; et aussi de pouvoir mettre en place une serre qui nous permettra d’être en partie autonome sur le plan d’approvisionnement des matières premières »,  a souligné Ismael Tanko.

Le chef d’entreprise a par la suite, lancé un appel aux futurs investisseurs en capital pour la réussite de l’opération qui devrait s’achever avant la fin du second trimestre 2018.

Pour rappel, en plus du Togo, Tanko Timati est présent au Bénin, au Burkina Faso, au Niger, etc.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo table, d’ici à 2022, sur une réduction à 24 heures de la durée moyenne de passage d’un camion le long de la route Nationale n°1 (Corridor Lomé – Ouagadougou).

De 72 heures en 2012, ce temps moyen est déjà passé à 48 heures depuis 2016. Et pour atteindre son objectif à l’horizon 2022, le pays mise sur l’amélioration de l’état du réseau routier.

Pendant le quinquennat 2012-2016, le tronçon routier en bon état a fait un bond, passant de 18% à 29%, soit une progression de 11%. Cette progression démontre, d’une part, que les routes sont de mieux en mieux construites au Togo, et d’aute part, que l’entretien routier est devenu un élément important de l’action gouvernementale.

En dehors des tracasseries routières qui sont en baisse, pour assurer la réduction de ce temps de 48 heures à 24 heures dans les 4 prochaines années, le gouvernement s’appuie sur son bras fonctionnel qu’est la Société Autonome de Financement et d’Entretien Routier (SAFER). Celle-ci, notons-le, gère les recettes des péages, les droits d’accises sur les produits pétroliers et les affecte à la réhabilitation et à l’entretien des routes.

SA

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