Togo First

Togo First

Après avoir injecté des milliards FCFA dans la construction, la réhabilitation et l’entretien des infrastructures routières urbaines, le Togo a, en ligne de mire pour l’année 2019, la réfection et/ou la réalisation des pistes rurales. « Aujourd’hui dans le cadre de la mise en œuvre du programme du chef de l’État relatif à son mandat social, ce sont les pistes rurales qui sont prioritaires », a indiqué Ninsao Gnofam, ministre togolais des Infrastructures et des Transports.

De l’avis du N°1 de ce ministère, il s’agit de faire en sorte que les populations peu ou mal desservies, soient désenclavées. Les autorités devraient gagner ce double pari en ouvrant les pistes rurales ou en répertoriant les parties mal entretenues afin d’y apporter les corrections nécessaires, a-t-il précisé. L’idée à terme, c’est de « permettre aux populations d’avoir accès aux marchés et aux autres localités ».

Toutefois, au niveau de chaque région et de chaque préfecture, les priorités sont établies à partir du résultat issu des données routières collectées et dépouillées par les services techniques.

Séna Akoda

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD), dont le siège est à Lomé, a obtenu de la Banque de développement du Bélarus un financement de 50 millions d'euros.

Ce concours financier servira au refinancement de projets dont les biens et services sont d’origine biélorusse, explique le communiqué sanctionnant la 109e session ordinaire de son conseil d'administration de l’institution sous régionale, mercredi.

Au terme de cette dernière session ordinaire, les administrateurs ont également approuvé onze (11) nouvelles opérations dont sept (07) prêts à moyen et long termes pour un montant total de 90,8 milliards FCFA, une ligne de refinancement pour un montant de 10 milliards FCFA, un prêt à court terme d’un montant de 5 milliards FCFA et deux prises de participation pour un montant de 6 milliards FCFA.

Parmi les 11 nouvelles opérations, le Togo bénéficie d’un prêt de 10 milliards FCFA pour la transformation agricole à Kara, nord du pays.

Avec un total de 111,8 milliards FCFA, ces opérations portent à 5201 milliards FCFA, le cumul des engagements (toutes opérations confondues) de la BOAD depuis le début de ses activités.

La BOAD regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Mali, la Guinée-Bissau, le Sénégal et le Togo.

Fiacre E. Kakpo

La Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER) a annoncé hier, 28 juin 2018, un besoin de financement à hauteur de 30 milliards 260 millions de francs CFA pour l’entretien routier en 2019. C’était au cours d’une conférence de programmation, suivie de la présentation des données en vue de l’élaboration du budget-programme.

Cette évaluation prévisionnelle résulte d’opérations de collecte de données menées dans le but de contrôler et de jauger l’efficacité de l’entretien routier.

Cette année, la SAFER compte mobiliser jusqu’à 50% des ressources prévisionnelles, soit 15 milliards FCFA, a indiqué Sylvain Outchantcha, directeur général de cette structure. Comparé aux années précédentes où sa capacité de mobilisation s’évaluait à 20 ou 30% du besoin total exprimé, cet objectif devrait être un défi de performance.

De ce montant, 400 millions FCFA devraient être déduits et consacrés à la réparation des routes ayant subi des dommages lors des récentes manifestations politiques qui ont eu lieu dans le pays, a souligné le N°1 de la SAFER.

Séna Akoda

L’enveloppe du groupe de la Banque mondiale au Togo a connu une hausse extraordinaire en trois (03) ans, depuis que Joëlle Dehasse (photo à droite) a pris la tête de cette institution financière.

De 2015 à 2018, le montant de ses investissements est passé d’environ $ 150 millions à plus de $ 350 millions.

La représentante-résidente de l’institution au Togo a révélé ces chiffres hier 28 juin 2018, au sortir d’une audience chez le Premier Ministre, au cours de laquelle elle a informé celui-ci de la fin de son mandat au Togo. « A mon arrivée en 2015, le portefeuille était d’environ $ 150 millions, actuellement, il est de plus de $ 350 millions ».

Le portefeuille de l’institution a ainsi plus que doublé en trois ans, traduisant un renforcement et une consolidation de la coopération entre les deux entités. A ce titre, on note la mise en place d’un cadre de partenariat pays pour la Banque mondiale au Togo, une stratégie à moyen terme et la reprise du dialogue sur les réformes et sur l’appui budgétaire.

La Banque mondiale a accordé une attention particulière aux secteurs de l’énergie et de l’agriculture qu’elle a redynamisés. Cette coopération, a promis la représentante-résidente en fin de mission, devrait se poursuivre sur de bons rails avec celle qui devra la remplacer.

Séna Akoda

Greenlight Planet, une entreprise internationale spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de kits, va fournir 300 000 kits solaires de marque Sunking aux ménages togolais pour les trois prochaines années.

L’entreprise aurait trouvé un premier accord avec les autorités locales, apprend-on.

Ce deal vient en appui à la volonté du gouvernement togolais qui ambitionne de parvenir à 100% d’électrification d’ici à 2030.

Avec la finalisation de ce contrat, Greenlight Planet rejoindra le Britannique BBOXX déjà présent sur le projet CIZO, initiative présidentielle qui vise désormais à fournir la lumière à 550 000 ménages par de kits solaires individuels.

Pour Patrick Muriuki, directeur développement Afrique chez Green Light Planet, le Togo est « un marché relativement petit », mais intéressant pour sa compagnie, car confie-t-il à l’AFP « il avance vite et à un bon rythme sur sa stratégie d'électrification, contrairement à d'autres pays qui tardent à investir dans les infrastructures d'énergies renouvelables ».

Le responsable n’a pas manqué de saluer le cadre règlementaire, logistique et fiscal que les autorités tentent de faire prospérer pour attirer davantage d’investissements dans le sous-secteur des énergies propres. « Le gouvernement a par exemple levé les taxes douanières (30%) habituellement imposées sur les kits solaires, ou maintenu un bon système pour pouvoir les acheminer, a souligné M. Muriuki.

 Fiacre E. Kakpo

Comme chaque année, le cabinet américain Mercer, leader mondial du conseil en ressources humaines, vient de sortir son classement qui mesure le coût de la vie dans les principales villes de la planète.

L’enquête de cette année, la 24e édition, compare les prix de 200 produits et services, notamment le logement, le transport, la nourriture, l'habillement, les articles ménagers et le divertissement, dans 375 villes à travers le monde. Mais l’étude qui prend pour référence la ville de New York et le dollar américain, a classé 209 villes.

Ainsi, Lomé la capitale et principale métropole du Togo, 144e l’année dernière, se positionne à la 134e place. Soit une rétrogradation de 10 rangs. Cependant, la capitale togolaise reste moins chère que la plupart des métropoles des pays voisins et même de la sous-région. Accra (63e ville la plus chère), Cotonou (111e), Abidjan (24e), Dakar (62e), Lagos (42e), Abuja (99e).

Si l’année dernière, Luanda était la ville la plus chère au monde, la métropole angolaise a été détrônée et rétrogradée à la sixième position, cédant sa place à Hong Kong.

Faits saillants sur le continent africain qui est fortement représenté avec l’Asie et l’Europe dans le haut du classement, Ndjamena, capitale du Tchad fait son entrée dans le top 10.

Dans le bas de ce classement, Tunis, Nouakchott et Kampala continuent d’être les métropoles africaines les moins chères.

L’indice Mercer sur le coût de la vie a été développé pour aider les gouvernements et multinationales à mieux déterminer la rémunération des expatriés à l’étranger, et plus spécifiquement, pour calculer les primes de pénibilité. Les villes qui ont fait l’objet de l’enquête ont été choisies en fonction des demandes d’informations que reçoit le cabinet Mercer, spécialisée dans le conseil en ressources humaines.

Fiacre E. Kakpo

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a mis au point et lancé le mercredi 27 juin 2018 une plateforme exclusivement dédiée aux jeunes entrepreneurs africains, rapporte le site d’informations Commodafrica.

Dénommée YAS ! (Youth for Africa and SDGs, elle favorise l’implantation d’un écosystème qui facilite le mentorat et le tutorat, le financement, le partage d’informations et le réseautage, indique un communiqué de l’institution onusienne.

Cette plateforme-portail qui se définit comme « un écosystème  catalyseur de l’esprit d’entreprise panafricain » cible quatre axes que le PNUD juge fondamentaux en ligne avec sa vision de stimuler l’esprit entrepreneurial des jeunes Africains. Il s’agit de la pédagogie par la formationà l’entrepreneuriat grâce à du contenu pertinent,  de la cartographie de l'écosystème, de l’identification des enjeux et des opportunités.

Pour s’en convaincre, un tour sur ce site a permis de découvrir un portail qui se veut le réceptacle des informations sur la jeunesse, l’innovation, la technologie diffusées par des influenceurs de la pensée africaine. Un site qui offre des possibilités de tutorat, facilite la mise en réseau avec les principaux entrepreneurs, les investisseurs et autres.

Au surplus, la plateforme favorise le financement de projets entrepreneuriaux jugés porteurs et offre des possibilités de réseautage.

Les jeunes entrepreneurs togolais peuvent adhérer à cette plateforme en suivant le lien http://www.YASDG.com pour profiter des multiples opportunités qu’elle présente. Sa mise en place a coûté, en deux ans, $ 160 000 au PNUD.

Séna Akoda

Les organisations de la société civile togolaise (OSC) ont échangé mardi 27 juin 2018 avec Kossi Assimaïdou, ministre de la Planification et du Développement à propos du Plan National de Développement (PND 2018-2022).

Au cours des discussions, ces acteurs non étatiques ont exprimé leur opinion sur le document qui fait la lumière sur la planification du développement du Togo à l’horizon 2022. Mais au-delà, il s’est agi pour elles d’apporter leurs contributions afin, non seulement d’enrichir et de perfectionner ce document, mais aussi et surtout, de favoriser l’atteinte des objectifs que l’Etat s’assigne. 

A cet effet, les OSC ont souligné la nécessité de mettre en place une plateforme spécialisée GT-OSC-ODD, indique Séna Alouka (photo), directeur exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE). Dans cette même optique, des réunions trimestrielles avec le ministre devraient avoir lieu, selon les OSC. 

Notons que cette rencontre s’inscrit dans une approche participative retenue par le gouvernement en vue d’élaborer un plan national de développement inclusif, amélioré de la contribution de tous les acteurs concernés par la problématique de développement. 

Séna Akoda

Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a approuvé ce mercredi 27 juin un financement de 10 milliards FCFA pour la mise en place de l’Agropole de Kara, indique le site officiel de l’institution sous régionale.

Les fonds vont servir à exécuter des travaux d’aménagement, la construction de pistes de desserte, l’électrification de 14 villages, la réalisation de forages, etc.

L’agropole de Kara qui nécessitera plus de 63 milliards FCFA d’investissements, est le premier des neuf projets que le gouvernement togolais prévoit d’implanter dans le cadre du développement des agropoles au Togo. Ce projet vise à accroître la productivité et les productions végétales et animales par la promotion des filières agricoles, le développement des infrastructures agricoles, la facilitation de l’accès au marché et l’appui à la transformation.

La mise en place des agropoles, qui rassembleront plusieurs activités (culture vivrière, aquaculture, transformation et recherche), est en ligne avec l’axe stratégique 2 du PND qui vise à développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives.

A terme, il s’agira d’améliorer la balance commerciale agricole de 25%, de contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire et de réduire le taux de pauvreté en milieu rural à 27% à l’horizon 2026.

Outre le financement de la Boad, le Togo a déjà levé 6 milliards et obtenu un engagement de la Banque Africaine de Développement (BAD) de mobiliser 15 milliards FCFA pour la mise en place de ce premier agropole.

Fiacre E. Kakpo

 

A peine démarrée ce mercredi 27 juin à Lomé, la table ronde sur la stratégie d’électrification du Togo à l’horizon 2030 qui regroupe les investisseurs et bailleurs de fonds, tient déjà ses promesses.

La Banque africaine de développement (BAD), très engagée dans l’électrification du continent vient de sortir le chéquier. Selon son vice-président en charge de l’énergie Amadou Hott, l’institution basée à Abidjan s’engage à débloquer sur fonds propres, 30 millions d’euros (environ 20 milliards FCFA) pour accompagner pendant deux ans les opérateurs privés opérant dans la mise en œuvre de cette stratégie qui allie extension du réseau et solutions hors réseaux (kits solaires, mini centrales solaires). A terme, ce financement devrait permettre de mobiliser plus 90 millions d’euros, poursuit le dirigeant.

Au Togo, la Bad accompagne déjà plusieurs secteurs, en particulier le secteur de l’énergie avec le programme Cizo, qui veut électrifier 300 000 ménages (2 millions de Togolais) avec des kits solaires d’ici 2022.

Le gouvernement compte mobiliser 180 milliards FCFA au cours de cette table ronde pour démarrer la première phase.

Fiacre E. Kakpo

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