Dans le but de définir la contribution des propriétaires terriens aux domaines forestiers et à la conservation de la biodiversité, le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières a commandité une étude sur les plantations privées au Togo.
Cette action vise à mettre en place un programme national de reboisement, axé sur une approche participative afin d’amener la couverture forestière nationale à 30% à l’horizon 2030.
Ainsi, les résultats de l’étude permettront de mettre à disposition des planteurs, l’ensemble des textes législatifs et réglementaires régissant le domaine forestier au Togo. Aussi, cette étude aura-t-elle des retombées significatives, non seulement, pour les populations et l'environnement, mais également pour l'économie et l’agriculture.
Par ailleurs, plusieurs projets ont été mis en œuvre par le Ministère et la GIZ (agence de coopération allemande) dans le cadre du Programme international REDD+ (Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation forestière) qui vise à réduire les causes de la déforestation et de la dégradation de l’environnement.
La signature électronique va apporter beaucoup de changements dans l’économie togolaise. La nouvelle loi votée en juin 2017, devrait bientôt entrer en application, a appris Togo First. Concrètement, son introduction pourrait révolutionner plusieurs secteurs de notamment le commerce, les transports, les télécommunications et surtout l’administration elle-même.
Ainsi, le dispositif permettra-t-il à Lomé de poursuivre son plan qui est de rendre l’économie togolaise plus attractive et plus dynamique à travers l’amélioration et la dématérialisation des services publics.
L'application de cette loi, très attendue devrait permettre au Centre des formalités des entreprises (CFE) de lancer la dématérialisation de la création d’entreprise, avait déclaré Sandra Johnson (photo), coordonnateur de la Cellule Climat des affaires, lors d’une visite du Premier ministre audit centre, fin janvier.
L'application de la loi sur les signatures et les cachets électroniques est également très attendue chez les notaires qui envisagent de mettre en place l’acte authentique sur support électronique.
Par ailleurs, cette mesure va donner une nouvelle célérité aux échanges de documents et d’informations entre les administrations publiques, avec la clé un gain temps considérable dans le traitement. Ce qui devrait booster les transactions commerciales à l’ère du payement électronique.
Reste à savoir comment les autorités comptent résoudre les problèmes de sécurité auxquels pourrait être confrontées les signatures numériques.
Fiacre E. Kakpo
Depuis ce jeudi 1er mars 2018, le Bénin et le Togo contrôlent pleinement leurs espaces aériens. L’opération de basculement au guidage radar s’est déroulée à l’aéroport de Lomé qui constituera le centre de gestion.
Selon le ministre des Transports Ninsao Gnonfam, « désormais, le Togo et le Bénin, grâce à leurs hommes et femmes, sont en mesure de contrôler leur espace aérien supérieur ».
L’initiative vient en complément aux fonctions de surveillance et d’assistance Radar, déjà assurées depuis 2015 dans cet espace par l’Agence pour la sécurité aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Elle permettra à l’Agence, principal fournisseur des services aériens dans ces deux pays, de renforcer la sécurité aérienne dans cette portion d’espace qui constitue un véritable casse-tête pour les contrôleurs aériens.
Les contrôleurs aériens des centres de contrôle pourront désormais « délivrer des caps spécifiques et des vitesses dans le but d’assurer des séparations Radar aux aéronefs », explique la direction de l’ASECNA, citée par Newsaero.
Le Bénin contrôlera entre 0 et 8° d’altitude. La partie supérieure sera quant à elle sous le contrôle du Togo.
Royal Air Maroc a fourni ce matin le premier appareil contrôlé par le système.
Fiacre E. Kakpo
Un nouveau rapport d’évaluation vient de paraitre, c’est l’index de l’émergence en Afrique en 2017 conçu par des experts africains eux-mêmes, révèle l’Agence Ecofin.
Selon ce rapport qui évalue les 54 pays africains sur la base de 23 critères répartis en quatre grands points (dimension politique, économique, le développement humain ; et la dimension sociétale), le Togo occupe la 27è place avec 45,76 sur 100 points et figure parmi les 21 pays de la catégorie "potentiel". Les pays classés dans la catégorie "potentiel" sont ceux qui possèdent des ressources et des capacités importantes, mais ne parviennent pas encore à les mobiliser suffisamment en vue de l’émergence.
Avec cette note, le Togo surclasse de nombreux pays économiquement plus stables comme le Nigeria (potentiel avec 39,5 points), la Côte d’Ivoire (potentiel avec 42,56).
Mais au plan ouest-africain, il est devancé d’abord par deux nations déclarées émergentes c’est-à-dire « engagées dans un processus de transformation économique soutenue dans un contexte socio-politique inclusif et institutionnel stable susceptible d’en assurer la soutenabilité » à savoir le Cap-Vert (57,73 points, 5è rang africain) et le Ghana (55,45 points, 7è au plan africain).
Ensuite, par le Sénégal, avec 51,49 points, le Bénin avec 47,82 points), tous deux déclarés Seuil, c’est-à-dire « pays à la limite au-delà de laquelle pourrait s’amorcer leur processus d’émergence ».
La grande surprise, c’est que des pays comme l’Angola, se trouvent logés dans la catégorie « Autres », celle des pays dont « les performances ne permettent pas, en ce moment du moins, de les positionner sur la voie de l’émergence », rapporte l’agence de presse internationale.
Notons que le Top 5 des nations émergentes est composé de l’île Maurice (68,04 points), de l’Afrique du Sud (62,74 points), des Seychelles (61,31 points), du Botswana (60,31 points) et du Cap-Vert (57,73 points).
Propulsé par une hausse de 30,8% des produits d’exploitation, le système bancaire togolais a renoué avec des résultats nets positifs de 63,4 milliards de FCFA en 2016, après une perte de 46,7 milliards en 2015, révèle Banque de France.
En conjonction avec ce rebond notoire, la plupart des indicateurs de rentabilité passent au vert. Le coefficient d'exploitation bancaire, rapport entre les charges d'exploitation et le produit net bancaire, qui mesure la part des gains réalisés par une banque au regard de ses coûts fixes, s’améliore en passant de 74,8% à 72,6%.
Cette dynamique n’est pas restée sans impact sur les actifs de l’ensemble des banques.
Le total des bilans de l’ensemble du système bancaire progresse de 27,4 %, contre 14,6 % en 2015. L’accroissement de l’activité bancaire a été soutenu par une hausse de 16% des crédits accordés à l’économie qui se sont établis à 1176,5 milliards de FCFA.
Ainsi, les crédits nets octroyés ont atteint 36,8% du Produit intérieur brut (PIB). Avec ce chiffre, le Togo détient la plus forte proportion dans UEMOA devant le Sénégal (33,1 %). La moyenne étant de 28 % pour l’ensemble de l’Union.
Cette performance ne se serait réalisée sans une amélioration des mesures engagées ces dernières années par l’ensemble des banques pour accélérer l’inclusion financière, a constaté Togo First.
Le nombre de guichets et d’agences bancaires s’est amélioré. Le Togo affiche de loin la meilleure densité de guichets automatiques bancaires (GAB), qui est de 21 000 personnes pour un GAB comparativement à une moyenne de 42 000 habitants par GAB dans l’espace d’intégration.
D’un autre côté, la confiance de la clientèle s’est renforcée, en témoigne la progression de 15,6% observée au niveau des dépôts clientèle majoritairement à terme. Les dépôts à terme ou dépôts bloqués sur un compte et produisant des intérêts, représentant 59,5% des dépôts globaux contre une moyenne de 46,5% dans l’Union.
La Banque centrale française, impute cet allant rapide des dépôts à une concurrence accrue entre les établissements de crédit, proposant des rémunérations attractives à leurs déposants.
Fin 2016, 17,6 % de la population adulte disposaient d’un compte dans une institution financière, soit le taux le plus élevé de l’UEMOA, sans doute propulsé également par le secteur de la microfinance dont l’hétérogénéité inquiète tout de même la Banque de France.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l'initiative CIZO visant à apporter l'électricité à plus de 2 millions de personnes d'ici 2022, vient de bénéficier d'un important coup de pouce suite à la conclusion d'un accord de financement d'une valeur de 4 millions $ (2,15 milliards FCFA) entre Union Togolaise de Banque (UTB) et BBOXX, une compagnie britannique spécialisée dans les énergies renouvelables.
L’UTB, une banque locale, fournira des capitaux en monnaie locale (Francs CFA) à BBOXX. Pour Zakari Darou-Salim, directeur général de l’UTB, « cette opération démontre l'engagement de l'Union Togolaise de Banque à l’endroit des populations les plus défavorisées qui n'ont actuellement pas accès à l'électricité au Togo ». Et au PDG de BBOXX, Mansoor Hamayun de poursuivre : « l'accord conclu avec Union Togolaise de Banque rendra également les choses financières beaucoup plus simples pour nous et contribuera à notre expansion sur le territoire togolais ».
Selon African Review, ce deal est le premier du genre en Afrique subsaharienne car il débloque des capitaux locaux pour mener à bien un projet gouvernemental visant l’amélioration de la qualité de vie des populations locales. L’importance de son poids est attribuable à l’engagement du Fonds africain de garantie, qui aide les institutions financières à intensifier leur financement aux PME du continent. En effet, l’implication du fonds a permis d'améliorer le crédit de moitié (+50 %).
Pour rappel, BBOXX est un acteur majeur dans la mise en œuvre de l'initiative CIZO. La compagnie a remporté en 2017, un contrat de collaboration avec le gouvernement togolais pour le déploiement de 300 000 systèmes solaires domestiques dans le pays sur les cinq prochaines années. L'entreprise prévoit de créer plus de 1000 emplois directs à l’horizon 2022.
Fiacre E. Kakpo
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a présenté le 27 février 2018 à Lomé son premier rapport d’évaluation indépendante du Programme Pays (2008-2017).
Présidée par Khardiata Lo N’Diaye (photo), la Représentante du PNUD au Togo, l’activité a permis d’apprécier et d’évaluer la contribution de ladite institution au développement du pays. Elle a aussi été l’occasion de recueillir les recommandations des partenaires techniques et financiers ainsi que des responsables de la société civile afin d’améliorer les différentes activités du PNUD.
Le contenu du rapport est axé sur la gouvernance pour l’accélération de la croissance inclusive et le développement humain durable. Réalisé par deux missions (une mission préparatoire et une mission de collecte de données), le document fait également état du rôle stratégique du PNUD en tant que coordonnateur des partenaires financiers et techniques.
A la fin de l’activité, il a été recommandé pour les années à venir, une collaboration davantage renforcée entre le PNUD et ses partenaires afin d’accompagner la mise en œuvre du plan national de développement pour les cinq prochaines années.
Lors du Conseil des Ministres de ce mardi 27 février, le gouvernement a affirmé sa volonté de faire du tourisme un des leviers de développement du pays et de hisser la destination Togo au rang des leaders du secteur dans la sous-région.
Au menu, l’adoption de deux projets de loi et de trois décrets, des nominations ainsi que trois communications, notamment celle du Ministre de l’Industrie et du Tourisme, Ihou Attigbé. Son intervention a porté sur le projet de création d’une Agence Nationale de Développement du Tourisme (ANDT).
Comme l’indique son nom, elle aura pour missions de « piloter et d’exécuter les projets du département, de positionner la destination touristique togolaise à l’échelle locale, régionale et internationale, d’utiliser les avantages comparatifs du pays pour hisser la destination Togo parmi les leaders en Afrique de l’Ouest et de fournir des résultats tangibles sur les indicateurs de développement touristique du Togo ».
A travers l’ANDT, le gouvernement entend franchir la barre des 500 000 touristes avant 2020, créer des milliers d’emplois et augmenter les recettes hôtelières (36 milliards en 2016).
Pour atteindre ses objectifs de redynamisation du secteur agricole, axés sur la transformation des produits agricoles, le gouvernement vient de créer l’Agence de promotion et de développement des agropoles au Togo (APRODAT) à la faveur d’un décret pris en conseil des ministres ce mardi.
Selon le relevé du conseil des ministres, cette nouvelle structure ambitionne d’améliorer la compétitivité du Togo sur le marché international. Elle a pour missions de stimuler et de promouvoir l’investissement privé dans les entreprises agricoles, agro-industrielles et les exploitations agricoles familiales, tout en privilégiant la transformation avant exportation.
L’initiative devrait soutenir également l’ambition de Lomé de parvenir dans les toutes prochaines années à une croissance inclusive grâce à la création d’emplois durables dans les agropoles et agro-parcs.
Par ailleurs, dans le souci d’une gestion efficace, le décret définit le cadre général de la création, de l’aménagement et de la gestion des agropoles, ainsi que les modalités d’administration des entreprises désireuses de s’installer à ce titre.
« Depuis une décennie, les programmes agricoles mis en œuvre par le gouvernement ont permis au Togo d’enregistrer des progrès, notamment l’accroissement des productions agricoles avec des excédents régulièrement enregistrés, la stabilité des prix des produits agricoles, la réduction de la malnutrition et de la pauvreté en milieu rural », note le communiqué.
Fort de ces avancées, un investissement public-privé de 1250 milliards de Fcfa (2,2 milliards $) dans le développement du secteur agricole sur les dix prochaines années, est attendu dans le cadre du PNIASSAN pour booster productivité agricole, ainsi que la transition vers l’agrobusiness.
Fiacre E. Kakpo
Oragroup, holding du groupe bancaire africain dont le siège est à Lomé, a signé mardi, 27 février 2018 un contrat de partenariat avec CR2, un fournisseur mondial de logiciels bancaires en s’offrant le concours de sa plateforme bancaire numérique BankWorld.
Pour cet acteur africain de la finance, l’objectif est de bénéficier d’un accompagnement technique de CR2 pour développer son offre numérique au Togo et dans onze autres pays africains.
Déclinant leur vision, les responsables d’Orabank tablent en effet sur la numérisation de leur ligne de services comme un moyen d’étendre leur présence dans les pays où ils opèrent et d’adapter leur offre dans un environnement en évolution rapide et compétitive. Binta Toure Ndoye (photo), DG du groupe, déclare à ce propos : « cette solution nous aidera à fournir une expérience digitale cohérente sur l’ensemble de nos réseaux opérant en Afrique ».
Selon les termes de l’accord, cette solution CR2 devra permettre à Orabank d’atteindre ses objectifs d’efficacité et de générer des revenus supplémentaires grâce au lancement de services ciblés et personnalisés.