Togo First

Togo First

Plusieurs années après la matérialisation de l’assurance-maladie obligatoire pour les agents de l’Etat, l’idée d’étendre la couverture santé au secteur informel est en train de germer au Togo.

Un atelier, rassemblant ce jour et demain 08 février 2018 des cadres du ministère togolais de la santé, ceux de la fonction publique, du travail et des réformes administratives, ainsi que des représentants de l’USAID, planche sur cette thématique.

Présente à l’ouverture de cette rencontre, la secrétaire d’Etat auprès de la présidence de la République, chargée de la Finance inclusive et du Secteur informel, s’est réjouie de ce que le gouvernement veut étendre cette protection à cette catégorie de citoyens.

De fait, la concrétisation de ce projet pourrait procurer des avantages au secteur informel. En effet, sans couverture maladie, les travailleurs du secteur informel éprouvent d’énormes difficultés à se procurer ou à procurer à leurs familles des soins de santé appropriés. Cet état de chose entraîne en général chez eux, un recours quasi-instinctif aux médicaments issus de la contrebande. Il accroît également chez eux le risque d’automédication.

Cependant, il n’existe pas de statistiques fiables sur l’effectif des travailleurs du secteur informel. Au surplus, à quel coût la couverture maladie sera-t-elle offerte ? Ce type de service sera-t-il accessible ?

Toutes ces préoccupations devront être examinées. De même, des pistes seront explorées et proposées pour qu’à terme, l’extension de la couverture maladie au secteur informel devienne une réalité au Togo.

Créer les conditions d’une croissance économique plus inclusive en vue de réduire la pauvreté. C’est la mission assignée au Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP), lancé en 2015.

Trois ans après, à l’heure du bilan, les acteurs de l’initiative, réunis à Lomé ce mercredi, dressent un bilan satisfaisant. Selon les informations, ce projet a permis à 286 jeunes entrepreneurs de se faire accompagner dans la mise en œuvre de leurs plans d’affaires.

A la faveur du PAEIJ-SP, 443 groupements de producteurs se sont engagés à approvisionner les PME de transformation et les agrégateurs en manioc, maïs, et soja.

Mais, le manque d’information et de formation nécessaires au niveau des acteurs financiers, pour bien analyser les projets présentés par les entrepreneurs constitue un frein pour l’atteinte des objectifs.

Cependant, bien que le volet accès au financement reste encore à améliorer, le bilan affiche 360 millions de FCFA de crédits accordés à deux entreprises de transformation et à 4 agrégateurs. 48 millions engagés en faveur des primo-producteurs et des groupements.

Cette année, le gouvernement envisage d’accompagner 5650 primo-entrepreneurs.

Pour rappel, le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) bénéficie du soutien financier de la Banque Africaine de développement (BAD).

Fiacre E. Kakpo

D’ici 2027,  les emplois directs et indirects générés par l’industrie touristique togolaise devraient augmenter annuellement de 0,7%  pour s’établir à 86 000, soit une progression de 8000 par rapport à 2016. Ce chiffre représenterait 5,9% de l’ensemble des emplois générés par l’économie. C’est le portrait que dresse le dernier rapport de l’Organisation Mondiale du Tourisme  (OMT) portant sur l’impact du secteur sur l’économie togolaise.

Selon le document, l’industrie touristique et des voyages devrait représenter plus de 38 000 emplois directs d’ici 2027, contre 34 500 emplois en 2016 (3,1% de l'emploi total), soit une progression moyenne annuelle de 5 points de base. Ceci inclut d’une part, les emplois liés à l’industrie hôtelière, la restauration, les loisirs, les compagnies aériennes et d'autres services de transport de passagers (à l'exclusion des services de navette).

Bien que le secteur touristique togolais présente des perspectives modestes, l’OMT estime qu’il devrait tout de même connaitre une croissance moyenne annuelle de 2,9% sur les dix prochaines années. L’activité touristique et des voyages sera surtout soutenue par les voyages d’affaires qui devraient augmenter annuellement de 2 points sur la période et rapporter 140,8 milliards de FCFA au PIB en 2027. Les dépenses dans le segment des voyages de luxe devraient quant à elles progresser de 3,3% par an pour atteindre 109,9 milliards de FCFA en 2027.

Le gouvernement tente de redonner un nouveau souffle au secteur, quelque peu à la peine, notamment avec la modernisation des infrastructures routières et aéroportuaires. Un vaste plan de redynamisation est en cours d’élaboration selon les autorités.

Fiacre E. Kakpo

Lancée depuis quelques mois, la procédure de rachat de la Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC) par l’assureur Sunu Assurances, est en passe d’être finalisée. L’information émane de sources proches du dossier.

Selon des sources concordantes, Sunu Assurances a déjà versé 18 milliards FCFA pour redresser la situation financière de l’institution financière, prise dans la tourmente. Il en faudra plus de 30 pour lui redonner de la vitalité, confient des experts.

Mais, l’assureur qui s’est proposé de reprendre la banque, n’est pas contre l’opération. Le processus de rachat est très avancé, apprend-on.

En effet, au siège de la BCEAO à Dakar, les derniers réglages sont en cours pour que BPEC passe définitivement aux mains de Sunu Assurances.

Une fois le deal conclu, SUNU Investment Holding(SIH), une filiale du groupe SUNU détiendra 58,1%  du capital de l’ancienne Caisse d’Epargne Togolaise (CET).

SUNU partagera l’actionnariat de la BPEC avec Afric Invest Financial Sector 19,5%, Cauris Croissance 7,6%. L’Etat togolais 4,7% des parts, Orabank Togo 2,4%.  Ainsi que d’autres actionnaires privés qui détiendront 7,7%.

A l’origine de cette situation, l’on pointe les pertes successives réalisées et les provisions constituées sur les crédits en souffrance par cet acteur du secteur bancaire togolais, imputable à une mauvaise gestion cumulée pendant plusieurs années.

En effet, depuis 2012, les résultats de l’intermédiaire financier sont restés négatifs. Hormis l’année 2013 qui a connu un bénéfice marginal de 5 millions FCFA, les autres années (2012, 2014, 2015, 2016), se sont achevés sur des pertes dont le montant cumulé dépasse les 10 milliards, révèle Le Messager.

Notons qu’en 2016, BPEC avait connu une restructuration ayant débouché sur la cession à deux capital-investisseurs Afric invest Financial Sector (AFS) et Cauris Croissance (Cauris)  de la participation de COFIP Finances Togo, dans le capital de la banque. Ceci leur conférait plus de 50% du capital et des droits de vote.

Trois cabinets, dont deux togolais, ont été retenus au terme de l’avis de recrutement international lancé fin juin 2017 pour évaluer les capacités financières et organisationnelles de sept villes togolaises. Il s’agit de Conseils-Réunis et Audit & Conseils-Réunis, de Poly Consult Togo, d’un groupement sénégalo-canado-togolais, SONED-Afrique Sénégal & ECU CANADA.

Ce résultat est issu de l’avis d’attribution provisoire de marché du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et du Cadre de vie.

Selon les informations, les activités à mener par ces structures s’inscrivent dans le cadre du nouveau Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU), financé par la Banque mondiale. Elles concernent la réalisation de l’audit financier et organisationnel urbain des villes de Lomé, Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Kara, Dapaong.

A cet effet, les cabinets devront accomplir une série de tâches non exhaustives. Dans le détail, il s’agira de définir le contenu du Plan de Développement municipal (PDM) ; de guider le choix des investissements ; de disposer d’indicateurs pour mesurer la performance des villes, entre autres.

A terme, apprend-on, les villes auditées devront disposer, en premier lieu, de la présentation concise des enjeux de la décentralisation et du développement rural. En second lieu, elles seront soumises à un diagnostic organisationnel prenant en compte plusieurs éléments, dont le niveau d’efficacité  de leur organisation et de leurs capacités de gestion. En dernier lieu, elles feront l’objet d’un diagnostic financier qui englobe l’appréhension de leur situation financière.

Le président togolais Faure Gnassingbé a procédé ce mardi au lancement de deux projets sociaux dans la Préfecture de Doufelgou, située dans la région de la Kara, au nord du Togo.

Il s’agit essentiellement des projets de Filets sociaux et services de base (FSSB) et d’Opportunités d’emploi des jeunes (OEJV).

Le projet Filets sociaux et services de base, qui bénéficie d’un don de 29 millions $ (15,3 milliards de francs CFA) de la Banque mondiale, vise à soutenir les efforts du gouvernement togolais en matière d’amélioration de l’accès des plus pauvres aux infrastructures socioéconomiques de base et aux dispositifs de protection sociale.

Le projet d’Opportunités d’emploi des jeunes (OEJV), appuyé également par l’institution de Bretton Woods, va aider Lomé à apporter des réponses urgentes à la question de l’emploi des jeunes, en fournissant des opportunités à la tranche d’âges comprise entre 15 et 35 ans. Ce second projet cible les jeunes ayant un très faible niveau d’instruction (n’ayant pas franchi le cap de l’enseignement primaire), qui bénéficieront de formations à des activités génératrices de revenus.

Fiacre E. Kakpo

Du 27 au 28 février 2018, le Togo va abriter la première conférence sur la technologie blockchain et les crypto-monnaies. L’initiative émane de la structure Technologies Réseaux et Solutions (TRS) en partenariat avec Ghana Dot Com (GDC).

L’avènement de la blockchain et des crypto-monnaies a révolutionné les transactions commerciales mondiales. Au Togo en revanche, il y a une faible pénétration des crypto-monnaies.

Cette rencontre, de l’avis de ses organisateurs, offre l’occasion d’en savoir plus sur les transactions bitcoin, les crypto-monnaies et les solutions blockchain, etc.

L’objectif à terme, est de booster l’utilisation des monnaies électroniques et de permettre au plus grand nombre de tirer le maximum d’avantages de toute l’économie que génère cette révolution.

Selon les informations, la conférence cible les professionnels de la technologie dans le secteur des services financiers, les professionnels de la santé, les chargés des politiques en matière de technologie, les gestionnaires des registres publics et privés, les fournisseurs de solutions, les programmeurs et développeurs, entre autres.

En vue d’assainir la gestion du foncier togolais et de simplifier les procédures d’obtention des titres fonciers, la Direction des Affaires Domaniales et Cadastrales (DADC) fait le pari de l’informatisation.

Lancée dans le cadre des reformes visant à faciliter le transfert de propriété, une opération de numérisation foncière a permis de traiter 43 880 titres sur les 46 183 émis, soit 95% des actes de propriété de terres numérisés à la date du 31 décembre 2017. L’information provient d’un document de la cellule Climat des affaires (CCA), un organe lancé le 30 janvier dernier pour coordonner et suivre la mise en œuvre les réformes engagées pour améliorer l’environnement économique.

Si le transfert de propriété revêt une grande importance dans l’amélioration du climat des affaires, Lomé semble mettre les bouchées doubles pour simplifier les défis que rencontrent les populations dans cette démarche. La réduction du coût total de transfert de propriété qui passe à 6,3% en 2018 contre 9,3% en 2017, combinée  à la mise en place d’un Bureau de transfert de propriété (BTP) pour accélérer les procédures, sont autant de mesures prises par le gouvernement togolais pour « créer un environnement dans lequel il sera plus facile aux opérateurs de s’épanouir dans leurs activités ».

L’opération d’archivage électronique devrait se poursuivre et aboutir à la numérisation intégrale des répertoires fonciers.

Selon la Banque Africaine de développement (BAD), les reformes, liées au transfert de propriété pourraient booster de 2 points l’investissement privé qui représente actuellement 62% de l’investissement global.

Fiacre E. Kakpo

L’OTR envisage de mettre en place un système de communication radio VHF. Pour ce faire, I'organisme lance un avis d’appel d’offres international pour la fourniture, l’installation et la mise en service des équipements nécessaires.

L'objectif principal du PAGFI est de doter cette institution clé dans le dispositif de mobilisation des recettes publiques, d'un arsenal moderne de collecte des ressources fiscales. De manière spécifique, le projet vise à maximiser la collecte des recettes fiscales et douanières ; à assurer une communication efficace et l’éducation des contribuables au civisme fiscal; à moderniser et à renforcer les capacités institutionnelles de I'OTR.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui à la Gouvernance Fiscale (PAGFI), financé par le gouvernement togolais, grâce au Fonds Africain de Développement (FAD) et au titre de la Facilité d’Appui à la Transition (FAT) de la Banque  Africaine de Développement.

Annoncé depuis début novembre 2016, la Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank, photo) devrait lever des fonds pour soutenir les échanges commerciaux et la construction d’infrastructures dans le transport, l’énergie et la logistique au Togo, en 2018. C’est que révèle le dernier tableau des perspectives économiques, dressé par la Coface la semaine dernière.

Bien qu’aucun montant n’ait été dévoilé par l’assureur-crédit, le portefeuille à engager par la Banque basée au Caire pour soutenir l’économie togolaise pourrait atteindre jusqu’à 1 milliard $, selon les promesses faites par Benedict Oramah, le président de la Banque, en novembre 2016. Mais depuis, le contexte a changé. Le Togo a mis le cap sur le ralentissement de l’endettement public en réduisant ses investissements publics au profit de l’investissement privé.

Le maintien d’une enveloppe de cette envergure (comprise entre 500 millions et 1 milliard $) comme annoncée par Benedict Oramah, reste donc peu probable. Toutefois, un tel investissement s’inscrit dans la stratégie de la Banque qui ambitionne de doubler les échanges commerciaux en Afrique à l’horizon 2020.

 Le Togo dispose du potentiel nécessaire pour devenir un leader dans l’industrie des services et un hub logistique pour le commerce de produits et services à travers l’Afrique. Fort de cette importance dans la stratégie du commerce intra-africain d’Afreximbank, la Coface assure que les « meilleures infrastructures combinées à la présence du seul port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest à Lomé, feront du Togo une destination privilégiée de l’investissement privé en 2018 dans la sous-région. »

Pour rappel, depuis 2016, le Togo est le 40e membre de l’Afreximbank, une institution créée en 1993 à l’initiative de la Banque africaine de développement (BAD) pour soutenir le commerce africain. Au Togo, la Banque panafricaine ambitionne de soutenir la croissance du secteur privé, l’augmentation des capacités de la production énergétique et le développement d’infrastructures de transport et de logistique.

Fiacre E. Kakpo

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.