Togo First

Togo First

Boosté par une prévision de croissance estimée à 5,3% cette année, le produit intérieur brut (PIB) réel du Togo devrait atteindre 5,3 milliards $ en 2018, contre environ 4,8 milliards $ en 2017.

Avec cette performance, les données compilées par Togo First montrent un doublement de la taille de l’économie togolaise en dix ans. En 2007, l’économie togolaise pesait environ 2,53 milliards $, selon les estimations de la Banque Africaine de Développement.

Dans cette lancée, le PIB par habitant s’est nettement améliorée. En 2018, il devrait s’établir au tour de 660 $ contre 615 $, selon les experts d’Ecobank.

Ces améliorations sont attribuables d’une part, au regain d’activités observé sur les cinq dernières marquées par un début accentué de diversification de l’économie et par l’intensification des investissements publics, notamment dans le secteur des infrastructures. Et d’autre part, une croissance démographique nettement moins importante que l’accélération de la croissance économique.

Centre financier d’Afrique de l’Ouest, le Togo multiplie les reformes pour assainir son environnement des affaires qui reste encore très perfectible, selon le Doing Business ainsi que les dernières mises à jour de la fondation Heritage.

Fiacre E. Kakpo

Le label Karité Togo a été lancé ce 7 mars, sous l’égide du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage en collaboration avec la fondation SOIF Togo et la Société Togolaise de Karité (STK).

Cette initiative vise à relancer la filière du beurre de karité via sa transformation en plusieurs dérivés, en vue de sa commercialisation à l’international.

Pour le Gouvernement, la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales sous-tendent cette politique. Déjà, 300 femmes des régions Centrale, de la Kara, et des Savanes ont été formées dans ce cadre sur la transformation du beurre de karité.   

Pour rappel, Lomé avait abrité du 08 au 10 août 2017, le 16ème Forum annuel de l'African Growth and Opportunity Act / Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (AGOA). Cette législation à laquelle le Togo est admissible depuis 2008, facilite l'accès au marché américain pour les pays d'Afrique subsaharienne. A la fin de cette rencontre, les autorités togolaises avaient réaffirmé leur détermination à créer un cadre nécessaire pour accompagner les opérateurs économiques afin de tirer un meilleur profit de ce dispositif. Une cellule de suivi et un plan d’action avaient alors été mis en place pour augmenter et diversifier les exportations nationales vers les USA.

Dans l’esprit de la réorganisation amorcée le 11 janvier 2018, le gouvernement, en conseil des ministres le 07 mars 2018, a procédé à six nouvelles nominations au ministère de l’Economie et des Finances.

Au poste de directeur national du contrôle financier, il a été nommé Agbenoxevi Kofi Paniah, administrateur des finances. Celui de directeur de la dette publique et du financement se voit confié à Ayélé Datti, elle aussi administrateur des finances.

Le dernier conseil des ministres porte Lida Amen Adzoa-Sika Fiawoo, épouse Edorh, administrateur civil au poste de receveur général de l’Etat.

Kondi Ikpindi Sonhaye, épouse Napo, inspecteur central du Trésor est, pour sa part, portée au poste de payeur général de l’Etat.

Yao Oniankitan Donko Gbadje, auparavant inspecteur central du trésor, devient trésorier général de l’Etat.

Enfin, Kudzo Eva Ametonou quitte le poste d’inspecteur central du trésor pour celui d’agent comptable central de l’Etat.

Le mercredi 7 mars 2018, à Lomé, la société Bellis Courtage Assurance a officiellement lancé sa plateforme d’e-courtage.

Spécialisée dans le conseil et la vente d’assurance en ligne, cette plateforme est le premier site conçu au Togo, afin de faciliter la souscription et l’adhésion à un contrat d’assurance. Aussi, permettra-t-elle de fournir un service plus adapté, plus efficace et plus efficient dans le secteur de l’assurance.

En 2016, le secteur des assurances atteignait la barre des 53 milliards de FCFA (une hausse d’environ 10% par rapport à 2015). Cependant, la hausse du nombre d’abonnés aux services d’assurance s’est révélée moins vigoureuse, attribuable au manque de confiance de la population vis-à-vis des assureurs.

Ainsi, la plateforme se veut l’occasion de rapprocher les compagnies d’assurance des assurés et de faciliter la prospection commerciale. En outre, elle permettra une accessibilité aux informations dans plusieurs contrées du pays.

Bellis développera à travers cette initiative, une micro assurance à domicile prenant en compte la tranche de la population exclue du système classique. Enfin, les assurés et une douzaine de compagnies d’assurances opérant sur le marché togolais pourront collecter à moindre coût et de manière sécurisée les primes via paiement électronique.

Au Togo, le gouvernement veut pallier les insuffisances constatées dans la mise en œuvre de la carte brune Cedeao. En conseil des ministres ce mercredi 07 mars a été pris un décret rendant systématique et obligatoire, l’attestation d’assurance carte brune CEDEAO pour toute personne qui souscrit à un contrat d’assurance responsabilité civile automobile.

L’objectif de cette orientation est de protéger les usagers de la route et de sécuriser la mobilité dans l’espace communautaire de la CEDEAO. Aussi, ambitionne-t-elle d’assurer aux victimes d’accidents de la circulation, une indemnisation prompte et équitable des dommages qui leurs sont causés par les automobilistes non-résidents en provenance d’autres Etats membres de l’espace d’intégration.

Dans cette visée, le décret réorganise le Bureau national de la carte brune d’assurance CEDEAO, chargé « d’appliquer au Togo le système « Carte Brune CEDEAO » relatif à l’assurance responsabilité civile automobile ».  

L’institution placée sous la tutelle du ministère de l’économie et des finances, implique l’Etat togolais, en tant que participant à titre principal, et, les sociétés d’assurances agréées dans la branche automobile, participantes à titre subsidiaire.

Pour rappel, le protocole portant création d’une « Carte Brune CEDEAO » relative à l’assurance responsabilité civile automobile a été adoptée en 1982 à Cotonou pour faciliter le règlement des sinistres occasionnés  dans un Etat membre  par un automobiliste  détenteur d’une carte brune CEDEAO.

Fiacre E. Kakpo

200 jeunes entrepreneurs formés au management, 300 projets soutenus financièrement, avec un portefeuille évalué à 500 millions de Fcfa, près de 1000 emplois créés.

Ce bilan pour le compte de l’exercice 2017, est à l’actif du Fonds d'appui à l'insertion économique des jeunes (FAIEJ), selon le site Republic of Togo.

Lancé en 2012 pour contenir le taux galopant du chômage des jeunes et stimuler l’initiative entrepreneuriale, le FAIEJ se veut un dispositif visant à assurer l’insertion socio-professionnelle des jeunes par la création d’opportunités d’emploi. A ce titre, plusieurs  mécanismes d’accompagnement, notamment l’appui technique et financier ont été mis sur pied.

6 ans après sa mise en route, le Fonds en partenariat avec l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a déjà facilité le financement de nombreuses jeunes pousses, générant plus de 4000 emplois permanents directs, indique le média.

Fiacre E. Kakpo

60 millions $, c’est la somme que la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao (BIDC) et d’autres institutions, vont prochainement débourser pour créer « Sealink », une  compagnie maritime régionale.

Ce projet, d’un montant total de 100 millions de dollars, dont la part à investir du Togo est de 500 000 dollars, est soutenu par la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de l’union (FEWACCI).

La nouvelle compagnie devra faciliter le transport des personnes et  des marchandises par la mer dans l’espace Cedeao. Selon les prévisions, Sealink devrait contribuer à l’augmentation du trafic commercial régional à hauteur de 10 à 25%.

Hormis l’avantage qu’elle va offrir en termes de facilitation du commerce régional, Ninsao Gnofam, ministre togolais des infrastructures et des Transports met en relief le fait que cette compagnie contribuera à réduire les coûts de transport.

Germain Mèba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, estime, pour sa part, que la concrétisation de ce projet permettra de migrer progressivement vers la création d’un marché commun au sein de la Cedeao.

Un séminaire gouvernemental a eu lieu mercredi 07 mars 2018 autour des réformes engagées dans le cadre de l’assainissement du climat des affaires et du cadre macroéconomique visant à faire du Togo « un hub commercial et logistique dans la région ouest africaine ».

Les participants à cette rencontre ont décidé que l’une des actions prioritaires à mettre en œuvre à court terme afin d’atteindre les objectifs assignés par le Chef de l’Etat togolais, et d’améliorer les scores du processus MCC et Climat des Affaires, consiste à « poursuivre les efforts dans le but de conserver et d’améliorer les indicateurs déjà validés, notamment celui de la lutte contre la corruption ».

Porté par des réformes économiques et structurelles, le Togo avait validé début novembre 2017, au total 12 indicateurs sur 20. Le pays conservait ainsi l’indicateur « maîtrise de la corruption » et enregistrait une marge de progression de cinq indicateurs, selon les données publiées par le Millenium Challenge Corporation.

Cette fois-ci, il ne s’agira plus seulement de conserver les indicateurs déjà validés, notamment celui portant sur la corruption, mais plutôt de les améliorer.  Les jours à venir, de toute vraisemblance, on en saura un peu plus sur les actions qui vont être menées en ce sens.

Ce défi gouvernemental semble justifié, au regard du dernier rapport de Transparency International selon lequel le Togo stagne à 32 points contre 29 en 2014 et 2013. Ceci, malgré la création de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA).

La seconde action prioritaire retenue, vise à « intensifier les efforts en vue de valider les indicateurs ci-après : création d’entreprise, accès au crédit, dépenses de santé, qualité de la régulation ; politique commerciale ; droit et accès au foncier, politique budgétaire ; santé infantile ».

 

Il a été adopté en Conseil des ministres tenu le 07 mars 2018, un projet de loi portant sur un nouveau code foncier et domanial. 

Cette réforme s’explique par la nécessité d’actualiser les principaux textes qui constituent l’ossature du régime foncier au Togo, et de réduire significativement le nombre élevé des litiges liés au foncier.

La refonte envisagée des textes devrait permettre, non seulement, de « gérer les conséquences des fortes pressions foncières dues à une croissance démographique rapide ». Mais aussi, de « répondre aux nécessités de développement durable du Togo sans créer une déchirure du tissu social » et même, de « remédier aux insuffisances de la gouvernance foncière en vue de promouvoir la paix sociale ainsi que l’attractivité du pays ».

La réforme devrait permettre, au regard des objectifs poursuivis, de réduire sensiblement les litiges fonciers, une menace quasi-permanente à la paix sociale au Togo. Ainsi, elle permettra d’atteindre le cap de la sécurisation du foncier, l’un des défis majeurs que le Togo doit relever dans la perspective de son émergence et d’une politique efficace de construction des logements sociaux.

Sous un autre angle de vue, le projet de code foncier et domanial adopté vise également à favoriser la mise en œuvre de la politique agricole nationale par le développement du secteur agricole, principal vecteur de la croissance économique.

A terme, la réforme foncière et domaniale devrait instituer une nouvelle gouvernance foncière plus efficace et plus durable, en phase avec la déclaration de 2009 des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine sur les problèmes et les enjeux fonciers.

Dans sa politique d’électrification à l’échelle nationale, notamment dans les zones rurales, le gouvernement togolais a bénéficié du soutien des Etats-Unis à travers l’US Power Africa Initiative.

L'Overseas Private Investment Corporation (OPIC), un organisme américain informe en effet que ces cinq dernières années, 2,4 milliards ont été octroyés à neuf pays du continent à savoir l’Afrique du Sud, le Togo, le Ghana, la Guinée, le Nigeria, le Kenya, le Sénégal, la Tanzanie et la Zambie.

L’Initiative US Power Africa « Energie pour l’Afrique » a été lancée par l’ex président américain Barack Obama en 2013 lors de sa tournée africaine. Etalée sur cinq (5) ans elle est le fruit d’un accord multipartite entre les USA, les pays bénéficiaires et la Banque Africaine de Développement (BAD). La BAD est intervenue dans le projet en concédant aux pays des prêts d’investissement, un accompagnement dans la mise en œuvre des réformes ou encore des prestations de conseil et de garanties.

A terme, 7400 MW devrait s’ajouter au réseau africain et 50 millions de personnes, bénéficier des retombées du projet.

Au Togo, en plus de cet appui américain, le Projet présidentiel « Ci-Zo » ou l’installation de mini-centrales photovoltaïques à travers le pays, devraient contribuer à d’atteindre un taux d'électrification national de 50% à l'horizon 2020 et de 90% en 2030.

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