Togo First

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Le coût de la création d’entreprises est passé de 252 250 FCFA en 2012 à 29 250 FCFA en 2017 au Centre des formalités des entreprises (CFE).

L’information a été portée au public par le Premier Ministre Komi Selom Klassou (photo), à l’occasion de l’atelier du lancement des activités et de validation du plan d’action pour l’amélioration du climat des affaires au Togo, qui s’est tenu mardi dernier à l’hôtel Sarakawa de Lomé.

Il s’agit d’une réduction de 856 %, reflétant la volonté des autorités togolaises de faire du secteur privé le moteur de la croissance économique, en simplifiant la procédure de création.

Outre cet abattement, la mise en place d’un vrai guichet unique a permis de réduire le nombre de procédures ainsi que le délai pour formaliser une entreprise, qui est passé de plusieurs jours à 24h.

« La création d’entreprises constitue l’un des plus importants indicateurs auxquels le gouvernement accorde une attention particulière », a déclaré le chef du gouvernement  qui a assuré ensuite que les conditions sont en train d’être mises en place pour accueillir les nouvelles pousses.

Pour rappel, selon la Banque Africaine de Développement (BAD), l’investissement privé qui représentait environ 62 % de l’investissement global au Togo en 2017,  pourrait progresser de 2 points cette année pour s’établir à 64 %, sous l’impulsion des reformes que Lomé met en place. En 2017, près de 9000 entreprises ont vu le jour, une nette progression par rapport à la première décennie 2000.

Fiacre E. Kakpo

Dans la droite ligne de l’annonce présidentielle portant sur l’attribution d’une part de marchés publics aux jeunes et aux femmes, le gouvernement a adopté jeudi 1er février 2018, un décret précisant les dispositions réglementaires à la mise en œuvre de cette ambition. Ainsi, le décret annonce-t-il : « chaque autorité contractante réserve au moins 20% des marchés inscrits dans son plan de passation des marchés publics aux jeunes (de 18 à 40 ans) et aux femmes entrepreneurs (sans limite d’âge) de nationalité togolaise et exerçant sur le territoire national ».

Cette mesure qui s’apparente à une discrimination positive semble, de toute vraisemblance, mue par un souci de justice sociale, les jeunes et les femmes représentant des couches vulnérables au chômage et à la pauvreté. 

La seconde nouvelle qui devrait être accueillie avec un réel intérêt par ces Togolais, est l’annonce d’une possibilité de revoir à la hausse le taux fixé, sur la base d’une évaluation et à la demande du ministre de l’Economie et des Finances.

Le décret reprécise avec force détails que les jeunes et les femmes entrepreneurs bénéficieront de procédures simplifiées de demande de cotation et d’appels d’offres restreints avec publicité.

A terme, cette mesure devra « apporter des solutions efficaces à la problématique du chômage et à l’amélioration du niveau de vie  des jeunes et des femmes », conclut le décret.

Au dernier conseil des ministres tenu jeudi 1er février 2018, le gouvernement togolais a adopté un projet de loi portant sur un nouveau code des impôts.

Selon le compte rendu du conseil des ministres, la nécessité d’opérer une réforme du Code Général des Impôts (CGI) est liée à une série de raisons dont la principale est que le CGI en vigueur au Togo est issu d’une loi du 30 décembre 1983 et qu’à la suite de plusieurs modifications qui y ont été introduites au fil des années, ce document est devenu obsolète. Son obsolescence tient également à l’émergence de nouvelles problématiques en matière de fiscalité, notamment en matière d’amélioration du climat des affaires.

La réforme proposée devra s’articuler autour de plusieurs points et s’appuyer sur certains principes directeurs, indique le Conseil des ministres.

Tout d’abord, le taux de l’Impôt sur les sociétés (IS) va passer de 29% à 27%. L’objectif est de migrer progressivement vers le taux de 25% de la directive de l’UEMOA. Le taux de l’IS en vigueur est actuellement de 28%.

La réforme envisagée promeut également une fiscalité indirecte, bâtie autour de la TVA et des droits d’accises dont la neutralité est renforcée par l’institution d’un mécanisme de remboursement du crédit de TVA, conforme aux bonnes pratiques.

Dans l’optique de réduire substantiellement le poids important de l’informel dans l’économie du pays, le projet de loi annonce des mesures fiscales incitatives en direction des petites et moyennes entreprises individuelles, notamment par la taxation basée sur le chiffre d’affaires avec des taux respectifs de 8% pour les prestataires de services et de 2% pour les commerçants.

L’accompagnement des PME-PMI se fera à travers la consécration des mesures d’allègement fiscal pour les contribuables relevant des Centres de Gestion Agréés, mais aussi d’autres structures publiques d’encadrement du secteur informel.

Un régime fiscal incitatif pour les PME-PMI qui ne sont pas éligibles au code des investissements en raison des conditions liées au niveau d’investissement à réaliser, sera également institué.

L’élargissement de l’assiette fiscale pour optimiser la mobilisation des recettes fiscales et un financement plus conséquent du budget de l’Etat et de celui des collectivités locales, est également prévu.

Par ailleurs, on note la suppression d’une série de taxes, à savoir : la taxe sur les salaires, la taxe sur les véhicules de société, la taxe complémentaire à l’impôt sur le revenu, la taxe complémentaire sur salaire, la surtaxe foncière sur les propriétés insuffisamment bâties, la taxe spéciale sur la fabrication et le commerce des boissons, l’impôt sur le revenu des transporteurs routiers. Une nouvelle modalité d’imposition est intégrée dans une nouvelle formule de la taxe professionnelle unique.

Ce jeudi, 1er février 2018, le ministre des transports Ninsao Gnofam (photo) et le Colonel Gnama Latta étaient devant les journalistes pour, entre autres, présenter les avantages du marché unique africain du transport aérien, officiellement lancé au dernier sommet de l’Union Africaine, cette semaine.

Le Single African Air Transport Market (SAATM) vise à créer un marché unique et unifié du transport aérien sur le continent, à libéraliser l'aviation civile et à faire avancer le programme d'intégration économique de l'Afrique.

Selon le ministre des transports, « les retombées de ce marché unique seront de plusieurs ordres. Dans l’immédiat, nous aurons des coûts de transports moins élevés et plus de facilités pour voyager ». Et d’ajouter : « En créant un marché unique de transport aérien, les chefs d’Etat permettent à l’Afrique d’occuper une part importante dans le transport aérien dans le monde, actuellement estimée à 3% de part de marché alors que son potentiel est plus important que ça ».

Pour le Colonel Gnama Latta,  le SAATM, c’est le ton donné à la libre concurrence dans le ciel africain.

Le marché unique de transport aérien, selon la commission de l’Union africaine, devrait booster les investissements transfrontaliers dans les industries de production et de services, générer 300 000 emplois directs et 2 000 000 emplois indirects.

A ce jour, l’industrie aéronautique offre 8 millions d’emplois en Afrique. 80% du trafic aérien en Afrique est assuré par des compagnies aériennes non-africaines.  

Le Ministère de l’Economie et des Finances, de concert avec le Conseil National du Patronat (CNP), a convié jeudi, les opérateurs économiques à une rencontre d’échanges autour du thème « Loi de finances 2018 et politique fiscale du gouvernement ».

Objectif de l’exécutif togolais : informer le secteur privé et les investisseurs des nouvelles dispositions et innovations de la Loi de Finances 2018. Cette initiative avait également pour buts de permettre au secteur privé de mieux comprendre les enjeux de cette année en matière d’allègements fiscaux, de promotion d’une meilleure compétitivité des entreprises togolaises et de développement du partenariat public-privé.

Au rang des allègements fiscaux, on cite la taxe portant sur le laisser-passer qui sera harmonisée avec les directives de l’UEMOA ; des dispositions permettant l’élargissement de l’assiette fiscale ;  les mesures en faveur du climat des affaires, notamment l’exonération des droits d’enregistrements et droits de timbres ; la baisse de l’Impôt sur les Sociétés (IS) passant de 29% à 28% en 2017 et 2018 et probablement une nouvelle baisse de l’IS à 27% d’ici peu, ainsi qu’une refonte générale du code des impôts.

Pour le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, le gouvernement accorde une grande importance au secteur privé, « maillon fort de l’économie » nationale. Il compte sur les « entreprises dans leur quête quotidienne d’investissement en vue du  développement du pays »

Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), chapeautés par le Ministère du Développement à la base, de l’artisanat et de l’emploi des jeunes, ont organisé mardi dernier une rencontre de réflexion et de sensibilisation à l’intention des jeunes Togolais, et notamment des jeunes entrepreneurs.

Objectifs : présenter la mesure annoncée par le Chef de l’Etat, SEM Faure Gnassingbé portant sur l’attribution de 20% des marchés publics aux jeunes et aux femmes ; informer et former les jeunes afin qu’ils soient prêts à relever les défis relatifs à cette opportunité.

Les échanges ont porté sur les procédures de commandes publiques et de soumission de dossiers aux appels d’offres, ainsi que les mesures incitatives prises par le gouvernement en faveur des jeunes (mise en place d’un guichet unique pour la création d’entreprises, suppression d’impôts au cours de la première année d’activité, le choix libre pour la constitution de capital, etc.).

Les jeunes entrepreneurs, pour être crédibles au niveau des procédures d’appel d’offres, doivent renforcer leurs capacités et leurs compétences entrepreneuriales.

Les responsables du CNJ et du FAIEJ ont également insisté sur la qualité des prestations que doivent fournir les jeunes entrepreneurs pour effectivement contribuer à l’essor économique de leur pays.  

Selon la note de synthèse sur la mise en œuvre du Projet de Développement et de Gouvernance Minière au Togo (PDGM), présentée mercredi 31 janvier 2017 à l’occasion de la rencontre entre les acteurs du projet, la Banque mondiale et la société civile, et dont nous avons obtenu copie, cette initiative du gouvernement togolais  a touché 1430 personnes dont 42% de femmes en 2017.

Le document renseigne un peu plus sur les diverses réalisations faites au titre de ce projet en 2017, même si l’impact social, économique et environnemental du PDGM sur les populations cibles et les zones touchées n’a pas été indiqué, ni les ressources financières déjà consommées.

Dans le détail, on note, entre autres, la réalisation de l’état des lieux du cadastre minier, la réalisation de l’audit précis des exploitations minières artisanales à petite échelle (EMAPE) et l’élaboration d’un Plan d’action pour les interventions à venir sur ce projet.

Dans le même souffle, il a été réalisé une étude en vue de l’élaboration des curricula et compétences pour une licence professionnelle en Géologie minière et Chimie analytique. Et une autre étude de réhabilitation des bâtiments de Faculté des Sciences (FDS) et d’équipements du Laboratoire.

Il y a eu démarrage de l’étude sur la modélisation fiscale du secteur minier. Il a été également question de la contractualisation avec SOFRECO pour l’évaluation environnementale et sociale et l’audit de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo

En rappel, le PDGM est un projet sur 5 ans, financé à hauteur de 15 millions de dollars par la Banque mondiale, à travers le fonds IDA. Il a pour objectif de renforcer les capacités institutionnelles et les systèmes de gouvernance des institutions clés, impliquées dans la gestion du secteur minier au Togo.

La Représentation de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) veut rénover ses locaux de Lomé et de Niamtougou.

A cet effet, indique l’avis d’appel d’offres qu’elle a émis, elle a constitué trois lots. Le premier lot est consacré à la réhabilitation des bâtiments techniques de Lomé et de Niamtougou ; le second à la réhabilitation des bâtiments administratifs et le dernier, à la rénovation des logements de Lomé et de Niamtougou.

A terme, l’institution mettra à disposition de ses employés, des cadres de travail et de vie entièrement rénovés.

Pour rappel, l’ASECNA est une institution de coopération et d’intégration africaine. Elle regroupe 18 Etats membres, dont le Togo. Elle est dotée d’une personnalité morale et d’une l’autonomie financière.

Le Togo enregistre des progrès encourageants en matière de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts. C’est l’une des conclusions phares d’un document réalisé par la Banque mondiale.

Dans cette dynamique, l’application de messagerie Whatsapp est devenue un atout considérable pour intégrer les femmes aux activités, aux formations et aux processus de décisions liés à la lutte contre la déforestation et le changement climatique.

« Le CF-REDD+ (le Consortium Femmes pour le plan de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts) va utiliser l’application mobile pour organiser des réunions hebdomadaires d’information et de formation sur la préservation des forêts au Togo. La participation est au rendez-vous : aujourd’hui, 64 % en moyenne des membres du consortium prennent part à ces réunions à distance… via la messagerie WhatsApp », indique l’institution de Bretton Woods.

Et de citer Kokoe Mawulolo Logosu-Teko, une participante du CF-REDD+ : « En participant au groupe WhatsApp, je comprends mieux le changement climatique et la pertinence du processus REDD+ au Togo. Et je peux partager mes connaissances dans le cadre d’autres rencontres et au sein de mon association ».

Le CF-REDD+  est une plateforme de coordination nationale créée en 2016 par Brigitte Acakpo-Addra, qui rassemble les membres des organisations féminines engagées dans la gestion des ressources forestières.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le marché des télécommunications devrait croitre à un taux annuel moyen de 6,5% au cours sur la période 2018-2020 pour atteindre 617 millions $ à l’horizon 2020 contre 451 millions $ en 2015. C’est que révèle le dernier rapport de Pyramid Research sur le secteur des télécommunications togolaises.

Selon le document qui met la lumière sur les perspectives du secteur des télécoms, la hausse de la pénétration mobile de la population, soutenue par l'expansion de la couverture en faveur des communautés éloignées, l'amélioration de l'infrastructure par les opérateurs et la croissance des données mobiles, assureront le développement du marché du mobile dans les années à venir.

Dans cette dynamique, la téléphonie mobile continuera d'être le principal contributeur au chiffre d’affaires des télécommunications togolaises. Les revenus de données mobiles (Internet) devraient plus que doubler pour atteindre 106 millions $ d'ici 2020, contre 41 millions $ en 2015. Un regain d’activités qui sera impulsé  par les  améliorations de la couverture et de la qualité de service des réseaux 3G, les paiements mobile (T-Money et Flooz) et le lancement de la 4G.

Par ailleurs, selon Pyramid Research, le duopole constitué de Togocel et de Moov devrait se poursuivre mais l’éventualité d’une nouvelle arrivée sur ce marché de 7 millions de consommateurs, reste dans une certaine mesure envisageable.

Sur la période 2017-2020, les services fixes des Fournisseurs d’Accès Internet (FAI) sont également promis à une progression annuelle moyenne d’environ 19,9% pour s’établir à un niveau de 17 millions $.

Fiacre E. Kakpo

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