La filière karité reçoit de plus en plus une attention particulière des pouvoirs publics togolais. Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et la Société Togolaise de Karité ont lancé une vaste opération de préfinancement de cette filière.
Selon les informations rapportées par le quotidien national Togo Presse, cette opération devra se dérouler dans trois (03) régions économiques du Togo à savoir Centrale, Kara et Savanes. Elle vise non seulement à booster mais aussi à sécuriser la production nationale du karité notamment contre les spéculateurs étrangers.
L’idée, indique-t-on, est de parvenir à une autonomisation économique des femmes, employées dans cette filière et d’assurer une viabilité de cette culture qui propulse déjà le Togo au 7è rang des producteurs africains.
Pour cette étape, c’est la Région Centrale qui a reçu les honneurs. Treize (13) coopératives de production du karité issues de cette région ont eu droit à un préfinancement à hauteur de 6 280 000 FCFA. Elles ont reçu, en outre, des équipements de protection individuelle, des bottes et des gants. « Je vous exhorte, vous les producteurs, à la persévérance et promets aux membres des coopératives le soutien de la Société Togolaise de Karité STK pour leur épanouissement » a déclaré Elisabeth Pali-Tchalla, présidente de cette filière au Togo.
Pour sa part, Moussibaou Séidou, Directeur régional de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche dévoile le sens et la portée de l’opération : « Cette opération de préfinancement, pour sécuriser ce secteur qui est vital, contribue à l’essor économique du pays ».
Le Togo affiche ses ambitions pour la filière karité : admis à l’Alliance Globale du Karité en mars 2018, il est candidat pour abriter la 12è rencontre mondiale de la filière.
Séna Akoda
Le Comité technique ministériel spécialisé agriculture (CTMSA) de la CEDEAO s'est réuni le mercredi 6 juin 2018 à Ouagadougou. Objectif : Mettre en place des organes de gouvernance, dresser un règlement technique relatif à l'opérationnalisation de la Réserve régionale de sécurité alimentaire (RRSA) et déterminer des mesures de réponses à la crise alimentaire et nutritionnelle.
En effet, cinq ans après sa création à Yamoussokro, la RRSA peine à entrer réellement dans sa phase opérationnelle. Face à la crise alimentaire en Afrique de l'Ouest et surtout au Sahel, il est devenu primordial de doter la réserve régionale d'un règlement sur les organes de gouvernance et de gestion technique. Ceci, dans le but de mobiliser au plus vite le stock alimentaire nécessaire qui reste un défi.
Selon le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche du Togo, Ouro-Koura Agadazi, « il s'agit des stocks de proximité, des stocks nationaux de sécurité gérés par les Etats et leurs partenaires et la réserve qui est complémentaire des deux ».
Pour constituer ce stock, « nous devons mobiliser nos propres moyens financiers et nous ravitailler auprès de nos producteurs agricoles. C'est un impératif pour dynamiser notre agriculture et assurer notre souveraineté alimentaire », a adressé M. Agadazi à l’endroit de ses homologues.
Selon les autorités de l’Uemoa, les résultats des analyses montrent que 7,1 millions de personnes dont 6,1 millions dans l'espace CEDEAO étaient en phase d'insécurité alimentaire de mars en mai 2018.
L’entrepreneuriat togolais s’invite à Abidjan en République de Côte d’Ivoire, à la faveur de la quatrième édition du Forum des Jeunes Entrepreneurs et Chefs d’entreprises de l’Afrique (FOJECA) qui se déroule du 06 au 08 juin 2018.
Grâce au FAIEJ (Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes), deux jeunes entrepreneurs togolais évoluant dans l’agroalimentaire et la restauration à savoir Léo Kanyi, producteur du thé bissap, et Kayissan Aziaba exposent à cette rencontre, leurs produits et ceux de leurs frères et sœurs partageant la même vision entrepreneuriale.
« C’est grâce au FAIEJ que nous sommes à ce grand rendez-vous de jeunes entrepreneurs de l’Afrique de l’ouest pour exposer nos produits et ceux de nos autres compatriotes entrepreneurs », a déclaré Léo Kanyi.
Au-delà du fait que ce rendez-vous leur offre une tribune à l’échelle continentale pour l’exposition-vente, c’est également une occasion selon eux : « d’apprendre sur de nouvelles thématiques pour mieux affûter nos talents d’entrepreneurs en particulier apprendre à s’éduquer financièrement », a confié le promoteur du thé de Bissap au Togo.
La rencontre planche sur la problématique de financement de très petites entreprises (TPE) africaines et devrait permettre aux entrepreneurs de se raconter et de se partager les expériences entrepreneuriales ainsi qu’à créer des opportunités d’échanges à l’échelle régionale.
Pour rappel, du 10 au 12 mai dernier, Bessanh Komlan Edem, promoteur de Champiso (boisson à base de champignons), Meilleur Entrepreneur PME 2017, et Ouro Agoro Amina Azia, responsable de Mina Group, (farines à partir des tubercules du terroir), 2è Meilleure Entrepreneure PME 2017, étaient au Forum de l’Entrepreneuriat et de l’Insertion Professionnelle des Jeunes de l’Espace UEMOA (FEJIP) de Bamako.
Séna Akoda
Dans le cadre de sa politique de soutien à l'endroit des jeunes évoluant dans le secteur des TIC au Togo, le ministère des Postes et de l'Economie Numérique travaille sur la mise en place d'un Tech Hub dans la ville de Lomé. Pour réaliser cette infrastructure technique, le ministère s’est offert l’expertise du CTIC-Dakar.
L’incubateur et accélérateur d'entreprises basé à Dakar au Sénégal, est présent à Lomé ce 7 juin, pour démontrer que le projet de Tech Hub est faisable techniquement et viable économiquement.
Selon l’étude de faisabilité, cette infrastructure peut non seulement améliorer l’environnement togolais de l’innovation, mais contribuer également à faire des TIC, un secteur économique fort.
Le gouvernement du Togo est conscient de la nécessité de fournir aux jeunes Togolais porteurs de projet TIC, de plus en plus nombreux, un cadre de travail adéquat pour leur émulation.
D’ailleurs plusieurs incubateurs privés de start-up ont été immédiatement pris d’assaut par ces jeunes pousses en quête d’un accompagnement efficace. Woelab, Ecohub, Innov’Up, JIED sont quelques uns de ces centres qui ont ainsi contribué à faire connaître le savoir-faire togolais à l’étranger, lors de grands concours internationaux.
Muriel Edjo
Hier, 06 juin 2018, une délégation de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a effectué une visite aux sièges des médias d’Etat. Il s’agit de la Télévision Togolaise, de la Radio Lomé, de l’Agence Togolaise de Presse (ATOP) et de l’Editogo (éditeur du quotidien public Togo Presse).
L’idée était d’amener les responsables de ces organes à orienter leurs activités vers plus de professionnalisme. A cet effet, le président de l’institution régulatrice des médias togolais, Willibronde Pitalounani Télou leur a rappelé l’obligation d’obtenir son visa, avant toute diffusion publicitaire.
Le contrôle qu’exerce la HAAC sur la diffusion publicitaire devrait permettre à l’institution de régulation de s’assurer de la conformité du contenu du message publicitaire aux normes en vigueur.
La HAAC leur a, en outre, rappelé l’interdiction de toute forme de publicité à la médecine traditionnelle, au tabac et à l’alcool, entre autres.
Selon les données de la Nigerian Ports Authority (NPA), les importations de produits pétroliers, alimentaires, de matériaux de construction et d'autres marchandises transitant de Lomé vers les ports nigérians sont en hausse de 181% en 2017.
Cela s’explique par la situation géographique du port de Lomé, seul port en eaux profondes de la sous-region et le seul sur la côte d’Afrique occidentale par lequel on peut joindre plusieurs capitales (de la même région) en un seul jour.
Cet atout de taille et la forte volonté politique du gouvernement togolais qui ambitionne de faire de Lomé un hub logistique pour la sous-région a surtout motivé les nombreuses réformes amorcées dans l’enceinte portuaire ces dernières années.
L’allègement des procédures, ponctué d’une réduction sensible du délai, avec l’instauration du guichet unique, combiné à la modernisation de l’infrastructure portuaire, notamment la construction d’un 3e quai, ont permis de réduire les coûts et d’orienter le port sur le chemin de la compétitivité.
A ce titre, la Cnuced, dans un rapport publié récemment, place le Port de Lomé parmi les ports d’Afrique subsaharienne ayant réalisé le plus de progrès en matière de connectivité maritime, tant l’afflux s’est accentué au cours des dernières années.
Fiacre E. Kakpo
La Société Financière internationale (SFI), bras du groupe de la Banque mondiale destiné au secteur privé a annoncé lundi dernier, une facilité de 60 millions $ en faveur du groupe Bank of Africa (BOA).
Ce financement servira à couvrir la moitié des risques sur un portefeuille de prêts de 120 millions $, destinés aux PME dans huit pays africains dont le Togo.
Selon les précisions, la moitié des fonds sera allouée à des entreprises dirigées par des femmes ainsi qu’à des projets visant à lutter contre le changement climatique.
Pour Oumar Seydi, directeur de la SFI pour l'Afrique, « cette facilité permettra à la BOA d'accorder plus de 5000 prêts à des PME ayant des difficultés à obtenir du crédit, sur les cinq prochaines années. »
Cet investissement a été surtout rendu possible grâce au soutien du Women Entrepreneurs Opportunity Facility (WEOF), lancé par la SFI à travers son programme Banking on Women. Outre le Togo, bénéficieront de ce financement les PME basées au Burkina Faso, au Ghana, à Madagascar, au Mali, au Niger, au Sénégal et en Tanzanie. Pour rappel, Boa-Togo, 16e filiale du groupe, a lancé ses activités en 2013.
Fin 2016, la filiale détenue à plus 94% par Boa West Africa, revendiquait plus de 117 milliards FCFA d’actifs, 32 milliards pour les dépôts, 55 milliards pour les créances clientèle et 10 agences sur le territoire national.
Le groupe Bank of Africa dont Boa West africa est un segment, est détenu à plus de 72% par le Marocain BMCE Bank.
Fiacre E. Kakpo
Le Tropics Business Summit et PHI Finances lancent un appel à candidatures au titre de l’année 2018 au bénéfice des porteurs de projets entrepreneuriaux en Afrique.
Il s’agit du second appel du genre depuis le lancement en 2017 de cette initiative. Le programme est développé dans l’optique de booster la croissance des startups émergentes par l’octroi de financements.
Les profils d’entrepreneurs recherchés, détaille l’appel à candidatures, ce sont des start-up innovantes africaines qui s’attèlent à valoriser les produits locaux des terroirs africains (le Made-in-Africa, que ce soit un savoir-faire, un produit du terroir, une pratique agricole…) et à optimiser leur mode de gestion.
Les projets éligibles devraient porter sur les secteurs suivants: Agro-alimentaire et agrobusiness, Énergies renouvelables, Mode et beauté, Informatique et électronique. Ou encore les secteurs des Transport et logistique, Infrastructures et immobilier, Tourisme et lifestyle, Medias en ligne, Télécommunications, Finance (banque, microfinance et assurances).
Cet appel à projets dans le cadre du sommet sur les Investissements en Afrique, qui se tiendra du 16 au 20 Octobre prochain à Johannesburg, en Afrique du Sud, devrait intéresser les entrepreneurs togolais, et plus encore ceux qui ont des projets structurants très ambitieux dans le cadre de leur expansion. Car le Togo figure en bonne place des pays éligibles au programme.
Ce sont les projets qui nécessitent du financement à partir de 100 millions FCFA qui devront être privilégiés. Quant aux dossiers qui nécessitent des financements en deçà de 100 millions FCFA, ils seront examinés au cas par cas, indique l’appel à projets.
Ceci devrait constituer une excellente opportunité pour les entrepreneurs togolais, notamment ceux qui rêvent d’une expansion à l’échelle régionale voire continentale et qui sont en quête de financements conséquents.
Séna Akoda
Réduction du coût d’octroi du permis de construire; automatisation des procédures de délivrance du permis de construire. Ce sont les grandes réformes engagées par le gouvernement togolais pour rendre le climat des affaires plus attractif aux opérateurs économiques. S’agissant du coût d’octroi du permis, le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics a fait passer le montant pour l’étude de sol pour la construction d’entrepôt d’un à deux niveaux de 900 000 F à 350 000 F.
Conséquence : pour les ménages, le coût des autres types de constructions est également drastiquement réduit. Il est désormais de 250 000 Fcfa au minimum.

Et ce n’est pas seulement le coût qui est réduit. Le délai et le mode d’introduction des demandes aussi. Désormais, il est possible de faire la demande du permis de construire depuis sa résidence. Les procédures étant informatisées. Cette mesure est en phase avec les nouvelles directives de l’UEMOA sur la mobilité des acteurs, notamment les architectes.
A cette décision, s’ajoute le renforcement du contrôle de construction des immeubles suite au renforcement des capacités en matériels et en ressources humaines des administrations concernées. Tout est ainsi mis en œuvre par le Gouvernement afin d’assurer à tous une meilleure sécurité des chantiers de construction et des bâtiments.
Plusieurs autres décisions des arrêtés d’application du décret 2016-043/PR du 1er Avril 2016, favorisent également les activités entrant dans le cadre de la délivrance du permis de construire. Elles sont relatives, entre autres, à la problématique de la police d’assurance, aux entités tierces requises pour s’assurer de la qualité des travaux, etc.
En dehors de ses services financiers, la banque panafricaine Ecobank dont le siège se trouve dans la capitale togolaise s’illustre dans des activités ayant vocation à préserver l’environnement.
Le mardi 05 juin 2018, journée mondiale de l’environnement, les responsables de ce leader panafricain dans le domaine bancaire se sont rendus à Akepe, localité située dans la périphérie de la capitale togolaise (côté ouest de Lomé), plus exactement sur le site d’enfouissement de déchets. Ils étaient en compagnie d’André Johnson, ministre de l’Environnement et des Ressources forestières.
Objectif : mettre en terre de nouveaux plants, pour faire reculer la désertification continue due essentiellement à une mauvaise exploitation des ressources forestières.
Au total, ce sont deux hectares de superficie qui ont été reboisés. Cette expérience n’est toutefois pas singulière. Le leader bancaire s’investit avec la même volonté dans la protection de l’environnement dans les trente-trois pays où il opère.
Cette option de la banque de participer, par son engagement à la préservation de la planète se justifie par sa responsabilité environnementale, donc sociale. Une responsabilité qui prend tout son sens dans le contexte actuel de réchauffement climatique.
Séna Akoda