Pour l’année académique 2018-2019, la Banque Islamique de Développement (BID) offre des bourses de mérite pour les études doctorales, postdoctorales et la maîtrise, aux ressortissants des pays les moins avancés membres, dont le Togo.
En effet, le programme « est destiné aux professionnels et chercheurs prometteurs, ressortissants des pays membres de la BID désirant faire un doctorat, des recherches postdoctorales » et « une maîtrise », précise-t-elle.
Les bourses sont destinées à soutenir l’essor de ces pays à travers la formation dans des domaines axés prioritairement sur le développement.
Dans le détail, il s’agit de l’agriculture durable, de l’éducation, de l’éducation pour le développement durable, le changement climatique, l’énergie, les villes durables, la croissance responsable, la gestion des déchets, la croissance démographique, la chimie verte, la biodiversité, la pollution plastique et microplastique, l’eau et l’hygiène, les TIC pour le développement, l’innovation, le développement des infrastructures, l’économie, la finance et le service bancaire islamiques, et enfin les sciences sociales liées au développement.
La clôture des dépôts de candidature est fixée au 28 février 2018. Les bourses, indique la BID, seront attribuées en septembre 2018.
Initialement prévu du 21 au 22 novembre 2017, le forum consacré à la jeunesse et à l’entrepreneuriat, dénommé « Stars In Africa » a été reprogrammé aux 06 et 07 mars 2018 à Nairobi. Une décision motivée, selon ses promoteurs, par la volonté de donner plus d’éclat à l’évènement, permettre une meilleure organisation et à un plus grand nombre d’acteurs d’être présent.

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) en informe les opérateurs économiques, notamment les start-up togolaises pour qui ce rendez-vous international représente une véritable opportunité.
« Stars In Africa », organisée avec le soutien la Commission Européenne et de l’Union Africaine, permettra en effet de renforcer les communautés d’affaires d’Afrique et d’Europe et de fédérer les écosystèmes de la jeunesse et de l’entrepreneuriat entre les deux continents.
Plus de 100 orateurs de renom et des milliers de participants venus des quatre coins du monde sont annoncés au Forum. Des keynotes, plénières et workshops (diversification, infrastructures, agrobusiness, technologie, industrie/numérique, éducation/formation, villes durables, financement, santé, énergie…), des places de marché pour favoriser la mise en relation et l’initiation de projets concrets entre communautés d’affaires, sont au menu de cette importante rencontre de la jeunesse, africaine et d’ailleurs.
L’économie togolaise devrait continuer à se renforcer en 2018, sous l’impulsion de l’investissement public massif réalisé sur la période 2012-2016 et des réformes engagées dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC), négociée avec le FMI, début 2017, révèle la dernière analyse de la Coface.
La Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) table sur une croissance de 5,3 % cette année en ligne avec les prévisions de la Banque mondiale et 3 points de base au-dessus de la projection de la Banque africaine de développement (BAD).
Le secteur agricole qui représente 30 % du PIB restera la figure de proue de la dynamique de l’activité économique grâce à la mise en place des agropoles, notamment l’agropole pilote de Kara. Le secteur continuera de bénéficier de « l’exécution relativement réussie » du Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA), un ensemble de projets qui a doté les agriculteurs de meilleurs équipements et techniques, ainsi que du financement nécessaire pour améliorer leurs rendements. La mise en place d’un nouveau programme décennal, le PNIASAN qui nécessitera 1250 milliards de francs CFA, promet un bel avenir aussi bien pour l’agriculture qu’à l’agrobusiness, un levier sur lequel Lomé tente de bâtir l’économie togolaise.
Dans le secteur secondaire, la Coface prévoit une reprise plus vigoureuse du phosphate ainsi qu’une hausse des exportations dans le secteur minier notamment le ciment, le clinker. « Le début programmé de l’exploitation, par les sociétés Elenilto et Wengfu, d’un gisement de phosphate susceptible de produire, à terme, 5 millions de tonnes par an servira le redressement de la filière », prédit la compagnie française. Et de poursuivre : « L’ouverture de la cimenterie d’Awandjelo en juillet 2017 permettra de porter la production annuelle de ciment au-delà des deux millions de tonnes dès 2018 »
Couloir de transit de choix pour les pays de l’hinterland, le Togo bénéficiera de sa position géographique, « des gains d’efficacité consécutifs à l’investissement dans l’amélioration du réseau routier et de l’expansion des port et aéroport de Lomé ». Ces atouts promettent une hausse d’activités en matière de transport de marchandises qui devrait s’intensifier cette année, non seulement en raison des performances du Togo, mais également au regard de la reprise des économies voisines notamment le Ghana et le Bénin.
Si la Coface salue l’engagement de Lomé de réduire ses investissements pour inverser l’allure de l’endettement public, la compagnie estime que le Togo pourrait devenir une « destination privilégiée de l’investissement privé en 2018 dans la sous-région ». Mais s’inquiète-t-elle du contexte politique assez tendu qui pourrait entamer la confiance des investisseurs.
En 2018, l’inflation devrait rester modérée et suivre le même trend que les autres pays de l’UEMOA. Bien que la facture pétrolière s’alourdira en raison du redressement des cours et de la forte activité, la hausse des exportations devrait contribuer à réduire le déficit commercial.
Fiacre E. Kakpo
Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) est disposé à renforcer son soutien au Projet National de Promotion de l’Entrepreneuriat Rural (PNPER) au Togo, a assuré ce vendredi, Sylvie Marzin, conseillère principale de portefeuille, division Afrique de l’Ouest et du Centre de l’organisation onusienne, lors d’une rencontre avec le Premier ministre à Lomé.
Ce vote de confiance est conforté par les résultats élogieux obtenus quatre ans après le lancement de ce projet, soutenu par le fonds à hauteur de 10,8 milliards de francs CFA, sur une enveloppe globale de 19,2 milliards de francs CFA.
« La discussion que nous avons entamée et les engagements forts qui ont été pris par le gouvernement dans le sens de l’amélioration de la performance de nos activités conjointes du portefeuille du FIDA ont été salués par le président du FIDA qui a souhaité que nous puissions poursuivre nos échanges pour aller dans le sens de l’amélioration de cette performance, non seulement du PNPER, mais de tout projet, de nature à assurer un développement inclusif agricole et rural », a souligné le chef de la mission du FIDA chargée de l’évaluation à mi-parcours du PNPER.
Pour précision, le PNPER est un projet qui ambitionne de porter du sang neuf à la transformation progressive et durable de l’économie rurale togolaise, à travers l’appui et la promotion de la micro et petite entreprise rurale dans les filières agricoles porteuses. A terme, l’initiative vise environ 280 000 personnes, dont 50 000 bénéficiaires directs, grâce à la création d’environ 1800 micro-entreprises et le renforcement de 500 autres. A ce titre, plus de 9300 emplois directs (dont 1600 auto-entrepreneurs) en milieu rural devraient être générés.
Fiacre E. Kakpo
La compagnie allemande Petrofer, spécialisée dans les lubrifiants, huiles et graisses industrielles a annoncé samedi dernier son entrée sur le marché togolais.
Précisément, c’est la société togolaise, Equilibro Distribution qui assurera la commercialisation de ces produits pour engins.
Avec plus de 60 ans d’expérience, Petrofer est un leader mondial de la fabrication d’huiles industrielles. Connue pour la qualité de ses huiles à moteur, la société, présente dans plusieurs pays dans le monde, fournit déjà les marchés béninois, ghanéen, guinéen et sénégalais. Son incursion sur le marché togolais épouse sa stratégie visant à atteindre les autres pays d’Afrique de l’Ouest.
Son entrée au Togo semble être un investissement « d’une pierre, deux coups ». En effet, le choix porté sur l’économie togolaise est surtout motivé par sa position en tant que carrefour d’affaires et couloir de transit pour les pays sans littoral notamment le Burkina Faso, le Niger, et le Mali qui sont desservis par le port de Lomé.
De plus, le marché togolais qui abrite les sièges d’institutions sous régionales (BOAD, BIDC), de compagnies panafricaines (Ecobank, Asky), présente d’importantes opportunités, notamment sa jeunesse, sa croissance, la montée de la classe moyenne, le tourisme d’affaires, promis à de belles perspectives et surtout l’amélioration du climat des affaires, devenue le credo de Lomé.
L’arrivée de Petrofer devrait renforcer la concurrence sur ce segment de marché au Togo.
Fiacre E. Kakpo
La DNCMP simplifie les conditions techniques et financières d’attribution de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Un document de cette institution précise les conditions qui seront fondamentalement allégées, suivant la nature du marché.
Dans le détail, aux jeunes ne pouvant pas s’adresser aux banques classiques, l’exigence d’une garantie de soumission et d’une attestation de capacité financière sera réglée par le concours de l’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des petites et moyennes entreprises et industries, celui du Fonds national de la Finance Inclusive (FNFI) et celui du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes.
Dans le même souffle, poursuit le document, il ne sera exigé aucune expérience spécifique pour les marchés de fournitures et des services d’entretien courants non complexes.
La DNCMP conseille fortement le recours à des groupements d’entreprises pour les débutants, avec les entrepreneurs possédant un minimum d’expérience pour les marchés de travaux non complexes.
En revanche, un minimum de personnel et de matériel clé (en location) sera exigé, s’agissant des marchés de travaux et de services d’entretien courants.
Les prestations intellectuelles ne sont pas exclues des marchés publics concernés. Aussi, pour pouvoir soumissionner, le jeune ou la femme entrepreneurs devront réunir des conditions minimales, que sont la possession d’un diplôme dans le domaine spécifique et la présentation d’un personnel qualifié.
Il y a toutefois lieu de préciser que toutes ces conditions et critères simplifiés d’attribution ne s’appliquent pas à tous les marchés publics.
Le document de la DNCMP précise, en effet, qu’elles ne sont valables que pour des marchés publics financés sur ressources internes, relevant d’une liste de types de marchés et d’ouvrages à réaliser par les jeunes et les femmes entrepreneurs.
Selon un document signé de la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP) que nous avons pu consulter, un guichet unique dédié aux jeunes et aux femmes entrepreneurs va être créé pour centraliser toutes les opérations liées à la délivrance des documents administratifs exigés lors des appels d’offre.
Ce guichet unique va offrir l’avantage de centraliser en un lieu, toutes les opérations de délivrance des pièces nécessaires aux catégories d’opérateurs économiques concernées par l’octroi des 20% des marchés publics.
C’est un gain de temps pour ces entrepreneurs puisqu’ils ne devront plus se déplacer d’un lieu à un autre avant de réunir les documents qui leur sont nécessaires.
Le document de la DNCMP indique les pièces exigées, à savoir la carte d’opérateur économique ou son équivalent, le quitus fiscal, l’attestation de non-faillite, l’extrait du registre du commerce et du crédit mobilier, l’attestation de la caisse nationale de sécurité sociale ou le quitus fiscal, l’attestation de l’inspection du travail et des lois sociales, et enfin l’attestation de paiement de la redevance de régulation des marchés publics.
Sept mois après la mise en place d’un comité de concertation entre l’Etat et le secteur privé, le gouvernement togolais vient de lancer la cellule Climat des Affaires (CCA) dont la mission est de coordonner les efforts interministériels afin d’assurer une synergie et un suivi efficace dans la mise en œuvre des reformes relatives à l’amélioration des affaires au Togo.
La cérémonie de lancement de la cellule, jumelée à la validation du plan d’action global pour l’amélioration du climat des affaires, a eu lieu ce mardi 30 janvier à l’hôtel Sarakawa de Lomé, en présence du Premier ministre, de membres de l’équipe gouvernementale, des autorités à divers niveaux et des opérateurs économiques. Selon le chef du gouvernement, Komi Selom Klassou, « l’amélioration du climat des affaires est un enjeu crucial pour un développement économique prospère » du Togo.
C’est dans cette optique que plusieurs réformes ont été engagées par Lomé pour stimuler l’entrepreneuriat, attirer les investissements nationaux et étrangers, et améliorer les indicateurs du Togo dans les classements mondiaux en termes de gouvernance. L’objectif final étant de parvenir à une croissance plus vigoureuse, pour réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie de chaque Togolais.
Après cette série de réformes qui a déjà permis au Togo de se placer comme l’une des plaques tournantes du commerce ouest-africain et du tourisme d’affaires, une autre panoplie de mesures vient d’être lancée. Au cœur de ce dispositif, Sandra Johnson, coordonnateur national de la Cellule Climat des Affaires, nous explique ce qui est en train de changer au Togo pour faciliter davantage la vie des entrepreneurs.
Togo First : La série de réformes que le Togo vient d’initier pour faciliter la création d’entreprises vise plus particulièrement les jeunes et les femmes. Quels secteurs, selon vous, leur offrent le plus d’opportunités ?
Sandra Johnson : Les jeunes et les femmes sont essentiellement dans le secteur du commerce et de l’agriculture couplée avec la transformation, certes à petite échelle mais avec des résultats encourageants qui méritent d’être soutenus. Ce sont deux secteurs qui se trouvent au premier rang des priorités du gouvernement togolais quand nous savons que 60% de la population est jeune, et qu’elle est féminine à 52%. Par ailleurs, les statistiques publiées par le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) révèlent que plus de 60% des entreprises créées sont du secteur de commerce. Enfin, il faut rappeler que l’histoire africaine reconnait au Togo cette tradition avec les Nana Benz qui étaient les premières femmes africaines à se spécialiser dans le commerce des tissus Wax, pagne particulier qui symbolise la valeur de la femme africaine.
TF : Quel est le rôle de la Cellule Climat des Affaires dans cette dynamique ?
SJ : La Cellule climat des affaires est un outil stratégique, placé sous la tutelle directe du Président de la République et dont la mission est de coordonner les efforts interministériels pour une synergie et une efficacité de l’action gouvernementale en matière d’amélioration du climat des affaires. D’ores et déjà, une dizaine de réformes ont été mises en œuvre sur les deux derniers mois, allant de la libéralisation du capital minimum des entreprises SARL à la réduction des droits d’enregistrement pour les transferts de propriété, ou la baisse de 30% du coût de raccordement à l’électricité. Ladite cellule travaillera en étroite collaboration avec le comité de concertation entre l’Etat et le secteur privé, créé en mars 2017 et présidé par Monsieur le Premier Ministre.
TF : Avez-vous déjà fixé un objectif chiffré en terme de création d’entreprises, suite à ces changements ?
SJ : L’objectif premier de cette batterie de mesures, c’est d’encourager les jeunes entreprises à se formaliser pour pouvoir bénéficier des facilités offertes, notamment les mécanismes de financement mis en place par l’Etat en partenariat avec les établissements financiers. Et donc, nous espérons doubler le nombre des entreprises morales, essentiellement celles qui étaient assujetties aux droits d’enregistrement et timbres, et à la publication des annonces légales. La suppression des droits d’enregistrement estimés à 2% du capital minimum pour les apports en numéraire et 4% pour les apports en nature, devrait également encourager ceux qui étaient encore réticents à se formaliser.
A noter que l’adoption du décret pris en 2014, portant sur la création des SARL sous seing privé, sans supporter les coûts des notaires, avec des statuts types disponibles sur le site du CFE, a permis de doubler le nombre d’entreprises SARL créées, avec plus de 70% de SARL créées sous seing privé.

« L’objectif premier de cette batterie de mesures, c’est d’encourager les jeunes entreprises à se formaliser. »
TF : Que reste-t-il à réformer prioritairement, selon vous, pour permettre à un plus grand nombre d’entreprises informelles de régulariser sans crainte leur situation ?
SJ : Tout l’arsenal juridique nécessaire est au rendez-vous, de quoi accompagner le secteur privé qui, nous le savons, demeure le moteur de la croissance.
L’autre bonne nouvelle, c’est l’adoption au Conseil des Ministres ce 1er févier 2018, du projet de loi portant sur un nouveau Code des impôts qui entrera en vigueur dès 2019. Outre la réduction de l’impôt sur les sociétés qui devrait passer de 28% à 27% puis progressivement à 25%, ce Code prévoit la suppression d’un certain nombre d’impôts et taxes, tels que la taxe sur les salaires, celle sur les véhicules de société, ou celle complémentaire à l’impôt sur le revenu. Le nouveau code prévoit également la suppression de la surtaxe foncière sur les propriétés insuffisamment bâties, de la taxe spéciale sur la fabrication et le commerce des boissons et de l’impôt sur le revenu des transporteurs routiers.
Dans le même temps, les réformes vont se poursuivre en ce qui concerne le commerce transfrontalier avec le renforcement du guichet Unique et l’adoption très prochainement du décret d’application de la loi sur la signature électronique, l’exécution des contrats avec la création à court terme des tribunaux commerciaux, l’accès au crédit et la mise en place du Guichet Unique du Foncier, entre autres...
TF : Une fois l’entreprise créée, les jeunes entrepreneurs africains se heurtent pour la plupart au problème du financement bancaire. Les banques togolaises sont-elles prêtes, selon vous, à soutenir cette dynamique initiée par le gouvernement ?
SJ : Oui, l’accès au financement est l’une des préoccupations récurrentes soulevées par les opérateurs économiques, raison de l’adoption en 2016 de la loi sur le Bureau d’information de crédit qui a vu ses portes ouvertes l’année dernière. L’objectif à terme est d’amener les banques à réduire le coût du loyer de l’argent, de même que les conditions de prêt. Nous espérons en voir l’impact dans les prochains mois.
TF : Envisagez-vous des mesures pour permettre le développement d’autres solutions de financement (capital-risque, crowdfunding, microfinance, banque de développement…) ?
SJ : En effet, plusieurs mécanismes ont été mis en place par le gouvernement notamment le Fonds national pour la finance inclusive (FNFI), le Fonds d’appui aux initiatives des Jeunes (FAIEJ), l’agence nationale de promotion et de garantie de financement. Cependant, des réflexions plus approfondies sont en cours en vue de mettre en place d’autres outils adaptés, voire mettre en place un fonds de capital-risque.
TF : En quoi, cette série de réformes peut-elle encourager l’investissement direct étranger ?
SJ : Cette série de réformes qui vise à faciliter l’installation des entreprises, leurs activités courantes via la réduction des délais d’importations, la simplification de l’impôt et la suppression de certaines taxes, vient s’ajouter à d’autres dispositifs tels que la mise en application du code des investissements qui offre des avantages non moins importants aux entreprises étrangères qu’à leurs concurrentes nationales.
TF : Attendez-vous une progression sensible du Togo dans le prochain classement Doing Business de la Banque mondiale ?
SJ : Naturellement oui, si les bonnes informations sont transmises à la Banque. Car, comme souligné, la cellule, dans le cadre de l'élaboration du plan d'action, a fait le choix de s’appuyer sur l’approche méthodologique de la Banque mondiale, certes basée sur des études de cas, mais jugée scientifique et largement reconnue. Cette approche a vu ses exigences complétées par les acteurs du secteur privé en termes de vécu et de défis, au cours de l’atelier de validation qui s’est tenu le 30 janvier 2018.
Propos receuillis par Fiacre E. Kakpo.
L’année 2018 s’annonce très chargée pour les acteurs du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM). Au titre de cette année, ils mèneront plusieurs activités au nombre desquelles, on note la mise en place du cadastre minier et du GIGM Modernes.
Au menu également, le démarrage de la formation en licence professionnelle en géologie minière et chimie analytique, des travaux de réhabilitation des bâtiments de la Faculté Des Sciences, et l’élaboration d’un système amélioré de collecte et de contrôle des contributions minières.
En vue d’évaluer l’impact environnemental et social des opérations de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) sur les populations et les zones d’extraction, une analyse sera faite du rapport d’audit sur les activités de la SNPT. Le PDGM réalisera une cartographie et un positionnement de toutes les carrières sauvages sur toute l'étendue du territoire.
Une enquête de perception sur les impacts environnementaux et la mise en place des coopératives d’exploitations minières artisanales à petite échelle, sont également prévues en 2018, apprend-on.
Le projet connait également des défis et enjeux, notamment la structuration et la gestion des exploitations minières artisanales à petite échelle, le paiement régulier des indemnités des membres des comités de pilotage et l’obtention du consensus entre le ministère des Mines et de l’Energie et l’ITIE, pour la mise en place du forum de redevabilité et la tenue régulière de ses sessions.
Les opérateurs économiques togolais ne voient pas d’un bon œil la célérité avec laquelle les taxes des institutions d’intégration régionale et sous régionale entrent en vigueur au Togo.
Autour d’un petit déjeuner organisé ce mercredi par le Conseil national du patronat, ils s’en sont plaints auprés de la délégation gouvernementale venue présenter les nouvelles dispositions de la loi de finances 2018.
Pour le secteur privé togolais qui a répondu à l’invitation, l’Etat togolais doit mettre en place un réel cadre d’accompagnement avant d’instituer la taxe de l’Union Africaine.
En ce qui concerne les taxes de l’Uemoa et de la Cedeao, les opérateurs demandent plus d’harmonisation et de mesures d’accompagnement dans leur mise en œuvre. « La douane ? Elle applique les lois togolaises. Tantôt, c’est la CEDEAO », a déploré une opératrice économique.
Le Trésorier général des exportateurs de café-cacao, quant à lui, regrette un zèle du gouvernement qui inhibe les performances du marché togolais. « Ce que nous ne comprenons pas, au niveau de l’Uemoa, lorsque les textes sont pris, on a l’impression que les autres pays ne l’appliquent pas dans l’immédiat. Au Togo, on constate une application immédiate, qui pénalise les opérateurs économiques en général. Nos clients disent souvent que nous sommes en train de les gruger parce que cette taxe de l’Uemoa n’est pas appliquée dans le pays voisin », a regretté le responsable.
D’autres doléances notamment sur les difficultés liées à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace d’intégration, la forte présence étrangère au Port autonome de Lomé (le groupe Bolloré a été ouvertement indexé) ont été portées à l’attention des autorités présentes à cette première rencontre d’échanges.
Fiacre E. Kakpo