Togo First

Togo First

Signer des actes sur une tablette graphique chez son notaire sera bientôt possible au Togo. L’information a été portée au public ce mercredi 21 février par le président entrant, lors de la passation de charge à la chambre des notaires du Togo (photo).

Ainsi, le notariat togolais va mettre en place l’Acte authentique sur support électronique. Il s’agit d’un nouveau cap dans la dématérialisation, qui pourrait permettre aux clients ainsi qu’aux offices notariaux, de gagner en temps et en papier.

Si cette réforme a pour objectif principal d’améliorer la qualité des services rendus aux clients, elle devrait également répondre à la question courante de la baisse d’activité que pourraient engendrer les mesures incitatives engagées par le gouvernement togolais pour rendre plus attractif l’environnement des affaires. A court et moyen termes, ces réformes entamées par Lomé, qui portent essentiellement sur des allègements fiscaux, la suppression de droits d’enregistrement en matière de création d’entreprises et leur réduction dans le cadre des transferts de propriété, marchent sans doute sur les plates-bandes des notaires.  

Avec cette réforme de la chambre, les offices notariaux devraient réduire à terme leurs coûts.

Fiacre E. Kakpo

L’ONG allemande Transparency International a publié, mercredi 21 février 2018, son rapport annuel sur le niveau de perception de la corruption dans le secteur public en 2017.

Selon le verdict de cette édition qui classe 180 pays contre 176 un an plus tôt, le Togo n’est pas plus corrompu que l’année dernière et l’année d’avant. En effet, depuis 2015, le score du pays stagne à 32 contre 29 en 2014 et 2013.

Avec cette inertie, le Togo cède une place dans le classement mondial pour se loger à la 117e place, mais reste présent dans le top 25 africain bien qu’ayant été rétrogradé de deux rangs.

A l’échelle mondiale, le score moyen étant de 43, l’Afrique subsaharienne est parmi les régions du monde les plus gangrénées par le phénomène de la corruption, en témoigne son score moyen qui est le même que celui du Togo (32).

De façon globale, ce nouveau document, qui attire l’attention sur les rapports qui existent entre les niveaux de corruption, la défense des libertés de journalistes, et l’engagement de la société civile, révèle que plus des deux tiers des pays ont un score inférieur à la moyenne (50).

L’étude établit que chaque semaine, un journaliste est tué dans un pays très corrompu et que depuis 2012, la quasi-totalité des journalistes tués l’ont été́ dans ces pays.

« Vu les mesures de répression qui sont actuellement exercées partout dans le monde contre la société́ civile et les médias, nous devons faire plus pour protéger ceux qui s’expriment ouvertement. », a demandé Patricia Moreira, directrice de Transparency International.

En ce qui concerne le classement, la Nouvelle-Zélande et le Danemark se partagent la première place mondiale, suivis de la Finlande, la Norvège et la Suisse.

Dans l’Union Africaine, c’est le Botswana le moins corrompu. Les Seychelles, le Cap-Vert, le Rwanda et la Namibie ferment le top 5. Dans l’Uemoa, le Sénégal, le Burkina Faso et le Bénin arrivent en tête dans cet ordre.

Fiacre E. Kakpo

Comme annoncé, l’opérateur de Télécommunications Teolis SA devrait démarrer effectivement ses activités, demain jeudi 22 février 2018.

Avec l’opérationnalisation de ce fournisseur d’accès internet, le 3ème au Togo, les Togolais devraient tabler sur un meilleur accès à l’internet haut débit.

Combiné à l’entrée attendue dans la phase de commercialisation d’un 4ème opérateur, GVA (Groupe Vivendi Africa), ceci devrait entraîner une réduction considérable des coûts ainsi que l’amélioration des prestations offertes aux clients.

Cette attente des populations est en phase avec les prévisions gouvernementales dans le secteur. Progressivement, le Togo devrait migrer vers une couverture à plus de 90% de sa population et de plus de 95% des entreprises, en internet haut débit à l’horizon 2022.

Selon un rapport publié par le Fonds monétaire international (FMI), le marché informel représente entre 20 et 30% du produit intérieur brut (PIB) du Togo.

Rapporté au PIB, le Togo est moins touché par ce phénomène que ses voisins du Bénin, du Ghana, du Burkina Faso ainsi que la majorité des pays de l’Afrique subsaharienne. Les efforts du gouvernement visant à faire du secteur privé, la figure de proue de la dynamique économique, semblent commencer à produire leurs effets.

En Afrique, l’informel pèse en moyenne 40% du PIB des pays à faibles revenus et 35% du PIB des pays à revenus intermédiaires. Si le Togo fait partie des pays les plus épargnés, les données montrent tout de même que le secteur informel à lui seul capte environ 90% des emplois du privé.

Selon une dernière enquête effectuée par l’Agence nationale pour l’emploi  (ANPE) avec l’appui de la GIZ, 80% du panel questionné, essentiellement des jeunes opérant dans le commerce dans plusieurs villes stratégiques du Togo, sont dans l’informel.

Les raisons de la floraison du marché informel sont principalement liées aux charges fiscales et sociales, à la qualité des institutions et la taille de l’économie, rappelle le FMI. L’étude établit que plus la différence entre le coût total du travail dans une économie officielle et celui de l’économie informelle, est élevée, plus la tentation de rester dans l’informel est grande.

Fiacre E. Kakpo

Une signature d’accord-cadre de coopération est intervenue mardi 20 février 2018 entre les centres de diffusion du savoir de l’Université de Lomé (Professeur Dodzi Kokoroko ès qualité Président de l’institution), de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (Karimou Chabi Sika en sa qualité de Directeur général) et de la Communauté Electrique du Bénin, représentée par son Directeur Général, Mohammed Soumanou.

L’objectif principal assigné à cet instrument juridique est la création d’un cadre dynamique pour les étudiants qui évoluent dans le domaine du génie électrique notamment la production, le transport et la distribution.

9066 Togo

Plus exactement, ce cadre partenarial entre les trois structures vise à offrir des formations et des stages pratiques aux étudiants des deux centres d’enseignement supérieur avec l’appui institutionnel de la CEB.

Pour leur part, les deux universités devront mettre en place des formations modulaires ou à la carte pour le personnel de la CEB, organiser les directions en tutelle ou en co-tutelle des mémoires de fin de cycle et des thèses de doctorat de leurs étudiants.

Elles s’engagent, en outre, à  participer conjointement à la rédaction, à l’exécution, au suivi-évaluation de projets de recherche scientifique et de développement dans ces secteurs clés.

Selon une note reçue par Togo First, Me David Koffi Tsolenyanu devrait prendre la tête de la chambre nationale de notaires du Togo ce mercredi 21 février 2018.

Elu le 16 février dernier à l’issue de l’Assemblée générale élective, celui qui succède à Me Daniel Ekoue Dosseh-Adjanon aura la lourde mission de conduire la destinée du notariat togolais à l’heure des réformes engagées par le gouvernement, qui tardent à faire l’unanimité dans le box de ces professionnels du droit, chargés de rédiger et d’authentifier les actes de vente immobilière et les contrats.

La nouvelle équipe est composée de 11 notaires dont six présidents de commission.

Par ailleurs, souligne la note, sur proposition de l’équipe entrante, la 10e Université du notariat togolais a été reportée pour les 24, 25 et 26 avril.

Fiacre E. Kakpo

La Cellule Climat des Affaires (CCA) organise une rencontre de trois jours à compter de ce mercredi 21 février 2018, avec les médias. Cette session  qui se veut de formation et d’information, aura lieu à la salle Entente du CASEF à Lomé, et devra tourner autour du thème: « Climat des affaires au Togo : Concepts, réformes et perspectives ».

Selon ses organisateurs, l’objectif global est, en effet, de former et d’informer les acteurs des médias sur la problématique du climat des affaires : le concept, les différentes réformes réalisées par le gouvernement, et les défis.

Plus spécifiquement, il sera question de familiariser les acteurs des médias aux différents concepts et à la méthodologie d’évaluation des principaux indicateurs du climat des affaires, de présenter en détail les réformes, mais aussi certaines dispositions existantes apparemment peu connues des entrepreneurs, notamment.

Bref, cet atelier vise à assurer une bonne communication autour des nouvelles dispositions adoptées dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Togo, en vue de permettre, aussi bien aux institutions évaluatrices qu’aux populations, d’avoir les bonnes informations sur les réformes mises en œuvre.

Pêle-mêle, environ quatre-vingt représentants de médias audiovisuels, presse écrite et presse en ligne devront prendre part à cette rencontre.

En rappel, la cellule Climat des affaires, pilotée par Sandra Johnson (photo), a été mise en place par décret n°2017-111/PR, du 29 septembre 2017. Elle a pour mission, non seulement de coordonner les efforts interministériels pour assurer l’efficacité de l’action gouvernementale, mais également de veiller à la mise en œuvre effective des réformes.

A terme, elle devra, en accord avec les acteurs des médias, mettre en place un plan de sensibilisation sur les différentes réformes.

Le gouvernement togolais devrait mobiliser encore 230 milliards de FCFA sur le marché financier régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au cours de l’année 2018, selon le programme annuel provisoire des émissions par adjudication des Etats membres de l’espace d’intégration.  

En effet, d’un besoin initial de 280 milliards prévus en début d’exercice, le Trésor public, à l’issue de trois sorties soldées par un taux de couverture moyen de près de 80%, selon les données compilées par Togo First, a déjà réussi à lever 40 milliards sur un objectif de 50 milliards. En Mars, l’Etat togolais devrait émettre deux nouveaux titres de dettes avec l’objectif de mobiliser 40 milliards FCFA.

Pour précision, le portefeuille global prévu sur toute l’année est composé de bons assimilables du Trésor (BAT) d’une valeur de 110 milliards de FCFA et d’obligations assimilables du Trésor (OAT) évalué à 170 milliards.

Dans le détail, l’Etat togolais prévoit lever encore 40 milliards FCFA en mars pour le compte du premier trimestre, 40 milliards également pour le second trimestre, 90 pour le troisième et enfin 60 milliards de FCFA pour le dernier.

Fiacre E. Kakpo

L’Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment (OCRTIDB) a réalisé une opération « coup de filet ». Celle-ci lui a permis de mettre la main sur un important lot de détergents sous la marque OMO et de documents d’identité contrefaits qu’il a présentés ce mardi 20 février 2018 aux médias.

Dans le détail, il s’agit de 11,062 tonnes de détergents emballés dans 1355 cartons, destinés à être mis en vente au grand marché de Lomé. Selon les responsables de l’OCRTIDB, c’est un commerçant basé à Lomé qui a introduit dans le circuit commercial ces produits de qualité douteuse et aux conséquences potentiellement néfastes, aussi bien pour les linges que pour la santé des populations. « L’enquête poursuit son cours pour démasquer l’auteur, ou le réseau, à l’origine de ce commerce illicite », ont-ils assuré, avant de convier la population à faire preuve de vigilance.

En dehors des détergents, l’OCRTIDB a présenté un lot de passeports et de cartes d’identité contrefaits, de plusieurs pays, que ses agents ont pu débusquer lors de leurs opérations.

Le think tank américain Heritage Foundation a publié son classement 2018 sur la liberté économique dans le monde. Avec un score de 47,8/100, le Togo se retrouve à la 168e place du classement mondial et la 41e sur le plan africain.

Si le score global recule de 5,4 points en raison de la santé fiscale et des difficultés liées à l’efficacité judiciaire, l’économie togolaise affiche des progrès notables sur certains indicateurs notamment celui de la liberté d’investissement (65/100) et la stabilité monétaire (78,5/100), révèle le rapport.

« L’ouverture du gouvernement à l’investissement étranger est supérieure à la moyenne », souligne la Heritage Foundation  avant d’ajouter « l’accès au crédit a également été amélioré ».

Le rapport note également que les efforts du gouvernement visant à moderniser le secteur bancaire, les secteurs de l’énergie, des transports et des infrastructures ont soutenu une croissance régulière depuis 5 ans. Cette dynamique devrait se poursuivre.

Pour le think tank, la privatisation, les allègements fiscaux, les réformes simplifiant le paiement des impôts, ainsi que celles liées au commerce transfrontalier, sont d’autres facteurs importants qui continueront de porter l’économie togolaise.

Toutefois, certains points faibles de l’environnement des affaires et la faiblesse de l’administration publique continuent de miner la compétitivité et de drainer la majeure partie de l’activité économique vers le secteur informel, estime la fondation américaine.

Fiacre E. Kakpo

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