Togo First

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L’Union européenne (UE) va continuer à soutenir l’économie togolaise et surtout les efforts du gouvernement en matière d’amélioration du climat des affaires, a fait savoir Neven Mimica, Commissaire européen à la Coopération Internationale et au Développement, la semaine écoulée.

S’adressant au Président Faure Gnassingbé dans un discours, le Croate a réaffirmé « avec force » l’engagement de l’UE à renforcer la coopération et l’appui à la matérialisation de la vision portée par le Chef de l’Etat togolais, « afin de parvenir à un développement inclusif.»

Cet engagement est surtout motivé par les réformes salutaires réalisées par Lomé au cours des deux dernières années.  « Nous sommes encouragés par l'accent mis par votre gouvernement sur le développement du secteur privé et des investissements, dans la mise en œuvre des nouveaux programmes sociaux et le renforcement de la bonne gouvernance, dans le but de créer une croissance durable et inclusive », a déclaré le responsable.

Concrètement, cet engagement de Bruxelles devrait se concrétiser par une augmentation du portefeuille de financement, dons y compris, en faveur du Togo.

A ce titre, Neven Mimica a indiqué que sur la période 2014-2020, l’UE prévoit de porter son enveloppe globale orientée vers les secteurs socio-économiques à 760 millions d’euros (500 milliards de fcfa). Sont concernés les secteurs sensibles comme l’éducation, l’agriculture, la santé, l’énergie, l’eau et l’assainissement, la sécurité, les transports et le commerce.

Fiacre E. Kakpo

Pour mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget exercice 2018,  le Togo sollicite par obligations assimilables du trésor, 20 milliards FCFA sur le marché financier régional UMOA-Titres.

Cette nouvelle émission intervient après le report d’une précédente opération d’adjudication de même nature et de même montant, initialement prévue pour le 18 mai 2018.

En effet, la valeur nominale unitaire des nouveaux titres émis est à, l’instar des précédents titres, fixée à 10 000 FCFA. En outre, cette nouvelle  opération est stipulée pour une maturité de trente-six (36) mois.

Selon l’agence UMOA-Titres, les obligations sont remboursables au 1er jour suivant leur date d’échéance fixée au 11 juin 2021. Le taux d’intérêt est unique et fixé à 6,25 %.

Les résultats de cette émission devront être publiés le 8 juin 2018, indique la note d’information de l’agence UMOA-Titres.

Depuis la fin du 1er trimestre, rappelons que le Togo conclut ses opérations sur le marché financier au-delà de ses objectifs de départ. Ce qui semble traduire un retour de la confiance des investisseurs.

Séna Akoda

La ministre du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Victoire Tomégah-Dogbe, Sandra Ablamba Johnson, coordonnatrice de la Cellule Climat des Affaires, et une délégation du ministère du développement à la base, se sont rendues ce 1er juin 2018 au « Club des métiers d’art et d’artisanat » à Agodékè Kpogan, à quelques kilomètres de la capitale togolaise.

L’idée était d’aller au contact des jeunes talents de ce centre, d’échanger avec la promotrice du centre, Mablé Agbodan pour toucher du doigt ses besoins, difficultés et attentes.

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La ministre en charge de l’artisanat au Togo et toute la délégation ont été enchantées par le cadre, l’imagination de sa promotrice et les œuvres d’art réalisées en un temps record dans ce centre. Grâce à un mixage de talents des artisans locaux avec ceux des étudiants français en stage au centre, des ouvrages d’art originaux ont, en effet, été réalisés pour faciliter la vie des populations togolaises.

« Ce mélange des cultures donne des choses impressionnantes ! » a déclaré, ravie, Victoire Tomegah-Dogbe. La ministre a également salué l’audace et l’engagement de la promotrice qui a choisi de rentrer au pays pour entreprendre, développer son art et le partager avec des jeunes, une trentaine.

En implantant ce centre, elle « valorise l’artisanat togolais en respectant les standards internationaux. En outre, elle participe à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes », ajoute-t-elle. La promotrice du centre a elle aussi beaucoup apprécié la visite de la ministre.

Notons que le centre est spécialisé dans le recyclage des matériaux locaux, des palettes, papiers de ciment, sachets de pure water, etc. Il dispose de plusieurs corps de métiers : cordonnerie, maroquinerie, menuiserie, tapisserie, couture, teinturerie, broderie à main.

Séna Akoda

L’Ambassade des Etats-Unis vient d’annoncer la sélection de 10 jeunes leaders togolais dans le cadre du programme Mandela Washington Fellowship (MWF), programme phare de l'Initiative des jeunes leaders africains (YALI).

Ces jeunes quitteront Lomé en juin et recevront une formation de six semaines aux Etats-Unis. Ils opèrent dans divers domaines. Il s’agit de :

Leadership et l’engagement civique

  • Aicha MALLE ;
  • Nouhoum Jonas AKONDO ;
  • Elom Jose ADOBOE.

Business et Entrepreneuriat

  • Djatougbe Akouvi AZIAKA ;
  • Assiongbon FOLI-BEBE ;
  • Kanyi FOLLY-NOTSRON ;
  • Faïzah SABI.

Administration publique

  • Afi Victorine DAWONOU ;
  • Denis Koffi DOLA ;
  • Essi Farida GERALDO.

Pendant leur séjour au pays de l’Oncle Sam, ces jeunes vont participer à des cours dans les universités les plus cotées du pays et à un sommet de haut niveau à Washington.

Lancé en 2013 à l’initiative du président Barack Obama lors de sa visite en Afrique, ce programme permet chaque année, à environ 1000 jeunes leaders du continent de se rendre aux États-Unis, pour acquérir une formation académique et de leadership au sein d’universités et de grandes écoles américaines dans divers domaines. En 2017, les jeunes âgés de 25 à 35 ans de 48 pays étaient représentés.

Cette année, la Mandela Washington Fellowship offrira à 700 jeunes leaders d'Afrique subsaharienne la possibilité de perfectionner leurs compétences dans une université des États-Unis.

Pour l’ambassade US, le Yali marque l’engagement des Etats-Unis à investir dans une nouvelle génération de jeunes leaders africains, capables de remodeler l’avenir du continent à travers plusieurs initiatives.

Fiacre E. Kakpo

Pour la campagne cotonnière 2018-2019, le Togo vise une production record de 140 000 tonnes sur la base de 180 000 ha emblavés. Une hausse d’environ 20% par rapport à la production de la campagne 2017/18, qui est de 117 000 tonnes.

Cette saison, le prix versé aux contonculteurs pour le kilo du coton-graine, va perdre environ 10 FCFA. Il passe de 260 FCFA à 250 FCFA contre 240 FCFA sur la campagne 2016/17. Aussi, pour galvaniser les producteurs, les prix des différents intrants ont été abaissés, sur subvention de l’Etat.

En 2018, la campagne a permis aux producteurs de glaner plus de 17,5 milliards FCFA nets en paiement de leur coton graine et, du côté de Lomé, on s’attend à une amélioration.

Rappelons que la nouvelle campagne 2018/19 vient d’être lancée. Bien que la performance de l’ancienne soit en deçà des attentes en raison des conditions météorologiques défavorables, l’objectif d’atteindre 200 000 tonnes d’ici 2022, reste de mise. L’administration centrale et la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) sont à l’œuvre pour y parvenir. Le Coton représente 40% des recettes d’exportations togolaises.

Fiacre E. Kakpo

Dans son souci de mieux coordonner le développement des filières professionnelles agricoles, le gouvernement a créé l’Agence Education-Développement (AED). Il a adopté le mercredi 30 mai 2018 un décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement de cette agence.

Ses missions, précise le décret, sont entre autres la coordination et l’accompagnement de la création des institutions de formation en alternance, pour le développement des filières professionnelles identifiées.

Il convient de rappeler à ce propos, que le Chef de l’Etat, SEM Faure Gnassingbé avait, dans son adresse à la nation, annoncé la création de 10 Instituts de Formation pour l’Agro-Développement (IFAD) à l’horizon 2022 dans les filières professionnelles prioritaires. Ceci, afin d’accompagner les nouvelles orientations de développement du secteur agricole.

Cette promesse se matérialise progressivement. D’abord par le lancement de la construction du premier Institut de Formation pour l’Agro-développement (IFAD) dédié à l’aquaculture à Elavagnon, chef-lieu de la préfecture de l’Est-Mono (région des Plateaux). Et ensuite, par la pose de la première pierre du second IFAD tourné vers l’élevage à Barkoissi, préfecture de l’Oti (région des Savanes).

L’objectif poursuivi à terme à travers la création de l’AED, souligne le gouvernement, « est de mettre en place un cadre permettant aux jeunes, tout comme aux adultes, de bénéficier de formations en alternance ou en continu, répondant aux besoins nationaux de développement ».

Séna Akoda

La production de coton du Togo, durant la campagne 2017/18, a augmenté de 8% à 117 000 tonnes, a appris Togo First, mercredi de sources gouvernementales. Ce chiffre est toutefois inférieur à l'objectif de 130 000 tonnes de début de campagne.

Le prix moyen payé aux producteurs pour le kilogramme de coton-graine ayant été porté à 260 francs CFA contre 240 francs CFA sur la campagne précédente.

Selon Nana Adam Nanfame, Directeur Général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), cité par l’agence Reuters, la récolte a été pénalisée par de faibles précipitations, mais les rendements anormalement bas ont été compensés par une forte augmentation des terres cultivées.

Pour la saison 2018/2019, les responsables du secteur tablent sur 140 000 tonnes. A l’horizon 2022, la production devrait être portée à 200 000 tonnes avec 95% de qualité de premier choix et un rendement moyen au champ de 1600 kg/ha. Une vision qui nécessitera l’engagement de plus de 200 000 producteurs.

Pour rappel, au Togo, l’or blanc apporte près de 40% des recettes d’exportation.

Fiacre E. Kakpo

50 milliards FCFA (environ 90 millions $). D’ici 2021, c’est le montant que la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), institution basée à Lomé, envisage de mobiliser chaque année pour financer des projets liés au changement climatique, y compris la promotion des énergies renouvelables.

« Nous avons engagé diverses diligences visant à accroître le portefeuille de projets Climat susceptibles d’être soumis aux mécanismes financiers de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) auprès desquels nous sommes accrédités. L’objectif visé est de porter la mobilisation de ressources climat à 50 milliards FCFA par an d’ici 2021.», a déclaré Christian Adovèlandé, le Président de l’institution, dans une interview.

Selon le banquier Béninois, l’institution financière créditée d’un profil « Investment grade », peut se prévaloir des prémices de cette ambition.

Comme le précise Christian Adovèlandé, « les premiers résultats ont été obtenus en 2017, avec la mobilisation des ressources climat sous forme de don de 1,3 milliards FCFA auprès du Fonds pour l’Environnement mondial (FEM) en faveur de la promotion des énergies renouvelables au Togo ; 4,9 milliards FCFA auprès du Fonds pour l’adaptation (FA) en faveur de la promotion d’une agriculture climato-intelligente en Guinée Bissau ».

Les questions environnementales sont au centre des opérations de la BOAD depuis 2003. Rappelons qu’au mois de mars dernier, la Banque de financement du développement dans l’espace Uemoa, avait annoncé avoir franchi la barre des 5000 milliards de financement au profit des pays de la zone d’intégration.

Fiacre E. Kakpo

Le Directeur Général de la Bourse régionale des valeurs mobilières, Kossi Edoh Amenounve, veut impliquer davantage la place togolaise sur le marché financier sous-régional, a-t-il fait savoir lors de la cérémonie de la première cotation de l’emprunt obligataire TPTG 6,90% 2018-2023.

« Je voudrais, par ailleurs, compter sur l’engagement des Autorités togolaises à accompagner le développement du marché financier régional, en privilégiant le canal de la bourse pour la privatisation des entreprises à capitaux publics, afin de développer l’actionnariat populaire dans le pays, principal gage de la création d’une richesse plus forte et mieux partagée.»

S’agissant du secteur privé, le financier regrette une absence totale des entreprises togolaises sur le marché. A ce niveau également, l’appel est le même. « Le secteur privé togolais est absent du marché alors qu’il pourrait le solliciter pour son développement afin de soutenir la concurrence régionale et internationale, mais également créer des emplois pour les jeunes », a-t-il déploré.

Toutefois, Kossi Edoh Amenounve s’est réjoui qu’une entreprise togolaise, SODIGAZ TOGO, ait été retenue pour participer au programme de renforcement des capacités et de promotion des PME, dénommé ELITE BRVM Lounge, démarré en mars dernier.

Le Docteur en Sciences de l'Administration option Finance a ensuite invité les autres PME togolaises à s’intéresser au programme ELITE.

Fiacre E. Kakpo

Le mouvement dénommé Regroupement de Jeunes Actifs (RJA) qui lutte contre les effets du changement climatique, vient de donner un coup de pouce à la culture de l’anacarde à Kara, au Nord-Togo.

Ce regroupement a offert le lundi 29 mai 2018, des pieds d’anacardes aux comités cantonaux de développement de la localité. En tout, ce sont sept mille 7000 plants d’une valeur estimée à 5 millions FCFA que ces jeunes ont remis aux structures concernées, pour le compte des agriculteurs.

Cette action vise à donner un coup de pouce aux acteurs de cette culture, et à leur permettre de lutter contre la désertification et la vulnérabilité.

En effet, la noix de cajou qui dérive de l’anacardier est depuis quelques années, au cœur d’un commerce plutôt prospère. Le Togo a, en 2016, exporté des amandes de cajou, issues du décorticage des noix de cajou brutes à hauteur de 190 tonnes à destination de l’Union Européenne et de 161 tonnes vers les Etats Unis.

Compte tenu de la place prépondérante que s’octroie progressivement la culture de l’anacarde dans le circuit de commercialisation agricole, la 6è édition du Salon International de l’Agriculture et de l’AgroAlimentaire de Lomé (SIALO), tenue en 2017, y avait dédié une journée entière. L’objectif des promoteurs de ce salon était de présenter au public cette filière et les nombreuses opportunités qu’elle offre.

Séna Akoda

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