La Bavière, dont la capitale est Munich, deuxième plus important Länder d’Allemagne, a décerné samedi à Nuremberg le premier prix du « meilleur projet de coopération pour un monde meilleur » à l’ONG Aimes-Afrique fondée et dirigée par le Togolais Serge Michel N. Kodom.
Aimes Afrique honore ainsi le Togo en Bayern (nom allemand de la Bavière), avec son projet « les 10 villages d’Aimes Afrique », mis en œuvre en partenariat avec Aktion Pit Togohilfe, Association allemande à but non lucratif, installée au Togo, qui s’investit dans l’humanitaire.
« Les 10 villages d’Aimes Afrique », est un projet pilote de développement communautaire qui s’étale sur 10 ans. Il a pour vision, le renforcement de la résilience des populations et ambitionne de transformer l’économie rurale et favoriser l’autonomisation des communautés à la base. Le projet lancé depuis 2015, couvre les 5 régions du Togo.
TIRSAL, fonds catalytique destiné à couvrir des risques et fournir des garanties de prêts au secteur agricole togolais, change de nom. Désormais, l’initiative inspirée du mécanisme nigérian à succès Nirsal, prend la dénomination de Mifa pour Mécanisme Incitatif de Financement Agricole.
Mifa n’est pas un simple acronyme puisqu’en langue locale « Ewe », son sens porte la promesse d’une espérance au service de la paix.
Ce changement de dénomination intervient alors que le mécanisme lancé le 25 avril dernier par le président Faure Gnassingbé, s’apprête à entrer dans sa phase pilote.
Le fonds Tirsal, l’un des leviers sur lesquels le gouvernement togolais veut s’appuyer dans son plan national de développement (PND 2018-2022), est un mécanisme innovant et incitatif, qui devrait permettre de porter les prêts agricoles, qui sont actuellement en moyenne annuelle de 0,3% des prêts bancaires, à 5%.
Selon Faure Gnassingbé, le désormais « Mifa » sera doté à terme de 100 millions d’euros, soit 65 milliards de fcfa, dont une contribution significative de l’Etat, ainsi que du secteur privé et des partenaires au développement. Au total, plus d’un million d’acteurs dont la majorité des producteurs devraient en bénéficier.
Au Togo, l’agriculture est au cœur de l’activité économique. Elle pèse environ 38% du PIB 2017. Cependant, le crédit à ce secteur semble encore un bien de luxe. Entre 2011 et 2016, seulement 0,3% des prêts bancaires ont été consentis au secteur agricole alors que les structures de microfinance qui devraient prendre le relais, se sont également rétractées.
Fiacre E. Kakpo
Dans le cadre du projet de réforme et d’investissement dans le secteur de l’énergie au Togo (PRISET), soutenu à hauteur de 35 millions $ par la Banque mondiale, la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET), bras opérationnel du gouvernement, vient de lancer un appel d’offres.
La commande porte sur la fourniture de 20 000 compteurs électroniques intelligents prépayés et des équipements de branchement (câbles et autres équipements) pouvant couvrir 20 kilomètres (20 000 mètres).
Le délai de livraison des équipements est de 180 jours à compter de la date de notification de l’approbation du contrat. Les offres complètes doivent être déposées au Secrétariat de la Commission des marchés publics (CPMP) de la CEET, 426 Avenue MAMA Fousseni au plus tard le 12 juillet 2018 à 9h00.
Les soumissionnaires intéressés et éligibles peuvent obtenir des informations auprès de la Personne responsable des marchés publics (PRMP) et accuser réception des documents d'appel d'offres à l'adresse ci-dessous de 7h00 à 17h30 :
CEET, 426 MAMA Fousseni Avenue, BP: 42 Lomé / TOGO
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avec copie à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Les candidats intéressés peuvent consulter gratuitement le dossier complet d'appel d'offres ou le retirer contre paiement d'une somme non-remboursable de 25 000 FCFA au numéro de compte : TG 133 01 001 0 222 50700 113 33 ; SWIFT : BSAHTGTG ; intitulé : EC et DAO et ouvert dans les livres de la Banque sahélo-saharienne pour l'investissement et le commerce (BSIC) Togo SA.
Le paiement peut également être effectué en espèces au Département des Passation des Marchés et Achats (DPMA) de la CEET.
Rappelons que, la CEET vise 100 000 raccordements à l’électricité cette année avec une forte teneur de compteurs prépayés.
Fiacre E. Kakpo
Satisfait de la mise en œuvre des réformes économiques et financières dans le cadre du programme triennal soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC), le Fonds monétaire international (FMI), va effectuer un troisième décaissement de 35,5 millions $ en faveur du Togo. L’approbation a été faite hier vendredi 15 juin par le conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods, au terme de l’examen de la deuxième revue de la performance économique du Togo, jugée « bonne ».
« La performance du Togo dans le cadre du programme appuyé par la FEC a été globalement satisfaisante malgré un environnement politique et économique difficile. La situation budgétaire s'est nettement améliorée, principalement en raison de la réduction des dépenses et de la réduction de la dette publique », s’est réjoui Mitsuhiro Furusawa, Président par intérim et Directeur général adjoint du FMI.
« Cependant, les perspectives à moyen terme sont confrontées à des risques en raison de l'incertitude socio-politique et de conditions financières internationales défavorables », souligne le n°2 du Fonds.
Selon l’institution multilatérale, le maintien de l'élan des réformes reste essentiel pour préserver la stabilité macroéconomique, améliorer la protection sociale, préserver la viabilité de la dette à long terme et renforcer le potentiel de croissance du pays. Afin de juguler la conjoncture peu favorable à moyen terme, le FMI invite le gouvernement togolais à un engagement ferme en faveur du programme triennal.
Pour l’institution basée à Washington, les efforts en matière de politique budgétaire doivent résolument continuer à se concentrer sur la réduction de la dette publique et la préservation de la viabilité budgétaire. « Les autorités devraient poursuivre les réformes pour remédier à la faible collecte des recettes, éviter de nouveaux arriérés, améliorer la rentabilité des projets d'investissement public et limiter les dépenses publiques », préconise le FMI.
Le 05 mai 2017, le FMI a approuvé un programme triennal de 241,5 millions $, soutenu par une FEC, en faveur du Togo. Objectif : réduire le déficit budgétaire et recentrer les politiques économiques sur la croissance durable et inclusive. Cette troisième tranche vient porter le total des décaissements au titre de l'accord à environ 106,5 millions $ : le premier de 34,5 millions ayant suivi immédiatement l’approbation du programme et le deuxième décaissement de 36 millions, ayant été effectué en décembre dernier.
Fiacre E. Kakpo
Comme annoncé, le Chef de l’Etat togolais SEM Faure Gnassingbé a présidé ce jeudi, 14 juin 2018, la cérémonie inaugurale du nouveau siège de l’Assemblée Nationale. Baptisé « Temple de la démocratie », cet immeuble se constitue d’une salle de près de 267 places assises pour les séances plénières, des bureaux pour les députés, des salles de conférence et des bureaux pour l’administration.
Ce symbole de la coopération Sino-Togolaise aura coûté 16,6 milliards FCFA. 5,2 milliards FCFA provenant de l'Etat togolais et le reste de l'Eximbank de Chine. La cérémonie inaugurale fait suite à la signature quelques jours plus tôt, de l’Acte de remise-réception de l’infrastructure entre Dama Dramani, président de l’Assemblée nationale togolaise et Liu Yuxi, ambassadeur de Chine au Togo.
Le Représentant de la Chine au Togo a déclaré lors de la cérémonie que : « Ce nouveau siège permettra une nette amélioration des conditions de travail des députés pour le développement du pays et le bien-être du peuple et pourra également renforcer les échanges amicaux entre les parlements internationaux ». Il indique dans la même veine, que l’inauguration du bâtiment symbolise l’excellence des liens entre la Chine et le Togo.
Séna Akoda
Ecobank Transnational Incorporated s'annonce sur le marché international des capitaux, apprend-on d'une information publiée sur le Nigerian Stock Exchange, le marché financier nigérian.
Le groupe bancaire basé à Lomé, au Togo, et présent dans 36 pays en Afrique, a recruté Deutsche Bank, Standard Chartered Bank et le sud-africain Standard Bank, afin de débuter le 18 juin une tournée pour rencontrer des investisseurs ciblant les produits financiers à rendement fixe.
ETI cible potentiellement la réalisation d'un emprunt obligataire international en dollars américains d'une maturité de 5 ans. Aucun détail n'a été donné sur le montant sollicité. Les ressources mobilisées devraient servir à régler plusieurs choses et probablement les dettes arrivant à échéance au cours de cette année 2018.
A la fin 2017, les différents emprunts d'Ecobank ont atteint 1,72 milliard $, dont 246,5 millions $ dus à court terme (moins de 12 mois). Une obligation qui arrive à échéance cette année est le prêt syndiqué de 150 millions $ arrangé par la firme TFM Global Service UK Ltd, contracté en novembre 2017 et remboursable à la même date en 2018. Les autres échéances sont des amortissements d’emprunts à long terme.
Rappelons qu’ETI arrive sur le marché, alors que les gestionnaires d’actifs monétaires sont en train de revoir leurs calculs. Un regard sur le marché international des capitaux montre que, sur les marchés émergents et frontières, toute l’attention se porte vers l’Arabie Saoudite.
Dans le même temps, le repli du chômage aux Etats-Unis, et la hausse des taux directeurs par la banque centrale américaine, rendent de nouveau attractif, le marché du crédit dans ce pays. Un marché où les rendements ne sont certes pas élevés, mais où le niveau de risque est moins élevé et les délais de rendement plus courts.
Malgré ces aléas, le recours des organisations (Etats et entreprises) africaines au marché international des capitaux, a atteint 13 milliards $ au cours du premier trimestre, selon des chiffres recoupés par Reuters. Une performance qui s’inscrit en hausse de 69% par rapport à celui de la même période en 2017. Si Ecobank se décide sa performance sera à suivre.
Le groupe a renoué avec la rentabilité au terme de l’exercice 2017 et a poursuivi au cours du premier trimestre 2018. Mais malgré les efforts entrepris par son staff dirigeant, il traîne encore une importante enveloppe de créances douteuses qui plombe ses performances financières.
Idriss Linge
En appui aux innovations technologiques qui voient le jour sur un continent où les jeunes rivalisent d’ingéniosité, le SIISNA (Salon International des Incubateurs et Startups Numériques d’Afrique) vient de s’ouvrir ce 14 juin 2018 dans la capitale béninoise, annonce Techenafrique.com, un site d’informations togolais dédié à la promotion des innovations technologiques en Afrique.
Selon Aubin Degan, président du comité d’organisation de cette rencontre, « l’entrepreneuriat est la clé qui ouvre toutes les portes, se permet de prouver qu’on peut être utile ». Les organisateurs plaident pour la mise en place d’un cadre juridique adéquat pour le développement de l’entrepreneuriat numérique sur le continent et pour l’octroi de plus de facilités aux jeunes entreprises.
Le point culminant de cette rencontre sera, indiquent les promoteurs de l’événement, la révélation le 16 juin prochain du 1er prix dans la catégorie Meilleure Startup Fintech aux African Digital Awards.
Au total, ce sont dix jeunes entrepreneurs numériques en provenance de divers pays africains, dont le Togo qui se mesurent pour s’adjuger le « Saint Graal ».
Séna Akoda
L’événement est inédit. Pour la première fois, la Banque Mondiale Section Togo organise des journées portes ouvertes dans la capitale togolaise. Selon les informations, l’événement se tiendra les mardi 19 et mercredi 20 juin 2018.
Ces journées portes ouvertes, apprend-on, devraient permettre au public d’en savoir un peu plus sur la mission de la Banque mondiale au Togo, la nature du partenariat qu’elle entretient avec le pays.

Les équipes en charge de la coordination des projets que finance l’institution de Bretton Woods devraient, dans cette même optique, se rendre disponibles pour répondre à tous ceux qui s’intéressent aux initiatives concernées. Ce devrait donc être une occasion de point de contact entre Joelle Dehasse (photo), actuelle représentante-résidente de l’institution, ses collaborateurs et le grand public. Les bureaux de l’institution se trouvent à la Cité OUA, Boulevard Gnassingbé Eyadéma, à quelques encablures de la Primature.
Notons que les relations entre l’institution financière et la République togolaise se renforcent, au bonheur des populations togolaises. Au titre de 2018, la Représentante Résidente de la Banque mondiale projetait une enveloppe en hausse et déclinait les secteurs prioritaires d’intervention au Togo, notamment les secteurs de l’énergie, des télécommunications ainsi que la réforme fiscale et le programme d’investissements publics.
Les secteurs de la santé et de l’environnement, plus précisément de l’érosion côtière, sont également dans sa ligne de mire. Elle accorde, en outre, sa priorité au partenariat avec le Togo dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.
Séna Akoda
Le gouvernement togolais a fixé ce mercredi 13 juin en conseil des ministres, le taux d’intérêt légal au titre de l’année 2018. Ainsi, le taux de l’intérêt légal est fixé à 4,5% comme proposé par la BCEAO. L’an dernier, il était à 3,5437%.
Le relevé du conseil des ministres explique que « les intérêts légaux représentent l’indemnité due au créancier, à titre de dommages et intérêts moratoires, par le débiteur d’un engagement qui s’acquitte avec retard de l’exécution de celui-ci, à défaut d’un autre taux préalablement fixé par les parties pour le calcul du montant de la réparation, en cas d’exécution tardive. »
Et d’ajouter : « Il est, pour l’année considérée, égal à la moyenne des taux maximums de refinancement applicables aux concours octroyés par la BCEAO au cours de l’année civile précédente, pondérés par les durées correspondantes. »
Fiacre E. Kakpo
Diversifier les instruments de financement des petites et moyennes entreprises (PME) afin de leur donner les moyens de contribuer pleinement à la croissance économique, c’est l’un des objectifs du gouvernement. L’alternative aux crédits classiques qui ont cours dans l’Umoa est tout trouvée : le crédit-bail (ou leasing).
Réuni ce mercredi 13 juin 2018, le Conseil des ministres a examiné le projet de loi relatif au crédit-bail dans les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Selon le gouvernement togolais, « le contexte économique actuel des Etats membres de l’UMOA fait ressortir la nécessité de diversifier les instruments de financement des petites et moyennes entreprises (PME) ». Ainsi, ce projet de loi veut promouvoir le crédit-bail en incitant les PME togolaises à se tourner vers ce type de financement peu connu, qui pourtant leur permet de financer leurs outils de production à des conditions plus souples, comparativement aux autres crédits classiques.
« Ce présent projet de loi a donc pour objectif de promouvoir le crédit-bail, qui est un facteur primordial dans le processus de développement économique, dans les pays de l’UMOA et particulièrement au Togo », note le Conseil des ministres.
Par ailleurs, le Conseil assure que l’utilisation d’un tel instrument de financement aura des effets d’entraînement sur les autres produits financiers (le capital-risque, l’affacturage et les crédits bancaires) qui garantissent aux PME, un volant de trésorerie.
Par définition, le crédit-bail est une technique contractuelle par laquelle une institution financière loue un bien immobilier ou mobilier, corporel ou incorporel à un client qui dispose du droit d’usage sur le bien loué, paie les loyers pour une durée déterminée avec l’intention d’acquérir le bien à un prix fixé d’avance entre les parties, tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers.
Fiacre E. Kakpo