Mis en place en janvier 2014 par le gouvernement togolais pour faciliter l’accès aux populations pauvres des zones rurales très reculées, aux services financiers de base, le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), livre son bilan après quatre années d’opérationnalisation. C’était au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi 13 avril par son Directeur Général, Yves Manawé Gnaba (photo).
Grâce à son mode opératoire, « le faire-faire », qui consiste en la mise en œuvre des produits de crédits, sur le terrain, par des Prestataires de Services Financiers (PSF) partenaires, le FNFI a touché des millions de Togolais sur toute l’étendue du territoire national.

En 4 ans, 1 448 456 micro-crédits accordés pour un montant total de 72,8 milliards de FCFA avec 62,1 milliards de FCFA de lignes de crédits mis à la disposition des PSF.
L’Etat a joué sa partition en mettant à disposition du Fonds de 2014 à fin 2017, un montant de 32,118 milliards de FCFA.
Les taux de remboursement qui, ces 4 dernières années, ont été de 100% en 2014, 93,7% en 2015, 85,3% en 2017 et de 92,8% à fin mars 2018, ont permis de mobiliser des ressources supplémentaires et de procéder à 586 645 renouvellements de crédits et de toucher de nouveaux bénéficiaires.
Le FNFI, placé depuis septembre 2017 sous la tutelle du Secrétariat d’Etat à la Présidence de la République, Chargé de l’inclusion financière, entend les prochaines années, intensifier ses actions dans les régions pauvres du pays.
Des chercheurs africains tirent sur la sonnette d'alarme. La maladie de la striure brune (CBSD, en anglais) qui touche le manioc, tubercule très consommé en Afrique de l'Ouest, est aux portes de la sous-région.
Porte d'entrée ? Le Nigeria. Après l'Afrique centrale qui a été touchée par cette maladie virale qui, selon les statistiques, pourrait entraîner une baisse de 50 % de la production de manioc, le Nigeria, plus grand producteur au monde avec son marché de près de 180 millions de consommateurs, pourrait être la prochaine victime. Une porte grandement ouverte pour cette pandémie en Afrique de l'Ouest.
« Nous appelons les gouvernements à mettre sur place un système d'alerte précoce, une stratégie de réponse à cette maladie », a déclaré le docteur Justin Pita, directeur exécutif du programme West africain virus epidemiology (Wave) qui lutte contre les maladies virales du manioc.
Le manioc est une source importante de nourriture et de revenus pour plus de 300 millions d’Africains, selon le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT). Le continent en est le plus grand producteur, assurant 57% de la production mondiale.
Fiacre E. Kakpo
Avec les autorités du Port autonome de Lomé (PAL), l'Etat togolais veut mettre en place un cadre de coordination plus efficace en cas d'accident lié aux produits inflammables exploités au Port de Lomé, apprend-on de Republic of Togo qui cite une réunion de l’organisme national chargé de l’action de l’Etat en mer (ONAEM).
Selon le média en ligne, d’importantes quantités de liquides inflammables transitent par le port de Lomé et leurs manipulations font planer un certain nombre de risques.
Si l'Etat togolais et le Port se sont déjà dotés respectivement d'un plan d’organisation de secours d’urgence (ORSEC) et de moyens efficaces de prévention et de réponse aux accidents, il n’existe pas de véritable coopération entre les deux parties.
Pour le ministre en charge des infrastructures et des transports, il est plus qu'urgent de trouver des voies et moyens pour mettre en place une synergie. En 2017, on dénombre plus de 1375 tankers accostés au PAL pour débarquer des dizaines de milliers de tonnes d’hydrocarbures.
Fiacre E. Kakpo
Ces chiffres sont l’une des conclusions d’une enquête commanditée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) sur l’impact de la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis le 19 août 2017 sur l’économie nationale.
Cette etude a porté sur un échantillon de 912 entreprises reparties sur toute l’étendue du territoire : des PME/PMI avec moins de 10 salariés et des grandes entreprises employant au moins 250 employés.
Il en ressort que, sur les entreprises sondées, 71,93% déclarent avoir connu une baisse de leur chiffre d’affaires, alors que 82,77% indiquent connaître une chute de leurs résultats depuis le début des mouvements. En outre 74,34% d’entre elles, soutiennent être actuellement dans une mauvaise situation financière. Pour la plupart de ces entreprises, la baisse du chiffre d’affaires se situe entre 25 et 50%.
Cette démarche de la CCIT visait à attirer l’attention des protagonistes de la crise politique (gouvernement-opposition) sur les graves conséquence qui pourraient en découler sur l’économie si la situation perdurait. Germain Meba, Président de la CCIT a ainsi déclaré que les leaders politiques des deux bords gagneraient à ce qu’une solution soit trouvée car aucun d’eux, « ne pourra gouverner un pays avec un secteur privé en difficulté et dont l’économie est à terre. »
L'homme d'affaires français Bolloré, PDG du groupe éponyme, devrait être auditionné par les juges français du pôle financier dans une enquête liée à ses activités sur le continent africain, relaie le magazine Challenges qui cite Reuters, ce jeudi 12 avril.
Selon l'hebdomadaire français, la justice s'intéresse notamment aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry en Guinée et de la gestion du terminal à conteneurs du port de Lomé, au Togo.
Concrètement, les magistrats soupçonnent les dirigeants de la société d'avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors sous contrôle de Bolloré, pour faciliter l’élection des présidents de Guinée et du Togo, afin d'obtenir en contrepartie des concessions portuaires.
Contacté par Reuters, l'avocat du groupe Bolloré, Olivier Baratelli estime n'être pas informé de l'audition mais ne nie pas l'existence de cette "vieille affaire" qui porterait "sur des faits remontant à 2010".
Outre Vincent Bolloré, plusieurs autres dirigeants du groupe seront également entendus.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo est admis à l’initiative « Compact with Africa ». L’information a été donnée lors d’une rencontre avec les gens de médias, mardi 10 avril 2018 par la mission du Fonds Monétaire International au terme de sa seconde revue dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC). Un effort qu’a salué l’équipe de cette institution. « … la mission salue les efforts fournis par les autorités dans sa candidature (ndlr : candidature du Togo) à l’initiative du G20 « Compact with Africa », relève-t-on dans le communiqué de presse de l’institution de Bretton Woods.
L’objectif visé par Angela Merkel (photo), initiatrice de ce programme, est, en effet « …de renforcer les investissements privés pour favoriser une croissance durable dans les pays d'Afrique ». Mais en outre, de réduire les flux migratoires vers l'Europe. L’intérêt d’une candidature et d’une éventuelle éligibilité du Togo à ce programme se justifie pour le FMI, au regard des critères de bénéfice des fonds mis à disposition des pays.
En effet, l’enveloppe financière allemande est conditionnée par des critères en lien avec des réformes visant notamment à promouvoir la bonne gouvernance, la transparence, les droits de l’Homme et la lutte contre la corruption. A l’analyse, ce programme présente de grands traits de convergence avec le Millenium Challenge Account.
Notons que la Tunisie, le Ghana et la Côte-d’Ivoire ont déjà bénéficié de l’aide allemande dans le cadre de ce programme.
Séna Akoda
Le Togo veut mettre en place la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement, révèle Yaovi Attigbé Ihou, ministre de l’Industrie et du Tourisme, à l’ouverture, mercredi 11 avril 2018, de l’atelier régional de formation sur le guide des Nations Unies relatif aux principes directeurs pour la protection du consommateur.
Cette structure devrait miser sur la recherche de la qualité des produits commercialisés mais également intégrer les préoccupations environnementales.
Selon le ministre, la nécessité au plan institutionnel, de protéger les consommateurs tient à la position de « maillon faible » que ceux-ci représentent dans la relation triangulaire Producteur – Commerçant – Consommateur.
Cette question est très préoccupante pour les pays de l’espace ouest africain, compte tenu du contexte actuel, caractérisé par la globalisation, l’ouverture des marchés ainsi que la libéralisation des échanges et surtout l’introduction dans le circuit commercial de produits et services de qualité douteuse.
Mais, le défi de qualité ne saurait être relevé par les Etats seuls. Devant une telle situation, « quel que soit le dispositif de contrôle de qualité mis en place par l’Etat ou les pouvoirs publics, l’action des associations des consommateurs reste plus que nécessaire et déterminante », concède le ministre. En effet, ce sont les associations de consommateurs qui constituent les contrepoids face aux industriels et commerçants pour donner l’alerte et permettre souvent aux pouvoirs publics d’intervenir avec tous les moyens requis.
Au Togo, il y a lieu de mettre en exergue principalement les actions qu’entreprennent la Ligue des Consommateurs du Togo et l’Association Togolaise des Consommateurs.
Séna Akoda
Le Togo et quelque quatre autres pays ouest-africains disposant d'un littoral, à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, Sao Tomé-et-Principe et le Sénégal vont bénéficier d'une enveloppe de 210 millions $ de la Banque mondiale pour le financement d’un projet régional destiné à renforcer la résilience des habitants exposés aux retombées de l'érosion côtière.
Pour l'institution basée à Washington, ce projet d’investissement dans la résilience, piloté par les Etats bénéficiaires, entre dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA).
Avec cet engagement, la Banque mondiale entend promouvoir diverses mesures de lutte contre l’érosion côtière, notamment la fixation des dunes, la restauration de zones humides et de mangroves, le rechargement des plages et la construction d’ouvrages de protection et de digues.
Le projet se penchera également sur la réduction des inondations, la lutte contre « la pollution par un meilleur traitement des déchets marins et des déchets industriels ou municipaux, ainsi que des déversements d’hydrocarbures ».
« Le Projet d’investissement dans la résilience-WACA est une réponse collective au besoin urgent de lutter contre la dégradation du littoral selon une approche régionale et intégrée. Cette opération va permettre de renforcer la résilience des populations ouest-africaines et transformer leurs moyens de subsistance », explique Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique.
L’enveloppe globale se compose d’un crédit de 120 millions de dollars et d’un don de 70 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), ainsi que d’un financement de 20,23 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Par ailleurs, le Fonds nordique de développement (NDF) et le Fonds français pour l’environnement mondial devraient apporter respectivement un financement de 13,1 millions d’euros et 1,3 millions d'euros supplémentaires pour améliorer la résilience des zones côtières. D'autres bailleurs de fonds sont également attendus sur ce projet d'investissement durable.
Pour précision, la Mauritanie fait partie du pool d'Etats bénéficiaires.
Fiacre E. Kakpo
L’Etat togolais a mobilisé la somme de 2 935 160 000 FCFA pour subventionner l’achat d’engrais au titre de la campagne agricole 2018-2019, révèle Ouro-Koura Agadazi, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
La subvention, indique-t-il, bénéficiera aux producteurs « vulnérables », sélectionnés dans tout le pays, « sur la base d’un certain nombre de critères ». Selon les informations, il devrait s’agir, entre autres, de petits producteurs dont les superficies cultivables sont comprises entre 0,25 et 1 hectare. L’objectif affiché, est de leur permettre de booster leur productivité et d’avoir plus d’autonomie financière.
Au total, le volume d’engrais attendu se chiffre à 36 700 T. Les sociétés privées commercialisant cet intrant seront mises à contribution dans le cadre de la distribution. Idéalement, ces sociétés devront créer au minimum un point de vente dans chacun des 385 cantons où résident les 244 597 paysans vulnérables dénombrés selon les chiffres communiqués. L’idée est de rapprocher les stocks d’engrais du lieu de résidence des bénéficiaires.
In fine, cette subvention devrait entraîner une revue notable du prix du sac d’engrais, de 13 000 FCFA à 9 000 FCFA, 3 sacs par producteur.
Séna Akoda
Les travaux techniques dans le cadre de la 16è revue des réformes élaborées par les différents départements ministériels sont en cours à Lomé, a constaté la rédaction de Togofirst. Concrètement, les participants évaluent la mise en œuvre des réformes à fin décembre 2017, identifient les forces et faiblesses de ces réformes et formulent des propositions pour les trois prochaines années.
Leurs échanges devront également tourner autour de trois axes stratégiques et figurer dans le Plan National de Développement (PND) en cours de finalisation.
Il s’agit d’abord, de mettre en place un hub logistique d’excellence et un Centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région ; ensuite de développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. Enfin, les travaux tiendront compte de l’impératif de consolider le développement social et de renforcer les mécanismes d’inclusion.
A terme, les participants aux assises devront valider la matrice unifiée des réformes actualisées pour la période 2018-2020.
Notons que mardi 10 avril 2018, à l’ouverture de la rencontre, André Johnson, ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, remplaçant Sani Yaya, son collègue de l’Economie et des Finances, a relevé : « Le chantier des réformes en cours d’exécution a permis d’améliorer substantiellement la performance économique de notre pays au cours de ces dernières années ». Mais, il a relativisé : « beaucoup reste à faire ». Avant d’avertir l’assistance: « Les récents mouvements sociopolitiques que connait notre pays risquent d’affecter négativement les efforts du Gouvernement en matière de stabilité macroéconomique ».
Séna Akoda