En prélude aux travaux de la 4eme réunion du groupe de travail ministériel sur l'opérationnalisation du Marché unique du Transport aérien africain (MUTAA), à Lomé du 25 au 28 mai 2018, Asky Airlines, compagnie togolaise et sa consœur Rwandair du Rwanda ont scellé hier 22 mai 2018 un accord bilatéral qui engage le Togo et le Rwanda.
Pour ce faire, les désormais partenaires étaient représentées par les Ministres des Transports du Togo, Ninsao Gnofam et du Rwanda, Jean de Dieu Uwihanganye.
L’accord prévoit la possibilité pour les deux compagnies aériennes de desservir Lomé et Kigali avec de très bonnes conditions. En nouant ce partenariat, Asky Airlines et Rwandair, et au-delà le Togo et le Rwanda, se positionnent comme des précurseurs des accords bilatéraux de services aériens. De fait, l’harmonisation des accords bilatéraux de services aériens (BASA) sera la principale activité au cœur de la réunion prévue dans la capitale togolaise dans 48h, entre les membres du marché unique du transport aérien africain.
Séna Akoda
Le leader français des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) SOGEA-SATOM vient de terminer la réhabilitation d’une rue longue de 1,3 km dans la capitale togolaise.
Il s’agit des travaux de bitumage en deux voies sur deux, d’un tronçon dénommé « rue Tchamba », une jonction à la voie qui donne sur l’Aéroport International de Lomé.
La rue vient d’être rouverte au trafic. La réalisation de ces travaux a duré plus de douze (12) mois. Elle a été financée par l’Etat togolais et l’Union Européenne à hauteur d’un milliard FCFA.
Au Togo, il faut noter que l’entreprise française semble en pole position, avec à la clé des marchés publics qu’elle ne cesse d’arracher. Tout récemment, il lui a été confié un marché d’infrastructures dans la périphérie de la capitale togolaise à hauteur de 9 milliards FCFA.
18 mois plus tôt, en groupement avec les entreprises LSE et Freyssinet, elles ont décroché pour près de 15 milliards d’euros un marché de réhabilitation du wharf de Kpémé.
Séna Akoda
Réduire le délai de ses prestations et offrir des services de qualité. C’est l’objectif que s’est fixé la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Pour y parvenir, l’institution dirigée par Ingrid Awadé semble trouver son salut dans la transformation digitale. Un vaste chantier porté vers le numérique a été mis en branle depuis novembre dernier, avec l’opérationnalisation de la télé-déclaration nominative de rémunérations.
D’autres services, comme les demandes de quitus social, d’attestations et de relevés individuels d’assurance, les réclamations, les consultations de compte, sont également disponibles en ligne, directement sur le site officiel de l'institution. En quelques clics, il est désormais possible de simuler le calcul de la pension normale et de la pension anticipée volontaire. Un gain de temps considérable pour les employeurs.
Fiacre E. Kakpo
« Quelles approches pour un meilleur développement du marché des assurances au Togo » ? La question mobilise l’attention de l’Association Professionnelle des Assureurs-Conseils du Togo (APAC-Togo).
Lors d’une table-ronde tenue dans la capitale togolaise à l’intention des professionnels et acteurs du marché des assurances, Souleymane Ayeva, directeur national des assurances, relève ceci : « le marché togolais des assurances se caractérise par une certaine inertie comparativement aux marchés d’assurance du Sénégal, du Cameroun et de la Cote d’Ivoire ».
Cette situation est liée, selon José Simenouh, président de l’APAC-Togo, au fait que « l’assureur conseil togolais n’a pas encore atteint son épanouissement et a besoin qu’on lui donne la place qui devrait être la sienne parmi les acteurs de l’assurance ». Car « sous d’autres cieux, c’est lui, le faiseur de roi ».
Aussi estime-t-il que ces assises ne sont pas uniquement des états généraux des professionnels des assurances, mais des états généraux concernant l’ensemble du marché des assurances.
Notons que pêle-mêle, plus d’une dizaine de compagnies se partagent le marché des assurances au Togo.
Séna Akoda
Il a été procédé ce 22 mai 2018 à l’ouverture, à l’Université de Lomé, de l’Institut des Métiers de la Mer (I2M). Il a vocation à former les professionnels des activités portuaires.
Selon les autorités, la création de ce centre de dispensation du savoir appliqué aux activités de la mer répond à un souci crucial : celui de mettre à disposition du Port de Lomé et des sociétés opérant dans le secteur maritime, des ressources humaines qualifiées et compétentes.
Et les défis qui se posent sont à la mesure des fortes mutations qui touchent l’industrie maritime, notamment en matière de conception des coques, d’outils de navigation, d’organisation des transports par mer, de manutention des marchandises dans les ports, etc.
En effet, le constat établi est que, bien que doté d’un port en eaux profondes et d’immenses ressources halieutiques, le Togo manque de personnel qualifié susceptible de répondre aux multiples sollicitations des compagnies maritimes.
Grâce à cet institut, les autorités entendent mettre la formation en adéquation avec l’emploi disponible et soutenir l’économie bleue. A terme, l’objectif visé est de faire du Port de Lomé, le principal moteur de croissance et de développement du pays.
En rappel, c’est du 02 au 04 avril 2014, soit 4 ans auparavant, qu’un colloque universitaire sur les métiers portuaires avait eu lieu dans la capitale togolaise pour établir un pont entre les professions maritimes et les formations universitaires.
Séna Akoda
Saham Assurance Togo, filiale du groupe d’assurance marocain éponyme, souffle la première place du classement des compagnies d’assurances togolaises en termes de chiffre d’affaires au 31 décembre 2017, à l’Ivoirien NSIA, apprend-on de Financial Afrik.
Deuxième du classement en 2015 et 2016, respectivement avec des chiffres d’affaires de 7,17 milliards et 7,37 milliards, contre 7,22 milliards et 7,45 milliards pour le désormais ex-leader de cette branche, la filiale marocaine profite de sa belle performance de 2017 pour prendre les commandes de l’assurance non-vie au Togo.
Saham Assurances clôt l’année 2017 avec un chiffre d’affaires de 8,55 milliards de FCFA, en hausse de 16%. L’assureur s’offre ainsi 25% du marché non-vie.
Avec un chiffre d’affaires de 7,68 milliards, l’assureur ivoirien quant à lui, connaît une légère augmentation de 3%, mais pas assez pour garder sa première place. Sa part de marché est de 22,5%. Le duo est suivi par Sunu Assurance (15%), GTA-C2A (14%) et Ogar Assurance (10%).
Au 31 décembre 2017, le marché togolais de l’assurance non-vie est animé par 7 compagnies qui totalisent un chiffre d’affaires global de 34,05 milliards, contre 29,68 milliards en 2016, soit une hausse de 14,7%.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo envisage de recourir à nouveau au marché financier régional, régulé par le Conseil Régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers Crepmf, basé à Abidjan, d’ici fin 2018.
« Nous avons prévu une autre émission cette année pour poursuivre l’assainissement des finances publiques et apurer les arriérés commerciaux afin de donner un souffle à l’économie », a déclaré le ministre Sani Yaya, lors de la première séance de cotation de l’emprunt obligataire TPTG 6,9% 2018-2023, émis par le Togo sur le marché financier régional entre fin 2017 et janvier 2018.
En janvier dernier, le Togo avait réussi à mobiliser 61,8 milliards FCFA sur 60 milliards sollicités. Une bonne crue qui explique la volonté des autorités locales de rempiler.
Pour le ministre, le marché financier étant l’une des sources de financement pour les projets de développement, le Gouvernement togolais continuera de saisir cette opportunité à travers des émissions de titres publics.
Depuis 2006, les interventions du Togo, régulées par le Crepmf sur le marché financier régional, ont permis de glaner dans les caisses de l’Etat, plus de 314 milliards dont 156 milliards sous forme de Sukuk (obligations islamiques).
Précisons que le Crepmf n’est pas la seule autorité de régulation du marché financier régional. Umoa-Titres, l’autre régulateur basé à Dakar, a également permis au Togo de mobiliser près de 100 milliards à travers des émissions de bons du Trésor (BAT) et d’obligations du Trésor (OAT) d’une périodicité de deux à trois semaines, depuis le début de cette année.
Fiacre E. Kakpo
Photo : Mamadou Ndiaye, président du CREPMF
L’unité de gestion du Projet d’appui à l’employabilité des jeunes (Paeij-sp) lance un appel régional à projets ciblant les régions de la Kara et des Savanes, les deux régions du nord du Togo.
L’appel à projets vise à sélectionner 400 jeunes entrepreneurs individuels (primo-entrepreneurs) ayant le profil requis pour conduire avec succès des projets d’entreprise dans les clusters agro-industriels développés par le Paeij-sp.
Les projets éligibles concernent des services liés à l’élevage et la production animale elle-même, avec comme filières, le poulet, la pintade, les ovins (moutons, béliers) et les caprins (chèvres et boucs).
Lire plus de détails sur l’appel à projets ici
Le jeune primo-entrepreneur intéressé doit être de nationalité togolaise, âgé de 18 à 45 ans et avoir tout au moins le niveau quatrième (4ème) pour les promoteurs de sexe masculin et le Certificat d’Etudes du Premier Degré (CEPD) pour les promoteurs de sexe féminin.
Le formulaire de soumission est disponible dans les agences ICAT des préfectures de Dankpen, de Bassar et de la Kozah pour la région de la Kara ; les préfectures de l’Oti, Tandjoare, Cinkassé, Tone, Kpindjale pour le compte de la région des Savanes. Et aussi, au niveau des coordinations régionales de l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la Base (ANADEB) à Kara, et Dapaong et au siège du Paeij-sp.
Le dépôt des dossiers, qui est uniquement physique, prendra fin le 08 juin prochain.
Les projets déposés seront ensuite évalués par les Comités Régionaux de Sélection mis en place. « Seuls les candidats ayant les meilleurs profils pour réaliser avec succès leurs projets et ayant réussi au premier niveau d’évaluation seront contactés pour la suite de la procédure de sélection. ». Les projets sélectionnés devront être mis en œuvre dans des préfectures spécifiques.
Le Projet d'Appui à l'employabilité et à l'Insertion des Jeunes dans les Secteurs porteurs financé par la Bad et l’Etat togolais, vise à réduire le chômage des jeunes grâce à la mise en place des chaînes de valeur agricoles et le développement de clusters agroindustriels.
Fiacre E. Kakpo
ASKY, La Compagnie Aérienne Panafricaine, est heureuse d'annoncer le début des vols quotidiens entre LOME, ABIDJAN, ACCRA et LAGOS à partir du 15 Juin 2018 selon l'horaire ci-dessous en UTC:
Horaire pour LOME-ABIDJAN-ACCRA en Aller-Retour
| Jour | Origine | Départ | Arrivée | Destination |
| Tous les jours | LFW | 1320 | 1435 | ABJ |
| Tous les jours | ABJ | 1515 | 1620 | ACC |
Horaire pour ACCRA -ABIDJAN- LOME en Aller-Retour
| Jour | Origine | Départ | Arrivée | Destination |
| Tous les jours | ACC | 0810 | 0910 | ABJ |
| Tous les jours | ABJ | 0950 | 1120 | LFW |
Horaire pour ACCRA-LAGOS-ACCRA en Aller-Retour
| Jour | Origine | Départ | Arrivée | Destination |
| Tous les jours | ACC | 1700 | 1800 | LOS |
| Tous les jours | LOS | 0630 | 0730 | ACC |
Ces nouveaux itinéraires offrent plus de capacités et de flexibilité avec une réduction significative du temps de vol entre Abidjan, Accra et Lagos avec l'ensemble du réseau de ASKY. A noté que ces vols seront opérés en Boeing 737-700.
ASKY est la compagnie aérienne panafricaine qui a été créée par les institutions régionales : la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le groupe ECOBANK. La compagnie est une société commerciale de droit privé gérée par des professionnels expérimentés issus d’Afrique. ASKY exploite actuellement une flotte de Nouvelle Génération de huit (8) avions dont un (1) Boeing 737 – 800, trois (5) Boeing 737 - 700 et deux (2) Dash Q-400. ASKY dessert vingt-trois (23) villes dans dix-neuf (19) pays en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Au Togo, le délai nécessaire pour une procédure de transfert de propriété, est passé à 8 jours en moyenne sur le premier trimestre de cette année, contre une vingtaine de jours un an plus tôt. Cette réduction sensible est le fruit des efforts déployés par les autorités togolaises pour améliorer l’environnement des affaires afin d’attirer d’importants flux d’investissements privés.
Dans le détail, le délai des mutations complètes (transfert de propriété), est passé à 9 jours en janvier 2018, 7 jours en février et 10 jours en mars. Soit une moyenne de 8 jours. Une nette amélioration par rapport aux objectifs des autorités de l’OTR qui tablaient sur un délai moyen de 15 jours pour cette année. A cette allure, le Togo pourrait tutoyer le Rwanda, champion d’Afrique avec 7 jours comme délai !
Les progrès remarquables enregistrés par le Togo depuis le début de cette année s’expliquent par le renforcement de l’ex-direction des affaires domaniales et cadastrales en matériels et en ressources humaines, l’informatisation des procédures, et la création d’un bureau dédié au transfert de propriété, outillé pour accélérer la délivrance de cet acte.
En dehors de ces mesures qui ont eu pour effet de baisser drastiquement le délai, des réformes fiscales incitatives ont été lancées depuis janvier 2018. A ce titre, les droits d’enregistrement et de timbres ont été réduits de trois points (03) de pourcentage à 6,3% au titre de la loi de finances 2018.
En plus, dans un souci de transparence, les informations relatives aux titres fonciers et plans cadastraux sont librement accessibles à tous les citoyens sans distinction, depuis le site web de la DADC désormais rattachée à l’OTR.
Précisons que dans le cadre du projet de numérisation des titres fonciers, le Togo est en passe de finaliser la numérisation des 46 833 titres émis à la date du 30 mars 2018. Environ 99% des titres, soit 46 342 ont été numérisés, fin mars.
Avec le programme de seuil du MCA dont le foncier est l’un des deux secteurs bénéficiaires et l’approbation imminente du nouveau code foncier par le parlement, le foncier togolais pourrait se hisser au rang des meilleurs en Afrique subsaharienne.
Le délai de transfert de propriété au sens du Doing Business mesure la durée nécessaire pour qu’une entreprise puisse acheter la propriété d'une autre entreprise (le vendeur) et transférer le titre de propriété en son nom, pour éventuellement l’utiliser ensuite comme garantie dans le cadre de nouveaux emprunts ou l’exploiter.
Fiacre E. Kakpo