Togo First

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La mise en place de l’agropole de la Kara, région située au Nord-Togo devrait coûter 63 milliards FCFA, avait annoncé le Colonel Ouro-Koura Agadazi (photo), ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Pour mobiliser ce montant, ou du moins ce qui reste à combler, des journées de promotion de l’investissement dans l’agropole de la Kara se tiennent les 5 et 6 Avril prochains à Lomé, annonce un communiqué conjoint du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, du Conseil National du Patronat togolais.

Selon les informations recueillies, il devrait s’agir des journées d’information et de promotion en direction des investisseurs potentiels et des acteurs clés des principales filières agricoles. Le concept et les composantes du projet seront présentés aux acteurs du secteur privé, notamment aux entreprises intervenant à différents niveaux du circuit agricole, les institutions financières et autres.

Le secteur public sera présent à travers les structures chargées de la promotion et de l’appui à l’investissement, à l’instar de la Cellule climat des affaires, Togo Invest, FNFI ou encore ANPGF.

A terme, au travers du projet d’installation des agropoles, il s’agit pour le gouvernement togolais d’améliorer la balance commerciale agricole de 25%, de contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et de réduire le taux de pauvreté en milieu rural à 27% à l’horizon 2026.

Rappelons que le pays a déjà levé des fonds à hauteur de 6 milliards FCFA et obtenu un engagement de la Banque Africaine de Développement (BAD) de mobiliser 15 milliards FCFA.

Trente fonctionnaires togolais sont annoncés à un séminaire qui se tiendra du 04 au 23 avril 2018 à Changzhou dans le Jiangsu à 150 km au Nord-Ouest de Shanghaï, sur la coopération en matière de lutte contre les articles d’import-export contrefaits, indique l’agence de presse chinoise Xinhua. Il est initié par l'Institut de qualité, d'inspection et de quarantaine de la province du Jiangsu (JSIQ).

Selon les informations, les échanges, lors de la session de formation en Chine, devraient porter sur le travail d’inspection avant embarquement, dans le cadre de la lutte contre les articles contrefaits. La formation sera axée, en outre, sur la coopération en la matière, notamment sur le mécanisme de lutte contre la contrefaçon entre la Chine et les pays en voie de développement.

Ces conférences seront suivies, apprend-on, de visites de terrain qui permettront aux participants de découvrir le processus de stockage et de distribution des produits exportés par la Chine.

L’idée à terme, c’est de permettre à ces agents de l’Etat de mieux lutter contre l’importation et l’exportation de produits contrefaits.

En prélude à leur départ, prévu pour ce 2 avril 2018, le chef de la mission économique et commerciale de l’ambassade de Chine au Togo, Hu Ping a organisé vendredi 30 mars 2018, une réception en leur honneur.

La République de l’Inde, septième économie mondiale,  prévoit d’ouvrir une ambassade au Togo d’ici 2021 en vue de renforcer son influence diplomatique.  Outre celle qui sera ouverte au Togo, 17 autres sont prévues sur la période. Au nombre des pays visés, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, le Tchad, la République du Congo, Djibouti, la Guinée équatoriale, Érythrée, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, la Mauritanie, le Rwanda, Sao Tomé & Principe, la Sierra Leone, Somalie, le Swaziland et le Togo.

Portée par  sa forte croissance économique qui pourrait, selon les prévisions, faire d’elle la 5e économie mondiale en 2018, devant la France et la Grande Bretagne, l’Inde cherche de nouveaux débouchés. 

Les marchés émergents tels que l’Inde semblent faire les yeux de Chimène à l’Afrique, au vu de son potentiel en ressources naturelles et de sa démographie qui est partie pour s’offrir la part belle de la population mondiale dans les prochaines décennies.

L’objectif de New Delhi est double : « renforcer la coopération économique entre l’Inde et l’Afrique, et consolider les liens avec la diaspora indienne établie dans les pays africains». Il s’agit aussi de rattraper le retard pris sur la Chine en Afrique, en s’appuyant sur son dynamique secteur privé.

Deuxième pays le plus peuplé au monde, dont plus 2,5 millions vivent sur le sol africain, l’Inde compte actuellement 29 ambassades en Afrique.

Fiacre E. Kakpo

Vendredi, le Trésor public togolais a achevé son premier trimestre sur le marché régional de la dette avec sa plus belle performance de l’année.

Si 20 milliards de Fcfa étaient mis en adjudication, le Togo réussit à récolter environ 21,7 milliards, soit un taux de couverture de 108,59%.

Repu de son opération, le Trésor ne retiendra que 21,6 milliards, soit 113,68 millions de FCFA rejetés. Un taux d’absorption qui frôle les 100%.

Cette émission réussie, dont le nominal assorti d’un taux d’intérêt fixe de 6,5% est de 10 000 FCFA, traduit le retour de la confiance des investisseurs, notamment les soumissionnaires togolais. Il s’agit par ailleurs de la deuxième sursouscription de rang du Togo sur ce marché, après celle de fin janvier 2017 qui s’était soldée par un taux de couverture de 107%.

Fiacre Kakpo

Entrepreneur de vocation et de passion, De Poukn Yendal n’a pas attendu longtemps, après ses études universitaires pour prendre son destin en main. Après une formation en entrepreneuriat dispensée par l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), il a entrepris des démarches auprès du Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) pour monter son unité de fabrication et de pose des pavés Yend Group. Le 20 novembre 2014, il crée et donc devient responsable de son unité économique. Aujourd’hui, sa production journalière atteint 100 m2 équivalant à 400 000 FCFA.

La rédaction de TogoFirst, intéressée par son parcours, l’a approché. C’est un jeune, très fier de son choix et qui nourrit de grandes ambitions pour sa structure. Il s’est prêté au jeu d’interview.

Togo First : D’où vous est venue l’idée de créer Yend Group, une société de fabrication et de pose de pavés ?

De Poukn Yendal : Quand j’étais en 3ème année à l’Université, je n’avais pas pour objectif de travailler aux ordres de quelqu’un ; je pensais plutôt à entreprendre. A la fin de mes études, j’ai bénéficié d’une formation en création et gestion de micro- entreprises que le FAIEJ dispensée en 2013.Voilà comment j'ai lancé mon entreprise de fabrication et de pose des pavés.

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Le FAIEJ aussi nous appuie beaucoup à travers des formations, des coachings, des soirées.

Togo First : Vous n’êtes donc pas un entrepreneur très conventionnel au regard de votre domaine d’activités… Pourquoi donc avoir choisi la fabrication et la pose des pavés ?

De Poukn Yendal : J’ai étudié le marché et constaté que c’était un domaine peu exploité, sinon vierge. C’est pour cette raison que nous nous sommes lancés dans cette activité. Vous savez que le Togo, notre pays, est en chantier et les pavés sont des matériaux qui entrent dans la construction des bâtiments et des routes. Actuellement, nous ne nous plaignons pas.

Togo First : Que faisiez-vous avant ?

De Poukn Yendal : Nous avons initié ce projet juste après notre sortie de l’université. Nous étions dans un embarras de choix : soit trouver un emploi ou en créer pour soi et pour les autres. Au final, nous avons trouvé que la meilleure solution était de créer un boulot pour soi et pour les autres. Mais ceci n’a pas été facile. Vous savez, pour un jeune entrepreneur qui commence, les difficultés sont énormes, mais nous essayons de les gérer à notre manière. Le FAIEJ aussi nous appuie beaucoup à travers des formations, des coachings, des soirées, au cours desquelles nous apprenons beaucoup de choses. Comme par exemple, la gestion du crédit.

Togo First : Parlant justement du crédit, comment l’avez-vous géré ? Avez-vous pu le solder ?

De Poukn Yendal : A propos du crédit, par exemple, grâce aux formations que nous recevons et que j’applique, je l’ai soldé depuis plus d’un an. Nous avons suivi notre cahier de charges. Chaque mois, nous faisions le remboursement et, par la grâce de Dieu, nos activités se poursuivent bien. Nous n’avons vraiment pas eu de difficultés à solder notre prêt.

 Togo First : A combien peut se chiffrer votre production journalière ?

De Poukn Yendal : Nous produisons chaque jour en moyenne 100 m2 de pavés,  soit 400 000 FCFA. Je peux vous assurer que les clients réagissent très positivement à nos produits. Nous avons une base de données de clients composée d’architectes, d’entrepreneurs, de maçons, des carreleurs et autres qui gagnent des marchés et qui viennent nous les sous-traiter. Notre entreprise est vraiment sur une bonne base.

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Nous produisons chaque jour en moyenne 100 m2 de pavés.

Togo First : Quels conseils donneriez-vous à un jeune désireux de se lancer dans l’entrepreneuriat ou l’auto-emploi ?

De Poukn Yendal : En tant que responsable de Yend Group, je dirai que l’entrepreneuriat n’est pas facile. Mais c’est le meilleur des  moyens pour avoir un emploi, le garder et réaliser ses objectifs. Entreprendre, c’est le meilleur boulot qui puisse exister dans ce monde. Quand vous créez votre entreprise, ce n’est pas vous seuls qui allez gérer… vous allez créer de la richesse pour les autres aussi… les fournisseurs, les clients ;  c’est vraiment un domaine très intéressant. J’invite les jeunes à relever le défi de l’entrepreneuriat.

Togo First : Vos perspectives et projections sur 5, voire 10 ans…

De Poukn Yendal : Vous savez ? J’ai de grandes ambitions. Sur les 5 ou 10 prochaines années, je vois Yend Group comme une entreprise très solide financièrement, et le n°1 dans le domaine de production et de pose des pavés. Une entreprise qui crée davantage de richesses et de valeur ajoutée à l’économie nationale.

Propos recueillis par Séna Akoda

L’Etat togolais, par l’entremise du ministère des Infrastructures et des Transports, va procéder à la réhabilitation d’environ 46 km de routes dans trois régions économiques. Il s’agit de la Kara, des Plateaux et des Savanes.

Ces ouvrages pourront se réaliser grâce à un financement de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier. Un fonds destinés à « financer l’entretien du réseau routier », indique le document consulté par la rédaction de Togofirst.

Dans le détail, à Kara, c’est le tronçon Baghan-Kountoum-Dimori-Bretelle de Kalanga Carrefour Labanté, long de 41,4 km qui est concerné par les travaux prévus. Selon le document consulté, il devrait s’agir du reprofilage lourd et du rechargement ponctuel.

Dans les Plateaux en revanche, les travaux porteront sur la voirie en terre de la ville de Kpalimé, distante de 2,5 km et devront être de même nature que ceux qui vont être exécutés dans la région de la Kara.

Au grand Nord (la région des Savanes), ce sont les voies d’accès et d’aménagement de plateforme à Dapaong et à Takpapiéni, longues de 2 km, qui sont concernées par les travaux d’ouverture, de reprofilage lourd et de rechargement ponctuel.

Ces ouvrages, la Direction Générale des Travaux Publics et des Transports les a aménagés en trois lots, et assortis d’un délai d’exécution d’un mois. La sélection des entreprises exécutantes a conduit l’autorité contractante à lancer un appel d’offres restreint.

Les recettes fiscales ont atteint 563,2 milliards de FCFA au terme de l’exercice budgétaire 2017, selon le rapport sur la performance du plan d’actions de la réforme de gestion des finances publiques.

Cette performance est inférieure de 5,3 milliards au montant global mobilisé en 2016 (568,5 milliards) et de plus de 50 milliards aux prévisions du collectif budgétaire 2017 intervenu en fin d’année, qui tablait sur 614 milliards de collecte.

La baisse des recettes fiscales s’explique essentiellement par le contexte politique marqué par les tensions récurrentes qui ont prévalu durant le second semestre de l’année écoulée.

Avec ce chiffre, les impôts ont totalisé 291,9 milliards et les taxes douanières sont ressorties à 271,3 milliards. Par ailleurs, les recettes non fiscales se sont établies à 55,6 milliards, en hausse sur l’année 2016.

Cette année, l’Office togolaise des recettes (OTR) prévoit de mobiliser plus 660 milliards pour soutenir les dépenses budgétaires qui devraient franchir la barre des 925 milliards de FCFA.

Fiacre E. Kakpo

Les garanties financières ou garanties des prêts bancaires constituent l’un des mécanismes d’intervention du Fonds de Solidarité Africain, une institution financière multilatérale. Au Togo, cette institution a garanti le financement des entreprises à hauteur de 38 milliards FCFA. C’est ce que révèle le ministère de l’Economie et des Finances à l’ouverture de la 18è réunion du Conseil d’Administration de ce Fonds, le 30 mars 2018.

L’une des illustrations tangibles de son intervention au Togo, a renchéri Ahmadou Abdoulaye Diallo, son Directeur Général, est la réhabilitation de l’Hôtel 2 Février à hauteur de 3 milliards FCFA.  En dehors du secteur hôtelier, l’institution privilégie les télécommunications, l’agro-industrie, l’énergie, les BTP et autres.

Dans la perspective d’un développement soutenu, les autorités togolaises, confortées par les réformes en vue de rendre plus attractif l’environnement des affaires au Togo, accordent la priorité aux préoccupations des jeunes et femmes entrepreneurs, déclare Kossi Tofio, directeur de cabinet au ministère de l’Economie et des Finances.

En appui à cette catégorie d’entrepreneurs, qui constitue une part importante de l’économie togolaise, elles souhaitent vivement que le Fonds noue des partenariats avec les institutions et les structures étatiques qui leur sont dédiées. Dans la perspective heureuse d’un aboutissement des pourparlers en cours, ce devrait être un support de taille à l’éclosion de la jeunesse et des femmes entrepreneurs.

Notons qu’en dehors de la garantie financière, le Fonds de Solidarité Africain intervient par le refinancement et la bonification de taux d’intérêt. Par ailleurs, la qualité de son management, ainsi que sa capacité financière, lui ont valu une notation AA+ Perspective stable de la part de l’agence WARA.

La task force mise en place au lendemain de la promesse d’octroyer 20% des marchés publics aux jeunes et aux femmes du président Faure Gnassingbé, promet de passer le délai de traitement des dossiers au Guichet Unique dédié à la mise en œuvre de cette réforme, de 72 à 24 heures.

La promesse a été faite ce jeudi par la Directrice de Cabinet du Président de la République, Victoire Dogbé-Tomegah, à la faveur d’une conférence de presse dans les locaux de l’OTR qui abrite ce Guichet dont l’objectif est de centraliser toutes les procédures et de faciliter l’accomplissement des formalités administratives requises dans le cadre des marchés publics réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.

Pour parvenir à cette célérité dans le traitement des dossiers, l’équipe pilotée par la ministre du développement à base (aussi DC du PR), mise sur l’interconnexion numérique des structures représentées au guichet, notamment l’OTR, ARMP, etc.

Outre cet engagement de réduire les délais, d’autres questions ont été abordées, notamment celle liée à l’accompagnement des jeunes sur le plan de la mobilisation des garanties (acomptes, préfinancement, caution), pour la soumission et l’exécution des marchés publics.

Selon la directrice de cabinet, appuyée ensuite par Reckya Madougou, Conseillère Spéciale du président togolais, un dispositif de facilitation à l’obtention des garanties et facilités de caisse est en train d’être mis en place, à cet effet. Plusieurs propositions sont sur la table et le mécanisme devrait entrer dans sa phase opérationnelle dans les prochains jours, appuie la task force.

Si à court et à moyen termes, la commande publique peut grever la trésorerie des jeunes entreprises, ce dispositif annoncé, s’il entre en application, est susceptible d’insuffler une bouffée d’oxygène aux entreprises avant règlement par l’Etat.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo table sur une production du soja certifié bio de 10 000 tonnes au titre de la campagne agricole 2018-2019. L’information a été livrée en fin de semaine dernière à l’occasion d’un atelier organisé par la société Jonction de Croissance Agricole du Togo (JCAT) en collaboration avec le Ministère du Développement à la Base et le Projet d’Appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAIEJ-SP).

Pour atteindre cet objectif, les organisateurs ont misé sur le renforcement des capacités des acteurs de cette filière, notamment les entrepreneurs agricoles et les primo entrepreneurs, en matière d’élaboration de plans d’affaire et de mise à disposition des semences de qualité.

Ceci passe par le respect, par les bénéficiaires de cette session de formation,  des conditions de production du soja biologique. A terme, l’idée est de travailler à disposer d’une filière céréalière qualitative et compétitive sur le marché international.

Notons que le rapport d’une étude-diagnostic de la filière soja réalisée en 2016 au Togo, évalue la contribution du soja à la création de la richesse à 1 652 124 331 FCFA pour l’année 2015. Dans le détail, le maillon production atteint 807 142 800 FCFA ; celui de la transformation génère 664 567 000 FCFA tandis que le maillon commercialisation obtient 180 414 531 FCFA.

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