Par le vote d’un projet de loi, ce mardi 26 juin, l’Assemblée nationale a accordé son autorisation au gouvernement afin de faire adhérer le Togo à la convention internationale de 1974 pour la sauvegarde de la vie en mer.
L’adoption de ce projet de loi vient renforcer l’arsenal juridique du Togo en matière de sécurité maritime en soulignant l’importance de la sécurité et de la sûreté des personnes en mer.
Selon Ninsao Gnofam (photo), ministre des Infrastructures et des Transports, ce vote consacre la contribution du parlement à la préservation de la sécurité et de la sûreté dans les eaux maritimes sous juridiction togolaise. Il intervient en effet, dans un contexte marqué par la recrudescence des actes de piraterie et autres actes de violence sur les mers et océans.
Séna Akoda
Emaar Hospitality Group et Kalyan Hospitality ont signé, ce mercredi à Dubaï, un accord qui confère au conglomérat immobilier émirati la gestion de l’hôtel 2 février, complexe 5 étoiles qui surplombe le quartier administratif de Lomé. Avec ce deal, l’hôtel passe sous la marque Address et devient Address Hotel 2 Février.
C'est le premier hôtel d'Emaar en Afrique subsaharienne. Cet accord marque un pas décisif du groupe et est, selon ses dirigeants, le premier dans l’expansion du groupe dans la région. « C’est un accord de gestion que nous venons d’officialiser avec Kalyan Group pour l’Hôtel 2 Février qui est opérationnel et qui répond à nos standards. Nous voulons faire de cet établissement un hôtel de référence en Afrique de l’Ouest. Ce partenariat stratégique nous permettra d’apporter notre expérience en matière de gestion hôtelière », a promis Olivier Harnisch, PDG d'Emaar Hospitality Group.
Pour lui, le choix du Togo s’explique par ses belles perspectives de croissance économique et touristique. Ainsi, sa compagnie serait-elle en train de travailler à s’offrir d’autres opportunités dans le pays.
Ashok Gupta, PDG de Kalyan Hospitality, concessionnaire du complexe a quant à lui exprimé sa joie pour ce nouveau partenariat. « Nous voyons l'Afrique comme le continent du futur, le Togo est déterminé à renforcer son industrie touristique et nous sommes heureux de faire partie de cette vision », a déclaré le dirigeant en présence du ministre togolais en charge du tourisme, Yaovi Attigbe Ihou, de la ministre du commerce, Bernadette Legzim-Balouki et de l’ambassadeur du Togo auprès des pays du Golfe, Mohamed Ouro-Sama.
L'hôtel 2 Février a ouvert ses portes en 1980 et a été entièrement rénové il y a trois ans par le groupe Kalyan qui en a obtenu la concession pour 30 ans. Il dispose de 256 chambres et suites et de 64 appartements avec services hôteliers, ainsi que de nombreux restaurants, lieux de réunion et autres attractions.
Emaar est propriétaire, notamment, du Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haut du monde, et de Dubaï Mall qui compte 1200 boutiques.
Address Hotels est surtout présent aux Emirats Arabes Unis, en Arabie saoudite, en Egypte, en Turquie, à Bahreïn et aux Maldives.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo veut atteindre un taux d'électrification de 50% à l'horizon 2020, puis de 75% en 2025 et de 100% en 2030.
Une ambition graduelle portée par une nouvelle stratégie d’électrification qui fera l’objet d’un lancement ce jour, en prélude à une table ronde de bailleurs de fonds où les plus grands noms de l’industrie énergétique au niveau mondial sont signalés. Le gouvernement espère pour ce premier round, 180 milliards FCFA d’engagements des investisseurs.
La nouvelle stratégique d’un coût global de 1000 milliards FCFA, dont 50% devrait provenir des acteurs du secteur privé, s’appuie sur une combinaison technologique jugée « optimale », alliant extension du réseau et solutions hors réseaux (kits solaires mini centrales solaires) : la stratégie gagnante.
Pour apporter de la lumière aux plus de 3 millions de citoyens qui vivent encore dans le noir, Lomé entrevoit de faire développer plus de 300 mini-centrales solaires en mode PPP (partenariat public-privé). L’initiative présidentielle CIZO qui, au départ, visait 300 000 ménages (environ 2 millions de Togolais) d’ici 2022, devrait être étendue au final, en électrifiant plus de 555 000 ménages par des kits solaires individuels à l’horizon 2030.
Sur le réseau classique, les autorités prévoient de raccorder au réseau existant, 800 000 ménages. Lomé réfléchit à deux options pour ce raccordement : soit via l’extension du réseau dans près de 1000 localités soit via la densification du réseau (ménages vivants dans des localités électrifiées mais ne disposant pas de l’électricité).
L’ensemble du pari, soutenu par la Société Financière internationale, branche de la Banque mondiale destinée au secteur privé, a d’ores et déjà, reçu les félicitations et soutiens de plusieurs partenaires dont l’ASI, l’Alliance solaire Internationale.
« Le Togo a fait l’un des meilleurs plans de projection de raccordement à l’électricité notamment solaire... Le pays prévoit le raccordement de toute la population à l’électricité à l’horizon 2030. C’est un projet très concret avec une feuille de route très opérationnelle », a déclaré Ségolène Royal, envoyée spéciale de l’Alliance Indo-française.
Fiacre E. Kakpo
Entre 2015 et 2017, il y a eu un recul de l’indice de pauvreté au Togo, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) dans un document dénommé « Cartographie de la pauvreté 2017 », présenté mardi 26 juin 2018.
Dans le détail, en 2015, le taux de pauvreté était de 55,1% tandis qu’en 2017, il est de 53,5%. Ce qui indique un recul de 1,6% de la pauvreté au Togo sur la période indiquée.
L’idée qui sous-tend l’élaboration de ce document est de rendre disponibles et accessibles les données récentes sur la pauvreté pour les décideurs, planificateurs et partenaires au développement dans la mise en œuvre des politiques ciblées de lutte contre la pauvreté.
Méthodologiquement, ce chiffre résulte de la confrontation des résultats de deux enquêtes, indique-t-on. Il s’agit du QUIBB (questionnaire unifié des indicateurs de base du bien-être) et d’un mini-recensement réalisé en 2017 auprès de 27 046 ménages en 2017. Sur cet échantillon, 26 902 ménages, faut-il le préciser, ont répondu pour l’étude dans 530 zones de dénombrement sur toute l’étendue du territoire national.
Kwame Kouassi, directeur général de l’INSEED évoque les motivations de cette option : « Méthodologiquement on s’est servi de ces deux enquêtes puisque QUIBB 2015 ne donnait pas de détails de résultats sur la pauvreté au niveau préfectoral. Avec les collectes complémentaires de 2017, on a pu aller désagréger les résultats jusqu’au niveau des préfectures et des arrondissements à Lomé. La finalité est de rendre les résultats beaucoup plus désagrégés pour permettre aux collectivités locales de prendre des décisions au niveau des localités ».
Une tendance au recul qui se confirme
Cette diminution de l’indice de pauvreté au Togo confirme un impact positif des actions et initiatives entreprises pour sortir les populations de l’extrême pauvreté. Elle confirme également une tendance au recul de la pauvreté, observé depuis 2011. L’analyse des chiffres révèle en effet que sur la période 2011 – 2015, le niveau de pauvreté est passé de 58,7% à 55,1% et de 55,1% en 2015 à 53,5% en 2017.
Au niveau des régions, la diminution de l’indice de pauvreté est très significative, avec toutefois, des disparités, comme le souligne le N°1 de l’INSEED. Dans la région des Savanes, l’indice passe de 87,3% en 2011 à 65,0% en 2017 et de 76% à 59,9% sur la même période dans la région Centrale.
Ces nouvelles données devraient servir de base pour le suivi de la mise en œuvre du Plan National de Développement 2018-2022, ainsi que pour la réalisation des ODD par le Togo, s’est réjoui Essohana Edjeou, directeur de cabinet au ministère de la Planification et du Développement.
Séna Akoda
Dans le cadre du financement de la 18ème reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA 18), bras de la Banque mondiale qui fournit des dons et prêts à faible taux aux pays pauvres, le Togo devrait bénéficier d’une augmentation de ses enveloppes concessionnelles.
Selon le nouveau cadre de partenariat de la Banque (CPP) avec le Togo, une enveloppe comprise entre 200 et 230 millions $ devrait être débloquée pour les exercices 2018, 2019 et 2020.
Mais la libération de ces fonds, comme l’indique l’institution multilatérale, dépend encore des évolutions de indicateurs CPIA du Pays. A ce niveau, la Banque mondiale met l’accent sur la soutenabilité de la dette. « Comme pour l’IDA17, l’éligibilité aux dons pour l’IDA18 sera déterminée sur la base de la dernière analyse de la soutenabilité de la dette, disponible au moment de l’allocation pour une année budgétaire donnée », souligne le CPP de la Banque mondiale.
Une équipe technique de l’institution de Bretton Woods devrait à cet effet, séjourner à Lomé dans les tout prochaines semaines pour proposer des pistes au département chargé de la gestion de la dette, a appris Togo First.
Pour l’instant, les différents points focaux des ministères sont à pied d’œuvre pour peaufiner un plan d’actions axé sur des reformes destinées à booster le score du Togo dès le prochain CPIA dont la publication est prévue pour le mois de juillet.
Le CPIA (Country Policy and Institutional Assessment) de la Banque mondiale est un rapport qui évalue la qualité des politiques et des institutions de ses pays membres. Il permet aux pays d’améliorer leur gouvernance politique, institutionnelle et économique et aide à l’allocation des ressources aux pays les plus pauvres, membres de l’IDA.
Fiacre E. Kakpo
Le gouvernement togolais espère se servir de la table ronde qu’il organise sur sa nouvelle stratégie d’électrification les 27 et 28 juin prochain pour mobiliser 180 milliards FCFA.
Cette première partie d’un investissement global de 1000 milliards FCFA à mobiliser d’ici 2030, permettra d’amorcer la première phase de la stratégie, la phase de démonstration.
La période de démonstration s’étalera sur de 2018 à 2020. Selon les ambitions, cette étape va permettre au Togo d’afficher son leadership sous-régional dans le secteur de l’énergie. La première phase du plan stratégique du Togo permettra de faire passer le taux d’électrification de 40% à 50%.
Pour rappel, la table ronde a été organisée par le Ministère des Mines et de l’Énergie avec le soutien de la Banque mondiale, la GIZ (Coopération allemande) et la Société Africaine de Biocarburants et des Énergies Renouvelables (SABER).
Elle accueillera dès demain plusieurs géants de la l’industrie énergétique, en majorité opérant dans les énergies renouvelables. Sont annoncés EDF Energies Nouvelles, Engie, Siemens, Green Light Planet, Mekta, Bboxx, Fenix International, Sunna Design, et plusieurs dizaines d’acteurs locaux et sous régionaux.
Fiacre E. Kakpo
Les efforts du Togo dans le cadre de l’accès universel à l’énergie électrique à l’horizon 2030 reçoivent l’appui de plusieurs pays et institutions.
Au nom de l’Etat français, co-fondateur avec l’Inde de l’Agence Solaire Internationale (ASI), Segolène Royal (photo), l’ex-ministre française de l’Ecologie s’est entretenue avec le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé ce mardi 26 juin 2018. C’était au Palais de la Présidence de la République, à la veille de la table-ronde prévue les 27 et 28 juin 2018 dans la capitale togolaise, avec pour défi de mobiliser les bailleurs de fonds et investisseurs autour d’un objectif financier de 1000 milliards FCFA.
Elle déclare à la sortie de l’entretien : « J’ai remercié le Président de la République pour la stratégie de transition énergétique mise en place et sa participation active à la Conférence sur le climat (la COP21) et à l’Alliance Solaire Internationale ».
Elle ajoute : « le Togo est un membre exemplaire de l’ASI parce qu’il a fait l’un des meilleurs plans de projection de raccordement à l’électricité notamment solaire ». Et de conclure : « Le pays prévoit le raccordement de toute la population à l’électricité à l’horizon 2030. C’est un projet très concret avec une feuille de route très opérationnelle ».
Séna Akoda
Atteindre l’ODD 7 portant accès de tous les Togolais à des services énergétiques fiables et à des coûts abordables, est un vœu cher au gouvernement togolais qui, dans la foulée, s’est doté d’une stratégie nationale d’électrification avec le soutien de la Société Financière Internationale (IFC) du groupe de la Banque mondiale.
Un plan ambitieux avec une approche globale devrait servir de feuille de route pour des investissements novateurs dans le secteur de l’énergie. Et pour conduire cette initiative qui nécessitera 1000 milliards d’investissements, comme l’indique Marc Ably-Bidamon, ministre de l’énergie et des mines, le gouvernement compte s’appuyer sur divers instruments de financements provenant de divers investisseurs. Déjà on annonce que 50% de ce financement proviendra du secteur privé.
Pour y parvenir, les 27 et 28 juin 2018, sous l’égide du Ministère des Mines et de l’Énergie avec le soutien de la Banque mondiale, la GIZ (Coopération allemande) et la Société Africaine de Biocarburants et des Énergies Renouvelables (SABER), se tiendra une table ronde des bailleurs de fonds et des investisseurs pour le financement des projets de cette stratégie.
La table ronde réunira pendant deux jours à Lomé la communauté des bailleurs de fonds et les investisseurs privés nationaux mais aussi internationaux. Autour de cette table bien garnie, on annonce la présence d’EDF Energies Nouvelles, Engie, Siemens, Green Light Planet, Mekta, Bboxx, Fenix International, Sunna Design. A ce gratin mondial de mastodontes de l’énergie, s’ajoutent plusieurs dizaines d’acteurs locaux et sous régionaux.
La présence de Ségolène Royal, ancienne ministre française de l’écologie, envoyée de l’ASI (Alliance solaire internationale) et d’Amadou Hott, Vice-Président Énergie de la Banque Africaine de Développement, sont signalées.
Selon le gouvernement, ce fort intérêt démontre l’attractivité du secteur togolais de l’électrification et l’engouement pour cette nouvelle stratégie, qui vise notamment à faire développer plus de 300 mini-centrales solaires en mode PPP.
Une cérémonie de lancement officiel aura lieu le 27 juin à l’hôtel 2 février, sous le haut patronage du Président Faure Gnassingbé.
Fiacre E. Kakpo
Le lundi 25 juin 2018, le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a procédé au lancement du mécanisme incitatif de financement agricole au Centre Togolais des Expositions et Foires (Togo 2000) dans la capitale togolaise.
Ce lancement devrait ouvrir la voie à l’opérationnalisation de ce dispositif innovant qui devrait être le catalyseur du développement du secteur contribuant à ce jour à près de 40% au produit intérieur brut togolais.
Fondé sur le partage des risques, le MIFA, autrefois dénommé TIRSAL, a pour ambition de réduire la défiance des institutions financières vis-à-vis du secteur agricole et de faciliter l’accès des agriculteurs aux crédits bancaires et aux financements de tous ordres.
Avec une part très marginale de 0,3% à ce jour, le financement bancaire agricole, grâce au MIFA devrait être propulsé à 5%, avec à la clé l’ambition de réduire de moitié le taux d’intérêt élevé des crédits agricoles de 15% à 7,5%. Le mécanisme devrait permettre de créer des milliers d’emplois directs et des centaines de milliers d’emplois indirects à l’horizon 2027.
A ce stade, l’initiative bénéficie du soutien financier du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), de la Banque Africaine de Développement, dont les présidents respectifs étaient aux côtés du Chef de l’Etat togolais lors du lancement ; de la Banque Mondiale et d’autres partenaires techniques et financiers, a indiqué Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances du Togo.
Notons qu’au cours de cette cérémonie, le président de la Banque Africaine de Développement, Dr Akinwumi Adesina et le Dr Aliou Abdoul Hamid, Directeur Général du NIRSAL, ont été respectivement élevés au rang de la Dignité de Grand Officier de l’Ordre du Mono et de Commandeur de l’Ordre du Mono par le président de la République.
Séna Akoda
Au Togo, la représentation du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a annoncé samedi 23 juin son soutien au Plan national de développement. C’était à l’occasion de la retraite organisée par le gouvernement et qui a réuni le secteur privé, les cadres de l’administration et le secteur privé.
« Le Pnud Togo est fier de soutenir l’approche participative du plan national de développement du Togo. La retraite de haut niveau d'aujourd'hui, présidée par le Premier ministre, est une étape importante », indique un tweet de son nouveau représentant résident, Damien Mama (photo).
Plus tôt, Damien Mama qui présentait ses lettres de créance au Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a réitéré l’engagement de son organisation « à accompagner l’accélération des ODD à travers, les programmes tels que le PUDC au Togo ».
Le Programme d'Urgence de Développement Communautaire (PUDC), démarré en 2016, vise à contribuer à l'amélioration significative des conditions de vie des populations à travers la mise en place d’infrastructures et de services de base.
Outre le PNUD, le PND a déjà reçu le soutien des institutions de Bretton Woods. La Banque mondiale a évoqué le contenu prometteur de l’avant-projet dans son nouveau cadre de partenariat avec le Togo, couvrant la période 2017-2020. Le conseil d’administration du FMI, quant à lui, a récemment félicité Lomé pour la finalisation du programme d’actions.
Fiacre E. Kakpo