A Kpalimé, ville touristique située à 120 kilomètres au nord-ouest de Lomé, la Plateforme des Organisations de la Société civile du Kloto, a organisé le vendredi 02 février 2018, un atelier de validation de la première version du Plan de Développement du Tourisme (PDT).
L’objectif de l’atelier était de créer un cadre institutionnel favorable au développement d’un tourisme responsable et de qualité afin de réduire les impacts négatifs non négligeables sur l’environnement, l’économie, la culture et la société.
L’atelier a bénéficié de l’appui financier et technique de la coopération allemande à travers le Programme Décentralisation et de Gouvernance Locale (ProDeGoL). La rencontre initiée en collaboration avec la commune de Kpalimé et le conseil de la préfecture du Kloto, a été l’occasion de recueillir les amendements des acteurs impliqués dans le développement du tourisme de la préfecture.
Pour les organisateurs, l’élaboration d’un plan de développement est le début d’une stratégie qui permettra de développer une offre authentique, diversifiée, basée sur le potentiel touristique local. Aussi, sera-t-il important de former les professionnels du secteur touristique et de rendre exécutable dans les meilleurs délais ce plan de développement, afin d’assurer l’essor du tourisme au Togo.
Pour rappel, la préfecture de Kloto est située dans la Région des plateaux et accueille le plus haut sommet du Togo, le mont Agou, qui culmine à 986 mètres d'altitude. Son altitude moyenne est de 700m et sa capitale est Kpalimé, une ville réputée pour ses atouts touristiques.
En octobre prochain, des étudiants juristes togolais qui franchiront une étape de présélections, représenteront le Togo à Abidjan à la 10ème édition du Concours International « Génies en Herbe OHADA (CI-GHO).
Le coordonnateur du concours pour le Togo, Sedo Setsofia, annonce les intentions de l’équipe de juristes togolais qui devront y prendre part : « cette année, nous allons mettre tous les atouts de notre côté pour aller très loin dans la compétition ; et cela doit passer par une très bonne présélection ».
Dans l’optique de ne retenir que la crème des étudiants togolais, toutes les universités implantées au Togo et dispensant des cours du droit OHADA (organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des Affaires) sont conviées à présenter leurs candidats.
Dans la même veine, Dos’tino Victobelle Kpetemey, présidente de l’Association Internationale des Etudiants Juristes (AIEJ-Togo) relève l’importance de cette compétition et insiste sur la plus-value qu’elle devrait apporter à la formation des étudiants juristes : « c’est en réalité le but de notre association qui vise à cultiver l’excellence à travers les concours de ce genre », s’est-elle réjouie.
L’importance de faire bonne figure à cette édition se justifie, car elle vise à mieux préparer les étudiants à relever le défi de contribuer à l’enracinement d’une société bâtie sur le droit, renchérit Professeur Komi Wolou, Doyen de la Faculté des Droits de l’Université de Lomé.
A terme, cette initiative devrait permettre une meilleure maîtrise des textes de l’OHADA, applicables au secteur des affaires en Afrique.
Au Togo, la valeur des opérations financières via le mobile, a plus que doublé en 2016, passant de 101 milliards de FCFA en 2015, à 263 milliards, peut-on constater d’un rapport de la Bceao. Rapporté à 2014 où elles étaient évaluées à seulement 5,4 milliards, il s’agit d’une nette amélioration, tirée par la multiplication sur le marché d'offres de services innovants.
Dans l’élan de cette performance, le volume de transactions a également doublé sur la période pour atteindre 20,3 millions d’opérations. Le nombre de comptes abonnés aux services de mobile paiement a augmenté à 1,44 millions, soit un peu moins de 4% du nombre total de comptes ayant vu le jour en 2016 au sein de l’Union.
Si en nombre d’abonnés, le Togo n’a pas encore atteint la moyenne sous-régionale, le pays se taille toutefois, la première place en pourcentage de comptes en activité. Au Togo, la moitié (49,88%) des comptes ouverts, ont été mouvementés dans les 90 jours précédant le 31 décembre 2016. Le taux d'activité à l'échelle de l'Union étant de 34,6%, fin décembre 2016.
Parmi les opérateurs ayant porté ce regain d’activités, la Banque centrale cite le partenariat fructueux entre la filiale du Groupe Banque Atlantique et Moov Togo, qui a été propulsé par les offres de services de transferts intraUemoa.
À l’échelle de l’Uemoa, les transactions financières effectuées dans la zone par le biais de la téléphonie mobile concernent essentiellement les opérations de rechargement de porte-monnaie électronique, de retrait d'espèces, de transfert de personne à personne et d'achat de crédit téléphonique, qui représentent en volume et en valeur respectivement 90,46% et 94,55% des transactions totales.
La part des paiements s'est établie en volume à 3,29%, soit 24 millions d'opérations et en valeur à 4,61%, estimé à 530 milliards de francs CFA.
Fiacre E. Kakpo
La 11ème session du Conseil de l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer (ARSTM) d’Abidjan vient de prendre fin à Lomé avec la désignation du Togo pour assurer durant les 12 prochains mois la présidence.
Le ministre togolais des transports, Ninsao Gnofam qui assurera la présidence aura la lourde mission d’amener les différents Etats membres à s’acquitter de leurs cotisations tout en poursuivant les chantiers en cours. « Aujourd’hui avec toute l’attention portée sur l’économie bleue, je crois que nous travaillerons dans ce sens avec l’apport des collègues ministres des autres pays afin de relever le défi lié au problème de financement de l’académie. L’idée est de permettre à l’institution d’assurer pleinement la mission que les Etats membres lui ont confiée », a souligné M. Gnofam.
Pour les ministres des pays membres, l’occasion aura permis de revoir les mécanismes à mettre en place pour le développement et une réelle participation de l’économie bleue à la croissance inclusive.
Pour rappel, l'Académie régionale des sciences et techniques de la mer (ou ARSTM) est une institution régionale de formation maritime, portuaire et industrielle lancée en 1987 à Abidjan en Côte d'Ivoire. Elle couvre les quinze pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Fiacre E. Kakpo
La dynamique observée les 26 janvier et 16 février 2018 lors de la sortie du Togo sur le marché régional de la dette s’estompe, a pu constater ce vendredi Togo First. Le Togo ne réalisera pas une troisième performance de rang sur ce marché, quoique calme en ce début d’année.
D’un besoin de financement de 20 milliards de FCFA, le Trésor togolais, n’a réussi qu’à attirer 3,3 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de 16 %. Il s’agit de l’un des moins bons résultats de ce marché depuis le début de l’année.
Pourtant, l’émission de ce vendredi partage les mêmes caractéristiques que celle du 26 janvier qui s’était soldée par une sursouscription de 107 %, le nominal assorti d’un taux fixe de 6,25 % et d’une maturité de 3 ans, étant établi à 10 000 FCFA.
Mais depuis le 26 janvier où l’annonce d’un dialogue entre oppositions et parti au pouvoir, en vue de trouver un dénouement pacifique à la crise politique qui frappe le pays depuis août, avait fait prévaloir une lueur d’optimisme, l’incertitude semble avoir pris le relais.
Non seulement, le dialogue tant attendu n’a pas encore connu de dénouements, mais les rumeurs s’alternent, nourries par une communication au gré des parties prenantes. La date de sa reprise, elle, reste encore une variable inconnue.
Avec cette modeste performance, l’espoir qu’un premier investissement du MCC, conditionné à l’issue pacifique de la crise, pourrait redorer confiance aux investisseurs, semble fragilisé. Et il pourrait le rester encore plusieurs semaines, l’attentisme continuant de dicter sa loi.
Le rendez-vous est pris à mi-mars pour la prochaine sortie du Trésor togolais.
Fiacre E. Kakpo
La Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI-Togo) engage son processus de restructuration, révèle l’hebdomadaire togolais « La Nouvelle Tribune » dans sa livraison en date du 1er mars 2018.
Selon ce journal, l’opération touche plus précisément la direction générale de cette société. Elle devrait consister à créer un poste de Directeur général adjoint. L’idée est de permettre une gestion plus transparente de cette société.
Bien plus, le Conseil d’Administration (CA) de la SGI-Togo mise sur un nouveau profil de Directeur général, afin de mieux repositionner la société dans l’univers de l’intermédiation financière.
Selon les informations, le Directeur Général de cette société K. Mensah Assigbi a présenté sa démission au Conseil d’Administration qui l’aurait acceptée. En attendant le recrutement de son remplaçant, il gère les affaires courantes, apprend-on.
Selon le journal, l’ex n°1 paie le fait d’avoir manqué l’occasion de gérer l’opération d’emprunt par appel public à l’épargne de 60 000 000 000 FCFA lancée par le Togo. Rappelons que cette opération a été confiée à la CGF Bourse, basée à Dakar.
L’entrepreneuriat se révèle être la piste de salut pour certains jeunes qui décident de prendre leur destin en main. Ali Ouro-Bossi, un jeune dont le parcours professionnel a été fait de hauts et de bas, a décidé de changer radicalement de paradigme et de mettre en place une unité de boucherie moderne Halaal, baptisée Albaraka Délices. Du journalisme à la boucherie, ce jeune n’a pas trouvé rebutante la perspective d’une telle reconversion. Il a eu l’idée et le dispositif institutionnel d’accompagnement des jeunes mis en place par le gouvernement lui a prêté main forte dans son plan de création d’une microentreprise. A deux niveaux précisément : la formation à la gestion d’une microentreprise assurée par l’ANPE, et la mise à disposition du financement nécessaire. Le profil de ce jeune entrepreneur nous a intéressés. Togo First l’a approché pour qu’il nous parle de son parcours.
Togo First (T.F) : Comment vous est venue l’idée de monter une unité de boucherie moderne ?
Ali Ouro-Bossi : Je suis philosophe de formation ; j’ai une maîtrise en philosophie du développement. Après, j’ai exercé le journalisme ; j’ai fait la radio, la télévision, la presse écrite également. L’idée de créer cette unité de boucherie moderne est née à partir du moment où nous avions décroché et perdu deux fois de suite un boulot. Donc je me suis dit pourquoi ne pas chercher un emploi pour moi-même et qui n’a pas de fin. C’est le point de départ de notre idée. En plus, quand j’avais eu mon premier boulot, j’observais comment mon patron faisait ses transactions ; comment il était libre financièrement. Je me demandais au vu de ce qu’il nous payait, si ce n’était pas plus avantageux pour moi-même de devenir un patron d’entreprise. Lorsque nous avons eu l’idée de créer cette boucherie, nous nous sommes confiés à l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), qui nous a heureusement permis d’avoir une formation qualifiante.
T.F : Comment vivez-vous cette reconversion, de la plume ou du journalisme à la boucherie ?
Ali Ouro-Bossi : il n’y a aucun problème avec cela ; dès lors que ce changement de cap nous permet d’avoir une meilleure autonomie financière et d’avoir des perspectives positives, nous sommes heureux dans ce nouveau métier.
T.F : Qu’est-ce qui fait la différence entre votre boucherie et les autres ?
Ali Ouro-Bossi : La différence est nette. D’abord, nous sommes sous un toit ; ce que la plupart de boucheries n’ont pas ; ensuite lorsque nous amenons notre viande, elle est traitée et conservée au frais directement ; les autres n’ont pas cela. Sur le plan de l’hygiène, notre viande n’a pas de contact avec les mouches et la poussière.
T.F : Qu’avez-vous trouvé comme aide sur votre chemin ?
Ali Ouro-Bossi : Nous avons eu droit à une aide colossale ; nous avons reçu une formation gratuite, imputée à un financement de l’ANPE et de ses partenaires. Nous avons été encadrés par le FAIEJ (NDLR : Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes) et avons eu notre financement pour démarrer. Nous n’avions pas de plan d’affaires, mais le processus de financement nous a obligés à en rédiger un. Après pour le crédit, nous l’avons déjà remboursé au 2/3. Vous savez, notre unité se portait bien jusqu’au début de la crise politique qui ralentit nos activités. Actuellement, nous sommes d’ailleurs près des difficultés de paiement. Nous avons remboursé jusqu’au dernier mois, mais nous nous trouverions carrément en difficultés de paiement si la crise perdurait.
T.F : Au vu de vos succès et de vos difficultés, quel conseil pourriez-vous donner à un jeune qui a bien envie de se lancer dans l’entrepreneuriat ?
Ali Ouro-Bossi : En fait, mon conseil est direct ; c’est de dire à mes frères et sœurs togolais que le meilleur emploi, c’est celui que l’on crée soi-même. Donc à chacun de se débarrasser de l’idée selon laquelle il est difficile de se donner un boulot. C’est facile si l'on s’y met et si on se renseigne également, parce qu’aujourd’hui, il y a tellement d’opportunités et de facilités, mais le manque d’information fait que les gens n’arrivent pas à trouver les canaux pour créer leur propre emploi.
T.F : Quel sera votre prochain challenge ?
Ali Ouro-Bossi : Nous pensons élever notre boucherie à un niveau de certification Halaal. Donc nous sommes en train de postuler pour la norme Halaal. La certification Halaal, c’est un modèle qui voudrait que les viandes soient traitées dans les normes de l’Islam. Même les viandes qui nous viennent de l’Europe doivent avoir cette certification avant d’être consommées ici. En dehors de cela, une fois à cette étape, nous voudrions créer une boucherie type qui sera dupliquée plus tard dans la ville de Lomé, au Togo, pourquoi pas dans la région ouest-africaine.
Propos recueillis par Séna Akoda
Le Togo prépare à petits pas le big bang de son secteur des énergies propres. Une loi sur la promotion et développement des énergies renouvelables devrait bientôt être adoptée pour donner un coup d’accélérateur à la transition énergétique, a appris Togo First, jeudi dernier lors d’une communication sur l’indicateur « raccordement à l’électricité » du Doing Business, organisé par la Cellule du climat des affaires.
Dans les faits, la rédaction de l’avant-projet de loi et de ses textes d’application, a démarré depuis mars 2017, avec un accompagnement du Centre des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECREEE-CEDEAO) et de la coopération allemande (GIZ).
Si diversifier ses sources énergétiques s’inscrit en droite ligne avec sa vision d’assurer, d’ici 2030, à toute la population, l'accès à une énergie propre de qualité, le gouvernement togolais s’attelle à mettre le cadre nécessaire au développement d’un système performant et durable d'approvisionnement en énergie, basé sur des initiatives publiques et privées, individuelles et collectives, capables de promouvoir le développement économique et social.
Bien que les débuts des énergies propres au Togo aient connu peu d’engouement, elles semblent s’accélérer depuis 2017, avec le lancement des premières centrales solaires. Le projet CIZO qui vise à apporter l’électricité à plus de 2 millions de Togolais, marque un tournant décisif dans l’objectif de Lomé d’atteindre un taux d'électrification de 50 % à l'horizon 2020 et de 90 % en 2030.
Fiacre E. Kakpo
D’importantes réformes sont envisagées à la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET). Selon les responsables de cette société, elles devraient contribuer à améliorer la qualité de son réseau électrique.
Pour matérialiser ces réformes, il est prévu la mobilisation de 75 millions de dollars US, soit environ 50 milliards FCFA. Elles devraient toucher la gestion de la clientèle. A cet effet, il est prévu la réorganisation des structures chargées des clients industriels. Une innovation majeure au titre de ces réformes concerne l’introduction des compteurs intelligents.
Pour rendre plus dynamique la relation clients industriels, CEET entrevoit une rencontre tous les six mois avec eux. L’idée est d’être à leur écoute pour leur offrir des services de meilleure qualité.
Dans la perspective de vulgariser l’information inhérente à ses innovations et réformes, la compagnie publique de fourniture d’électricité du Togo envisage également des rencontres périodiques avec les gens de médias.
On notera, dans l’esprit des réformes, un autre volet très important ; la revue du cadre juridico-institutionnel des activités de la CEET.
Dans le détail, cette politique, annonce-t-on, prendra en compte la révision du code bénino-togolais de l’électricité, la réforme de l’ARSE, organe de régulation du secteur, et la mise en place d’un cadre législatif favorable à la promotion des énergies renouvelables au Togo.
Le Togo prévoit la mise en place d’une centrale solaire de grande capacité de 20 à 30 MW, a annoncé Abass Abdoulaye (photo), directeur technique de l’Autorité de Régulation du Secteur d’Electricité au cours de la rencontre CCA-Médias.
En novembre 2017, le pays a inauguré ses premières centrales solaires à Bavou (Préfecture de l’Ogou), à Assoukoko dans la préfecture de Blitta, à Kountoum (Bassar) et à Takpapiéni (Oti-Sud).
Le projet d’installation d’une puissante centrale solaire de 20 à 30 MW, combiné aux premiers ouvrages de production d’énergie solaire et à l’initiative présidentielle CIZO, traduit la volonté du Togo de se tourner résolument vers les énergies renouvelables.
A terme, cette option devrait permettre au pays de réduire son déficit en énergie et sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur ainsi qu’améliorer le taux d’accès des populations à l’électricité.