Le Directeur des Affaires Domaniales et Cadastrales, Abby Toyi, ne se retrouve pas dans le délai nécessaire à la mutation complète des titres fonciers, inscrit dans le Doing Business.
Mercredi, lors d’une séance de formation sur le climat des affaires au Centre administratif des services économique et financier, le responsable a donné de la voix. Pour M. Toyi, le délai estimé à 283 jours par le Doing Business est encore très loin des réalités du terrain. « Je crie pour dire plus haut ma désapprobation totale en tant que premier responsable », a-t-il lancé.
Et de poursuivre : « en 2016, nous sommes autour de 21 jours. En 2017, malgré tous les déménagements et les problèmes que nous avons rencontrés, nous sommes revenus à 20 jours. » Grâce à la proximité avec l’OTR, où se trouve la majorité des ressources devant servir à la finalisation définitive des mutations, ce délai devrait tomber à 15 jours, sous l’impulsion du bureau de transfert de propriété, créé exclusivement pour traiter les mutations.
Dans le souci de pallier ce quiproquo, le responsable a appelé journalistes et autres parties prenantes, notamment les notaires, à faire preuve de discernement et aller à la source de l’information. « Les statistiques sont publiées sur notre site et envoyées à tous les notaires qui interviennent. », a-t-il rappelé, tout en mettant un point d’orgue sur les nombreuses réformes réalisées par la direction : « Beaucoup de réformes se font à la DADC, beaucoup plus qu’ailleurs. Tout est disponible sur le site »
Les autorités du DADC promettent de poursuivre les réformes notamment la dématérialisation des titres fonciers. A la date du 20 février 2018, la numérisation des titres fonciers est passée de 95 % fin décembre à 97,2.
Selon les responsables, grâce à la vingtaine de jeunes volontaires engagés pour cette opération, le Togo devrait boucler la dématérialisation des titres fonciers dans les prochains mois.
Fiacre E. Kakpo
Avec l’ouverture du dialogue politique, le Togo devrait, dans les semaines à venir, obtenir l’approbation de son programme « Seuil », a annoncé Jonathan Nash (photo), directeur général par intérim du Millenium Challenge Corporation (MCC) à Nana Akufo-Addo, président ghanéen, en visite de travail aux Etats-Unis. Cette décision devrait permettre à l’Etat togolais d’engranger 35 millions de dollars US.
Il s’agira d’un premier investissement des USA au Togo au titre du Millenium Challenge Account, en attendant l’entrée du pays dans un programme plus conséquent, le Compact avec à la clé l’éventualité d’un décaissement de l’ordre de 400 millions de dollars US.
En effet, le responsable du MCC a rappelé au président ghanéen que : « l’une des choses que nous recherchions était le lancement d'un dialogue. En raison de votre leadership et de ce que vous avez fait sur le terrain, nous sommes maintenant prêts à investir cet argent, dans les semaines à venir. En supposant que les choses continuent d'évoluer dans la bonne direction, j'espère que notre conseil l'approuvera et que nous pourrons commencer un investissement au Togo ».
Les ressources engrangées devront permettre au pays d’améliorer l’accès des populations aux services de Technologies de l’Information et de la Communication.
Elles devront également favoriser la formalisation de l’accès à la terre en légitimant les droits fonciers coutumiers et en élargissant l’accès inclusif à la terre, entre autres.
En décembre 2017, le Conseil d’Administration de cette institution décidait: « en ce qui concerne le Togo, le conseil est encouragé par la possibilité d’un dialogue inclusif comme moyen de résoudre l’impasse politique actuelle, et continuera à suivre les développements sur le terrain avant de prendre une décision sur le programme « Seuil » proposé ». Les Togolais espèrent cette fois-ci, tenir le bon cap.
La session de formation et d’information des hommes et femmes de médias autour du thème: « Climat des affaires au Togo : Concepts, réformes et perspectives » s’est achevée vendredi 23 février 2018.
Durant cette rencontre, des échanges interactifs fructueux ont eu lieu entre la Cellule Climat des Affaires (CCA), les personnes ressources des institutions concernées par les réformes et les gens de médias. Ils ont tourné autour de sept thématiques à savoir le transfert de propriété, la création d’entreprise, l’accès à l’énergie, l’accès au crédit, le commerce transfrontalier, le permis de construire et l’exécution des contrats.
Sandra Ablamba Johnson (photo à droite), coordonnatrice de la CCA nous livre ses impressions à la fin de l’atelier : « nous sommes satisfaits car il y a eu un partenariat dynamique qui s’est créé entre les acteurs des médias et les départements en charge des réformes ». Elle indique que, pour les acteurs des médias, il s’agira de s’assurer que les réformes sont effectivement mises en œuvre avant de concevoir des articles qui puissent sensibiliser les populations. L’idée est de voir se constituer des « Task force » thématiques des gens de médias et, à terme, d’avoir des journalistes experts.
Les acteurs des médias ont unanimement approuvé la démarche de la CCA et disent espérer l’établissement d’un cadre de partenariat plus formel. Les travaux avancent en ce sens, a assuré la n°1 de la CCA.
Après l’atelier, la CCA aura une séance de travail par vidéo-conférence avec la Banque mondiale, l’institution évaluatrice. « Nous voulons avoir une discussion franche avec elle (ndlr: la Banque mondiale) et discuter sur certains points qui nous sont très importants », a-t-elle indiqué. Elle précise que les journalistes experts seront invités à prendre part à cette vidéo-conférence.
La CEDEAO a lancé le 22 février 2018, la première phase de son programme d'incubation d'entreprises à travers la création du premier centre pilote dans le cadre du programme pour l'entrepreneuriat agricole, à Tenkodogo, au Burkina-Faso.
Mis en œuvre par la CEDEAO, en collaboration avec le NEPAD Spanish Fund for African Women Empowerment, le programme vise à soutenir les femmes dans les communautés rurales d'Afrique de l'Ouest.
En outre, il permettra de relever certains des défis majeurs que rencontre la gent féminine dans les petites et moyennes entreprises du secteur agricole. Le programme s’étendra dans les prochains mois aux autres pays la sous-région ouest africaine.
Cette initiative vient à point nommé pour le Togo qui a inauguré le même jour le projet de développement rural de la plaine de Djagble (PDRD).
L’incubateur sera donc une occasion de fournir aux femmes togolaises des services leur permettant un accès plus facile aux marchés et aux financements. Elles bénéficieront également d’un soutien dans le secteur agricole grâce au développement de leurs compétences entrepreneuriales.
Les bonnes performances qu’enregistre l’agriculture togolaise depuis quelques années se répercutent positivement sur la filière avicole. Cette embellie est illustrée par une croissance exponentielle du nombre de têtes de volailles sur la période 2011 à 2017.
Selon les chiffres communiqués par Docteur Daniel Batawui, directeur de l’élevage, les chiffres ont bondi de 8 millions de têtes de volailles en 2011 à 25 millions en 2017. La production avicole a donc plus que triplé.
Cet essor extraordinaire est la consolidation des avancées réalisées par ce secteur, portées par le Programme National d’Investissement Agricole et de la Sécurité Alimentaire (PNIASA) et le Programme d’Appui au Secteur Agricole (PASA) mis en œuvre entre 2012-2015.
En effet, alors que le PNIASA a permis de toucher et donc d’impacter la production de 13 000 acteurs de la filière avicole grâce à diverses actions menées, le PASA, en ce qui le concerne, a rendu possible la couverture vaccinale de plus de 90% de la volaille à travers la mobilisation de plus de 2900 vaccinateurs villageois et de 25 vétérinaires privés.
Au total, toujours selon les chiffres officiels, c’est plus de 8 millions de volailles qui ont été prises en compte au terme de trois campagnes de vaccination, durant la période susvisée.
Conforté par l’adoption en décembre 2017 du Programme National d’Investissement Agricole et de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN), une version actualisée du PNIASA, cette filière table sur une tendance haussière, avec à la clé l’ambition de faire de ses acteurs, de vrais professionnels.
Notons que ce nouveau programme devrait drainer un investissement massif de 1250 milliards FCFA sur la période 2017-2026.
L’opérateur télécoms Orange Afrique vient de trouver un accord avec la plateforme française de cours en ligne Openclassrooms pour développer des formations de 3 à 18 mois aux métiers du numérique, apprend-on du magazine français Jeune Afrique.
Concrètement, Orange Afrique va aider l’ancien « site du zéro » à proposer ses formations aux services publics pour l’emploi notamment l’ANPE togolaise. Outre le Togo, la Tunisie, le Maroc et le Bénin sont concernés par cette initiative. D’autres discussions sont en cours au Niger, Sénégal, Madagascar, etc.
Ce partenariat paraphé ce jour a pour objectif de permettre aux étudiants et professionnels d’accéder à des cursus diplômants et certifiants, de niveau post-bac à bac+5, reconnues par la France et disponibles via le réseau Internet mobile.
Avec cette initiative financée pour le moment sur fonds propres par Orange, la success-story de Matéo Nebra se rapproche de mieux en mieux de la jeunesse africaine en quête de l’emploi, grâce à la suppression des frais de formation proposés par OpenClassroom qui restent aujourd’hui prohibitifs pour cette couche sociale.
Si les contenu gratuits de OpenClassroom sont cotés, dans les cercles du numérique, Orange, dans le souci de répondre efficacement à la demande qui pourrait en découler, met le cap sur la formation par millier.
Ainsi, l’opérateur télécoms prévoit de développer des centres de formation qui puisent leurs ressources des écoles ou universités locales partenaires et au sein du réseau de l’Agence universitaire pour la francophonie (AUF). « Ces centres seront donc des points de rendez-vous ponctuels pour des cours en présentiel », précise Thierry Coilhac, directeur e-éducation chez Orange.
Fiacre E. Kakpo
Une délégation d’opérateurs économiques togolais conduite par Germain Meba, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo prend part à un Forum économique Cedeao-Turquie qui devrait s’achever ce vendredi 23 février 2018 à Istanbul.
Au cours de cette rencontre économique, le gouvernement turc a annoncé un investissement de 3 milliards de dollars US dans les économies de la Cedeao sur les cinq prochaines années, rapporte le confrère Horizon-news.net. Pour les autorités turques, l’idée est de créer des opportunités financières, de favoriser le transfert de compétences technologiques et d’avoir un facteur exponentiel d’investissement en Afrique de l’Ouest.
Le Togo, porté par des réformes économiques couplées à un climat des affaires en constante amélioration, devrait bénéficier d’une part conséquente de cet investissement.
Un autre atout du Togo pour attirer une part importante de cet investissement au cours des 5 prochaines années, réside dans la volonté des autorités de mieux impliquer le secteur privé dans l’atteinte de ses objectifs de croissance et de développement.
En attendant la concrétisation de ce projet, un accord de coopération économique a été signé entre le Togo et la Turquie. Dans le détail, il porte sur des projets et programmes dans plusieurs domaines d’investissement, notamment les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et l’énergie. Cet accord a également en ligne de mire la dynamisation des échanges commerciaux entre les opérateurs économiques togolais et turcs. Pour Germain Mèba, cet instrument devrait booster la présence des hommes d’affaires togolais sur le marché international.
On en sait un peu plus sur le directoire de GVA, 4è opérateur de télécommunications et fournisseur d’accès internet accrédité en territoire togolais.
Aux termes d’un procès-verbal en date du 6 juillet 2017, l’Assemblée Générale Extraordinaire de cette société au capital de 10 000 000 000 FCFA avec Conseil d’Administration, a nommé Alexandre Roger Cohen en qualité de Directeur Général (photo à droite, avec Cina Lawson, ministre en charge des télécoms).
L’opérationnalisation de cette société, couplée à la commercialisation par un troisième opérateur télécom, Teolis SA, entraîneront, selon toute vraisemblance, une amélioration de l’accès à l’internet haut débit et une revue, que les consommateurs souhaitent drastique, des coûts de communication.
En rappel, le Togo avec un taux de pénétration de 21%, est l’un des pays où les services internet sont encore peu accessibles. Pour inverser cette tendance et inscrire le pays dans une dynamique plus positive, le gouvernement déploie des efforts en vue d’atteindre à l’horizon 2022, un taux de couverture universelle.
Dans le cadre des réformes entreprises en vue d’améliorer le climat des affaires au Togo, les informations foncières sont rendues accessibles à tout le monde.
Cette annonce a été faite par les responsables de la Direction des Affaires Domaniales et Cadastrales (DADC), le mercredi 21 février 2018, premier jour de la session de formation et d'information qu'organise la Cellule Climat des Affaires (CCA) à l'endroit des hommes de médias.
Cette réforme, indiquent-ils, devrait répondre à un souci de transparence autour de la question foncière. Elle devrait, en outre, entraîner une baisse significative des litiges fonciers.
En effet, l’obtention des informations sur une propriété foncière permet à tout candidat acquéreur d’un bien foncier de vérifier rapidement si le vendeur en est bien le propriétaire légal.
Par voie de conséquence, l'accès à ces informations du livre foncier pourrait permettre à l’usager d’éviter d’éventuels conflits fonciers, dans l’hypothèse par exemple où le bien immobilier qu'il envisage d'acquérir aurait déjà été vendu à une tierce personne.
L’accès à ce service, précise-t-on, est subordonné au paiement de 2000 FCFA équivalant aux frais de recherche. S’agissant en revanche des cartes des parcelles, l’information les concernant est consultable de manière libre et sans frais, annonce-t-on.
L’Université de Lomé améliore son score dans le classement Top 200 des universités africaines en 2018 établi par l’agence de notoriété mondiale Unirank, en s’adjugeant la 82è place.
Dans ce classement disponible sur le site www.4icu.org/top-universities-africa, les universités sud-africaines dominent le Top 10 en raflant les 8 premières places, suivies à la 9è par University of Nairobi (Kenya) et à la 10è par American University of Cairo (Egypte).
Grâce à son score, l’Université de Lomé présidée par le Professeur Dodzi Kokoroko, figure même parmi les cent (100) meilleures universités africaines.
Comparé à 2017 où elle occupait la 109è place du Top 200 et à 2015 où elle ne figurait pas dans ce classement, c’est un bond spectaculaire de 27 places que ce centre de diffusion du savoir scientifique a fait.
Les critères de notation des universités sont, entre autres, la visibilité et le taux de fréquentation des sites des universités, la quantité et la qualité des publications ou encore la présence sur les moteurs de recherche. Dans sa progression, l’Université de Lomé a supplanté des universités de renom, notamment l’Université Hassan II de Casablanca au Maroc qui ne pointe qu’à la 159è place, University of Cape Coast (Ghana) à la 115è place, et University of Education Winneba (Ghana) qu’elle devance de trente-six (36) places. L’Université de Lomé surclasse également l’université Ibn Tofail Kenitra du Maroc qui n’arrive qu’au 107èrang.
D’autres universités à savoir l’Université d’Abomey-Calavi (Benin) et celle de Ouagadougou (Burkina-Faso) ne figurent pas dans ce top 200 de universités africaines en 2018.