Togo First

Togo First

Au Togo, la Corée du Sud s’engage à soutenir le projet des agropoles en déployant le mouvement Saemaul Undong  qui a fait son succès agricole dans les années 70.

L’information a été donnée à l’issue d’une séance de travail mardi dernier, entre Premier ministre togolais Komi Selom Klassou et une délégation sud-coréenne conduite par Lee Seung-taek. « Nous avons discuté avec le Premier ministre de la contribution de la Corée dans ce projet et nous nous sommes engagés à apporter notre contribution et nos efforts pour le succès et la réussite de ce projet », a déclaré le responsable coréen.

Concrètement, le pays du matin calme va apporter son savoir-faire dans les domaines de développement de mentalité, d’amélioration du revenu du monde rural et du développement rural. Fort du succès qu’a connu le concept qui s’est ensuite mondialisé, le Coréen a assuré que cette assistance va insuffler une forte dynamique aux agropoles.

Rappelons que le projet de création des agropoles vise à donner aux paysans ainsi qu’à d’autres acteurs, l’opportunité et la capacité à produire davantage, à transformer, à vendre, à exporter et à créer de la richesse dans l’intérêt des populations.

Le mouvement Saemaul (nouveau village) quant à lui, est né dans les années 70 en Corée du Sud avec l’objectif de moderniser les campagnes en responsabilisant les communautés rurales pour qu’elles soient garantes de leur propre développement. Le succès qu’a connu ce concept a permis au modèle coréen de s’exporter très rapidement autour des années 2000, à la faveur d’un intérêt grandissant de plusieurs organisations internationales dont la Banque mondiale, la Cenua (Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique), le PNUD, etc.

Fiacre E. Kakpo

mercredi, 06 juin 2018 08:15

Le Togo se dote d'un nouveau code foncier

Le Parlement togolais vient de faire avancer le Togo d’un pas décisif dans la gestion du foncier. Mardi 05 juin, les députés ont adopté à l’unanimité le nouveau code foncier, un dépoussiérage de l’ancien, vieux d’une quarantaine d’années, qui a longtemps nourri les litiges. Litiges qui représentent plus de 70% des affaires pendantes devant la justice.

La nouvelle loi portant code foncier et domanial, ficelée en 736 articles, pose les jalons nécessaires à la modernisation du cadre institutionnel de gestion foncière, lève le voile sur les principes généraux applicables à la propriété et permet ainsi à chacun d'exercer son droit de propriété en toute quiétude.

Elle intègre les évolutions socio-économiques et culturelles que connaît le Togo, en corrigeant les incohérences héritées de l’ancien régime foncier. Cette mouture aborde les questions liées à la sécurisation des transactions foncières, la lutte contre la spéculation foncière, l’expropriation.

Aussi, propose-t-elle une série de solutions innovantes, favorables au développement du secteur agricole, et à l’augmentation des recettes de l’Etat avec l’instauration d’un guichet unique du foncier. Le code veut surtout résoudre les problèmes de double immatriculation d’une même propriété, de construction dans une zone inondable, de bradage des terres rurales et d’attractivité pour les investisseurs étrangers.

« Ce code foncier est un nouvel outil adapté aux réalités du moment. Il devrait permettre sans doute aux juges de régler au mieux les litiges pour mettre un terme au phénomène de double vente et autres dysfonctionnements qui finissent souvent devant les tribunaux », a déclaré Dama Dramani, Président de l'Assemblée nationale.

Notons, qu’avec ce nouveau code foncier, le programme de seuil dont bénéficie le Foncier togolais, pourra entrer dans sa phase opérationnelle qui cible 5 villes pilotes.

Fiacre E. Kakpo

Les travaux de consultation nationale sur l’évaluation de l’état de préparation au commerce électronique au Togo, ont démarré ce mardi à Lomé.

C’est une initiative du gouvernement togolais à travers le ministère du commerce et du secteur privé qui veut promouvoir le e-commerce et en faire un vecteur de développement. Les consultations sont menées par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), avec l’appui de la GIZ (coopération allemande).

Il est question, au cours de ces évaluations de faire le point de l’état de préparation du Togo, et de se projeter vers l’avenir, afin d’identifier les leviers sur lesquels s’appuyer pour faire du commerce électronique, un maillon fort de la croissance économique.

« Il y a actuellement une forte volonté du gouvernement de développer tout ce qui est technologie de l’information et de la communication. C’est une volonté qui se traduit par les avancées de l’année dernière, notamment l’adoption de la loi sur le commerce électronique, l’e-gouv. », s’est réjoui la représentante de la GIZ.

Le secrétaire général du ministère du commerce, a également, insisté sur la volonté du gouvernement de faire du e-commerce un puissant moteur de croissance inclusive génératrice d’emplois.

Rappelons que 7 domaines sont concernés par ce processus d’évaluation. Il s’agit des infrastructures numériques, la logistique (livraison), le paiement en ligne, le cadre juridique et réglementaire, le renforcement des capacités et le financement. Les travaux vont aboutir à l’élaboration du document stratégique du commerce électronique au Togo.

Fiacre E. kakpo

Le projet de mise en place du Computer Emergency Response Team (CERT), pour lutter contre la cybercriminalité au Togo vient de recevoir un coup d’accélérateur.

Les résultats du concours organisé par le ministère des Postes et de l’Economie numérique, destiné à dégager une liste de jeunes qualifiés pour une formation de pointe spécialisée, sont connus.

Sont ainsi admis : Kpegouni Abasse, Koulou-Kouloubia Latifou, Oniadon Sourou, Badagnassou Sidakou, Yawo Nyonato, Elom Marc Arnold Wodome, Koami Dola, Afianke Komlan Joseph Ayebou, Anissa Kpakpabia, Paul Sedjro, Pagnan Métissa Roland, Ablordeppey Koman Mawuli, Kpandja Nadjombé, Yodiyoufei Kadane, Meheza Batana, Tamba Kolani, Manawèzouwé Essozimna Pamazi, Ayaovi Agbétoméfa Kpeto, Latévi Severin Lawson-Avunsu et Alabidjare Alitoh Martin.

Selon le plan déroulé par le ministère des Postes et de l’Economie numérique, les étudiants retenus pour la suite, devront bénéficier de formations de haut niveau, spécifiques au métier. Les meilleurs d’entre eux pourraient, en fonction de leurs performances et des exigences du métier, décrocher un contrat de travail et être déployés pour la mise en mouvement de cette structure.

Notons que la mise en place du CERT devra être associée à la création d'une agence nationale de sécurité au Togo.

Séna Akoda

Le Projet de réhabilitation de la route Lomé – Cotonou (phase 2) et de protection côtière est financé par la Banque Islamique de Développement.

Dans ce cadre, l’Etat togolais recherche le meilleur profil de consultant, capable de fournir des prestations en matière de contrôle et de surveillance des travaux de mise en 2x2 voies de la section de route Avépozo-Togokomé distante de 10 km.

Les travaux du consultant devraient couvrir également la protection côtière par la construction de 28 épis et le rechargement des casiers en sable. Le consultant devra contrôler par ailleurs la mise en place des casiers en sable et la réalisation des travaux connexes (constructions d’infrastructures au profit des populations riveraines.

La mission du consultant qui sera retenu, devra démarrer à partir de mars 2019, période prévisionnelle de démarrage des travaux de réhabilitation. Car, de toute évidence, le début de ses prestations devra coïncider avec le démarrage effectif des travaux.Subséquemment, le contrat du consultant couvrira trois ans, indique-t-on. Ce qui devrait vraisemblablement correspondre au délai d’exécution qui sera accordé à l’entreprise en charge de l’ouvrage.

Séna Akoda

L’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF) ouvre ses portes au public ce mardi pour trois jours (05, 06, 07 juin).

L’évènement organisé en partenariat avec Ecobank, a pour thème « l’ODEF au service de la gestion durable des forêts au Togo avec les communautés locales ».

Une occasion pour le public de venir s’imprégner des actions menées par ce département placé sous la coupole du ministère de l’environnement et des ressources forestières, dans le sens de la gestion durable du patrimoine forestier togolais.

Durant ces trois journées portes ouvertes, l’office ouvrira aux visiteurs son hall d’exposition de meubles.

Fiacre E. Kakpo

Deux experts israéliens renforcent à partir de ce lundi 04 juin 2018 et pendant dix jours, les capacités des agriculteurs togolais, notamment dans le développement des cultures maraîchères. La formation se tient à l’ITRA (Institut Togolais de Recherche Agronomique) à quelques kilomètres de la capitale togolaise.

 En effet, il devrait s’agir, entre autres, pour les formateurs, d’entretenir les producteurs togolais sur les nouvelles techniques destinées à améliorer les rendements et la qualité des cultures maraîchères. La formation devrait porter également sur  les techniques de pointe en matière de transformation et de conservation des produits issus des  cultures concernées.

Cette initiative est d’un grand intérêt pour le gouvernement togolais, indique le Col. Ouro-Koura Agadazi, ministre togolais de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Elle cadre parfaitement avec sa vision de créer un centre régional de référence en horticulture, a-t-il fait observer.

En dehors des cultures maraîchères, notons que la coopération entre le Togo et l’Etat d’Israël dans le domaine agricole comporte un volet formation. Cette composante permet à des jeunes togolais passionnés du métier agricole, de décrocher des bourses d’études. Celles-ci viennent d’ailleurs d’être portées de 15 à 30, se réjouit le ministre.

Séna Akoda

L’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) met sur le marché togolais un nouveau produit : la farine de maïs bio débarrassé de débris de fer des meules.

Analysée dans un laboratoire et mis en sachets de 1 et 5 kg aux prix respectifs de 260F et 1300 FCFA, la farine qui se veut « innovant », peut être conservée facilement pendant une année sans inconvénient, a-t-on appris.

Avec ce nouveau produit, l’ANSAT veut promouvoir la consommation des produits locaux, notamment le maïs, céréale la plus importante de la cuisine togolaise.

Comparés au bol de 2,5 kilos ordinairement commercialisé sur le marché togolais, les 2,5 kilos de cette de farine de maïs de l’ANSAT pourraient générer jusqu’à 100 FCFA d’économie au consommateur. Depuis son introduction sur le marché, une caravane promotionnelle sillonne la ville de Lomé. Elle devrait, dans les tous prochains jours s’embarquer pour les autres villes du pays.

Fiacre E. Kakpo

Au titre de la campagne agricole 2018-2019, l’Etat a accordé une subvention sur les engrais, ramenant le coût de trois sacs à 27 000 FCFA au lieu de 39 000 FCFA, la campagne précédente. Cette subvention est destinée aux producteurs agricoles les plus vulnérables.

En fin de semaine dernière, la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles (CAGIA), pour permettre aux producteurs agricoles de la région des Plateaux de bénéficier des intrants subventionnés, leur a déroulé la procédure d’enregistrement. Lors de cette rencontre, la CAGIA leur a présenté la solution Agri-PME.

Cette solution permet de garantir la transparence dans la distribution des engrais, subventionnés et de s’assurer que les subventions allouées sont directement versées aux bénéficiaires ciblés. Concrètement, cette solution mise en place depuis 2016, nécessite que l’agriculteur s’inscrive en tant que producteur agricole vulnérable à partir des services de téléphone mobile.

Selon les témoignages, l’opération entreprise par la CAGIA a connu un franc succès. En effet, ceux qui s’étaient déjà enregistrés et avaient été retenus, venaient chercher les trois sacs d’engrais subventionnés. En revanche, ceux qui ne détenaient pas l’information relative à la procédure, suivaient les instructions de l’équipe de la CAGIA et s’inscrivaient pour bénéficier de cette mesure.

Notons que l’agriculture occupe près de 40% du PIB du Togo et 70% de la population active.

Séna Akoda

Assurer la sécurité routière en mettant un point d’honneur sur le respect du code de la route. C’est le vaste chantier que le ministre des infrastructures et des transports vient de lancer.

Mi-mai, un arrêté interministériel ayant pour objectif de réduire les frais de quittance pour l’examen d’obtention du permis 2 et 3 roues, a été pris pour inciter les motocycles, dont la majorité est réfractaire à cet examen, à se conformer aux réglementations.

De 10 000 Fcfa, le droit d’accès à l’examen du permis de catégorie A1 (2 et 3 roues), a été réduit de moitié, à 5000 FCFA.

Au Togo, les motocycles représentent 73% des engins immatriculés. Dans le même temps, ils ne représentent que seulement 2% des candidats aux examens de permis et sont liés à 76% des cas d’accidents, en 2017.

Un tableau sombre au cœur des préoccupations de la Direction des Transports Routiers et Ferroviaire (Dtrf). C’est donc dans cette optique que depuis mardi dernier, une trentaine de conducteurs de cyclomoteurs, venus essentiellement du grand Lomé, sont en formation.

Ils sont entretenus sur l’importance du permis de conduire, la maîtrise du code de route et surtout, la moralité et le civisme à observer sur la voie publique.

Rappelons que l’initiative portée par le ministère de tutelle, s’inscrit en ligne avec le 3ème ODD qui stipule en son sixième point, la diminution de moitié à l’échelle mondiale, du nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route, d’ici 2020.

Fiacre E. Kakpo

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