Togo First

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Vendredi dernier, Eleonore Lazat, chargée de mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) dans le cadre de la collecte d’informations dans le secteur des énergies renouvelables, destinées au rapport Climatescope 2018, a été reçue par les responsables du ministère de l’environnement et des ressources forestière. Dernière ligne droite de ses trois jours de séjour dans la capitale togolaise, l’occasion a été, pour elle, d’expliquer au Directeur de Cabinet du ministre et quelques autres responsables de ce département également concerné par cette étude, les déclinaisons du Climatescope 2018, et surtout sa portée pour le secteur des énergies de sources propres pour le Togo.

A l’issue de cet entretien, l’envoyée de la firme d’analyse américaine a accepté de se prêter aux questions de Togo First.

Togo First : Pourquoi Bloomberg met-il le cap sur le Togo pour l’édition 2018 du Climatescope ?

Eléonore Lazat : L’objectif de la mission ClimateScope de Bloomberg est de faire une collecte d’analyse et d’informations sur le secteur des énergies renouvelables au Togo. L’idée est, qu’une fois toutes ces informations obtenues, nous pouvons les transmettre sur une plateforme transparente et ouverte au reste du monde, au monde privé, aux pays développés, qui font des investissements et qui cherchent des opportunités dans des marchés qui ne sont pas très traditionnels pour eux, sur des marchés qu’ils ne connaissent pas comme le Togo. Nous cherchons vraiment à expliquer de manière transparente et systématique, ce qui se passe en termes d’énergies renouvelables au Togo.

Togo First : Vous avez eu à prendre connaissance de l’état des lieux. Entre les ambitions et ce qui a été déjà fait, pensez-vous que le Togo est sur la bonne voie ?

Eléonore Lazat : Oui, bien sûr, le Togo est sur la bonne voie en termes d’énergies renouvelables. Il faut dire que le Togo est encore au début de cette marche. Il y a une très forte volonté politique. Ce qui est impressionnant. C’est quelque chose que nous voyons rarement ailleurs. Tout le gouvernement, tous les ministères se mettent à l’œuvre pour augmenter la présence des énergies renouvelables dans le pays.  Il y a une loi qui est en train d’être mise en place pour les énergies renouvelables.

Nous avons entendu parler du code des investissements qui offre certaines facilités aux investisseurs dans ce secteur. La mise en place du cadre règlementaire est en cours. Ce qui manque maintenant, c’est l’attraction des capitaux privés.

Moi, je pense que le cadre qui est en train d’être mis en branle, c’est la bonne voie pour commencer, c’est la bonne voie pour attirer les investissements et ensuite les projets. Puis, le succès des premiers projets créera un cycle vertueux où nous espérons, il y aura davantage, plus d’investissements. Avec le cadre réglementaire qui se met en place, c’est le début d’une forte croissance. Mais, il faut bien sûr continuer les efforts pour y arriver.

Fiacre E. Kakpo

Les initiatives se multiplient au Togo en vue de faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance. Dans cet esprit, le gouvernement veut faire de la protection de ce secteur et de ses acteurs, une priorité.

En tant que membre de l’African Risk Capacity-ARC, le pays a été choisi, en effet, comme pays pilote pour la mise en œuvre de l’assurance contre les risques liés aux inondations.

Il s’agira, non seulement pour l’ARC d’identifier la nature des risques liés aux inondations et aux sécheresses, mais aussi de renforcer les capacités du pays en matière de gestion des catastrophes.

Ceci devrait être une évolution majeure destinée, entre autres, à attirer les investissements des institutions financières, très frileuses vis-à-vis du secteur agricole. De fait, cette méfiance se justifie par le niveau de risque de non-remboursement que les banques jugent aujourd’hui trop élevé, au regard des moyens de production et compte tenu du manque de mécanismes de garanties ou d’assurances.

Notons à ce propos que le TIRSAL, fondé sur le principe d’un partage de risques devrait être un début de réponse à cette situation.

Séna Akoda

La 107e session du Conseil des ministres ACP (Afrique-Caraïbes- Pacifique) se tiendra à Lomé, dans la capitale togolaise, les 29 et 30 mai 2018 sous la présidence de la Jamaïque.

En prélude à cet événement qui sera suivi les 31 mai et 1er juin par la 43e session du comité ministériel ACP/UE sur le financement du développement, plusieurs délégations ont été accueillies par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey (photo).

Samedi, le chef de la diplomatie togolaise s’est entretenu avec son homologue du Vanuatu, Ralph Regenvanu. A l’issue de cette entrevue, les deux pays se sont engagés à travailler ensemble dans le secteur du tourisme. Situé dans la mer du corail, au nord de l’Australie, l’Archipel du Vanuatu avec ses 83 îles, est un paradis touristique, tout comme l’ensemble de la Mélanésie dont il fait partie.

En dehors de cette séance de travail, le ministre Dussey a reçu également Barry Faure, le secrétaire d’Etat des Seychelles, l’équivalent de chef de la diplomatie seychelloise. « Les Seychelles et le Togo décident de procéder à l’annulation des visas de circulation prochainement », annonce le ministre dans un tweet, sans donner plus de détails.

Outre ces deux visites, Robert Dussey s’est également entretenu avec Jean-Claude Brou, Président de la commission de la Cedeao, Moussa Fakir Mahamat, Président de la commission de l’Union africaine, Patrick Gomes, le Secrétaire général des ACP et Kamina Johnson Smith, la cheffe de la diplomatie jamaïcaine et présidente du conseil des ACP. Aucune information n’a filtré sur ces séances de travail.

Fiacre E. Kakpo

Son rêve : bâtir une entreprise à succès continental à partir du Togo. Pour y arriver, Edeh Dona ETCHRI peut compter sur un impressionnant talent oratoire et une détermination féroce. Car à 31 ans, il a déjà une solide carrière d’entrepreneur derrière lui.

Le parcours est pour le moins atypique. Baccalauréat scientifique, études supérieures d’anglais et de gestion... Avant de découvrir il y a bientôt dix ans le monde de nouvelles technologies en autodidacte.

Il créé en 2011, EDZEPROCOM INFO, sa première entreprise avec laquelle il lance « E-orga », premier système de sécurisation de tickets, de billets et de documents au Togo. « Le E-orga est venu au secours des organisateurs de spectacle et de ceux qui travaillent dans la billetterie». Son système de sécurisation lui vaut en 2014 le prix de l’émergence professionnelle de l’Agence Nationale pour la Promotion de Garantie de Financement (ANPGF). Un système qui a été sollicité par les éliminatoires CAN MONDIAL AFRIQUE DU SUD 2013 comptant pour le match Togo-Gabon, ou encore par la 10è foire internationale de Lomé et par la plupart des grands spectacles à Lomé.

Il lance dans la foulée MIABETOGO MARKET, une plateforme de E-commerce afin d’offrir de la visibilité aux entreprises. Puis WassaSMS une plateforme de SMS marketing qui permet aux entreprises de communiquer avec leur clientèle.

Son application numérique citoyenne Doomevi destinée à favoriser la démocratie participative lui permet d’être lauréat connexions citoyennes 2016 parmi les 15 jeunes d’Afrique francophone sélectionnés par CFI Médias (Agence Française de la Coopération Média). Ce qui lui permet de renforcer ses capacités en gestion de projets numériques avec des formations à Paris, au Sénégal, au Bénin et en Côte d’ivoire au cours de l’année de 2017.

A la tête désormais de la société CLIN SARLU, Dona Edeh ETCHRI a créé «e-agribusiness », une application destinée à « révolutionner le secteur agricole au Togo en prenant en compte les populations à la base ».

Il s’agit en réalité d’une plateforme de mise en relation des acteurs du secteur agricole. Elle permet aux agriculteurs (y compris les plus vulnérables) vivant dans les zones les plus reculées et ne disposant ni d'Internet, ni de smartphones, de trouver de nouveaux débouchés pour leurs productions sur les marchés locaux, régionaux et internationaux. Et d’autre part il met à la disposition des acheteurs des informations pertinentes pour faciliter leurs achats.

Le même système permet de recevoir des conseils d’experts sur les nouvelles méthodes culturales et la météo par SMS pour éviter les risques liés aux aléas climatiques lors de l'étape de production.

Le mérite de la plateforme est également de disposer d’un centre d’appel en langues locales qui permet aux acteurs, la plupart étant analphabètes, d’accéder à des fonctionnalités disponibles sur le canal SMS, USSD, application mobile (play store) et le site web (www.e-agribusiness.com). A noter encore l’introduction des services tels que l’épargne, le financement agricole, l’assurance (santé, individuel accident, perte de récolte, matériel agricole) avec les institutions bancaires et d’assurance classiques.

Un projet avec lequel il remporte en mai 2016 le premier prix des applications innovantes au Togo et le premier prix du Hackathon AgriPME 2017.

A trois mois du lancement du produit, depuis le 10 mai 2017, avec seulement quelques fonctionnalités offertes (la publication, la demande de contact, les alertes sur la disponibilité des produits agricoles par SMS, la consultation des prix du marché et le service météo pour les champs) e-agribusiness compte déjà plus de 3000 utilisateurs inscrits et on peut y retrouver des annonces provenant du Togo, du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée et de la Côte d’Ivoire.

Prochaine étape, porter le nombre de ses salariés de 7 à 20 pour « bien couvrir le territoire », former le plus grand nombre d’agriculteurs à l’utilisation du système et ouvrir très vite les services financiers afin d’accélérer l’inclusion technologique et financière, et ainsi contribuer à l’amélioration véritable des conditions de vie des acteurs.

L’agriculture occupe plus de 70% de la population active et contribue à hauteur de 40% au PIB du Togo, l’introduction de cette innovation contribuera à coup sûr à la faire décoller davantage.

La mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) dans le cadre de la réalisation de l’étude indépendante Climatescope 2018, a pris fin ce vendredi 25 mai 2018 après trois jours de travaux intensifs.

Cette mission sur l’attractivité des investissements dans le secteur des énergies propres qui a été conduite par Madame Eléonore LAZAT s’est bien déroulée en conformité avec les objectifs fixés. Les travaux de la mission ont permis d’échanger sur l’état des lieux et les perspectives des domaines clés de l’étude, notamment, le cadre institutionnel et réglementaire du secteur, les investissements et les financements, les chaines de valeur des secteurs des énergies à faible teneur en carbone et des énergies propres et, les activités de gestion des gaz à effets de serre. Les résultats de cette étude seront disponibles dans la période Octobre-Novembre 2018.

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Eléonore LAZAT, Bloomberg New Energy Finance.

La délégation s’est félicitée de la préparation efficace de cette mission par la partie nationale togolaise. Elle a tenu à remercier Son Excellence Monsieur Ably BIDAMON, Ministre des Mines et de l’Energie et Madame Sandra Ablamba JOHNSON, Coordonnateur National de la Cellule Climat des Affaires auprès de la Présidence, pour l’efficacité de leur coordination stratégique et technique. La délégation a également exprimé sa gratitude à Madame Ekoué Dédé, Ministre, Conseillère du Président de la République, pour son appui depuis le début du processus et pour sa contribution à la réussite de cette mission.

Le gouvernement togolais remercie les acteurs de l’administration publique, du secteur privé, de la société civile et les partenaires au développement pour leur contribution de qualité aux travaux de la mission.

Les autorités togolaises ont témoigné leur gratitude à la société Bloomberg New Energy Finance pour l’efficace coopération pendant la mission et exprimé leur souhait d’établir avec elle un partenariat stratégique pour accompagner notre pays dans ses efforts du développement des énergies renouvelables.

Le gouvernement togolais saisit cette opportunité pour renouveler ses remerciements à tous les partenaires au développement qui l’accompagnent dans le développement du secteur de l’énergie et, en particulier dans la promotion des énergies renouvelables.

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Les participants du secteur privé et de la société civile se sont félicités d’être associés à cette mission et ont indiqué leur intérêt à poursuivre, au niveau national, les échanges avec le gouvernement, sur l’amélioration du cadre d’attractivité de l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables et sur leur participation efficace à la promotion de ce secteur prioritaire.

Il faut noter que conformément à son Plan National de Développement (PND) et aux Objectifs de Développement Durable (ODD), le Togo ambitionne d’atteindre d’ici 2030, un taux d’électrification de 100% avec 50 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique, d’assurer son indépendance énergétique, et de contribuer à une meilleure prise en compte des aspects liés aux changements climatiques, en ligne avec les engagements pris au niveau international, notamment à travers l’Accord de Paris. L’atteinte de ces ambitions nécessite une mobilisation significative de financements privés en complément aux ressources publiques.

A la lumière de ce constat, les parties prenantes ont relevé l’importance de capitaliser les résultats de cette étude pour accompagner les efforts du gouvernement en matière de mobilisation d’investissements pour le secteur des énergies renouvelables.

De manière plus spécifique, les travaux ont recommandé que notre pays exploite les résultats de Climatescope pour :

  1. donner une visibilité mondiale accrue aux efforts fournis par le Togo pour créer un climat d’affaires favorable pour la promotion des énergies renouvelables ;
  2. informer un large éventail d’investisseurs internationaux et d’institutions de financement, des opportunités présentes et des potentialités futures qu’offre le secteur de l’énergie propre au Togo ; 

  3. mettre en exergue sur le plan international, les efforts faits par le Togo dans la mise en œuvre de sa « Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) dans le cadre de la Convention Cadre Des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), notamment les engagements en matière de mesures d’atténuation de gaz à effets de serre ;
  4. mettre en place un processus multi-acteurs d’identification des avantages comparatifs du Togo à renforcer et des défis à relever pour offrir aux investisseurs privés, un cadre plus attrayant et compétitif en matière d’énergies renouvelables, en tirant des leçons de l’expérience et de l’évolution des 99 autres pays couverts par l’étude Climatescope de Bloomberg New Energy Finance. 

  5. convenir d’une feuille de route pour améliorer progressivement l’attractivité des investissements dans le secteur des énergies renouvelables en capitalisant sur l’approche utilisée par le Togo pour l’amélioration du Doing Business. 


Pour tirer le meilleur profit de cet exercice, le gouvernement togolais envisage organiser après la publication du rapport de l’étude, un atelier de capitalisation des résultats afin d’en tirer les implications d’actions pour une meilleure attractivité et une compétitivité accrue du secteur des énergies renouvelables, un secteur clé pour la croissance économique et le bien-être des populations.

Le gouvernement exprime sa profonde gratitude au Centre Régional de Collaboration de la BOAD/CNUCC et à la Banque Mondiale qui ont signifié au cours de la mission, leur disponibilité à l’accompagner dans la réalisation de cet atelier de capitalisation de l’étude.

La collecte des données de l’étude se poursuivant jusqu’à fin juin 2018, la Cellule Climat des Affaires de la Présidence et le Ministère des Mines et de l’Energie appellent les parties prenantes impliquées à fournir après cette mission, toutes les informations complémentaires pertinentes pour une analyse optimale de l’attractivité du Togo en matière d’investissements dans le secteur des énergies propres.

Pour plus d’informations, veuillez s’il vous plait vous référer à l’adresse ci-dessous :

Cellule Climat Des Affaires (CCA)


Présidence de la République Togolaise


secretariatccatogo at gmail.com

ou cca.togofirst at gmail.com

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Au Togo, le dernier conseil des ministres tenu le 25 mai 2018 souligne la nécessité du respect du plan prévisionnel des marchés publics par les membres du gouvernement. L’élaboration et le suivi rigoureux du Plan de passation des marchés publics devraient concourir à l’amélioration de la consommation des crédits alloués aux différents départements gouvernementaux.

En effet, détaille une communication présentée au cours de cette réunion, « les marchés doivent être conclus, exécutés et payés à partir des crédits de l’exercice budgétaire de l’année », en ligne avec le principe selon lequel le budget de l’Etat est élaboré pour une année.

Hormis les cas des investissements prévus sur plusieurs années, l’annualité budgétaire exige des administrateurs de crédits l’élaboration d’un plan de passation des marchés publics, précise le communiqué du Conseil des Ministres.

Et pour cause, ce document constitue une programmation rigoureuse des différents marchés à passer et à exécuter au cours de l’exercice budgétaire.

Mieux, le plan de passation des marchés publics « permet non seulement d’alimenter le plan d’engagement, mais aussi d’aider à estimer les besoins de trésorerie au sein de l’administration publique pour effectuer à temps les paiements et réduire les risques liés à l’insuffisance des fonds disponibles pour financer l’exécution complète des marchés ».

Notons que cette planification est d’abord une obligation réglementaire découlant de l’article 12 de la loi n°2009-013 du 30 juin 2009, relative aux marchés publics et délégations de service public. Elle est, ensuite, une condition impérative pour que les prestations soient réalisées dans les meilleures conditions économiques.

Séna Akoda

Le Togo réitère son ambition de faire des énergies renouvelables une alternative aux énergies fossiles. Mieux, d'augmenter  à hauteur de 50% la part des énergies dites propres à l'horizon 2030. Cette ambition, très forte, affichée par Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon (photo), ministre de l’Energie et des Mines a été confirmée à l’occasion du Conseil des ministres tenu le vendredi 25 mai 2018.

Selon le Conseil des ministres en effet, « les engagements auxquels notre pays (le Togo, ndlr) a souscrit sur le plan régional et international dans le secteur de l’énergie, exigent que la part des énergies renouvelables soit portée à 50 % dans le mix énergétique national à l’horizon 2030 ».

Au-delà d’une ambition, il s’agit de respect des engagements ; ce qui donne un sens nouveau aux efforts du Togo en matière d’énergies renouvelables. Le Conseil des Ministres confirme ainsi les objectifs déclinés par le gestionnaire du portefeuille de l’énergie, lors de son entrevue avec une délégation de Bloomberg New Energy Finance le mercredi 23 mai 2018.

Cette évolution de 50% de la part des énergies renouvelables devrait être en rapport avec l'atteinte de l’objectif n°07 de développement durable qui vise en effet à garantir l’accès de tous à des services énergétiques  fiables, durables, modernes et à coûts abordables.

La mise en place de l’Agence Togolaise d’Electrification et des Energies Renouvelables (AT2R), rappelle le Conseil des Ministres, répond à la volonté de promouvoir les énergies renouvelables.

Par ailleurs, la nécessité de mettre en place un cadre juridique et incitatif a été soulignée. Ce cadre devrait permettre de répondre de façon adéquate aux défis liés aux activités de production, de commercialisation et d’utilisation de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables.

Séna Akoda

Comme annoncé le 10 avril dernier en présence de la mission du FMI, la conjoncture socio-économique et financière a été marquée par une crise sociopolitique émaillée de violences, qui a affecté négativement l’économie du Togo depuis le second semestre 2017. Conséquence : il sera, on ne peut plus difficile de mobiliser les recettes escomptées pour le compte de cette année. Alors que la satisfaction de nouveaux besoins sociaux, liés notamment aux revendications des agents des secteurs de l’éducation, à l’augmentation des subventions aux universités de Lomé et de Kara ainsi qu’aux enseignements confessionnels, est venue alourdir une facture déjà salée.

« Face aux nombreux besoins à satisfaire, conjugués aux défis de mobilisation des ressources internes, le gouvernement a jugé utile de s’orienter vers l’optimisation des dépenses publiques. La nécessité de prendre en compte ces évolutions, amène à modifier le budget 2018 en cours d’exécution », selon le conseil des ministres de ce vendredi 25 mai, qui annonce une légère coupe de 1%. 

« Le budget rectifié s’équilibre en recettes et en dépenses à 1 308 134 862 000 FCFA contre 1 318 500 000 000 FCFA dans la loi de finances initiale soit une baisse de 1%. », précise le conseil.

Ainsi, le président togolais Faure Gnassingbé a instruit chaque département à « se rendre plus disponible et à étudier les projets proposés par le secteur privé national et international dans le souci d’augmenter significativement la part des investissements privés dans l’économie nationale. »

Fiacre E. Kakpo

La multinationale française Total, installée au Togo depuis plusieurs décennies, ajoute une nouvelle corde à son arc. Elle vient de se lancer dans le Fast-Food.  

Dans ses stations-service situées au quartier Totsi et BTCI (sur le boulevard en face de la BTCI) dans la capitale togolaise, ses clients pourront commander des plats aux commodités occidentales, africaines et togolaises. Il s’agit notamment du café, des croissants, des croustillants, du poulet, etc. Mieux encore, ces stations-service sont équipées de tables dotées de bornes de charge de téléphones, d’ordinateurs et autres.

Pour entrer dans le « Fast-Food », Total-Togo s’est allié avec « La Croissanterie », une marque très célèbre en Europe, et « Tweat », une marque ivoirienne dont la spécialité est le poulet.

« Nous sommes le leader du marché des carburants et des lubrifiants. Nous voulons le rester en innovant et en offrant de la restauration de niveau européen », a déclaré Adrien Bechonnet, Directeur Général de Total-Togo au lancement le 23 mai 2018 de cette activité à la station-service de Totsi.

Séna Akoda

Comme tous les pays de l’Union Economique et financière des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa), le Togo n’est pas resté en marge de la révolution mobile. Mieux, la percée du téléphone mobile est fulgrant.

A en croire Cina Lawson, ministre des postes et de l’économie numérique, qui, à la tête d’une cohorte de 10 startups, séjourne à Paris dans le cadre du salon mondial destiné à la technologie, « ces 5 dernières années, le taux de pénétration du mobile a augmenté de 700% au Togo ».

La ministre participait ce jeudi à la table ronde « Tech for Africa » avec plusieurs autres autres personnalités.

Fiacre E. Kakpo

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