Togo First

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Pour la cinquième fois, le Togo va solliciter, le 16 mars 2018, par bons assimilables au trésor (BAT), le marché régional de la dette, indique une note de préavis de l’agence UMOA-Titre. Le pays affiche en termes de mobilisation de ressources, les mêmes ambitions que lors de la précédente émission d’obligations assimilables au trésor (26 février 2018), c'est-à-dire 20 milliards FCFA.

Les principales caractéristiques de la nouvelle offre sont identiques à celles du 16 février 2018 qui avait permis au pays de mobiliser plus de 19 milliards. En effet, le nominal est fixé à 1 million FCFA, assorti d’une période de remboursement de 12 mois et de taux d’intérêt multiple.

Cette émission de titres devrait être la dernière pour le premier trimestre 2018, selon le calendrier prévisionnel du Togo.

Notons que cette nouvelle sollicitation du marché financier UMOA-TITRES, à l’instar de la précédente, intervient dans un contexte politique incertain, marqué par la suspension du dialogue entre les protagonistes de la crise politique.

Les 6e universités francophones de perfectionnement des géomètres démarrent ce mercredi à l’hôtel Sarakawa de Lomé.

Le thème retenu pour cette édition organisée par la Fédération des Géomètres (FGF) en partenariat avec l’Ordre des géomètres du Togo, est intitulé : «  Les Objectifs du Développement Durable : le rôle du géomètre ».

Au menu de ces trois journées de rencontre (07, 08, et 09 mars), figure un atelier de partages d’expériences, de bonnes pratiques professionnelles et d’échanges d’information.

Selon le Bureau de Lomé de la FGF, « les politiques foncières ont un rôle central dans les stratégies d’aménagement du territoire, de croissance ou de réduction des inégalités ». De ce fait, « les géomètres-experts jouent, de par leur expertise, les compétences et les missions qui leur sont conférées, un rôle de premier plan dans la reconnaissance et le respect des droits de propriété ou d’occupation et de leurs titulaires ».

Pour les organisateurs, les 6e universités sont un rendez-vous « incontournable » pour les acteurs francophones de la gouvernance foncière.

Fiacre E. Kakpo

Le Chef d’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé avait annoncé début janvier 2018, dans son adresse à la nation, un forum avec la jeunesse afin de connaître ses attentes, et ses propositions de pistes de solutions.

Dans la première quinzaine du mois d’avril 2018, ces assises nationales devraient avoir lieu, informe un communiqué de presse de la Direction de la Communication de la Présidence de la République.

La remise des termes de référence de cette rencontre a eu lieu lundi, 05 mars 2018 au Palais de la Présidence de la République entre Victoire Tomegah-Dogbé, Directrice de Cabinet du Président de la République et Professeur Komi Dodzi Kokoroko, président du comité d’organisation.

A cette occasion, la Directrice de Cabinet a déclaré : « ce forum initié par le Président de la République est une matérialisation de la volonté de ce dernier de mettre en place une plateforme d’échange avec les jeunes ».

Elle a invité, par ailleurs, la jeunesse togolaise à « saisir cette opportunité pour identifier et proposer les meilleures solutions à ses préoccupations ».

Le Président du comité d’organisation, pour sa part, a réitéré son attachement à la nécessaire réussite de cet événement, organisé par les jeunes et pour les jeunes. Dans cet esprit, une rencontre avec les gens de médias devrait avoir lieu cette semaine pour de présenter les contours de ce forum.

Annoncée pour le samedi 03 mars dernier, l’inauguration de la Centrale électrique de Takpapièni a été effective ce mardi, en présence du Chef de l’Etat, SEM Faure Essozimna Gnassingbé.

La nouvelle installation a une capacité de 100 kWc et est dotée d’un réseau de distribution basse tension (BT) de 8 km, équipé de 80 lampadaires d’éclairage public et de compteurs de branchements pour les clients.

Tout comme à Assoukoko, Bavou et Kountoum, les ménages et autres utilisateurs pourront se brancher gratuitement à cette nouvelle centrale photovoltaïque.

Selon l’analyse réalisée par l’équipe de recherche d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), l’Afrique de l’Ouest francophone, un ensemble de 9 pays que la Banque classe dans le segment Uemoa,  est le moteur du commerce intra-régional avec comme hub, Abidjan, Cotonou, Dakar et Lomé, la capitale du Togo, qui est en plus un centre financier. « Abidjan, Dakar, Cotonou et Lomé sont des carrefours commerciaux clés, servant de canaux pour les importations et les exportations de biens et de services, tant vers le marché international que vers les marchés sous-régionaux », souligne le communiqué qui annonce le lancement de la première section régionale du site.

Le guide d’analyse que fournit l’ETI, présente le Togo en tant qu’un important couloir commercial pour la région ouest-africaine, grâce surtout à la réexportation des biens d'équipement et de consommation et des produits alimentaires, vers les pays sans littoral comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le rapport souligne également que de grands volumes informels qui ne sont pas pris en compte dans les données officielles, transitent par le Togo à destination, non seulement des pays de l’Hinterland, mais également des pays voisins comme le Bénin et le Ghana.

Selon les chiffres avancés, le pays réexportait en 2016 plusieurs catégories de biens importés, notamment les plastiques (pour 95 millions de dollars), les véhicules et les machines (76 millions de dollars), les produits cosmétiques (49 millions de dollars), la majorité allant au Ghana et au Nigeria.

D’après les estimations d’Ecobank, les exportations togolaises devraient atteindre 1,8 milliard $ cette année contre une estimation de 1,6 milliard en 2017. En 2016, elles étaient également de 1,6 milliard $.

Quant aux importations, elles sont attendues à 2,7 milliards contre 2,5 milliards en 2017 et 2,4 milliards en 2016.

En lien avec d’autres composants de la balance des paiements qui sont promis à une amélioration, la banque panafricaine table sur une réduction du déficit courant de 1%, à à 7,8% du PIB. En 2016, ce gap tutoyait les 10%.

Fiacre E. Kakpo

Des acteurs nationaux issus de divers corps de métiers, notamment des juristes, des avocats, des associations des consommateurs et des médias publics, planchent du 05  au 09 mars 2018 sur la «législation communautaire de la concurrence ».

L’idée est de les informer et les former afin qu’ils puissent œuvrer pour le « renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres de l’UEMOA, par l’établissement d’un marché ouvert et concurrentiel et la création d’un cadre juridique harmonisé au sein de l’UEMOA, applicable à la libre concurrence ».

Une réponse communautaire aux entraves à la libre concurrence dans l’espace UEMOA exige en effet, un environnement juridique harmonisé à l’échelle communautaire, ont reconnu les participants. Et la réalisation de cet objectif devra passer par la consolidation de l’union douanière, l’adoption d’une politique et des réglementations commerciales communes et la contribution à l’élimination des barrières au commerce intra-régional.

Plusieurs communications thématiques sont inscrites au programme de ce séminaire notamment sur « le droit communautaire de la concurrence au Togo » et « les pratiques anticoncurrentielles imputables aux Etats membres » de l’UEMOA.

Selon Baroma Bamana, Secrétaire général du ministère du Commerce et de la Promotion du Secteur privé, le Togo s’engage à accompagner la commission de l’UEMOA dans cette dynamique. Pour favoriser la libre concurrence, a rappelé ce dernier, le pays dispose d’un cadre légal qui prohibe les pratiques anti-concurrentielles ou qui restreignent la libre concurrence. 

La population togolaise vivant à l'intérieur et à l'extérieur devrait franchir le cap des 8 millions en 2018, selon les dernières données démographiques rendues publiques lundi par l’équipe de recherche d’Ecobank sur son nouveau site dédié à l’analyse et aux prévisions économiques de ses pays d’activités, africaficc.

Avec la croissance économique robuste observée ces cinq dernières années, conjuguée aux belles perspectives annoncées pour cette année, le PIB par habitant devrait progresser de 7 points de pourcentage pour atteindre environ 660 $ en 2018, selon les données compilées par Togo First à partir des estimations de la banque basée à Lomé.

Le PIB par habitant, un indicateur très théorique qui mesure l'état moyen de bien-être matériel des ménages, est évalué à 615 $ en 2017 et 570 $ en 2016. Selon les données de la Banque de France, le coefficient de Gini, qui exprime le niveau des inégalités de revenu dans une économie est de 46 % (0,46) fin 2016.

L’écart de revenu est donc palpable au sein d’une population estimée à 7,8 millions l’année dernière, avec les énormes défis socio-économiques qui s’imposent. L’accès à l’électricité, l’eau, l’éducation de base, et surtout l’accès à l’emploi pour une population très jeune, sont autant de faiblesses susceptibles d’inhiber cet atout que représente la croissance démographique annuelle de 2,5 %, enregistrée ces dernières années.

Fiacre E. Kakpo

Le Projet de Développement de la Gouvernance Minière veut rendre accessible l’information minière (PDGM) au Togo, a appris la rédaction de Togo First.

A cet effet, il prévoit une mission d’élaboration d’un cahier de charges pour la conception et l’implantation d’un dispositif d’accès à l’information minière. Objectif : contribuer à la diffusion de l’information sur l’exploitation et les connaissances techniques en relation avec le secteur minier.

Ce dispositif devrait permettre de rendre disponible l’information sur le matériel, les outils académiques et les bonnes pratiques dans le domaine des mines et autres secteurs associés. II s’agira également de concevoir des mécanismes performants pour récolter et diffuser les informations sectorielles en intégrant les données relatives au secteur extractif, ainsi que de développer le processus de mise en place du centre d’information minière (CIM).

La mission devra également s’atteler à proposer des partenariats et la mise en place du cadre institutionnel du centre. Enfin, il est prévu l’élaboration d’un « Business plan » pour assurer la durabilité du centre.

La 1ère phase de la mission se résumera à un diagnostic initial des dispositifs d’accès à l’information minière. Pour faciliter la collecte des données, des rencontres devront avoir lieu avec les parties prenantes. La première, renseigne un document consulté par la rédaction de Togo First, aura lieu le 14 mars 2018 dans la salle de réunion de la Direction Générale des Mines et de la Géologie.

A la tête d’une start-up, S.E. NUTRI-TOGO SARL, spécialisée dans la production de boissons nutritionnelles à base de champignons médicinaux, Komlan Edem BESSANH est un exemple de réussite dans le secteur de l’entreprenariat. Il nous livre son parcours.

Togo First : Depuis quelques années, vous êtes à la tête de S.E.NUTRI-TOGO SARL. D’où vous est venue l'idée de lancer votre propre boîte ?

Komlan Edem BESSANH : L'idée d'entreprendre m'est venue depuis mon enfance. Je m'occupais de la vente à la boutique d'alimentation générale de ma mère, ceci chaque jour de retour de l'école, ainsi que les week-ends. Aussi, ai-je eu à initier plusieurs activités génératrices de revenus depuis la classe de 4eme jusqu’à la dernière initiative qui aboutit sur la société actuelle : la transformation des graines de soja en Lait de soja naturel. Ce lait est vendu dans les amphis et au grand marché de Lomé.

Après ma licence en CCA, il est alors question de trouver un travail. C’est à ce moment que j'ai été recruté dans une ONG de la place dans laquelle j'ai travaillé au poste de comptable pendant une année.

La dite ONG travaille sur la production et la valorisation des champignons. Ayant à ce moment-là découvert les vertus médicinales et incomparables des champignons, j’ai eu l'idée de les transformer en produits de santé. Ainsi, une  fois que mon contrat a pris fin, je me suis inscrit en cours de nutrition et santé pour être diplômé avec le grade de Spécialiste Nutrition et Santé. J’ai donc poursuivi en Mycothérapie (la guérison par les champignons) avec l'aide de mon ancien directeur pour parvenir à la Marque Champiso aujourd'hui.

T.F : Vous vous êtes donné pour mission de produire des compléments alimentaires à base du champignon et de soja. Pensez-vous que la population a une connaissance suffisante des bienfaits du champignon ?

KEB : Notre mission principale est de produire des boissons détoxifiantes et des compléments nutritionnels pour une meilleure santé de la population. Notons que notre spécialité reste le domaine des champignons médicinaux. Nous sensibilisons suffisamment la population sur les vertus cachées des champignons et pensons que les  populations sont de plus en plus conscientes. La forte demande de nos produits témoigne de cette prise de conscience.

T.F : Il n’est pas évident d’entreprendre sans avoir au préalable l’épargne nécessaire. Quels défis avez-vous dû surmonter pour arriver à ce niveau ?

KEB : J’ai démarré la production à pratiquement zéro franc CFA. J'ai effectué l’achat du soja et des autres ingrédients à 5600 francs CFA auprès d'une revendeuse en déposant comme garantie ma carte d'identité.

Aussi,  avec mes économies et avec l’aide à hauteur de 250 000 francs CFA d'un ami, j'ai acheté quelques matériels et réalisé le stock de matières premières qui m'a permis de continuer les expériences pendant six mois.

C'est après cette période que, d’avril à septembre 2013, j'ai reçu un accompagnement technique et financier  du Fonds d’Appuis aux Initiatives Economiques  des Jeunes (FAIEJ). C'est finalement avec ce financement que la société a été officiellement créée avec le recrutement de 07 employés, l'acquisition de certains équipements et du local.

T.F : De 35 000 bouteilles écoulées en 2016 vous êtes passé à près de 100 000 en début d’année 2017. Comment avez-vous pu atteindre ces résultats en une année?

KEB : Pour une entreprise, il faut décider de ce que l’on veut et où l’on veut aller. Ce résultat n’est donc pas du tout surprenant car nous avons su appliquer nos stratégies de communication et de sensibilisation. Cela a beaucoup payé car les gens ont davantage connu  nos produits et services. Les retours sont très encourageants.

Précisons également  qu’en avril 2017, les efforts de notre société dans le sens d’une meilleure nutrition procurant la meilleure santé, nous ont valu la décoration avec le titre honorifique de Chevalier de l’ordre national de mérite. Cette décoration a donné plus de crédibilité à nos produits Champiso et nous a permis d’atteindre les 100 000 bouteilles vendues.

T.F : S.E.NUTRI-TOGO SARL  exporte ses produits au Ghana, dans la sous-région et même en Europe et aux Etats-Unis, preuve de votre réussite. Quel est maintenant votre prochain challenge ?

KEB : Notre objectif pour cette année 2018 est de parvenir à l’accréditation et à la certification CEDEAO/UEMOA ce qui permettra une libre circulation de nos produits dans la sous-région sans pratiquement aucune taxe à payer. Nous pensons également lancer d’autres produits pour la cosmétique, l’art culinaire et les compléments nutritionnels en gélules. Nous sommes donc engagés à faire connaitre les produits Champiso sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, nous pouvons procéder à l’ouverture des succursales dans chaque préfecture du Togo.

T.F : Quels conseils donneriez-vous à vos jeunes frères et sœurs qui souhaitent entreprendre?

KEB : Si je dois dire un mot à mes  jeunes frères qui veulent entreprendre, c’est de leur faire savoir simplement qu’ils ont des capacités et des talents qui leur sont uniques. Ils doivent décider de ne jamais abandonner car ils peuvent réussir en entrepreneuriat. Un des aspects qui caractérisent ceux qui réussissent est leur capacité à développer et utiliser leurs talents et leurs dons. Ils  sont conscients de leur capacité et des ressources qu'ils possèdent. Enfin, savent-ils reconnaître ces dons que Dieu leur a donnés et les faire fructifier.

Propos recueillis par Inda Etou

La société PES Togo (Production Energie Solaire) spécialisée dans la promotion de l’énergie solaire et implantée au Togo en 2007, célèbre dix ans d’activités au Togo.

Elle a organisé des journées portes ouvertes (JPO) du 24 février au 03 mars 2018 à cet effet. Souleman Nana, Directeur Général de cette société a, à cette occasion, rappelé les avantages des énergies renouvelables et réitéré son attachement à leur promotion. Entre autres avantages, ces énergies proviennent de sources inépuisables et sont peu polluantes.

La société a eu, lors des journées portes ouvertes, à présenter ses produits au public et à décliner  les avantages liés à l'utilisation des panneaux solaires.

Selon le numéro 1 de cette société, il est plus qu’urgent de protéger l’environnement par un changement de comportements dangereux pour l’environnement. Il a rappelé  que les énergies solaires et les énergies renouvelables sont  les « seules énergies de substitution après l’hydroélectrique ».

Les ministres des Mines et de l’Energie, Marc Dederiwè Ably-Bidamon, du commerce et de la Promotion du Secteur privé, Bernadette Legzim Balouki, et celui de l’Environnement et des Ressources forestières, André Johnson, ont pris part à la cérémonie solennelle de lancement des JPO.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

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