Togo First

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Conformément au chronogramme établi par les médiateurs, guinéen et ghanéen, en accord avec les acteurs politiques togolais, une rencontre du comité préparatoire du dialogue inter-togolais a eu lieu le jeudi 15 février 2018.

Cette assise s’inscrit dans le cadre de la résolution de certains préalables posés par la coalition des 14 formations qui ont porté des revendications politiques dans la rue.

A cette réunion, placée sous les auspices des facilitateurs, étaient présentes une délégation de la majorité au pouvoir et une délégation de l’opposition. 

Daniel Osei, représentant du groupe des facilitateurs, décline les objectifs assignés à cette rencontre préliminaire : « Nous sommes venus en comité préparatoire pour définir le règlement intérieur qui va gérer le dialogue prévu pour le 19 février 2018.» Il affiche une satisfaction vis-à-vis des acquis du jour: « Le comité préparatoire a fait beaucoup de progrès », a-t-il déclaré. Mais il se garde d’en dire plus à cette étape: « Les travaux vont continuer demain (ndlr : aujourd’hui) ».

A la fin des travaux, « vous aurez tous les détails qui ont été discutés », a-t-il tranché.

Les discussions de ce jour seront déterminantes pour la suite. Les Togolais retiennent leur souffle.

Quelques semaines après ses journées portes ouvertes placées sous le thème du civisme fiscal, l’Office Togolais des Recettes (OTR) vient d’organiser, au profit des notaires, une rencontre de mise à niveau sur les nouvelles dispositions contenues dans la loi de finances 2018.

Selon le commissaire des impôts, Ahmed Esso-wavana Adoyi, les nouvelles mesures, notamment les allègements fiscaux au titre de l’exercice 2018, visent essentiellement l’amélioration du climat des affaires, avec la forte volonté du gouvernement de faire de la couche juvénile, le fer de lance de la création de richesse.

Ainsi, plusieurs mesures ont été prises dans le souci d’alléger les charges des micro-entreprises et des jeunes entrepreneurs, afin de faciliter leur inclusion économique. Dans cet élan, les droits d’enregistrement des biens immobiliers qui passent de 5 % à 2 %, soit une réduction de 3 points pour l’exercice 2018. Les droits d’enregistrements et de timbres à la création d’entreprises quant à eux, exonérés. Il en est de même pour la taxe professionnelle unique durant la première année d’activité de l’entreprise.

La lumière a été également mise sur l’impôt sur les sociétés et l’Impôt Minimal Forfaitaire (IMF). Selon M. Adoyi, avec les nouvelles mesures, toute entreprise opérant sur le territoire togolais est désormais assujettie à l’IMF, fixé à 1 %.

Le passage aux cribles des nouvelles dispositions de la loi de finances arrive à point nommé dans un contexte où, sur le terrain, il aurait été relevé que des cabinets notariaux continuent de faire payer aux clients les mêmes honoraires, ou plus, malgré les exonérations et réductions entrées en vigueur.

Fiacre E. Kakpo

Selon la lettre Africa Intelligence, le gouvernement togolais aurait convaincu un nouvel acteur à s’engager dans l’exploitation des phosphates carbonatés, illustrant ses efforts visant à insuffler une nouvelle dynamique au secteur.

Ainsi, la société locale TFC Sarl, qui avait acquis fin août dernier trois concessions, Haïto I, Haïto II et Kpatégan, pour la recherche de nickel, cobalt, cuivre, chromite, platine et or dans le centre du Togo, se positionne sur le phosphate togolais. L’agence spécialisée sur l'information confidentielle précise que TFC a récemment remporté trois permis de recherche de phosphates dans la Kara au nord du Togo. 

Dans la même vision de redynamisation, Dèdèriwè Abli-Bidamon, le ministre togolais des mines et de l’énergie, devrait rencontrer prochainement Elenilto, le groupe minier israélien, à Lomé ou en Europe, pour faire un point sur le projet de phosphates carbonatés de Kpémé (Sud), situé à 30 km du port de Lomé.

Début septembre 2015, l'israélien Elenilto, associé au chinois Wengfu (40%), avait remporté l'appel d'offres international (1,2 milliard d’euros) pour la production annuelle de 5 millions de tonnes de phosphate, d'engrais et d'acide phosphorique à Kpémé, l’un des plus grands gisements de phosphates d’Afrique.

Au Togo, le phosphate continue d’être la figure de proue de l’industrie minière au regard des énormes gisements dont dispose le pays qui est le 4e producteur de phosphate au monde.

Fiacre E. Kakpo

A Notsè, ville située à 96 km au nord de Lomé, se tient depuis ce mardi 13 février 2018, l’atelier de validation du rapport de la revue de performance du Plan Stratégique National (PSN) et du Plan de suivi-évaluation (PSE) 2017-2022, organisé par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP).

Cet atelier succède aux revues documentaires externes et de performances, réalisées dans le cadre de l’évaluation du Plan stratégique national (PSN) 2011-2016. Il permettra aux acteurs concernés de valider les nouveaux documents stratégiques de lutte contre cette endémie au Togo.

Outre la présentation, l’amendement et l’adoption du rapport de la revue de performance, des plans stratégiques et de suivi-évaluation 2017-2022, les participants échangeront également leurs points de vue sur ces différents documents et sur les termes de références des travaux de groupes.

Pour le Secrétaire Général du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale, Awoussi Sossinou, cité par l’agence de presse Xinhua, ces documents doivent être le résultat d’un travail participatif afin d’aider les acteurs à s’engager davantage pour la réduction de la mortalité liée au paludisme.

L’atelier prendra fin le samedi 17 février 2018.

La BCEAO vient publier un rapport sur  la situation du secteur de la microfinance dans l'Uemoa au 30 septembre 2017. De ce document, il ressort que le microcrédit togolais est sur une bonne dynamique, reflétant les signaux d’une amélioration de l’inclusion financière de la population.

A la date du 30 septembre 2017, l'encours des dépôts collectés auprès des agents, essentiellement les ménages, a progressé de 8,1% par rapport à la même date une année auparavant. Le volume se situe entre 150 milliards FCFA et 200 milliards.

S’agissant de l'encours des crédits octroyés par les systèmes financiers décentralisés (SFD), le portefeuille s’est élargi de 7,4%.

Toutefois il reste encore à assainir la situation : sur les 7 institutions en difficulté dans l’Union monétaire, 3 sont togolaises au terme du troisième trimestre.

Pour rappel, à fin septembre 2017, le montant des dépôts collectés dans l’ensemble des pays de l’Union s'est établi à 1224,5 milliards de FCFA contre 1061,7 milliards de FCFA une année auparavant, soit une augmentation de 15,3%. L'encours des crédits des SFD de l'Union, quant à lui, a connu une progression de 17,9% par rapport à son niveau à fin septembre 2016, pour ressortir à 1220,1 milliards de FCFA. Le nombre de bénéficiaires des services financiers offerts par les institutions de microfinance, a augmenté de plus d’un million pour s’établir à environ 14,13 millions.

Fiacre E. Kakpo

Le « Mercredi de l’Entrepreneur » est une initiative de l’ANPGF pour stimuler l’entrepreneuriat et l’auto-emploi chez les jeunes. Dans le cadre de cette rencontre, consacrée le 14 février 2018 aux modalités pratiques de mise en œuvre des 20% de marchés publics promis aux jeunes et aux femmes entrepreneurs, Zouréhatou Kassah-Traoré, Directrice Générale de la Direction Nationale du  Contrôle des Marchés Publics, a annoncé que la mesure sera sectorisée.

En effet, a-t-elle indiqué, « un appel d’offres qui sera lancé dans une zone déterminée sera strictement réservé aux jeunes postulants de celle-ci ».

Dans cette logique, trois zones ont été définies, à savoir : Zone 1 pour les entrepreneurs résidant à Lomé et ses environs, la zone 2 pour ceux de Tsévié à Blitta et la zone 3 pour ceux qui résident entre Sotouboua et Cinkassé.

Notons qu’un portail web pjfe.dncmp-togo.com a été créé pour renseigner les jeunes et les femmes entrepreneurs. Le même site web met à disposition un formulaire d’inscription à cette catégorie d’opérateurs économiques en fonction de leur zone de résidence.

En ligne avec la vision de faire du Togo un hub logistique, financier et numérique, le gouvernement togolais prévoit d’associer davantage le secteur privé à la dynamique économique qui se dessine dans le digital.

Dans sa vision stratégique sur la période 2018-2022 pour le numérique, Lomé envisage de garantir une présence significative au secteur privé dans les nombreux investissements prévus au titre de ce quinquennat. C’est ce que révèle la déclaration de politique sectorielle pour le numérique.

Le document dévoile les quatre axes stratégiques autour desquels s’articuleront les efforts du gouvernement. Ces axes porteront sur 66 chantiers prioritaires. Dans ce cadre, l’exécutif togolais table sur une forte contribution du secteur privé.

Selon les chiffres avancés par le rapport, Lomé veut porter l’investissement privé annuel à au moins 40 % des investissements globaux à partir de 2020.

Les chantiers prioritaires concernent entre autres : le déploiement des technologies d’accès 3G, 4 G et satellite, la création d’une plateforme dématérialisée de traitement des demandes de travaux d’infrastructures télécoms ou encore l’équipement des centres de diffusion audiovisuelle en numérique pour la TNT. A cela viennent s’ajouter la conception d’un système d’information géographique (SIG) sur toutes infrastructures de réseaux et d’autres projets susceptibles de booster l’économie numérique togolaise.

Ces ambitieux projets serviront d’appui à l’objectif final qui est de passer le taux de pénétration de l’Internet haut débit à 90 % au niveau de la population et 95 % à l’échelle des entreprises.

Fiacre E. Kakpo

Environ 40 milliards FCFA, c’est le volume chiffré des 20% de marchés publics réservés aux jeunes et aux femmes entrepreneurs en 2018. C’est l’annonce faite par Naka Gnassingbé De Souza, directrice générale de l’Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement des PME/PMI (ANPGF) ce mercredi 14 février 2018 à l’occasion du « mercredi de l’Entrepreneur ».

De toute évidence, cette somme représente une importante manne que la cible visée par le Chef de l’Etat, devrait s’octroyer en souscrivant dans les règles prescrites, aux appels d’offres.

Ces marchés publics, selon la représentante de la Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics (DNCMP), concernent trois secteurs essentiels d’activités, à savoir les travaux publics, les prestations intellectuelles, les fournitures et services.

S’agissant des travaux publics, ils se ramifient en plusieurs catégories. Il s’agit de la catégorie des travaux de construction ou de réhabilitation des ouvrages de moindre complexité, de celle des travaux de construction ou de réhabilitation, notamment de sous-traitance des ouvrages de grande complexité.

Il y a également la catégorie des travaux d’entretien d’infrastructures routières ; l’aménagement et la gestion des jardins et espaces publics ; la fabrication et la fourniture des mobiliers scolaires.

Quant aux prestations intellectuelles, elles portent sur les sondages et enquêtes statistiques, les prestations de consultant de moindre complexité comme la conception de logiciel ou de développeur.

Au titre des travaux de fournitures et services, on note, entre autres, les services d’entretien courants, les fournitures d’équipements scolaires et sportifs, l’aménagement et la gestion des parkings, des lieux publics, etc.

Dans le lot des marchés publics auxquels les jeunes et les femmes entrepreneurs sont éligibles, on trouve en bonne place la communication-infographie, les reportages photo-vidéo, etc.

Financé à hauteur de 20 milliards FCFA par la Banque mondiale, le Projet de Réforme et d’Investissement dans le Secteur de l’Energie au Togo (PRISET) permettra à plus de 80 000 foyers et microentreprises de bénéficier de meilleurs raccordements au réseau électrique avec un voltage plus puissant.

Dans le même souffle, les populations cible du projet verront s’améliorer le fonctionnement de leurs appareils.

Par ailleurs, ce projet devrait contribuer à l’amélioration de l’environnement institutionnel et à la soutenabilité financière du secteur de l’énergie au Togo, au travers de l’atteinte de ses objectifs spécifiques. Entre autres, l’examen et la mise à jour du cadre juridique et réglementaire dans le secteur de l’énergie ; la fixation d’une nouvelle politique tarifaire pour assurer la viabilité du secteur ; la réforme, le renforcement et l’amélioration de la gestion des services publics.

Le PRISET est le premier projet d’investissement de la Banque mondiale dans le secteur de l’énergie au Togo depuis les années 1990.

Pour rappel, au titre de ce projet, la compagnie publique de fourniture d’électricité au Togo (Compagnie Energie Electrique du Togo) a lancé un avis général de passation des marchés publics en vue de l’acquisition de matériels roulants, de compteurs et équipements de branchements ainsi que pour la réalisation des travaux. Le recrutement de spécialiste en passation de marchés, de contrôleur et de superviseur est également en cours. Ceux-ci auront à charge la réhabilitation des postes sources MT/BT, la supervision de la réhabilitation des réseaux MT (Moyenne Tension) et de l’extension des réseaux MT/BT.

Au Togo, l’accès des populations à l’Internet haut débit semble au cœur des préoccupations du gouvernement. Dans sa déclaration de politique du secteur de l’économie numérique pour la période 2018-2022, le ministère de tutelle ambitionne d’assurer le maillage du territoire et la desserte locale en haut débit sur l’ensemble du territoire togolais.

Précisément, à l’horizon 2022, plus de 90 % de la population et plus de 95 % des entreprises devraient avoir accès à l’Internet haut débit. Qu’il s’agisse de réseaux mobiles 3G ou 4G, ou de réseaux fixes radio à haut débit ou encore de fibre optique dans les plus grandes villes, Lomé prévoit de mettre en place le cadre nécessaire pour arriver à cet objectif.

Dans cet élan, le projet Wifi public, avec l’installation de hotspots wifi dans des lieux
publics ainsi que l’introduction de la 4G et d’autres initiatives verront le jour au cours de la période sous revue. Ce qui devrait donner un coup d’accélérateur supplémentaire au développement de l’Internet haut débit.

Ces efforts portent l’ambition « d’assurer que les individus n’étant pas couverts à leur domicile par un réseau haut débit puissent trouver un tel accès à proximité, en tout état de cause à moins de 5 km », indique le document.

Pour rappel, le taux de pénétration de l’Internet au Togo se situe à environ 21 %.

Fiacre E. Kakpo

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