L’office Togolais des Recettes (OTR) a lancé, ce 25 mai 2018 à son siège à Lomé, une campagne nationale de recensement. L’information a été portée aux gens de médias au cours d’une conférence de presse animée par Adoyi Esso-Wavana Ahmed, Commissaire des Impôts.
L’objectif visé, est de constituer un répertoire national en matière foncière. En effet, avant de lever l’impôt foncier, il est indispensable de connaître la matière imposable, son propriétaire, relève le Commissaire des Impôts.
Il importe de connaître également l’usage, soit à titre professionnel, soit à titre d’habitation, qui en est fait, ajoute-t-il.
Il est précisé que l’opération prendra en compte même les propriétés non bâties, les immeubles administratifs et autres.
Concrètement, dès la semaine prochaine, des agents recenseurs formés à cet effet et identifiables par le port d’un badge, se déploieront dans la capitale togolaise, aux fins de recueillir les informations utiles. Les divisions Nord-Est et Nord-Ouest constitueront la 1ère étape de cette opération.
Au-delà du fait de disposer d’un répertoire foncier national, ce recensement est sous-tendu par le souci d’actualiser les informations foncières relatives aux opérateurs économiques, indique-t-on.
Par ailleurs, les données recueillies devraient permettre de faciliter l’adressage à Lomé et, à terme, à l’OTR de migrer vers un cadastre numérique. L’opération devrait s’achever au bout de trois (03) mois à Lomé. Le cap sera ensuite mis sur l’intérieur du pays.
Séna Akoda
Une cohorte de dix start-up togolaises menée par la ministre des Postes et de l’économie numérique Cina Lawson participe au salon Vivatech qui a ouvert ses portes ce jeudi 24 mai, à Paris sous le haut patronage du président français Emmanuel Macron.
« Je suis venue avec une dizaine d’entrepreneurs qui développent de nombreuses applications. Je tiens à les saluer pour l’ingéniosité dont ils font preuve chaque jour ! », a twitté la ministre « fière de voir que le Togo est si bien représenté à cet événement majeur de la tech. »
Cette troisième édition met l’Afrique à l’honneur, avec une zone dédiée qui rassemble la centaine de Start-up représentant le continent. L’occasion pour la délégation togolaise de rencontrer les acteurs majeurs de la scène tech internationale, notamment les patrons les plus importants de ce secteur.
Au menu des rencontres, Cina Lawson s’est entretenue notamment avec Paul Kagamé, le président du Rwanda, une des présences remarquables de l’événement, ainsi que le Ceo de la Banque panafricaine UBA, Toni Elumélu. Ensuite, la ministre a eu à échanger avec Edem Fiadjoe, Ceo de JetSolutions, et Helton Yawovi, Ceo de DashmakeStartup, deux jeunes Togolais de la diaspora.
VivaTech est un grand rendez-vous technologique qui rassemble les plus grandes entreprises opérant dans le secteur du numérique.
Notons que le président français Emmanuel Macron, a déjà promis de débloquer une enveloppe de 65 millions d’euros pour booster les start-ups africaines.
Le ministre de l’énergie et des mines, Ably Bidamon a reçu ce mercredi Eléonore Lazat, cheffe de mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) dans le cadre de l’étude Climatescope 2018. Un rapport annuel qui évalue les conditions d’investissements et les opportunités dans le secteur des énergies renouvelables.
Ce fut l’occasion pour le ministre de présenter les actions réalisées par le Togo pour faire la part belle aux sources d’énergie propres dans le mix énergétique, les ambitions, les défis et les perspectives du secteur.
L’ambition est forte : atteindre 50% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, en ligne avec les ODD.
Ainsi, depuis 2005, la dépendance énergétique est passée de 80% à 50% en fin 2017, essentiellement grâce à la centrale thermique de Lomé, opérée par ContourGlobal et la mise en place de mini centrales solaires.

Avec la multiplication des efforts gouvernementaux, le Togo a passé le taux d’accès à l’électricité de 18% en 2005 à environ 40% fin 2017 sur le plan national. Dans le milieu rural, ce taux est passé de 2% en 2005 à 7% fin 2017.
Selon la vision de Lomé, le Togo devrait porter la part des énergies renouvelables dans la production électrique nationale à 15% en 2020 et 20% en 2022. Des ambitions qui seront rendues possibles grâce à l’augmentation de la capacité de production d’électricité suite à la construction de centrales solaires de 50 MWc, et celle de trois (03) centrales micro-hydroélectrique d’une puissance totale de 108 MW (Sarakawa 24,2 MW, Titira 24 MW, Tetetou 60 MW).
Ces installations devraient permettre au département de l’énergie de réduire considérablement la dépendance vis-à-vis de l’extérieur de 50% en 2020 et à 35% en 2022.
En ce qui concerne le financement de ce vaste chantier, le pays mise sur diverses sources de financement, notamment les partenariats public-privé, l’aide bilatérale et multilatérale, l’épargne nationale ainsi que les capitaux privés étrangers. Pour ce faire, en vue d'encourager les investisseurs, la mise en place d’un cadre réglementaire attractif est en cours, en plus des facilités qu’offre déjà le code des investissements pour les investissements dans ce secteur prometteur.
Ainsi, l’opportunité pour le Togo d’une étude telle que le ClimateScope, porté par une agence de cette renommée, dans la production de données sur les énergies propres, ne se dément pas. Tant, elle pourrait ouvrir au secteur togolais des renouvelables, la porte de divers instruments de financement innovants ainsi qu’attirer de gros investisseurs à la recherche de ce genre de niche.
Pour précision, Bloomberg New Energy Finance (BNEF) sert plus de 100 000 clients dont une grande partie parmi les investisseurs à la recherche des projets d’énergies propres.
Fiacre E. Kakpo
Le patronat togolais veut bâtir le secteur privé sur des bases solides et durables. Mercredi à Lomé dans la capitale togolaise, le Conseil national du patronat (CNP-Togo) a procédé à la validation de son plan stratégique 2018-2022 dont la mise en œuvre nécessitera 5 milliards Fcfa. Ce nouveau plan quinquennal est destiné à soutenir les entreprises en vue d’une prospérité durable.
« Ce plan permettra au CNP-Togo de relever les défis des prochaines années tout en restant à l’écoute de l’environnement économique et social afin d’anticiper, s’adapter aux évolutions et stimuler le progrès de ses membres », a indiqué Laurent Coami Tamegnon (photo), le président du patronat, lors de la cérémonie, présidée par Bernadette Legzim-Balouki, la ministre du Commerce et de la promotion du secteur privé.
Intervenant lors cette rencontre, Bernadette Legzim-Balouki a exhorté les responsables du CNP-Togo à veiller à la mise en œuvre dudit plan stratégique, tout en rassurant en ce qui concerne la volonté des autorités togolaises de poursuivre les réformes visant à faire du secteur privé la locomotive de la croissance économique.
L’élaboration du Plan Stratégique 2018-2022 du CNP-Togo a été soutenue financièrement par le Bureau International du Travail (BIT).
Fiacre E. Kakpo
Une mission de Bloomberg New Energy Finance (BNEF), la firme américaine de recherche qui aide les professionnels de l'énergie à analyser des niches d’investissements et à générer des opportunités, séjourne au Togo du 23 au 25 mai 2018.
Objectif ? Collecter des données dans le cadre de la réalisation de l’étude Climatescope 2018, un rapport annuel interactif qui dresse le profil d’une centaine de pays et évalue leur capacité à attirer les investissements pour développer des projets dans le renouvelable, et plus généralement pour des sources d’énergie à faible émission de carbone.
Ce mercredi, la mission conduite par Eléonore Lazat, a procédé, à la présidence, au lancement des travaux techniques en présence des responsables du secteur de l’énergie, des partenaires au développement, du secteur privé et de responsables d’ONG.
Cette réunion de coordination stratégique, présidée par le coordinateur national de la Cellule climat des affaires (CCA), Sandra Johnson, a permis aux différents acteurs impliqués de s’imprégner du processus d’analyse du Climatescope et d’en saisir toute l’importance pour le Togo qui affiche déjà une forte ambition pour les énergies propres.
Cette étude basée sur un questionnaire soumis aux différents acteurs concernés, couvre quatre domaines à savoir : l’attractivité générale du secteur des renouvelables, les investissements en énergie propre et le financement du climat, les chaînes de valeur des secteurs d’énergies à faible teneur en carbone et d’énergie. Et aussi, les activités de gestion des gaz à effet de serre.

Sandra Johnson, coordinateur national de la Cellule climat des affaires (à gauche)
« Cette première participation de notre pays à cette étude Climatescope 2018, permettra au Togo de disposer d’une situation de référence internationale du sous-secteur des énergies renouvelables et d’identifier les opportunités d’investissements de cette branche. », assuré Sandra Johnson. Et de poursuivre : « L’Etude nous aidera à identifier les priorités d’amélioration pour que notre pays soit plus efficace, efficient et compétitif dans les domaines clés pour le développement de l’énergie renouvelable tels que le cadre des investissements, y compris le dispositif juridique et fiscal, la technologie, la structuration du marché de l’énergie, les stratégies de financement et de partenariat... »
Le plan 2030 de développement des énergies propres au Togo nécessitera pas moins de 460 millions de dollars (258 milliards FCFA) pour être peaufiné. Le climatescope arrive donc à point nommé pour la mobilisation de ce financement.
Fiacre E. Kakpo
Dix-neuf pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, au nombre desquels figure le Togo, bénéficient d’un important financement de la Banque Mondiale dans le cadre d’un projet dénommé « Projet régional d’électrification hors réseau ou Rogep ».
Le Rogep reçoit en effet un appui de l’institution de Bretton Woods à hauteur de 200 millions $, soit à peu près 110 milliards FCFA. Sa finalité, apprend-on, est d’apporter un concours aux pays bénéficiaires et de leur permettre d’atteindre leur objectif d’électrification rurale autonome hors réseau. L’idée à terme, est de permettre aux populations vivant, même dans les zones les plus isolées, d’avoir accès à des sources d’énergie propre.
Pour ce faire, le projet consistera en un déploiement d’une vaste gamme de systèmes solaires photovoltaïques autonomes, pour les ménages, les services publics et les utilisations productives.
En effet, ce projet régional ambitionne de créer tout un écosystème qui favorisera sa mise en place effective et sa pérennisation, dans l’optique de l’accès universel à l’électricité, visé par les différents pays bénéficiaires. Il comporte deux composantes.
La composante 1, dotée de 60 millions $, soit environ 33 milliards Fcfa, a vocation à soutenir l’organisation du marché.
La composante 2 est une ligne de crédit d’un montant de 140 millions $, soit environ 77 milliards Fcfa. Elle vise à soutenir et développer à la fois l’offre et la demande en systèmes solaires hors réseau. Cette composante devrait intéresser, entre autres, les importateurs et distributeurs de matériel solaire, les utilisateurs finaux d’équipements solaires et les ménages.
La mise en place de Rogep est séquencée en deux phases sur une durée de 5 ans (avril 2017-août 2022): une phase préparatoire d’un an (échue) et une phase de mise en œuvre (quatre ans).
Séna Akoda
Au Togo, on note une prépondérance des branches « assurance accident-maladie » et « assurance automobile » dans les émissions annuelles. Sur l’ensemble des primes collectées par an et auprès des assureurs, les deux branches s’adjugent près de 70%.
Dans le détail, la branche assurance automobile représente 33% des émissions annuelles tandis que celle relative aux accidents et maladies s’octroie 36,6%.
Dans un pays où il est noté un très faible taux de pénétration de l’assurance par rapport au PIB, les indicateurs sur la contribution de l’assurance à l’économie nationale, notamment le taux de pénétration de l’assurance par rapport au PIB et la la somme qu’un habitant consacre à l’assurance (la densité), sont très faibles, concède Kossi Tofio, directeur de cabinet au Ministère togolais de l’Economie et des Finances.
Cette contribution est inférieure à 1,5% du PIB. Une situation similaire à celle qui prévaut dans la plupart des pays relevant de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance au Sud du Sahara.
Paradoxalement, ce marché est disputé par 13 compagnies dont 6 en Assurance Vie et de Capitalisation et 7 en Assurance Non-Vie. En 2016, il a permis de collecter 53 milliards FCFA de primes d’assurances.
Séna Akoda
Ecobank, banque panafricaine basée à Lomé a remporté le trophée de la Meilleure stratégie numérique lors de la prestigieuse cérémonie de remise des prix Retail Banker International qui s’est déroulée à Londres mi-mai.
Selon Ade Ayeyemi, directeur général d’Ecobank : « Ce prix est un véritable vote de confiance vis-à-vis du travail effectué par chacun à Ecobank et des grandes avancées que nous avons réalisées pour nous adapter aux nouvelles exigences des consommateurs en matière de services bancaires. ».
Outre ce prix, Ecobank a également été nommé dans les catégories :
L’application Ecobank Mobile, qui a déjà été téléchargée par plus de 5 millions de personnes, est une appli bancaire unifiée, disponible dans 33 pays d’Afrique. Elle offre des services bancaires et des transactions 24h/24, 7j/7, dans 18 monnaies différentes et dans quatre langues (anglais, français, portugais et espagnol).
La stratégie numérique constitue pour Ecobank, le pilier de son ambition de devenir le premier prestataire de services financiers d’Afrique et d’atteindre 100 millions de clients.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les entrepreneurs rivalisent d’imaginations pour promouvoir leurs produits et propulser leurs affaires. Les producteurs du « bio » d’origine togolaise viennent ainsi d’initier le « marché des produits locaux », ouvert désormais chaque vendredi dans la capitale togolaise à la place dite « FAO ».
Cette initiative est portée par la Coopérative des Transformateurs des Produits Agricoles du Togo (COTPAT) en collaboration avec les associations, notamment le Forum des Jeunes Entrepreneurs Agricoles (FOJEA) et Espace Vivi-Fruits.
Elle part d’un constat : les paysans et producteurs sont souvent confrontés à la mévente, du fait d’un manque de débouchés. Ceci les contraint à brader leurs productions et les empêche d’optimiser leurs rendements.
Le concept « marché des produits locaux » vise donc à valoriser les produits « bio » togolais afin de favoriser leur consommation par le plus grand nombre et de démultiplier la force de vente de ces produits, indiquent ses promoteurs.
Pour concrétiser leurs objectifs, ceux-ci misent principalement sur la sensibilisation des visiteurs aux bienfaits des produits concernés, principalement sur la santé. Mais pour que cette opération de charme puisse porter, ils incitent les producteurs à rendre compétitifs leurs produits.
Un changement de comportement de la population vis-à-vis des produits locaux bio devrait permettre, non seulement de créer plus d’emplois, mais aussi d’avoir un impact positif sur la création de la croissance, espèrent les porteurs de cette initiative.
Des biscuits à base de farine de maïs, des huiles, des thés, des sirops, des épices, du chocolat et des savons sont quelques-uns des produits disponibles dans ce marché.
Séna Akoda
Au Togo, les services des impôts se digitalisent. Depuis 2016, il est possible pour les grandes entreprises, de déclarer leurs impôts sur le site de l’Office togolais des recettes. Celles-ci ont été rejointes depuis janvier 2017, par les Petites et moyennes Entreprise (PME), dont 400 ont été outillées à la télédéclaration en mars dernier.
Cette innovation s’inscrit en droite ligne avec la volonté de l’Office de simplifier les procédures pour les entreprises togolaises dans leur démarche quotidienne de déclaration et de paiements des impôts. Elle épouse bien la vision des autorités togolaises de moderniser l’administration publique et d’œuvrer à améliorer le climat des affaires.
Selon les autorités de la Cellule climat des affaires (CCA), il s’agit d’une réforme qui a l’avantage de réduire de manière substantielle le temps de déclaration des impôts, sur fond de simplicité et de célérité.
La télédéclaration porte l’ambition de faire de l’administration fiscale togolaise, une véritable vitrine de l’efficacité et de la qualité des services rendus aux contribuables, avec la suppression des longues files d’attente qui constituaient un manque à gagner pour les entreprises.
Dans cette révolution numérique à l’OTR, il devrait bientôt être possible de payer ses impôts par le mobile, a révélé Adoyi Esso-Wavana Ahmed, commissaire des impôts dans une interview accordée à Togo First.
Fiacre E. Kakpo