Oragroup, holding du groupe bancaire Orabank, présent dans 12 pays africains, notamment le Togo, vient de confirmer la réception de 40 millions d’euros (environ 27 milliards de FCFA) suite à l’accord de financement signé avec la Société Islamique de Développement (SID) en décembre 2017.
Les fonds, qui seront ventilés entre certaines de ses filiales dont Oranbank Togo, serviront à financer exclusivement les petites et moyennes entreprises (PME) opérant dans les pays membres de la SID, dans les prochains mois.
Avec ce financement qui prend la forme d’un contrat de Wakala entre la SID et chacune des filiales sélectionnées, la banque panafricaine financera des projets innovants selon les principes Charia, la loi islamique.
Pour Binta Touré Ndoye (photo), Directrice générale d’Oragroup, avec cette ligne de financement, le groupe bancaire va augmenter significativement son impact sur le développement économique de la région en matière de création d’emplois, d’industrialisation, de transformation locale, de création de valeur, de redistribution de la richesse, de lutte contre la pauvreté et d’émergence d’une classe moyenne.
Salah Babale, Chef de Division, Département du Développement des Institutions Financières de la SID, quant à lui a réaffirmé l’engagement de la filiale de la Banque islamique de développement à intensifier son soutien au secteur privé africain. « Nous continuerons de soutenir les acteurs qui permettront la diversification économique et, à terme, l’industrialisation du continent », a-t-il souligné.
Fiacre E. Kakpo
A Djeddah, en Arabie saoudite, la microfinance togolaise vient de recevoir un coup de pouce de la Banque islamique de développement (BID) à travers deux accords de prêt d’un montant global de 20 millions $ (environ 11 milliards FCFA), apprend Togo First.
Les documents ont été paraphés mercredi dernier entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya et le président de la Banque islamique de développement (BID), Dr Bandar Mohamed Hamza Hajjar (photo).
Les deux enveloppes serviront à financer le projet d’appui à la microfinance au Togo, qui vise à améliorer l’inclusion financière des populations, instrument efficace de réduction de la pauvreté, ainsi qu’à renforcer la résilience des bénéficiaires, aux chocs socioéconomiques et climatiques. Concrètement, ce projet devrait améliorer les conditions de vie des couches très vulnérables et créer des emplois.
Pour précision, la première enveloppe est un prêt de 5,5 milliards de FCFA accordée par le Fonds de solidarité islamique pour le développement (FSID), un fonds d’affectation spéciale destiné à financer en priorité, avec des conditions avantageuses, les 28 pays membres de la BID les moins avancés, afin d’éradiquer la pauvreté. Le deuxième portefeuille quant à lui, porte sur un crédit d’environ 6,45 milliards FCFA.
Fiacre E. Kakpo
Fin février dernier, la Banque mondiale a approuvé un nouveau programme visant à aider le Togo à se conformer aux standards de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), a appris Togo First.
Dans ce cadre, l’institution de Bretton Woods va dégager 300 000 $ (environ 160 millions FCFA), pour soutenir ce programme qui sera piloté par Morten Larsen, un spécialiste des mines de la Banque mondiale, qui connait bien l’Afrique de l’ouest.
Ce nouveau portefeuille vient s’ajouter à une autre enveloppe de 15 millions $, allouée au ministère des mines en 2016 pour la mise en œuvre du Projet quinquennal de développement et de gouvernance minière (PDGM) qui court jusqu’en 2020. Et devrait servir à promouvoir une meilleure gouvernance et transparence, dans le secteur extractif ainsi que soutenir une meilleure gestion des aspects environnementaux et du développement socio-économique découlant des activités du secteur minier.
Pour rappel, le PDGM entend améliorer la gestion et le suivi des activités de développement du secteur minier au Togo, de l’octroi des permis d’exploitation ou de recherche, en passant par la supervision des activités minières ou de la fermeture de mines.
Fiacre E. Kakpo
Suite à sa participation au sommet de l’Alliance Solaire Internationale (ASI), en Inde, le Togo a décroché un financement de 40 millions de dollars de l’Inde pour un projet d’électrification rurale par kit solaire photovoltaïque.
L’information a été donnée par Thièm Bolidjia, Directeur Général de l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables qui était de la délégation à New Delhi. Selon ses explications, ce projet, soumis par le Togo, a reçu l’approbation des autorités indiennes et viendra appuyer le projet présidentiel CI-ZO qui s’illustre déjà dans le domaine.
Il permettra d’atteindre plus rapidement l’objectif des 300 000 ménages à l’horizon 2022, voulu par le Chef de l’Etat. Spécifiquement, le nouveau projet cible 350 villages et permettra à ses habitants, via des kits individuels, de bénéficier de l’éclairage, mais aussi de se doter d’une télévision, d’une radio et de recharger les portables. Son opérationnalisation est prévue dans les 6 à 12 mois.
L’Indien Ping Pong Global, spécialisé dans la fourniture de matériaux immobiliers et mobiliers va construire un hôpital de référence au Togo, apprend-on.
La cérémonie de signature d’un mémorandum d’entente pour la réalisation de cette infrastructure sanitaire a été présidée par le ministre des Mines et de l'Energie, Marc Ably Bidamon, représentant son collègue de la Santé, et le Directeur Général de Ping Pong Global, Siddharta Jain.
« Le mémorandum que nous avons signé concerne le projet de construction d’un hôpital au Togo. Je suis très content de la rapidité avec laquelle le gouvernement togolais a réagi pour mettre le terrain à notre disposition », s’est réjoui le chef d’entreprise indien avant de rassurer que son équipe s’engage à mettre les bouchées doubles afin de démarrer et d’achever les travaux dans de meilleurs délais.
« Nous allons tout faire de notre côté pour commencer la construction le plus tôt possible et nous comptons tout terminer pour qu’il soit opérationnel dans deux ans », a-t-il assuré.
Pour rappel, une délégation togolaise conduite par le Chef de l’Etat a pris part du 09 au 12 mars 2018 au Sommet de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) qui s’est tenu en Inde. Au cours de ce séjour le président togolais a échangé notamment avec les dirigeants de Ping Pong Global.
Fiacre E. Kakpo
Bientôt un film documentaire va retracer l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à la Fédération des Femmes Entrepreneures et Femmes d’Affaires du Togo (FEFA) dans la mise en place d’un centre entrepreneurial dénommé INNOV UP, a appris la rédaction de Togo First.
INNOV UP est, en effet, un incubateur de startups féminines. Sa mission est de promouvoir et de développer l’entrepreneuriat des femmes par un soutien actif et intégré de leurs initiatives économiques dans les secteurs à haut potentiel de création d’emplois décents.
Plus spécifiquement, ce centre incube les startups féminines, assure un accompagnement personnalisé aux incubées, offre un programme de mentorat aux jeunes femmes et assure le renforcement des capacités des femmes entrepreneures.
Le film documentaire à tourner devra ressortir les résultats de l’appui apporté par le PNUD dans l’accompagnement de ce centre. Des témoignages et autres images d’archives devront illustrer la présence et l’apport du PNUD à sa création. Le documentaire devra mettre en exergue les leçons apprises, les obstacles franchis et les nouveaux défis à relever.
Pour réaliser ce film documentaire, l’organisme onusien a lancé un processus de recrutement d’un cabinet national.
Les réformes portées par les autorités publiques pour promouvoir l’agrobusiness au Togo nécessitent la mobilisation des ressources humaines qualifiées et compétentes. L’Institut des Métiers de l’Agriculture de l’Université de Kara (ISMA, situé à 450 km d la capitale togolaise), officiellement ouvert le 12 mars 2018, se positionne pour combler ce besoin.
A cet effet, il offre une formation agricole et rurale de haut niveau sur la santé animale, les productions animales, l’agrobusiness et le marketing agricoles, la transformation des produits agricoles, l’aménagement et l’équipement rural et agroindustriel, etc.
Cet institut promeut une méthode d’enseignement basée sur l’approche par compétence…ou « le learning by doing ». En effet, selon Atti Tchabi, directeur de ce centre, les enseignements devront être couplés d’alternance avec des sorties pédagogiques sur le terrain.
Au regard de ses curricula de formation, avec à la clé une licence et un master dès sa première année, l’ISMA devrait jouer un rôle non négligeable dans l’installation des agropoles et, plus généralement, dans le développement de l'agrobusiness au Togo.
Notons que la création des agropoles entre dans le cadre d’une politique de revalorisation du secteur agricole comme un vecteur essentiel de création d’emplois et de richesse. Elle reçoit l’appui financier de la Banque Africaine de Développement.
Son objectif à terme, est de faire des agriculteurs, de véritables entrepreneurs.
La capitale togolaise sera l’hôte, les 15 et 16 mars 2018, de la 4ème conférence annuelle et de l’Assemblée générale du Réseau Régional d’Education et de Recherche de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WACREN).
Cette rencontre a pour thème : « WACREN-Libérer les potentiels » et devra offrir à ses participants l’occasion de plancher sur la mise en place et la gestion des réseaux d’éducation et de recherche. En outre, elle leur permettra d’échanger sur les meilleures approches en vue de libérer leurs potentiels.
Cette conférence favorisera « l’interconnexion des acteurs du monde éducatif et de la recherche à travers les solutions qu’offre l’évolution numérique », déclarent les organisateurs.
En effet, cette conférence est organisée dans un contexte particulier: le déploiement du réseau WACREN, avec à la clé un changement exceptionnel de l’environnement numérique des secteurs de l’éducation et de la recherche de la région. Mieux, plusieurs sous-thèmes mettant en relief l’arrimage du WACREN à l’évolution technologique sont au programme. Ainsi par exemple, « Réseaux et Services avancés (SDN, Services cloud, services de mobilité, NOCaaS,…) ».
En prélude à cette conférence, une rencontre réunit ce 13 mars 2018 à Lomé des experts qui vont acquérir des connaissances en matière de routage pour l’interconnexion des réseaux d’éducation de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Les exportations togolaises d’amandes de cajou vers les Etats-Unis ont augmenté de 53% en 2017, à 246 tonnes, apprend-on de Commodafrica qui cite un bulletin d’information n'kalo de l'association nitidæ (ex RONGEAD).
Si le Togo enregistre une hausse de ses exportations vers le pays de l’Oncle Sam, ce qui le place comme 12e fournisseur du marché américain, coté Ue, une forte baisse de 38% à 118 tonnes a été observée, faisant du pays le 11e exportateur mondial sur marché européen.
En 2016, les ventes togolaises d’amandes de cajou, produits issus du décorticage des noix de cajou brutes étaient de 190 tonnes pour l’Union Européenne et 161 tonnes pour les Etats-Unis.
Fiacre E. Kakpo
Après Téolis, le fournisseur d’accès Internet (FAI) GVA (Group Vivendi Africa), filiale de la multinationale française spécialisée dans la communication et le divertissement Vivendi devrait lancer ses activités d’ici fin mars, a-t-on appris d’une interview accordée par le Directeur Général de Togocel, Affoh Atcha-Dédji à L'Afrique Aujourd'hui.
« Au Togo, nous sommes en train de transformer tout ce secteur des télécoms pour en faire un secteur ouvert et concurrentiel, comme en témoignent les licences accordées à Vivendi, à travers sa filiale GVA en 2017. Ce groupe s'installe actuellement, tire les câbles et sera opérationnel d'ici la fin mars », a confié le Directeur du premier opérateur de téléphonie mobile au Togo.
« Il va amener la fibre TTH à Lomé ou, du moins, dans certains quartiers de la capitale pour commencer », a-t-il ajouté.
En juin 2017, le gouvernement togolais accordait la « première » licence d’exploitation FAI de très haut débit à GVA Togo. Cette licence d’exploitation devrait permettre au FAI de déployer la fibre optique TTH (Fiber to the Home – Fibre jusqu’à l’abonné) sous 9 mois, donc au plus tard à la fin de ce mois.
Ainsi, dans un premier temps, le déploiement démarrera dans plusieurs quartiers de Lomé afin de proposer « à un grand nombre de foyers et d’entreprises des offres internet FTTH (fibre optique à domicile) à prix accessibles », selon un communiqué du groupe Vivendi.
Fiacre E. Kakpo