Le salon « Gbedegbevo » pour la valorisation des pagnes aux anciens motifs ouvre ses portes le 10 mars prochain à Lomé, dans la capitale togolaise, relaye Xinhua qui cite une source officielle. Il s’agit de la première édition.
A travers ce salon, organisé par la société d'esthétique Nad Beauty, les promoteurs entendent « valoriser et réviser les anciens motifs des pagnes appelés "Gbedegbevo" en langue locale du Togo, qui tendent à perdre leur valeur, et surtout valoriser l'œuvre des Nana Benz, les plus grandes commerçantes togolaises de pagnes de tous les temps »
Outre l'exposition-vente, place sera donnée à travers une grande soirée, à un défilé de mode qui verra la participation de grands noms du stylisme au Togo.
Les organisateurs prévoient également lancer une plateforme d'échange et d'explication des noms et des sens donnés aux différents motifs de pagne, au cours de cette soirée qui s’ouvre à tous les acteurs de la mode et à toute la population togolaise.
Fiacre E. Kakpo
Un château d’eau est en cours d’achèvement à Djagblé, dans la banlieue-Nord de Lomé, apprend-on ce lundi. Les travaux s’inscrivent dans le cadre du Programme Eau et Assainissement pour l’accélération de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (PEA-OMD). Un programme soutenu par l’Union Européenne à hauteur de 20 millions d’euros.
L’objectif de ce programme, est d’assurer un environnement durable en accélérant l’accès à l’eau potable à la population. Aussi, contribuera-t-il à la mise en place d’un cadre stratégique d’intervention en matière d’assainissement.
Par ailleurs, l’Union Européenne à travers le PEA-OMD prévoit de financer 24 systèmes d’approvisionnement en eau potable pour un peu plus de 250 000 bénéficiaires directs d’une trentaine de localités semi-urbaines, dans la région maritime.
En outre, à travers le volet formation du programme, l’Union Européenne initie des ateliers afin de renforcer les capacités des agents du Ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique Villageoise dans la Région Maritime.
En une décennie, le Togo a gagné 9 places au classement mondial de la performance de l’architecture énergétique, indique l’édition 2017 du « Global Energy Architecture Performance Index report », publié par le Forum économique mondial (WEF) et le cabinet de conseil en stratégie Accenture Strategy.
Sur le plan africain, le Togo n’est devancé que par le Maroc (+14), la Namibie (+13) et l’Afrique du Sud (+10 places).
Si le Sénégal stagne, la Côte d’Ivoire piétine et est rétrogradée de 28 places. Dans le même temps, le Bénin cède 5 places.
Ainsi, les chantiers lancés par le gouvernement avec le soutien de ses partenaires techniques et financiers, notamment la réhabilitation et le renforcement des infrastructures de production et de distribution de l’énergie, ont permis au Togo d’afficher la meilleure performance de la région ouest-africaine, suivi par le Ghana qui avance de 6 rangs. Dans l’Uemoa, le Togo reste le seul pays à améliorer sa position au classement sur les dix dernières années.
La progression du Togo est favorisée par l’engagement de Lomé de faire de l’approvisionnement des industries existantes, une priorité et un vecteur de la redynamisation de l’économie.
Le rapport révèle toutefois que le taux d’électrification reste faible (31,46 %) et classe le Togo dans le top 20 des pays les plus couverts sur le plan énergétique en Afrique. Le prochain challenge du pays en matière d’énergie sera d’atteindre un taux d’électrification de 50 % à l’horizon 2020 et de 90 % en 2030.
Fiacre E. Kakpo
Christophe Streefkerk jusque-là chargé d’inspecter les filiales africaines de la holding marocaine Saham vient d’être porté à la tête de la filiale togolaise du groupe.
Cette nomination du Français intervient après le débarquement du Béninois Magloire Dochamou, à la suite d’une mission d’inspection du groupe mère au sein de sa filiale togolaise. Les raisons de ce limogeage ne sont pas connues, mais d’ores et déjà, le nouveau patron qui assurera l’intérim de Dochamou a déjà fait ses preuves en Afrique de l’Ouest.
Entre octobre 2007 et septembre 2011, Christophe Streefkerk a dirigé la Société d'assurance IARD burkinabé, filiale du groupe d'assurance Colina. Le groupe Colina donnera ensuite naissance à Saham Assurances Togo.
Pour rappel, selon Atlas Magazine, Saham Assurances Togo arrivait en deuxième position du classement des assureurs non-vie avec un chiffre d’affaires estimé à 7,17 milliards FCFA, s’offrant 25,19% de part de marché en 2015.
Fiacre E. Kakpo
Nana Akufo-Addo, chef d’Etat ghanéen et facilitateur dans la crise togolaise, est arrivé à Lomé afin de présider la cérémonie d’ouverture du dialogue inter-togolais prévue ce lundi 19 février 2018.
Les acteurs politiques togolais auront ensuite dix jours pour trouver une issue pacifique concertée à la crise que traverse leur pays depuis plus de six mois.
Pouvoir et opposition ont en effet matérialisé leur accord préliminaire en apposant leur signature au bas du règlement intérieur devant régir les discussions politiques. Du côté de la majorité au pouvoir (Union pour la République), c’est Atcholi Aklesso, Secrétaire exécutif du parti, qui s’est chargé de cette formalité, tandis que du côté de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, c’est Eric Dupuy, en charge de la communication à l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), principal parti d’opposition au pouvoir togolais, qui a signé le document.
Plusieurs points sont inscrits à l’ordre du jour de cette assise politique, entre autres les mesures d’apaisement et de confiance, à examiner de manière prioritaire par les participants au dialogue, le caractère inclusif du dialogue, les réformes constitutionnelles, les réformes électorales, l’Etat de droit et la situation humanitaire, ou encore le mécanisme de mise en œuvre et de suivi.
Une signature d’accord de partenariat est intervenue jeudi 15 février 2018, entre l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) et le Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI). Objectif : promouvoir l’insertion professionnelle des jeunes diplômés qui sortent du CFMI, par l’octroi de stages et d’emplois en entreprises.
« Nous avons signé cette convention dans le but que ces jeunes qui ont passé 14 mois de formation pratique au CFMI, à la fin de leur parcours, trouvent une porte pour pouvoir entrer dans le monde du travail », s’est réjoui Jules Anani Gozo, directeur du CFMI, présent à cette cérémonie de signature de partenariat.
Celui-ci ajoute : « l’occasion nous est offerte par l’ANPE à travers cette convention qui est un outil permettant aux jeunes de démarrer leurs premières expériences dans les entreprises industrielles avec un accompagnement jusqu’à hauteur de 75% de leurs primes et salaires financés par l’Etat togolais à travers l’ANPE ».
L’idée, « c’est de soutenir la question de l’insertion, mais aussi celle de l’orientation des jeunes vers ce centre. Si ça marche, les parents seront en confiance pour que les jeunes viennent dans les formations industrielles », renchérit Edmond Comlan Amoussou, Directeur Général de l’ANPE.
L’émission de bons assimilables du Trésor (BAT) réalisée ce vendredi par la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique du Togo affiche un taux de couverture de 95,32 %, selon les chiffres consultés par Togo First.
Parti à la recherche de 20 milliards FCFA, à la fin de l’opération, la troisième du rang depuis le début de cette année, le Togo réussit à s’offrir plus de 19 milliards. Un résultat qui frôle de justesse l’objectif de financement.
Bien que le Togo, après sa première sortie décevante en début d’année a su se redonner confiance avec une seconde opération sursouscrite à plus de 107 % par la suite, le résultat de ce vendredi peut être interprété comme une nette amélioration. La raison est liée à la structure de la transaction.
En effet, la belle performance du vendredi 26 janvier portait sur des obligations assimilables du Trésor (OAT) avec une maturité de 36 mois (3 ans) et un nominal fixé à 10 000 FCFA.
Alors que la levée de fonds de ce vendredi, partage les mêmes caractéristiques que la première incursion (le 12 janvier précisément) du pays sur le marché de la dette de l’Uemoa qui s’était soldée par un taux de couverture de 34 %. Les caractéristiques étaient : maturité, 12 mois ; nominal, 1 million ; taux multiples.
Hormis la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, les autres participants du marché connaissent des difficultés sur l’ensemble de leur opération, en témoigne les performances mitigées du Bénin, du Niger, de la Guinée Bissau et du Mali. Ces quatre pays n’ont jamais réussi à atteindre leur objectif depuis le début de cette année.
En plus de cette conjoncture financière sous-régionale peu enthousiaste, la tension politique qui plane sur le Togo ne peut non plus être éludée.
Pour ce premier trimestre, le Togo prévoit mobiliser 90 milliards FCFA sur ce marché sous forme de BAT (55 milliards) et d’OAT (35 milliards). D’après le calendrier des émissions, le Togo devrait repartir sur le marché le 2 mars prochain pour tenter de mobiliser 20 milliards sous forme d’OAT avant de boucler le trimestre avec un BAT du même montant.
Fiacre E. Kakpo
A 30 ans, Nathalie Kpanté Entrepreneure, directrice de production de Choco-Togo fait partie des jeunes Africains qui s’évertuent à donner un nouveau visage à l’Afrique. C’est pourtant au sortir d’un séjour de formation en Italie que la jeune Togolaise va se lancer dans la fabrication du chocolat. Et depuis, l’aventure Choco-Togo dresse son chemin et laisse son empreinte. Une vraie fierté nationale aujourd’hui, elle fait partie des voix qui portent dans l’agrobusiness togolais. Etoile brillante de l’écosystème entrepreneurial togolais, elle s’est prêtée aux questions de Togo First.
Togo First : Comment avez-vous eu l'idée du chocolat “made in Togo” ?
Nathalie Kpanté : En 2013, nous avons participé à une formation en Italie sur la transformation traditionnelle du cacao en chocolat, le tourisme responsable, le commerce équitable et le e-commerce. De retour, nous avons fait le constat amer qu’aucune transformation n’est faite depuis l’époque coloniale, de nos cacaos, et presque la totalité des producteurs ne connaissent pas le chocolat. Nous avons alors commencé les recherches et adapté les techniques de transformation que nous avons apprises au cours de la formation.
T.F : Produire le Chocolat pour une population qui culturellement n’en est pas amateur. N’était-ce pas un risque trop élevé ?
Nathalie Kpanté : Effectivement c’était un risque très élevé ; mais c’est l’une des qualités pour être un bon entrepreneur.
Beaucoup de personnes ignorent les vertus du vrai chocolat. Et ceux qui sont sur notre marché sont pleins de produits chimiques. Donc, nous informons la population sur les vertus du chocolat et nous lui proposons un chocolat de bonne qualité.
En se lançant dans le chocolat, nous répondions à deux besoins essentiels ; d’abord nous visions à promouvoir l’entrepreneuriat agricole et l’auto-emploi des jeunes pour réduire le taux de chômage élevé au Togo. Ensuite, renforcer l’autonomisation de la femme et de la jeune fille en milieu rural.
Au Togo, la culture du cacao est de type familial ; donc toute la famille y travaille mais les hommes sont les propriétaires des terres et détiennent les revenus issus des récoltes. Ce qui entraine une dépendance totale des femmes vis-à-vis de leurs maris. Nous employons donc les femmes de ces milieux que nous formons pour le traitement des fèves. Elles sont actuellement une cinquantaine de femmes et jeunes filles déscolarisées en milieu rural.
T.F : Présentez-nous Chocotogo en chiffres ?
Nathalie Kpanté : Comme Chiffre d’affaires depuis le début de nos activités, nous avons environ 16.000.000 FCFA.
T.F : … Et quid du bénéfice ?
Nous sommes toujours à l’étape d’installation de notre usine. Tous ce qui est gagné est réinvesti pour l’acquisition des équipements.
T.F : Avez-vous bénéficié d’un accompagnement financier ?
Nous avons gagné des concours dotés de prix et un fonds compétitif de PASA (Programme d’Appui au Secteur Agricole) mais nous n’avons pas d’accompagnement financier formel.
T.F : Pourquoi avoir opté pour l’entrepreneuriat alors que la plupart des jeunes diplômés espèrent un emploi sur un marché en hibernation ?
J’ai grandi dans un environnement d’entrepreneurs. Mes parents, malgré le fait qu’ils étaient dans la fonction publique, ont toujours entrepris, tout comme mes frères et sœurs. Depuis mon enfance, j’ai aussi été initiée aux activités génératrices de revenus. J’ai donc appris qu’il n’y a pas de ‘’sales boulots’’. Il faudrait que quelqu’un crée les emplois pour que d’autres en demandent. Et pourquoi cette personne ne serait pas moi ?
T.F : Quelles sont vos perspectives de croissance sur les 10 prochaines années ?
En termes de perspectives de croissance, nous ambitionnons d’agrandir notre unité de production, de mettre sur le marché international et régional, nos produits, d’ouvrir un centre de formation pour les jeunes de toute l’Afrique et de travailler à l’amélioration des conditions des femmes, jeunes filles et enfants dans les milieux producteurs de cacao.
T.F : Si on vous donnait aujourd’hui le pouvoir de changer les choses, quelles seraient vos priorités ?
Si j’avais le pouvoir de changer les choses, je commencerais par le système éducatif au Togo. Nous sommes « formatés » pour être des demandeurs d’emploi. L’entrepreneuriat s’apprend dès le bas-âge. Si on veut changer les choses, il faut revoir ce qu’on enseigne aux enfants qui sont ‘’l’avenir de la nation’’ comme on entend souvent dire.
TF : Vous qui avez reçu plusieurs récompenses aussi bien sur le plan national, continental qu’international, quels conseils pourriez-vous donner à vos jeunes frères qui hésitent à se lancer?
Nathalie Kpanté : Que chaque jeune travaille sur son identité et ses compétences. Si nous savons qui nous sommes, ce que nous pouvons faire et nous y ajoutons la passion, nous allons sûrement créer des richesses autour de nous et avoir plus d’impact sur notre société.
Entretien réalisé par Fiacre Kakpo et Séna Akoda
La mobilisation des recettes fiscales est un parcours de combattant pour les autorités togolaises. Si le FMI évoque la nécessité pour le pays de l’Afrique de l’Ouest d’optimiser cette mobilisation, le chemin semble encore long.
C’est sans doute dans cet élan que s’inscrivent les nouveautés apportées au code général des impôts au titre de la loi de finances 2018.
Les reformes amorcées par le gouvernement dans ce cadre sont notamment liées à l’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt minimum forfaitaire (IMF), un impôt dû par les personnes morales qui sont dispensées du paiement de l’impôt sur les sociétés, soit lorsque l’exercice de référence est déficitaire, ou soit lorsque le montant de l’IMF est supérieur à celui de l’impôt sur les sociétés.
Au Togo, les entreprises usent de plusieurs stratagèmes pour dribler le fisc.
Selon le commissaire des impôts dans un point de presse jeudi dernier, 60 % des grandes entreprises déclarent des pertes plutôt que des bénéfices, pour contourner le paiement de l’IS. Un manque à gagner colossal pour un Etatm dont le déficit s’est creusé entre 2012-2016 en raison des énormes dépenses d’investissements effectuées pour soutenir l’économie, fortement tertiaire.
Ainsi, la nouvelle loi de finances s’est réservé les prérogatives de résoudre cette situation qui impacte négativement les recettes fiscales et par ricochet budgétaire.
Autrefois établi à 500 000 FCFA pour les entreprises dont l’impôt sur les sociétés lui est inférieur, l’IMF est désormais fixé à 1 % du chiffre d’affaires, quel que soit le résultat de l’entreprise.
Cette nouvelle orientation permet au Togo d’être en phase avec les normes internationales élaborées par l’OCDE en matière de transparence fiscale, qui prévoient l’échange de renseignements afin de lutter efficacement contre les fraudes fiscales.
Au Togo, les recettes fiscales représentent plus de 22 % du PIB en 2017.
Fiacre E. Kakpo
Le Chef de l’Etat togolais procéde ce vendredi 16 février 2018 à l’inauguration d’une usine pharmaceutique de production de solutés intraveineux dénommée DO PHARMA.
Cette unité pharmaceutique est la première du genre à s’installer en Afrique de l’Ouest francophone. Elle se localise à Aveta, à Lomé, la capitale togolaise.
Selon Frédéric Dovi Akué, Directeur Général de la société, l’implantation de cette structure au Togo fait suite au constat selon lequel, dans la région, en termes de disponibilité de produits pharmaceutiques, on « est dépendant des importations.Cette situation n’arrange pas les économies », déplore-t-il.
Sous un autre angle de vue, il y a les délais de livraison à considérer. Il est donc « important de produire localement des médicaments de qualité », déclare-t-il.
La nouvelle unité pharmaceutique est dotée d’une capacité de production de 3000 flacons par heure Elle devra favoriser l’accès des populations à des produits pharmaceutiques de qualité à des coûts abordables.