Togo First

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Le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs, vise à créer les conditions d’une croissance économique plus inclusive à travers le renforcement de l’employabilité des jeunes et la promotion de l’entrepreneuriat dans les filières maïs, manioc, soja, petits ruminants.

Pour atteindre les objectifs qui lui sont assignés, « le PAEIJ-SP base sa stratégie sur l’approche chaînes de valeur agricoles (CVA) et le développement de clusters agro-industriels afin de consolider la base industrielle du pays », a indiqué le coordonnateur du projet, Yves Agbo au cours d’un entretien qu’il a accordé à la rédaction de Togo First.

Au titre de la campagne 2017-2018 qui s’est étendue d’août 2017 à février 2018, il a attiré des financements à hauteur de 1 milliard FCFA, des principaux acteurs et partenaires du projet. 

Dans le détail, 820 342 867 FCFA ont été alloués aux entreprises structurantes tandis que 118 036 052 FCFA ont été distribués aux primo individuels et groupements.

Pour accéder au financement, le projet a mis à disposition deux guichets. D’abord le financement via un opérateur financier dont le montant des crédits varie entre 20 et 150 millions FCFA. Les entreprises structurantes (PME/PMI) accompagnées par le projet sont éligibles à ce type de financement, sur présentation d’un plan d’affaires viable en lien avec le financement d’une chaine de valeurs du projet.

Ensuite, le financement par l’entremise des guichets des Institutions de Microfinance. Le montant des crédits au niveau de ces guichets pour un primo-entrepreneur organisé en groupement de producteurs ou en entreprise individuelle varie entre 300 000 FCFA et 20 millions FCFA, précise le N°1 du projet, en outre.

Le cabinet de recherche Quantum Global Research Lab, division des recherches de la firme d’investissement et de conseil suisse Quantum Global, vient de publier son classement annuel « Africa Investment Index (AII) 2018 », des pays africains selon leur attractivité aux investissements étrangers en 2017.

Pour cette édition qui consacre le Maroc comme la première destination des investissements étrangers, le Togo, classé 28e économie la plus attractive, gagne 4 places.

11e croissance la plus rapide d’Afrique en 2017, le Togo obtient, à la clé, des résultats honorables aux plans de la croissance économique, de la liquidité, des facteurs de risques et de l’environnement des affaires.

Selon le rapport, 26% des investissements globaux au Togo sont domestiques. Il s’agit d’une amélioration de 2 points de pourcentage par rapport à l’année 2016.

Soutenu par le Guichet Unique pour le commerce extérieur (GUCE) et les réformes mises en place pour améliorer le climat des affaires, ces dernières années, le pays qui ambitionne de devenir un hub commercial et logistique incontournable dans la sous-région, loge à la 7e place.

D’autre part, le Togo continue d’améliorer  son profil de risque, en témoigne son classement sur l’indicateur « Taux d’intérêt réel ». Sur cet indicateur qui mesure le rendement réel du capital de l’investisseur, le Togo progresse de deux rangs et se classe 10e. Sur l’indicateur « risques de change », le pays fait un bond de 9 places pour se positionner également à la 10e place. Cette situation est surtout due à la stabilité du Franc CFA arrimé à l’euro.

Au classement général, le Maroc est suivi successivement par l’Égypte, l’Algérie, le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, la Zambie, le Kenya et le Sénégal.

L’AII est un indice annuel qui tient compte de 6 facteurs principaux : le facteur croissance, le facteur liquidité (taux d’intérêt réel et offre de monnaie), le facteur risque (taux de change, taux de couverture des importations, la dette extérieure et la balance des paiements), l’environnement des affaires, le facteur démographique et le facteur capital social.

Fiacre E. Kakpo

Ce lundi 26 mars, une formation en technique d’élaboration de plans d’affaires, de création d’entreprise et de développement personnel, a démarré à l’intention de 450 jeunes venus de Lomé et des principales villes de l’intérieur du pays (Kpalimé, Atakpamé, Kara et Dapaong).

Le FAIEJ, Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes, mis en place par le gouvernement togolais pour booster l’entrepreneuriat des jeunes, entend ainsi améliorer ses chiffres de 2017 où 323 plans d’affaires ont été financés et accompagnés à hauteur de 500 millions de FCFA.

L’objectif est de concrétiser les idées de ces jeunes entrepreneurs en herbe et de contribuer à l’émergence d’une classe de jeunes promoteurs de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et de Petites et Moyennes Industries (PMI).

La formation se déroulera selon le chronogramme ci-après :

-26 mars : sensibilisation à la culture entrepreneuriale et sur le FAIEJ, suivie d’une séance d’information sur les conditions de la formation et d’un coaching en développement personnel
-du 27 au 31 mars 2018: formation en technique de création de micro entreprise et de rédaction de plan d’affaires

-du 09 au 14 avril 2018 : élaboration de plans d’affaires par les participants sous la supervision et le cadrage des formateurs.

Annoncée en 2017, la mise en place d’une agence nationale de sécurité au Togo tend à se concrétiser. Selon une lettre informative du ministère des Postes et de l’Economie Numérique adressée aux chefs des universités et grandes écoles du Togo, et que la rédaction de Togo First a consultée, la création de cette agence devrait être associée à la mise en place d’un Computer Emergency Response Team. Ces deux organes s’inscriront dans la stratégie de lutte du Togo contre la cybercriminalité.

Par anticipation, le ministère des Postes de l’Economie numérique, en charge de la mise en œuvre de cette stratégie, organise un test d’aptitude, pour la sélection des étudiants pouvant faire partie des ressources humaines de ces organes.

Les étudiants retenus à l’issue du processus devront, selon le document, bénéficier des formations de haut niveau spécifiquement au métier de CERT. A terme, ils pourront, si nécessaire, décrocher un contrat à durée indéterminée en fonction de leur performance et des exigences de la profession.

Le concours est ouvert à tous les étudiants et étudiantes en fin de cycle (Mastère 2) ou cycle ingénieur des filières technologiques et plus spécifiquement les filières informatiques, télécoms, et génies électricité, des Universités et Grandes Ecoles du Togo.

Les institutions académiques concernées sont le Centre Informatique et de Calcul (CIC), l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs (ENSI), l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) et l’Institut Africain d’Informatique (IAI).

Les étudiants, présélectionnés à l’issue du test, suivront une formation sur le standard ISO/IEC 27001, ce qui leur permettra d’acquérir les notions fondamentales sur la sécurité des systèmes d’informations, indique la lettre.

Réunies avec le personnel le 16 mars dernier, à la faveur du premier séminaire d’orientation de l’année 2018, les autorités de l’Office togolais des recettes (OTR) ont fait le bilan de l’année écoulée avant d’annoncer les objectifs et perspectives de l’année en cours.

Il s’ensuit que l’institution chargée de collecter entre autres les taxes, table sur un montant global de 660,3 milliards de FCFA  de recettes en 2018. Ainsi, les nombreuses réformes entreprises depuis le début de cette année en vue d’élargir l’assiette fiscale et les stratégies « intelligentes » que l’Otr tente d’implémenter, devraient concourir à la réalisation de cet objectif.

Dans cet élan, le commissaire général a exhorté les agents « à faire preuve d’ingéniosité, pour aller collecter pour l’Etat les recettes qui sont bien existantes, mais qui font face à la fraude et à la corruption de tous genres ».

Cette année, le gouvernement togolais dispose d’une marge de manœuvre limitée en matière d’endettement. Dans de telles conditions, les recettes mobilisées par l’OTR qui sont majoritairement fiscales, seront d’une importance capitale pour répondre aux dépenses budgétaires qui devraient atteindre 1321,9 milliards de FCFA. Le gouvernement compte également recourir aux dons-projets et dons-programmes pour réduire son déficit à 2,45%.

 Fiacre E. Kakpo

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) va séjourner à Lomé du 27 mars au 11 avril 2018 en vue de procéder à l’évaluation du Togo dans le cadre du programme d’aide triennal, appuyé par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé en mai dernier.

L’objectif est de procéder, avec les autorités locales, à la deuxième revue du programme FEC, y compris la mise à jour des projections macroéconomiques.

Concrètement, cette mission devrait surtout permettre à l’équipe de l’institution basée à Washington, d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des reformes en matière d’assainissement des finances publiques. Elle appréciera aussi l'état d'avancement de la préparation du Plan National de Développement (PND 2018-2022).

Si les décaissements du fonds sont conditionnés par les progrès réalisés par le gouvernement en matière d’assainissement des finances publiques, le pays peut espérer de cette visite. En effet, fin octobre dernier, une première mission du FMI avait déjà pris quartiers à Lomé pendant plusieurs jours. Les conclusions de l’équipe dirigée par M.  Ivohasina  Razafimahefa (photo à droite), ont montré que « tous les critères de performance quantitatifs ont été atteints et les réformes structurelles continuent d’être progressivement mises en œuvre ». Des conclusions qui pourraient se confirmer à terme de ces deux semaines d’évaluations.Toutefois, l’équipe attirait déjà l’attention sur les tensions persistantes qui pourraient, selon elle,  avoir une incidence sur la situation macroéconomique. Mais depuis octobre, le climat politique s’est apaisé avec l’ouverture du dialogue entre les divers protagonistes.

Dans un tel élan, cette visite de deux semaines pourrait déboucher sur le second décaissement du programme triennal qui porte en réalité sur une enveloppe globale de 241,5 millions $. Un premier décaissement d’une valeur de 34,5 millions $ avait été fait immédiatement après l’approbation du programme de prêt. 

Fiacre E. Kakpo

Plusieurs réformes mises en œuvre visent, in fine, à booster le nombre de raccordements au réseau électrique de distribution de l’énergie électrique de la CEET en 2018.

Pour soutenir ce plan de raccordements à grande échelle qui devrait, selon les chiffres communiqués atteindre les 100 000 cette année, la CEET veut changer d’option et passer du postpaid au prépaid. Dans cet esprit, elle compte vulgariser l’utilisation du compteur prépayé.

Selon les explications des responsables de cette société, l’idée est de parer aux difficultés de recouvrement des factures. De fait, le passage de 50 000 d’abonnés en 2017 à 100 000 cette année, pourrait accroître le risque de non-paiement de leurs factures par un grand nombre de nouveaux clients. Et ces difficultés de règlement des consommations en énergie pourraient compromettre les objectifs de la société.

En migrant vers le prépaiement, la CEET compte maîtriser tous les effets liés aux réformes qu’elle matérialise. Ici, le client ne devra consommer que l’énergie qu’il aura payée à l’avance. Mais, les avantages liés à la promotion du compteur prépayé ne devraient pas se limiter à la CEET. Les nouveaux clients raccordés devront être de plus en plus libres dans le choix de leur consommation en énergie électrique.

Célébrée comme l’une des cinq figures féminines qui font la  fierté de l’entrepreneuriat togolais par le magazine « Ocean News », Viviane Assogba Tsogbaley dirige depuis trois ans Génial Wok, une entreprise spécialisée dans la restauration végétarienne et végétalienne, et dans la production des cocktails de fruits naturels. Son parcours, elle le conte avec une certaine passion.

Dans ce numéro de l’entrepreneur de la semaine, Viviane Assogba Tsogbaley a bien voulu faire goûter au lectorat de Togo First, non de sa restauration ou de ses cocktails, dont elle ne manque de dévoiler les vertus,  mais plutôt du récit d’un parcours qui commence dès l’adolescence.

Togo First : Vous êtes depuis 3 ans à la tête de « GENIAL WOK » spécialisé dans la restauration végétarienne et végétalienne et dans la production des cocktails de fruits naturels. D’où vous est venue l’idée de vous lancer dans l’Agro-alimentaire ?

Viviane Assogba Tsogbaley (V.A.T) : J’avais déjà une passion pour l’agro-alimentaire depuis le niveau de 3ème. En classe de 2nde, j’ai fait une formation en pâtisserie. Déjà au campus, j’offrais mes services à mes amis, leur faisant des gâteaux et autres pour leurs fêtes. Mais l’idée de mettre en place une structure est née quand j’ai commencé à travailler au cabinet SYL CONSULT. Au Cabinet, j’ai été placée sous la bannière de l’ANPE et j’avais en charge la correction des projets des jeunes entrepreneurs. Ces jeunes ont été ensuite financés et sont devenus des chefs d’entreprises. Alors, je me suis demandé, pourquoi toujours  passer mon temps à écrire des lettres de demande.

C’est à partir de ce moment que je me suis mis à faire les jus à la maison. L’idée première, c’était d’ouvrir un restaurant. Mais pour avoir assez de clients, j’ai dû débuter d’abord avec les jus. L’OADEL (Organisation pour l’alimentation et le développement local) a pris des échantillons qui ont été appréciés. L’OADEL nous a, du coup, commandé cent (100) bouteilles qu’ils ont exposées dans leur boutique BOBAR (Boutiques-Bar-Restaurants) qui fait la promotion des produits togolais et des consommables. En gros, tout ce qui est agro-alimentaire. Vu l’engouement que les clients ont eu pour le produit, ils ont décidé de nous accompagner dans l’adoption des normes essentielles en matière d’agro-alimentaire.

On a été accompagné de février 2016 à février 2017. On a été formé à la gestion d’une entreprise, aux normes à respecter dans l’agro-alimentaire comme le HACCP. C’est après ces formations qu’ils sont passés faire des prélèvements de nos produits et les analyses ont été satisfaisantes ; C’est à la suite de ça qu’on a fait le lancement officiel de nos produits.

T.F : On peut dire que c’est de là qu’est partie l’aventure GENIAL WOK ?

V.A.T : Oui, en effet. On a été également accompagné pour faire les étiquettes ou vous pouvez voir les codes-barres qui répondent aux normes ; nos produits ont désormais des appellations plus uniformes. Nous avons choisi de travailler ces produits  car ce sont des produits qui ont des effets positifs sur la santé. Actuellement, on voit de très jeunes gens atteints de diabète, d’hypertension. A Genial Wok, nous mettons l’accent sur la santé d’où également le service de restauration végétarienne parce qu’on a remarqué que lorsqu’on adopte une alimentation saine, on est à l’abri de ces maux. Aujourd’hui, nous avons 6 saveurs (les cocktails ananas-pamplemousse, ananas-banane-melon, ananas-melon-passion, ananas-betterave-orange, et tamarin). Dans un document que nous avons conçu à cet effet, nous décrivons les effets positifs de chaque produit sur la santé. Nous conseillons à nos clients de consommer régulièrement nos produits. L’Homme a besoin de 5 fruits et légumes en moyenne par jour. Lorsque vous prenez une bouteille de nos jus, vous avez entre 2 à 3 fruits, ce qui équivaut à la moitié de la valeur énergétique à prendre par jour ;

T F : A l’instar de l’OADEL qui vous a accompagné à vos débuts, vous avez certainement eu d’autres accompagnements. Quels sont-ils ? Et quels ont été leurs apports ?

V.A.T: Nous a eu l’accompagnement de l’OADEL, bien évidemment. INNOV’UP qui est un incubateur de jeunes entrepreneurs, surtout féminins, nous a aussi accompagné sur une année. Elle nous a aidé à mieux gérer notre entreprise. Nous avons fini notre incubation en novembre 2017 d’où le lancement officiel qui a été fait le 8 décembre au centre INNOV’UP en présence de Madame Assilevi (Responsable du PNUD), le DG de l’ANPE, Madame Leguédé (Présidente de la FEFA). Aujourd’hui encore, l’OADEL nous accompagne afin que nous obtenions l’autorisation de mise sur le marché, ce qui pourrait nous aider à exporter nos produits.

T.F : En termes de financement, comment vous en êtes sortis?

V.A.T : Nous avons été formés par le PRADEB (Programme d'Appui au Développement à la Base) pour recevoir un financement mais cela n’a pas abouti. On a fait également une demande au niveau du FAEJ  qui n’a pas encore abouti. Jusque-là, on a roulé sur nos propres fonds.

T.F : Sachant qu’à la base vous avez reçu une formation en Communication des Entreprises, quelles sont les difficultés que vous avez eues pour vous faire une place dans le secteur de la nutrition, de l’agro-alimentaire ?

V.A.T: C’est vrai, j’avais déjà une passion et mon mari est un conseiller en nutrition. Cela m’a été d’une aide capitale parce que moi-même, j’ai une formation en communication marketing. Il a donc fallu qu’il nous assiste en suivant les dosages avant le lancement. Vous allez remarquer que cela fait trois ans que nous avons lancé nos activités et c’est maintenant que nous lançons toutes les saveurs qu’on avait. C’est parce qu’elles ont été testées et aujourd’hui, on peut valablement dire que nos produits sont bons pour la santé. Ce sont des produits sans ajouts de conservateurs, sans colorants, sans sucre.

T.F : On voit qu’un bon accueil a été réservé à vos produits selon vos dires, quel est aujourd’hui votre rythme de production ? Combien produisez-vous ?

V.A.T: Actuellement, nous avons atteint 2000-2500 bouteilles par mois, et bientôt avec l’appui du FAIEJ (Fonds d’Appui, si c’est possible), on prévoit atteindre les 5000. On a des aînés qui sont  dans le domaine et qui aujourd’hui, sont déjà à 10 000 bouteilles après 6 ans et plus (8 ans). Si en moins de 3 ans, on peut atteindre les 5000, je crois qu’on est fait pour rester longtemps.

T.F : Avez-vous des visées internationales ?

V.A.T  Oui, l’année dernière,  on a participé à FOJECA (Forum des Jeunes Entrepreneurs et Chefs d’entreprises de l’Afrique), c’est une rencontre de jeunes entrepreneurs d’Afrique de l’Ouest. On a été envoyé par INNOV’UP au Burkina-Faso. Les visiteurs étaient vraiment intéressés par nos produits. On a des partenaires aujourd’hui qui sont en Suisse. Nous sommes en négociation avec eux pour trouver le bon niveau afin de voir dans quelles mesures pourrions-nous exporter vers la Suisse. Quelqu’un est intéressé pour les exporter vers la France.

T.F : Vous avez été récemment nominée parmi les 5 femmes entrepreneurs qui font la fierté du Togo par le magazine « Ocean News », qu’est-ce que cela représente pour vous ?

V.A.T  Quand j’ai vu cette image, je me suis dit que ça valait la peine de persévérer parce que ça n’a pas été facile, surtout que Genial Wok a évolué sans soutien financier. Mais,  j’ai finalement compris que la persévérance et le travail paient toujours. Et je suis fière aujourd’hui de servir d’exemple pour d’autres jeunes qui veulent également entreprendre ; il ne suffit pas d’avoir la passion, mais il faut pouvoir se faire former, il faut pouvoir se faire accompagner.

T.F : Quel est votre message à l’endroit de nos jeunes frères et sœurs qui aimeraient se mettre à leur propre compte ?

V.A.T : Le conseil que j’ai à donner à mes jeunes frères et sœurs, c’est qu’il est bon de travailler pour soi. Au début, ce ne serait pas forcément rentable, mais il est important de ne pas se focaliser sur les revenus. Le plus important,  c’est de savoir qu’on sert d’exemple pour les autres, c’est de savoir qu’on peut impacter positivement la société, c’est de savoir qu’on crée des opportunités pour d’autres qui viendront après nous et que notre vie ne serait pas vaine.

Propos recueillis par Tajudeen Waliyullah

La politique de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, amorcée depuis quelques années par le gouvernement, commence par porter ses fruits et à donner de la visibilité aux plus audacieux. Pour la 4ème année consécutive, la Fondation Tony Elumelu (TEF), du nom du milliardaire nigérian, a sélectionné plus d’un millier de jeunes entrepreneurs qu’elle accompagnera cette année 2018 via son programme d’Entrepreneuriat en Afrique. 

Dans la liste parue ce jeudi 22 mars, ils sont 1250 venus de tous les coins du continent dont 7 Togolais.

Parmi les jeunes entrepreneurs togolais sélectionnés, on retrouve Ismaël Mohamed Tanko, promoteur de Tanko-Timati (Agro-industrie), Akuto Tchilalo Tchalim Patinvoh (FMCG Companies), Clifford Plastid Hoglonou (Agriculture), Innocent Adjaka (Waste Management) ou encore Kodjo Atakpa (Education).

A l’instar des autres lauréats, ils bénéficieront durant neuf mois d’une formation en mentorat littéraire en ligne et sur l’élaboration des plans d’affaires. Ils se verront également allouer un financement de 5000 dollars US (2,5 millions de FCFA) pour booster leurs jeunes entreprises. Ils prendront en outre part au Forum TEF qui se tiendra à Lagos.

Le milliardaire nigérian (photo) veut, à travers sa fondation dotée de 100 millions de dollars US, promouvoir l’entrepreneuriat en Afrique. Il accompagnera sur 10 ans, 10 000 entrepreneurs dont 1000 chaque année, avec des idées d’affaires assez innovantes et dotées d’un fort potentiel.

Un projet d’interconnexion électrique entre cinq pays de la sous-région ouest africaine, a reçu un important financement de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le Bénin, le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso et le Togo ont bénéficié d’un financement total de 74 millions de dollars soit 39,37 milliards de FCFA. Il s’agit d’un accord de prêt de 27,31 milliards de FCFA et d’un protocole de don de 12,06 milliards de FCFA qui ont été signés le 14 mars dernier à Ouagadougou.

Le projet dénommé « Dorsale Nord », permettra la mise en place d’une ligne d’interconnexion en 330 Kv entre les cinq pays et sera exécuté sur cinq ans. Il sera donc livré en décembre 2022.

294 localités seront électrifiées sur toute la ligne dans un rayon de 5 kilomètres. Le tracé global porte sur une distance de 800 kilomètres entre le Nigeria et le Burkina Faso.

A travers ce projet, la CEDEAO entend renforcer les capacités du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africaine (EEEOA) afin d’intégrer les réseaux électriques nationaux dans un marché régional en vue d’assurer à moyen et long termes, un approvisionnement en énergie électrique régulier.    

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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