Togo First

Togo First

Après Kara en avril dernier, jeunes filles de lycées, étudiantes, femmes entrepreneures et férues du digital sont rassemblées depuis ce lundi à Lomé dans le cadre de la 5e édition du Female Techcamp, camp technologique annuel. L’événement est organisé par Education Citoyenne et Changement (E2C Togo), une association à but non-lucratif qui œuvre dans le domaine de l’éducation au Togo.

L’évènement qui peut être suivi avec le hashtag «#FTCLome2018 », ou directement sur la page twitter du projet Female TechCamp TOGO‏  a été lancé  par la ministre de l’économie numérique Cina Lawson, en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis David Gilmour.

Cette 5e édition qui a pour thème « Etonnez-nous les filles », se veut le tremplin idoine pour favoriser l’inclusion digitale de la gent féminine et la réduction des écarts entre hommes et femmes dans le secteur, ainsi qu’assurer leur autonomisation.

Au menu, pendant ses quatre jours d’immersion dans l’univers tech, les participantes seront entretenues et formées sur des questions liées au commerce électronique, aux nouveaux moyens de paiement et de sécurisation des transactions électroniques. Ceci, à travers des panels, des ateliers, une exposition et des compétitions.

Sur le volet formation, un atelier sur le blogging via les outils de gestion de contenu en vogue, notamment le CMS WordPress, s’est tenu ce lundi. Mardi, seconde journée de ce camp, les nanatech se feront former à l’identité visuelle d’une marque avec Adobe Illustrator. Un autre atelier sur la conception de site web avec du code HTLM sera distillé au gratin féminin.

La Female Tech Camp Togo s’inscrit dans la dynamique des objectifs du développement durable, notamment l’ODD 4 (éducation de qualité), l’ODD 5 (qui consiste à parvenir à l’égalité des sexes et à autonomiser toutes les femmes et les filles) et l’ODD 10 (réduire les inégalités dans les pays).  

Fiacre E. Kakpo

Une solution bancaire innovante basée sur le Mobile, dénommée « ECO CCP », sera bientôt sur le marché togolais.

Produit développé par la Société des Postes du Togo (SPT) en partenariat avec les sociétés de téléphonie mobile, Moov et Togocel, l’Eco ccp est un compte bancaire accessible partout au Togo via le mobile.

L’objectif est double : accélérer l’inclusion financière en facilitant l’accès à la finance digitale et capter l’épargne thésaurisée et non productive, surtout celui du monde rural.

ECO CCP est un compte épargne transactionnel adossé aux services mobile money Flooz et Tmoney. Il ne nécessite ni frais d’ouverture ni de tenue de compte. Le compte est accessible sans formalités administratives sauf dans le cas où la transaction dépasse la barre des 200 000 francs CFA.

Une fois ouvert, ce compte ECO est automatiquement lié au porte-monnaie électronique du client et lui permet d’effectuer des virements vers son compte ECO (épargne) ou tout autre compte tiers (épargne, règlement, transfert, etc.).

Le client peut lorsqu’il le souhaite, envoyer tout ou partie de son avoir en monnaie électronique vers son compte ECO CCP sous forme d’épargne productive d’intérêts capitalisés mensuellement au taux de 2%.

Fiacre E. Kakpo

Le modèle de réussite entrepreneuriale Edem Bessanh, Directeur Général de la société NUTRI-TOGO qui promeut des boissons Champiso, suscite de l’intérêt au Togo.

Pour permettre à ses incubés d’en savoir un peu plus sur l’entrepreneuriat, le centre Innov’Up, un incubateur de femmes entrepreneures a inscrit ce jeune à l’honneur de sa séance de coaching dénommée « Innov Up Coach » prévue pour le 23 mai 2018.

A terme, l’objectif est d’inciter les jeunes à l’entrepreneuriat en les amenant à trouver une raison ou encore une source supplémentaire de motivation  dans l’aventure entrepreneuriale du modèle. Ceux-ci devront s’inspirer des débuts souvent hésitants, des difficultés et contraintes auxquelles ce dernier a été confronté. Mais mieux encore, ils sont conviés à tirer enseignement des résolutions que cet entrepreneur a prises ainsi que des sacrifices qu’il a consentis pour réaliser son rêve.  

Les inscriptions à cette séance de coaching peuvent se faire en envoyant les noms et prénoms au numéro whatsapp 99 82 43 76.

Séna Akoda

Asky Airlines, compagnie panafricaine basée à Lomé, a annoncé le 09 mai dernier l’arrivée d’un nouvel appareil dans sa flotte, le Boeing 737 Next Generation (Boeing 737NG). « Nous sommes heureux de vous annoncer l'arrivée du nouvel appareil ET-AVO B737, baptisé par une belle pluie ! », peut-on lire sur le compte Facebook de la compagnie aérienne créée en 2010.

Le nouveau Boeing B737 immatriculé ETAVO a foulé la piste de l’aéroport international de Lomé le lundi 7 mai en provenance d’Addis-Abeba. Et a fait son premier vol dès le 09 mai sur Douala, au Cameroun. Selon les informations, Asky devrait ajouter d’ici fin mai, un second appareil dans sa flotte d’avions qui totalise actuellement, avec l’introduction de l’ETAVO, 9 aéronefs.

Ce renforcement du parc répond au double objectif d’Asky visant à garantir à la clientèle un transport aérien efficace, régulier et sûr, et à étendre le réseau qui couvre déjà une vingtaine de pays, tout en densifiant les dessertes. En effet, dès le 15 juin prochain, la compagnie basée au Togo, va proposer deux vols tous les jours de la semaine sur la ligne Abidjan – Accra – Lagos.

Le vol KP014 va se lancer de l’aéroport international d’Abidjan à 15h15. L’arrivée à Accra est prévue à 16h20. Après 40 min d’escale, le vol va se poursuivre vers Lagos au Nigeria où l’avion est attendu est 19h00.

Dans le sens inverse, le vol KP015 décollera de Lagos tous les jours à 07h30 pour arriver à Accra à 08h10 et poursuivre sur Abidjan où l’arrivée est prévue à 09h50.

Précisons que le réseau ASKY couvre actuellement 22 destinations réparties dans 20 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Fiacre E. Kakpo

Les choses se précisent en ce qui concerne la réunion de haut niveau annoncée pour mai 2018 à Lomé, dans le cadre du Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA).

Selon les informations, cette rencontre, une initiative de la Commission de l’Union africaine (UA), en partenariat avec la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), se tiendra du 25 au 28 mai 2018. Elle devrait porter sur l’état de mise en œuvre des mesures immédiates pour assurer le fonctionnement efficace du marché et faciliter l’harmonisation des accords de services aériens entre les États membres du marché unique.

A terme, l’objectif de la réunion, apprend-on, est d’harmoniser les Accords bilatéraux de services aériens (BASA) entre les membres du marché unique du transport aérien africain.

Pour ce faire, les États membres du MUTAA devront disposer de toutes leurs accréditations appropriées pour signer le BASA, le protocole d’accord ou tout autre document convenu au nom de leurs États membres respectifs.

 Notons que cette réunion constitue la première assisse du groupe de travail ministériel depuis le lancement de MUTAA, le 28 janvier 2018 en marge du 30ème Sommet de l’Assemblée de l’UA. 

Lors de ce lancement, Faure Gnassingbé, chef de l’Etat togolais, avait reçu mandat de ses pairs africains de conduire le processus d'implémentation du MUTAA.

Séna Akoda

Au Togo, quand on parle d’entrepreneuriat des jeunes, ça rime avec Ismaël Tanko. Modèle à 33 ans, il représente une jeunesse togolaise résolument décidée à changer le visage de l’entrepreneuriat, qui tente de se défaire du mythe de l’élitisme.

Togo First a rencontré pour vous le jeune promoteur de Tanko Timati, la PME spécialisée dans la transformation de tomates en purée sans additifs chimiques, qui tente actuellement de lever 250 millions de FCFA, à travers une ouverture de capital pour développer ses activités. Dans cette première partie de son interview où il donne sa vision de l’agro-industrie togolaise, Ismael nous confie son histoire. Parcours d’une vie, celle de l’entrepreneur-né.

Togo First : Pour ceux qui ne vous connaissent pas, qui est Ismaël Tanko et qu’est-ce que c’est que Tanko Timati ?

Ismaël Tanko (IT) : Ismaël Tanko est mon nom. Je suis un jeune entrepreneur. J’ai 33 ans. J’ai démarré mes activités génératrices de revenus, mes activités entrepreneuriales en 1999 avec un fonds de départ de 1000 FCFA. De fil en aiguille, d’activité en activité, en commençant par les papiers mouchoirs en passant par la photographie, la vente du jus de fruits, je suis arrivé en 2008, donc 11 ans plus tard, à créer ma première entreprise formelle qui était une entreprise de prestation de services informatiques à partir d’un crédit de 800 000 FCFA obtenu auprès de la Banque Régionale de Solidarité (BRS). Après 2008, et cette 1ère entreprise qui a plutôt très bien marché, en 2012 j’ai racheté pour 2 millions FCFA, encore sur un crédit de la BRS, l’entreprise d’un ami, qui avait un centre informatique et un cybercafé. En 2014, j’ai créé Tim Agro qui avait pour produits principaux les farines de maïs et les farines de manioc. Après Tim Agro, j’ai lancé en 2016, Tanko Timati qui s’appelait au départ Togo Timati.  

Togo First : Et comment expliquez-vous Tanko Timati?

IT : Tanko Timati est une purée de tomates naturelle, qui est sans additif, sans conservateur chimique, contrairement à tout ce que nous avons sur le marché aujourd’hui comme purée de tomates ou tomate concentrée qui ne contient que 40 à 45% de vraies tomates et qui contient plein de conservateurs chimiques. Notre purée de tomates se conserve pendant 24 mois ; elle est en bouteille et aujourd’hui nous sommes présents au Togo dans tous les supermarchés : Le Champion, dans certains supermarchés Ramco, dans tous les supermarchés Dauphine ; nous sommes présents aussi au Bénin, au Mali, au Niger et en Côte-d’Ivoire. De façon résumée, voilà qui je suis. Et ce qu’est Tanko Timati. Côté formation, j’ai fait une Maîtrise en Gestion et un Master en accompagnement à la création d’entreprise.

13992 in TogoFirst 13992 Ismal Tanko

Togo First : Comment vous est venue l’idée de lancer ce produit?

IT : L’idée de lancer Tanko Timati est partie d’un double constat ; le 1er constat est qu’en période d’abondance, en période de récolte de tomates, les paysans perdent une très grosse partie de leurs productions, ils perdent jusqu’à 30% de leurs récoltes. Il fallait trouver une solution à ce gaspillage. La 2è raison, c’est qu’à certains moments de l’année, on ne trouve pas de tomates sur le marché ; les tomates sont excessivement chères. Donc nous nous sommes dit pourquoi ne pas acheter quand c’est moins cher ; on règle le souci de marché et de débouché pour les paysans et puis on vend à un prix stable pour que les populations puissent être certaines qu’elles ne vont pas manger de la tomate à une certaine période de l’année et manger du piment pendant l’autre période.

Togo First : On a tendance à confondre Togo Timati et Tanko Timati. Où se trouve le pont?

IT : Nous sommes passés de Togo Timati à Tanko Timati pour deux (02) raisons fondamentales. La 1ère, nous sommes partis à l’Institut National de la ¨Protection Industrielle et on nous a dit que nous ne pouvions pas protéger Togo Timati parce que « Togo » est un nom usuel qui appartient à tout le monde, Timati également est un nom usuel qu’on utilise pour désigner la tomate ; donc on ne peut pas le protéger. C’est la 1ère raison. La 2ème raison, c’est que, quand nous avons commencé à envoyer les produits dans les autres pays, les gens ont commencé à demander là-bas pourquoi ce sont des produits qui viennent du Togo ; pourquoi est-ce qu’on n’en fabrique pas chez eux ? Alors nous nous sommes dit. Attention !  Il ne faut pas nous créer de la concurrence sur place. Autant prendre un produit qui ait un nom neutre, un nom qui ne dit pas l’origine du produit, pour qu’il puisse être bien écoulé surplace et qu’il n’y ait pas de concurrence.

Togo First : Vous avez eu de la facilité à décrocher le financement de la BRS…y-a-t-il eu accointance ?

IT : Non non! Il n’y a pas d’accointance. Au départ, quand la BRS est arrivée à Lomé, j’ai l’impression que l’optique dans laquelle elle s’est implantée à Lomé, c’était de pouvoir démocratiser le crédit, faciliter l’accès au crédit. A ce moment, ils ne demandaient pas de garantie en tant que telle; ils demandaient juste qu’une personne caution vienne signer pour vous et à l’époque, c’était ma maman. Ma mère avait signé pour moi et j’avais déposé juste 10% du montant que je voulais, 10% de 800 000 FCFA. Autrement dit, j’avais déposé 80 000 FCFA comme garantie financière et ma mère avait signé pour moi.

Mais la seconde fois, les conditions ont été durcies parce qu’ils (les responsables de la BRS) ont dit qu’il y avait certains jeunes qui ne remboursaient pas, qu’ils n’étaient pas sérieux. Donc la seconde fois, au lieu de 10% de garantie financière, ils ont exigé 20%.  J’avais donc déposé les 20% de garantie financière et quelqu’un avait signé pour moi. Et en plus, il fallait quelqu’un qui devait payer pour vous au cas où vous ne le faites pas. Aujourd’hui la BRS n’existe plus ; elle a entretemps été rachetée par Oragroup.

Togo First : Comment voyez-vous l’évolution de l’agro-industrie en Afrique subsaharienne plus particulièrement au Togo ?

IT : Je dirai que la complexité, à mon sens, de l’agro-Industrie au Togo vient du fait qu’elle nécessite beaucoup d’équipements qui coûtent cher en général et que derrière, jeunes que nous sommes, n’avons pas forcément les moyens d’acquérir ces équipements sur fonds propres ; nous n’avons pas des facilités bancaires non plus pour prendre des crédits et acquérir ces équipements ; ce qui oblige tout jeune qui veut se lancer dans l’agro-Industrie à commencer très petit ; à acheter des équipements disons artisanaux et qui ne lui permettent pas de faire ses preuves, de démontrer sur le terrain qu’il est capable de ceci, il est capable de cela ou de mettre à disposition des produits qui peuvent attirer l’attention ; qui peuvent plaire au consommateur : et ce n’est que quand il aura démontré cela qu’il pourra trouver des institutions de l’Etat ou des personnes physiques pour l’accompagner vers ce qu’on appelle vraiment l’agro-Industrie. Voilà…

(La suite de cette interview la semaine prochaine)

Propos recueillis et transcris par Fiacre E. Kakpo et Séna Akoda.

Une conférence sur l’entrepreneuriat social, une initiative de l’Ambassade des Etats Unis, soutenue par la société Alaffia et Ecobank Transnational Incorporated a été animée ce 11 mai 2018 à Lomé. Le thème retenu était : « La place des entreprises sociales dans la réalisation des défis de l’heure ».

L’idée était d’inculquer aux trois cents (300) participants, les fondamentaux de l’entrepreneuriat social. Avec force détails, tous les modèles de réussite en entrepreneuriat social ont, lors des panels, partagé leurs réussites économiques mais également l’impact social positif de leurs initiatives sur leurs communautés respectives.

Selon David Gilmour (photo), ambassadeur des Etats Unis au Togo, «  ce modèle économique est ce qui doit nous réunir. Ici, la rentabilité et l’impact social positif ne s’excluent pas mutuellement ».  Et d’ajouter : « Il est en effet possible de bâtir une entreprise prospère et en même temps de faire du bien social ».

Toutefois, ce type d’entrepreneuriat se trouve confronté à un défi : celui de la réglementation applicable. C’est ce volet qu’a abordé Victoire Tomegah-Dogbé (photo), ministre du Développement à la base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à l’ouverture de la rencontre. En effet, a-t-elle fait observer : « il faut créer un cadre juridique ; c’est ce qui va certainement sortir de ce colloque et je pense que le gouvernement y accordera tout l’intérêt et toute l’attention qu’il faut ».

Séna Akoda

Depuis ce mercredi 10 mai et jusqu’au samedi 12 mai, Bamako, la capitale malienne abrite le Forum de l’Entrepreneuriat et de l’Insertion Professionnelle des Jeunes de l’Espace UEMOA (FEJIP). Une initiative qui a pour but de soutenir à l’échelle régionale, les projets innovants des jeunes entrepreneurs dans les secteurs porteurs, à savoir l’agriculture, l’énergie renouvelable, le numérique, etc.

Deux jeunes entrepreneurs togolais qu’on ne présente plus, y prennent une part active. Bessanh Komlan Edem, promoteur de Champiso (boisson à base de champignon), sacré Meilleur Entrepreneur de l’année 2017, et Ouro Agoro Amina Azia, responsable de  Mina Group (farines à partir des tubercules du terroir).

13980 togofirsta

 

Leur participation a été possible grâce à l’accompagnement du Ministère en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, à travers le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ).

A Bamako, les deux jeunes représentants de l’entrepreneuriat « Made In Togo », ne présentent pas que leurs produits. Ils exposent également les produits d’autres jeunes entrepreneurs togolais.

Bessanh Komlan et Ouro Agoro Amina devront aussi se renseigner sur les politiques, programmes et opportunités qui s’offrent aux jeunes entrepreneurs dans l’espace UEMOA. Ils prendront en outre part à la création de réseaux d’accompagnement des entrepreneurs de la diaspora, au Nord et au Sud, et à la mise en place d’une plateforme de recrutement et d’information pour les jeunes de 15 à 40 ans.

Energy Generation, association basée à Lomé qui promeut et accompagne les innovations dans le secteur de l’énergie vient de lancer « Miklin », un programme d’incubation destiné exclusivement aux startup togolaises.

Le programme qui va s’étaler sur six mois, cible 15 pousses prometteuses. Les candidatures qui courent jusqu’au 27 mai, s’ouvrent à toute personne physique ou équipe vivant à Lomé ou périphéries.

Pour soumettre son projet, suivre ce lien ou celui-ci pour remplir directement le formulaire de candidature 

Energy Generation est une association ayant pour objectif de promouvoir et d’accompagner l’innovation technologique et l’entrepreneuriat social au niveau local afin d’identifier, développer et diffuser à grande échelle les solutions d’accès à l’énergie « Made in Africa », d’aujourd’hui et demain.

Fiacre E. Kakpo

Annoncée très avancée depuis quelques mois, la procédure d’acquisition de la Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC) par le Groupe SUNU a été conclue. L’institution bancaire devient SUNU.

En effet, selon un document consulté par la rédaction de Togo First, SUNU Investment Holding SA, créée pour être la holding bancaire du Groupe SUNU, a acquis 58,08% d’actions de la BPEC.

Grâce à cette opération, SUNU prend le contrôle de cette banque dont l’actionnariat se présente désormais comme suit : 58,08% pour le Groupe SUNU, 19,52% pour les fonds Cauris & Afric Invest, 21,19% pour les nationaux et le solde, moins de 2%, pour divers actionnaires.

Le Groupe SUNU, souligne le document, a, en outre, participé à l’augmentation de capital exigée par le régulateur. Ainsi, de 6 500 000 000 FCFA, il a fait passer le capital de la banque, à 20 808 960 000 FCFA. Il s’est ainsi octroyé le statut d’actionnaire majoritaire, confirmé depuis le 02 février 2018 par les autorités de tutelle, notamment la Commission Bancaire de la BCEAO et le Ministre de l’Economie et des Finances du Togo.

Le nouvel acquéreur de la BPEC affiche de grandes ambitions : «  Avec l’acquisition de la BPEC, le Groupe SUNU souhaite proposer à ses clients des services financiers, en allant au-delà de la simple distribution des produits d’assurance aux guichets  des banques, proposer des produits encore plus attractifs et adaptés à la clientèle ».

Mieux, il « compte faire de la BPEC, la banque de détail de référence du marché togolais ».

« Ce duo permettra, entre autres, aux clients de bénéficier d’offres packagées banque et assurance en un lieu, à un coût plus intéressant et avec un contrat simplifié », indique le document.

Séna Akoda

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.