Au Port Autonome de Lomé (PAL), le trafic total a progressé de 59,5 % en glissement annuel, au troisième trimestre 2017. C’est que révèle la note de conjoncture du troisième trimestre 2017, publiée jeudi dernier par le Ministère de l’Économie et des Finances.
De juillet à septembre 2017, le trafic portuaire a atteint environ 5751,6 milliers de tonnes (5 751 600 tonnes), en hausse de 9,9 % par rapport au trimestre précédent.
Sur les neuf premiers mois, le total du trafic portuaire affiche 14 689 000 tonnes contre 10 542 100 tonnes au cours de la même période un an plus tôt. Il s’agit d’une progression de 39,3 %.
Dans le détail, au cours des trois premiers trimestres de 2017, la quantité de marchandises débarquées augmente de 12,9 % par rapport à la même période de 2016.
Cette performance reflète la hausse des importations des produits pétroliers, des produits alimentaires, des matériaux de construction, et des marchandises en transit vers d’autres destinations, notamment le Nigéria (+181 %), le Ghana (+44 %), le Mali (+37 %) et le Niger (+31 %). Toutefois, avec 1071,4 milliers de tonnes, les marchandises débarquées au PAL en partance pour le Burkina Faso restent les plus importantes sur les neuf premiers mois de 2017.
Au niveau des embarquements, au terme des neuf premiers mois de l’année 2017, les marchandises exportées ont atteint 901,9 milliers de tonnes contre 752,8 milliers de tonnes au cours des neuf premiers mois de 2016, soit une hausse de 19,8 %. Un bond soutenu par les marchandises en transit provenant du Burkina Faso, qui ont connu une hausse de 22 %. Sur la même période, les embarquements de produits agricoles s’élèvent quant à eux à 246,4 milliers de tonnes, en progression de 4,8 %.
Précisons qu’au terme des neuf premiers mois de 2017, 1022 navires ont accosté sur les côtes togolaises.
Fiacre E. Kakpo
De 2011 à 2016, la production du café a connu au Togo une embellie, passant de 10 000 tonnes à 17 010 tonnes. Au cours de la même période, cette culture a vu sa surface cultivée évoluer de 37 768 ha à 40 499 ha. Son rendement a également fait un bond de 0,26 tonne à 0,42 tonne par hectare.
Selon des chiffres rapportés par le journal l’Oeil d’Afrique, cette bonne performance a renforcé l’impact en valeur ajoutée de la filière café-cacao. A titre d’illustration, en 2016, l’apport de valeur ajoutée du secteur café-cacao à l’économie nationale se chiffrait à 8,6 milliards FCFA. Comparée à 2014 où elle s’évaluait à 5,9 milliards FCFA, c’est une progression sensible. Cette bonne forme a, par ailleurs, contribué à créer près de 800 emplois permanents et 22 000 emplois saisonniers.
Ces indicateurs de bonnes performances sont à mettre à l’actif d’une politique de relance de ce secteur initiée en 2008 et renforcés par le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire.
Dans la mise en oeuvre de cette politique, le Togo table sur une production annuelle d’environ 30 000 tonnes pour le café et 26 000 tonnes pour le cacao. La Banque mondiale, l’Union européenne et le FIDA sont ses principaux partenaires financiers du Togo, dans sa volonté de redonner à ce secteur sa superbe des années 1960.
Une rencontre d’échanges a eu lieu vendredi 09 février 2018 à Lomé entre la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), les experts de la Banque Africaine du Développement (BAD) et les acteurs du secteur automobile au Togo.
L’objectif de tous ces acteurs était de mener des discussions autour de l’élaboration d’un document de politique de l’industrie automobile dans l’espace Cedeao.
Cette séance d’échanges, a déclaré Germain Meba, président de la CCIT, s’inscrit dans la droite ligne du processus d’harmonisation des politiques industrielles à l’échelle régionale.
Ce travail d’harmonisation est d’autant plus important que, selon les informations disponibles, hormis le Nigeria, aucun autre Etat de la Cedeao ne dispose d’un plan national de développement de l’industrie automobile comme partie intégrante de sa politique nationale industrielle. De fait, les autres Etats membres de l’espace régional importent encore des véhicules et, très peu montent des camions.
Selon Johan de Jager, expert de la Banque Africaine de Développement (BAD), « le secteur automobile est un secteur où il faut organiser les choses pour qu’il contribue mieux au PIB ».
Il faut identifier et exploiter les capacités d’approvisionnement dans les différents segments de l’industrie automobile de la région afin de mettre en place les cadres politiques requis. Ainsi, par exemple, les politiques d’importation des véhicules, les régimes tarifaires, les règles d’origine, les normes communes, les mesures affectant le transit et le dédouanement.
En dehors de l’harmonisation des politiques industrielles dans l’espace Cedeao, l’objectif, à long terme, est également de viser une « matérialisation plus affirmée de l’intégration régionale » et, de constituer « un marché commun régional » de l’automobile.
Le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) a annoncé aux jeunes entrepreneurs l’ouverture prochaine d’un guichet unique qui leur sera dédié.
Ce guichet unique, a précisé la Directrice Générale du FAIEJ, Sahouda Gbadamassi-Mivedor, sera logé au sein de l’Office Togolais des Recettes. Il devrait délivrer aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, tous les documents administratifs exigés pour leurs souscriptions à des dossiers d’appels d’offre.
L’annonce a été faite à l’occasion de la rencontre « Jeudi J’ose » du 08 février 2018, une initiative du FAIEJ pour promouvoir l’entrepreneuriat et l’auto-emploi chez les jeunes.
Les intervenants ont insisté à nouveau, sur le fait que ce dispositif visait à simplifier les procédures de souscription des jeunes et des femmes entrepreneurs aux marchés publics. Ils ont saisi cette opportunité pour décliner les modalités d’attribution des 20% de marchés publics et inciter les jeunes et les femmes entrepreneurs à être administrativement prêts pour y souscrire.
Ils leur ont, en outre, rappelé que les dispositions étaient déjà prises pour que chaque autorité contractante réserve 20% de ses marchés publics au titre de cette année, à cette catégorie d’opérateurs économiques. Mais, le jeune qui veut y avoir accès, « doit être en règle avec l’administration, avoir le courage de participer et espérer gagner, sur la base des nouvelles mesures », a précisé en substance, Kombaté Lardja, juriste à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP).
Abordant ce point relatif à la régularisation des jeunes et des femmes entrepreneurs avec l’administration, Yawovi Fantowou, inspecteur de travail et Mèza Tchakpi, ont respectivement insisté sur la demande de l’attestation de travail et du quitus fiscal, des documents nécessaires aux potentiels candidats à des marchés publics.
Au Togo, le trafic des passagers à l’aéroport international Gnassingbé-Eyadema (AIGE) a progressé de moitié (+51,2%) en glissement annuel, au troisième trimestre 2017, selon la note de conjoncture de la période, publiée ce jeudi par le ministère de l’Économie et des Finances.
Entre juillet et septembre 2017, le trafic total des passagers a atteint 249 059 passagers contre 164 772 voyageurs au cours de la même période en 2016. Par rapport au deuxième trimestre, il s’agit d’une correction haussière de 29,8%.
Cette performance est portée essentiellement par le transit qui progresse de 167%, et les départs qui augmentent de 75,1%. Les arrivées ont également contribué au bond, avec une hausse de 34,1%.
Fin septembre 2017, le trafic total des passagers se chiffre à 613 966 passagers, en hausse de 11,1% par rapport à fin septembre 2016.
Selon les données consultées par Togo First, cette amélioration a été induite par la hausse des arrivées (+1,2%), des départs (+17%) et de transit de passagers (+71,3%).
Fiacre E. Kakpo
Fin 2016, le Système de Traitement Automatisé et de Règlement de l'UEMOA (STAR-UEMOA) comptait 118 participants grâce à l’adhésion de quatre nouveaux établissements, dont deux togolais. Il s’agit de Coris Bank Togo et Société Générale Togo. C’est que révèle le dernier rapport annuel sur les systèmes de paiement de la BCEAO, consulté par Togo First.
Le montant des échanges intra-UEMOA ressort à 26 272 milliards de francs CFA, soit 5,74% de la valeur totale, en hausse de 14,53% par rapport à 2015.
Le Togo se trouve être l’un des acteurs les plus en vue des échanges intra-Uemoa. Le corridor Côte d’Ivoire-Togo est cité parmi les plus dynamiques. Selon la répartition par site de la valeur des paiements transfrontaliers transmis dans STAR-UEMOA, le pays arrive en quatrième position avec un montant global de 3463 milliards derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso. « En valeur, les corridors les plus dynamiques sont les suivants : Côte d'Ivoire-Sénégal, Côte d'Ivoire-Burkina, et Côte d'Ivoire-Togo », indique le document.
Et de poursuivre : « Sur chacun de ces axes, la valeur des transactions croisées se situe entre 1000 et 2000 milliards de francs CFA en 2016. »
Au total, le montant cumulé des paiements effectués en 2016 par le système s’est élevé à 457 831 milliards de FCFA, en hausse de 49,25% par rapport à 2015. Au cours de la période sous revue, 758 995 opérations ont été exécutées dans STAR-UEMOA contre 682 895 paiements réglés un an plus tôt, soit une hausse de plus de 11%.
Le STAR-UEMOA est le système régional de règlement brut en temps réel des transactions d’importance systémique (notamment les gros montants) dont les objectifs sont d’assurer la célérité des paiements, réduire leurs coûts de gestion des opérations bancaires et favoriser le développement et l’intégration des marchés de capitaux régionaux.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’assainissement des finances publiques entamé début 2017, avec pour objectif de ramener la dette à un niveau plus soutenable, devrait porter ses fruits cette année. Selon la Coface dans son rapport-pays, « la dette publique devra confirmer la trajectoire descendante entamée en 2017 pour espérer repasser rapidement sous le seuil de la norme communautaire de l’UEMOA, fixée à 70 % » du PIB.
A la fin 2017, l’endettement du public représentait 77,3 % du PIB contre 81,5 % fin décembre 2016.
Fortement endetté en raison des énormes investissements réalisés dans les infrastructures entre 2012 et 2016, le Togo semble déployer de grands efforts pour consolider ses comptes publics. Selon Coface, les dépenses en capital qui ont porté la croissance ces cinq dernières années devraient continuer à baisser pour revenir à un niveau plus soutenable. En lieu et place, des reformes incitatives entreprises au début de cette année, portent l’objectif d’améliorer le climat des affaires et d’attirer plus investissements privés. A cet effet, la Bad table sur une croissance à deux chiffres (+10 %) de l’investissement privé en 2018. Cette dynamique devrait se poursuivre les prochaines années.
Autre volet des nouvelles orientations devant servir de feuille de route pour les pouvoirs publics durant cet exercice, Lomé mise désormais sur une augmentation des recettes publiques combinée à une réduction des investissements financés sur ressources intérieures (en pourcentage du PIB). « Les réformes de l’administration fiscale, parmi lesquelles la création de l’Office Togolais des Recettes en 2015, devraient notamment permettre d’augmenter les revenus », assure l’assureur-crédit. La nouvelle politique de collecte de l’OTR, tournée vers le civisme fiscal devrait contribuer à cette performance.
Par ailleurs, la Coface croit que la hausse des recettes sera également impulsée par « le contexte sous-régional, globalement plus favorable, et les investissements récents dans les infrastructures de transport ».
A l’horizon 2019, le Togo compte réduire son déficit budgétaire de 9,8 % en 2016 à 4,7 % du PIB.
Fiacre E. Kakpo
Bientôt l’Ecole Supérieure d’Agronomie disposera d’un Hall technologique entièrement rénové. Les travaux prévus à cet effet sont à mettre au crédit de la phase additionnelle du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest –Projet Togo (PPAAO-Togo).
Le programme est financé par l’Association Internationale de Développement et logé au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique, autorité contractante.
Au total, les travaux porteront sur la réhabilitation du parc matériel agricole, de l’atelier des travaux pratiques, d’une salle de cours, d’une salle de recherche et de deux bureaux.
Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de l’Hydraulique précise que l’entreprise attributaire devra exécuter les travaux, dans le strict respect du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) qu’il mettra à disposition.
Notons que l’ESA est une école chapeautée par l’Université de Lomé.
Female TechCamp se veut le rendez-vous technologique de la jeunesse féminine togolaise. L’édition 2018 se tiendra entre avril et mai 2018. L’information émane de la structure promotrice, l’association E2C TOGO (Education, Citoyenneté et Changement, Togo).
Dans cette optique, les inscriptions sont déjà ouvertes. A Kara, l’événement aura lieu en avril tandis qu’à Lomé, ce sera en mai 2018. Cette édition sera une nouvelle opportunité pour les jeunes filles de faire une immersion dans le monde technologique. Ses principales cibles sont les lycéennes, les étudiantes et les femmes entrepreneures.
Notons que le projet est « né du constat de la faible représentation de la jeunesse féminine dans les domaines des sciences en général, et des technologies de l’information et de la communication en particulier ». Il a vocation à intéresser la gent féminine à ces secteurs et à combler ce retard, lit-on en substance sur le portail web de l’événement : https://femaletechcamptogo.org/
Il s’inscrit dans la droite ligne des objectifs du développement durable. Il vise notamment, à offrir une éducation de qualité à tous (ODD 4), à établir l’égalité entre les sexes et à autonomiser les femmes et les filles (ODD 5).
La 57e assemblée générale annuelle de l’Organisation interafricaine du café (OIAC) s’est achevée mardi soir à Grand-Bassam, une ville de la Côte d’Ivoire située à 43 kilomètres à l’est d’Abidjan.
Démarré lundi dernier, la rencontre placée sous le signe du « développement d’une caféiculture durable pour l’émergence de l’économie africaine », a servi de tremplin aux 26 pays, réunis pour discuter des mécanismes à mettre en place afin de revitaliser la filière café.
A l’issue des travaux, les participants ont décidé de la création d’un fonds spécial de 150 millions de dollars (environ 80 milliards de FCFA) pour relancer la production caféière du continent qui stagne depuis plus de 20 ans. Sa part dans l’offre mondiale s’étant effritée, de 65 % à environ 12 % à ce jour.
Le fonds baptisé « Facilité du café africain » devrait être accompagné par la Banque africaine de développement.« Nous discutons avec la Banque africaine de développement pour la mise en place de ce fonds », a fait entendre le secrétaire général de l’OIAC, Frederick Kawuma.
La mission portée par cette facilité est d’agir comme « un catalyseur, une dynamique pour la relance de la filière du café africain ». Elle devrait contribuer au redressement de la production dans les pays membres, notamment le Togo où la filière présente un visage assez pâle. Marqué par une campagne de vache maigre en 2015/16, où la production est tombée à 55 000 sacs contre 143 000 sacs, une année plus tôt.
Selon Denis Seudieu, chef économiste à l’OIAC, la production, qui a jusque-là évolué en dents de scie, devrait remonter durant l’actuelle campagne qui a démarré en octobre.
Fiacre E. Kakpo